Nationalrat - Frühjahrssession 1996 - Erste Sitzung - 04.03.96-14h30
Conseil national - Session de printemps 1996 - Première séance - 04.03.96-14h30

95.072
Nukleare Sicherheit.
Übereinkommen
Sûreté nucléaire.
Convention
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Botschaft und Beschlussentwurf vom 18. Oktober 1995 (BBl IV 1343)
Message et projet d'arrêté du 18 octobre 1995 (FF IV 1308)
Kategorie V, Art. 68 GRN - Catégorie V, art. 68 RCN

Borel François (S, NE) unterbreitet im Namen der Kommission für Umwelt, Raumplanung und Energie (UREK) den folgenden schriftlichen Bericht:

1. Die Reaktorkatastrophe von Tschernobyl (April 1986) hatte zur Folge, dass bis jetzt schon zwei Übereinkommen ratifiziert wurden, und zwar das Übereinkommen vom 26. September 1986 über die frühzeitige Benachrichtigung bei nuklearen Unfällen und das Übereinkommen vom 26. September 1986 über Hilfeleistungen bei nuklearen Unfällen. Mit dem vorliegenden Übereinkommen vom 17. Juni 1994 über nukleare Sicherheit soll insbesondere erreicht werden, dass die Kernkraftwerke der mittel- und osteuropäischen Staaten sowie der Nachfolgestaaten der Sowjetunion sicherheitstechnisch verbessert oder wenn nötig stillgelegt werden. Alle drei Übereinkommen kamen auf Anregung und unter Federführung der Internationalen Atomenergie-Organisation (IAEO) der Vereinten Nationen zustande.
Das Übereinkommen gilt nur für zivile Kernkraftwerke. Anreicherungs- und Wiederaufbereitungsanlagen sowie Forschungsreaktoren sind nicht einbezogen, weil dafür noch keine international anerkannten Sicherheitsregeln bestehen. Vorarbeiten für ein Übereinkommen betreffend radioaktive Abfälle sind jedoch im Gange.
Das Übereinkommen verlangt von den Vertragsparteien nicht die Anwendung konkreter Sicherheitsnormen, sondern die Beachtung grundsätzlicher Sicherheitsregeln wie z. B.:
- primäre Verantwortung des Bewilligungsinhabers für die Sicherheit;
- Vorrang der Sicherheit und Berücksichtigung menschlicher Faktoren beim Betrieb der Kernkraftwerke;
- Qualitätssicherungsmassnahmen und systematische Sicherheitsbeurteilung bei Bau, Inbetriebnahme und Betrieb von Kernkraftwerken.
Die Kontrolle über die Einhaltung des Übereinkommens geschieht nur an den Überprüfungstagungen, die in Zeitspannen von drei Jahren stattfinden müssen (s. Kapitel 3 des Übereinkommens: Tagungen der Vertragsparteien).
Eine supranationale Überwachungsbehörde hat man schon auf der Expertenebene abgelehnt. Auch die Möglichkeit einer Intervention eines Staates in ein Nachbarland ist mit diesem Übereinkommen nicht gegeben.
2. Gemäss Bundesrat verfügt die Schweiz über die erforderlichen gesetzlichen Regelungen und verwaltungsmässigen Strukturen, die zur Umsetzung des Übereinkommens und zur Einhaltung der sich daraus ergebenden Verpflichtungen nötig sind (Botschaft, S. 6).
Die Kommission hat in diesem Zusammenhang folgende Fragen aufgeworfen:
a. Wie steht es mit der unabhängigen Beschwerdeinstanz beim Bewilligungsverfahren für Kernkraftwerke?
b. Sollte man nicht der Hauptabteilung für die Sicherheit der Kernanlagen (HSK) volle Autonomie geben?
c. Es wird gesagt, dass die Schweiz die Sicherheitsvorschriften für ihre Atomkraftwerke erfüllt. Wie ist das zu verstehen, wenn sich darüber selbst die Experten nicht einig sind?
d. Beabsichtigt der Bundesrat, künftig die Osteuropahilfe von der Beachtung der im Übereinkommen enthaltenen Sicherheitsregeln abhängig zu machen?
In der Beantwortung dieser Fragen hält der Departementschef fest:
a. Eine unabhängige gerichtliche Instanz muss beim Bewilligungsverfahren für Kernkraftwerke den Endentscheid fällen können. Diesem Problem wird bei der nächsten Gesetzesrevision Rechnung getragen.
b. Es ist vorgesehen, die Unabhängigkeit der HSK auf Gesetzesebene festzuhalten, sei es über die Verlängerung des Bundesbeschlusses zum Atomgesetz, sei es über die Revision des Atomgesetzes.
c. Es wird damit nicht behauptet, unsere Kernkraftwerke seien alle sicher. Sie entsprechen aber den Vorschriften und Bedingungen des Übereinkommens über nukleare Sicherheit. Ob und in welchem Ausmass Kernkraftwerke sicher sind, ist eine andere Frage, die im Streitfall von der HSK entschieden werden muss.
d. Das Departement informiert, dass kürzlich Projekte lanciert worden sind, welche die Problematik der Kernkraftwerke in Osteuropa miteinbeziehen. Das EDA hat auch ein Abkommen in Kiew unterzeichnet, das darauf abzielt, die gefährlichen Reaktoren sobald als möglich ausser Betrieb zu setzen.
Die Kommission hat auch Auskunft erhalten über die schwierigen Verhandlungen betreffend die Revision des Wiener Übereinkommens vom 21. Mai 1963 über die zivilrechtliche Haftung bei Nuklearschäden. Die Vorstellungen der einzelnen Staaten über die Mindestdeckung liegen noch weit auseinander.

