Nationalrat - Frühjahrssession 2009 - Siebente Sitzung - 10.03.09-08h00
Conseil national - Session de printemps 2009 - Septième séance - 10.03.09-08h00

08.060
Für ein Verbot
von Kriegsmaterial-Exporten.
Volksinitiative
Pour l'interdiction
d'exporter du matériel de guerre.
Initiative populaire
Erstrat - Premier Conseil
Botschaft des Bundesrates 27.08.08 (BBl 2208 7521)
Message du Conseil fédéral 27.08.08 (FF 2008 6869)
Nationalrat/Conseil national 10.03.09 (Erstrat - Premier Conseil)
Nationalrat/Conseil national 12.03.09 (Fortsetzung - Suite)
Ständerat/Conseil des Etats 05.06.09 (Zweitrat - Deuxième Conseil)
Nationalrat/Conseil national 12.06.09 (Schlussabstimmung - Vote final)
Ständerat/Conseil des Etats 12.06.09 (Schlussabstimmung - Vote final)
Text des Erlasses (BBl 2009 4383)
Texte de l'acte législatif (FF 2009 3905)

Bugnon André (V, VD), pour la commission: C'est lors de sa séance du 27 octobre 2008 que la Commission de la politique de sécurité a traité la question de l'initiative populaire "pour l'interdiction d'exporter du matériel de guerre". Cette initiative, qui a obtenu 109 224 signatures valables, propose de modifier l'article 107 de la Constitution fédérale et d'introduire un nouvel article 107a de façon à interdire l'exportation de matériel de guerre, y compris des armes légères et de petit calibre et de leurs munitions. Serait également interdite l'exportation de biens militaires spéciaux et de toute technologie essentielle au développement et à la fabrication d'armement.
Dans son projet d'arrêté, le Conseil fédéral propose aux Chambres fédérales de recommander au peuple et aux cantons de rejeter cette initiative sans lui opposer de contre-projet.
Lors de sa séance, la commission a entendu deux représentants du comité d'initiative qui ont fait valoir leur point de vue. C'est pour obliger la Confédération à soutenir et à encourager les efforts internationaux en vue du désarmement et du contrôle des armements que cette initiative a été déposée. Les initiants considèrent en effet que les exportations d'armes par des entreprises de notre pays, après autorisation du Conseil fédéral, sont contraires à notre principe de neutralité, à la mise en place d'une véritable politique de la paix ainsi qu'aux objectifs recherchés dans la ou les conventions traitant des droits de l'homme.
La commission a entendu ensuite un représentant de l'entreprise RUAG, société productrice dans divers domaines, dont celui de l'armement, et qui est propriété de la Confédération. Le représentant de l'entreprise précitée a donné son point de vue sur les conséquences d'une acceptation éventuelle de cette initiative sur les emplois en Suisse et sur la sécurité militaire.
Au cours de la discussion du projet en commission, une partie des commissaires ont défendu l'initiative en reprenant les arguments des initiants, à savoir que l'on ne peut pas obtenir de véritable paix dans les pays du monde si notre pays contribue à fournir de l'armement à certains d'entre eux; ils considèrent de plus que la Suisse, de par son statut de neutralité, devrait interrompre toute exportation de matériel militaire.
D'autres commissaires sont intervenus pour combattre cette initiative, car ils la considèrent comme dangereuse pour la sécurité de notre pays. En effet, si les entreprises productrices d'armement perdaient leur savoir-faire, la couverture des besoins en matériel et en armement dépendrait exclusivement de l'étranger. L'armée suisse se trouverait dans une situation de dépendance unilatérale à l'égard des autres Etats pour le renouvellement de son armement, situation qui se détériorerait encore en cas de crise sécuritaire, les pays producteurs gardant pour leurs propres besoins le matériel sortant de leurs usines de production. En effet, les entreprises suisses actives dans ce domaine ne pourraient plus être économiquement viables si elles ne pouvaient plus compter sur l'exportation d'une partie de leur production, le marché suisse étant trop petit pour valoriser une production économiquement concurrentielle.
Ce sont entre 5000 et 10 000 emplois qui seraient directement concernés par la fermeture éventuelle de certains lieux de production, si l'on tient compte des effets boule de neige, avec la perte de production de matériel civil produit grâce au savoir-faire acquis avec la production de matériel militaire.
Il faut encore préciser qu'en cas d'acceptation de cette initiative populaire, il y a de gros risques pour que certaines industries délocalisent leur site de production dans des pays de l'Union européenne. Cela revient à dire que la production serait toujours réalisée, et donc vendable sur le marché mondial, mais on perdrait les places de travail en Suisse et la qualité de la surveillance des marchés exercée par le droit suisse.
Enfin, ces délocalisations auraient pour conséquence que la production du matériel non militaire sortant de ces mêmes usines serait dorénavant également réalisée à l'étranger, au grand dam de la main-d'oeuvre de notre pays.
D'autre part, sur le plan éthique, comme le précise le Conseil fédéral dans son argumentaire pour recommander le rejet de cette initiative, la législation actuelle en matière de contrôle des exportations est restrictive en Suisse par rapport à ce qui existe dans d'autres Etats. Les décisions en matière d'autorisation se fondent sur les objectifs prioritaires de la politique étrangère de notre pays, en prenant en considération la promotion de la sécurité et de la paix dans le monde et le respect des droits de l'homme. La loi actuelle sur le matériel de guerre a pour but de veiller au respect des obligations internationales et des principes de la politique étrangère de la Suisse par le contrôle de la fabrication et du transfert de matériel de guerre et de technologies y relatives.
En résumé, chaque demande d'autorisation implique une décision spécifique par matériel et par pays acheteur. Le but que poursuit la loi est atteint grâce à une procédure de double autorisation, d'une part sur la fabrication et le commerce du matériel de guerre, et d'autre part sur l'exportation de ce matériel en fonction du pays concerné. Si ce pays ne correspond pas aux critères arrêtés pour obtenir une autorisation d'exportation, celle-ci est refusée.
Finalement, après un débat approfondi, c'est par 15 voix contre 7 que la commission vous invite à adopter l'arrêté fédéral recommandant à l'article 2 au peuple et aux cantons de rejeter l'initiative populaire "pour l'interdiction d'exporter du matériel de guerre", et de repousser ainsi la proposition défendue par la minorité qui recommande quant à elle d'accepter cette initiative.
Je vous invite à suivre la majorité de la commission.