Borel François (S, NE) présente au nom de la Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie (CEATE) le rapport écrit suivant:

1. A la suite de l'accident survenu en avril 1986 à l'un des réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl, deux

AB 1996 N 60 / BO 1996 N 60
conventions ont déjà été ratifiées, à savoir la Convention du 26 septembre 1986 sur la notification rapide d'un accident nucléaire et la Convention du 26 septembre 1986 sur l'assistance en cas d'accident nucléaire. La présente Convention du 17 juin 1994 sur la sûreté nucléaire devrait permettre en particulier d'améliorer sur le plan de la sûreté et, au besoin, de désaffecter les installations nucléaires des pays d'Europe centrale et orientale ainsi que des nouveaux Etats indépendants issus de l'ex-URSS. Les trois conventions ont vu le jour à l'initiative et sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) des Nations Unies.
La convention ne s'applique qu'aux centrales électronucléaires civiles. Les installations d'enrichissement et les réacteurs de recherche ne sont pas inclus parce qu'il n'existe pas encore, à ce sujet, de règles de sûreté reconnues sur le plan international. Des travaux préliminaires en vue de l'élaboration d'une convention concernant les déchets radioactifs sont cependant en cours actuellement.
La convention n'exige pas des parties contractantes l'application de normes concrètes, mais le respect de règles fondamentales de sécurité, telles que:
- la responsabilité première, en matière de sûreté, du détenteur de l'autorisation;
- la primauté attribuée à la sûreté et la prise en compte des facteurs humains dans l'exploitation des centrales nucléaires;
- des mesures d'assurance-qualité et l'évaluation systématique de la sûreté en cours de construction ainsi que lors de la mise en service et de l'exploitation des installations.
Le contrôle du respect de la convention se déroule uniquement lors des réunions d'examen tenues par les parties contractantes, qui doivent avoir lieu tous les trois ans (v. chapitre 3 de la convention: Réunions des parties contractantes).
La création d'une autorité de surveillance supranationale avait déjà été rejetée par le groupe d'experts. Cette convention ne fournit pas non plus la possibilité à un Etat d'intervenir dans un pays voisin.
2. Selon le Conseil fédéral, la Suisse dispose de la législation et de l'infrastructure administrative nécessaires pour appliquer la convention et respecter les obligations qui en découlent (message p. 6).
Dans ce contexte, la commission a soulevé les questions suivantes:
a. Qu'en est-il de l'instance de recours indépendante dans la procédure d'autorisation pour les installations nucléaires?
b. Ne devrait-on pas donner une pleine autonomie à la Division principale de la sécurité des installations nucléaires (DSN)?
c. Selon le Conseil fédéral, la Suisse remplit les prescriptions de sûreté pour ses centrales nucléaires. Comment faut-il le comprendre, si les experts eux-mêmes ne sont pas unanimes à ce sujet?
d. Le Conseil fédéral a-t-il l'intention de rendre l'aide au pays de l'Est tributaire du respect des règles de sûreté définies dans la convention?
Dans sa réponse à ces questions, le chef du département fournit les précisions suivantes:
a. Une instance judiciaire indépendante doit pouvoir trancher en définitive dans les procédures d'octroi des autorisations pour les installations nucléaires. Cette question sera prise en compte lors de la prochaine révision législative.
b. Il est prévu d'inscrire le principe de l'autonomie de la DSN dans la loi par le biais soit d'une prorogation de l'arrêté fédéral concernant la loi sur l'énergie atomique, soit d'une révision de la loi sur l'énergie atomique.
c. Ceci ne signifie pas pour autant que nos centrales nucléaires sont toutes sûres. Elles sont néanmoins conformes aux prescriptions et aux conditions de la Convention sur la sûreté nucléaire. Quant à savoir si les centrales nucléaires sont sûres, et si oui dans quelle mesure, il s'agit d'une autre question qui devra être tranchée par la DSN en cas de litige.
d. Le département informe les membres de la commission que des projets prenant en compte la problématique des centrales nucléaires des pays concernés ont été lancés. Le DFAE a également signé à Kiev un accord visant à mettre hors service dans les plus brefs délais les réacteurs dangereux.
La commission a également été informée sur les négociations difficiles portant sur la révision de la Convention de Vienne du 21 mai 1963 sur la responsabilité civile en cas de dommage nucléaire. Les conceptions des différents pays concernant la couverture minimum divergent encore considérablement.

Antrag der Kommission
Die Kommission beantragt mit 23 zu 0 Stimmen, das Übereinkommen zu genehmigen und den Bundesrat zu ermächtigen, es zu ratifizieren.

Proposition de la commission
La commission propose, par 23 voix sans opposition, d'approuver la convention et d'autoriser le Conseil fédéral à la ratifier.

Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
L'entrée en matière est décidée sans opposition

Bundesbeschluss betreffend das Übereinkommen über nukleare Sicherheit
Arrêté fédéral relatif à la Convention sur la sûreté nucléaire

Detailberatung - Examen de détail

Titel und Ingress, Art. 1, 2
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates

Titre et préambule, art. 1, 2
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral

Angenommen - Adopté

Namentliche Gesamtabstimmung
Vote sur l'ensemble, nominatif
(Ref.: 0249)

Für Annahme des Entwurfes stimmen - Acceptent le projet:
Alder, Aregger, Banga, Baumann Alexander, Baumann Ruedi, Baumann Stephanie, Baumberger, Bäumlin, Bezzola, Blaser, Borel, Bortoluzzi, Bosshard, Brunner Toni, Cavadini Adriano, Christen, Couchepin, Deiss, Dettling, Diener, Dupraz, Durrer, Eberhard, Egerszegi, Eggly, Epiney, Eymann, Fankhauser, Fehr Lisbeth, von Felten, Filliez, Fischer-Hägglingen, Föhn, Freund, Frey Claude, Gadient, Grendelmeier, Grobet, Gros Jean-Michel, Gross Jost, Guisan, Gusset, Gysin Remo, Haering Binder, Hafner, Hasler, Heberlein, Hess Otto, Hess Peter, Hilber, Hochreutener, Hubacher, Hubmann, Imhof, Jans, Jeanprêtre, Jöri, Jutzet, Kofmel, Kühne, Leu, Leuenberger, Lötscher, Maitre, Marti Werner, Maury Pasquier, Meier Hans, Müller Erich, Nebiker, Oehrli, Ostermann, Raggenbass, Roth, Ruckstuhl, Ruf, Rychen, Sandoz Marcel, Schenk, Scherrer Werner, Scheurer, Schmid Odilo, Schmied Walter, Seiler Hanspeter, Semadeni, Simon, Speck, Stamm Judith, Stamm Luzi, Steffen, Steinegger, Strahm, Straumann, Stump, Thanei, Theiler, Tschopp, Vallender, Vermot, Vetterli, Vogel, Weber Agnes, Weigelt, Widrig, Wyss, Ziegler, Zwygart .... (106)

Stimmen nicht - Ne votent pas:
Aeppli, Aguet, von Allmen, Bangerter, Béguelin, Berberat, Binder, Bircher, Blocher, Bodenmann, Bonny, Borer, Bühlmann, Bührer, Caccia, Carobbio, Cavalli, Chiffelle, Columberg, Comby, de Dardel, David, Dormann, Dreher, Ducrot, Dünki, Ehrler, Engelberger, Engler, Fasel, Fehr Hans, Fischer-Seengen, Frey Walter, Friderici, Fritschi, Giezendanner, Goll, Gonseth, Gross Andreas, Grossenbacher, Günter,

AB 1996 N 61 / BO 1996 N 61
Gysin Hans Rudolf, Hämmerle, Hegetschweiler, Herczog, Hollenstein, Keller, Kunz, Lachat, Langenberger, Lauper, Ledergerber, Leemann, Loeb, Loretan Otto, Maspoli, Maurer, Meier Samuel, Meyer Theo, Moser, Mühlemann, Müller-Hemmi, Nabholz, Pelli, Philipona, Pidoux, Pini, Randegger, Ratti, Rechsteiner Paul, Rechsteiner Rudolf, Rennwald, Ruffy, Sandoz Suzette, Scherrer Jürg, Schlüer, Schmid Samuel, Spielmann, Steinemann, Steiner, Stucky, Suter, Teuscher, Thür, Tschäppät, Tschuppert, Vollmer, Weyeneth, Wiederkehr, Wittenwiler, Zapfl, Zbinden, Zisyadis .... (93)

Präsident, stimmt nicht - Président, ne vote pas:
Leuba .... (1)


An den Ständerat - Au Conseil des Etats
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