Malama Peter (RL, BS), für die Kommission: Die Sicherheitspolitische Kommission des Nationalrates hat sich am 27. Oktober des letzten Jahres mit der Volksinitiative "für ein Verbot von Kriegsmaterial-Exporten" befasst. Die Volksinitiative wurde im September 2007 mit über 109 000 Unterschriften eingereicht. Sie will die Ausfuhr von Kriegsmaterial inklusive Kleinwaffen und besonderer militärischer Güter in einem neuen Verfassungsartikel verbieten. In seiner Botschaft vom August 2008 beantragt der Bundesrat die Ablehnung des Volksbegehrens ohne Gegenvorschlag. Die Sicherheitspolitische Kommission folgt dem Bundesrat und empfiehlt Ihnen mit 15 zu 7 Stimmen, dem Volk die Abstimmungsempfehlung auf Ablehnung der Initiative zu unterbreiten. Vorgängig zur Diskussion der Botschaft des Bundesrates und zur Beschlussfassung führte die Kommission diverse Anhörungen durch. Angehört wurden das Initiativkomitee sowie der CEO der Ruag als Vertreter der Schweizer Rüstungsindustrie sowie auch Vertreter des Seco.
Die Mehrheit der Kommission lehnt die Initiative aus wirtschafts- und sicherheitspolitischen Gründen ab, dies auch mit der Überzeugung, dass unsere Gesetzgebung für Rüstungsexporte bereits heute einem hohen ethischen Standard genügt. Wirtschaftlich würde ein Verbot von Rüstungsexporten die Schweizer Rüstungsindustrie schwer treffen, denn eine Annahme der Volksinitiative entzöge der einheimischen Rüstungsindustrie die Existenzgrundlage, da eine
AB 2009 N 250 / BO 2009 N 250
wirtschaftliche Produktion vom Zugang zu Exportmärkten abhängt. Eine Produktion nur für den kleinen und weiter schrumpfenden Heimmarkt ist betriebswirtschaftlich nicht interessant. Die meisten wehrtechnischen Unternehmen müssten entweder schliessen oder die Geschäftstätigkeit und Produktion ins Ausland verlagern. Damit würde in der Schweiz eine Bruttowertschöpfung von rund einer halben Milliarde Franken wegfallen. Zugleich wären zwischen 5000 und 11 000 Arbeitsplätze direkt in der wehrtechnischen Industrie oder in vorgelagerten Zulieferbetrieben von dem drohenden Kahlschlag betroffen. Diese Effekte würden besonders auf die von der wehrtechnischen Industrie stark durchdrungenen Kantone Nidwalden, Zürich, Thurgau, Bern und Luzern durchschlagen. Angesichts der momentanen Wirtschaftslage ist ein solcher Wertschöpfungs- und Arbeitsplatzverlust noch untragbarer als in der Hochkonjunktur. Nach Ansicht der Mehrheit der Kommission würde der volkswirtschaftliche Schaden durch die in der Initiative vorgesehene zehnjährige Unterstützungspflicht gegenüber den vom Verbot betroffenen Regionen und Beschäftigten nur minimal gemindert. Bundeszahlungen - der Bundesrat rechnet mit über 500 Millionen Franken - würden höchstens zu Verzerrungen im Markt und zur Verdrängung anderer Marktteilnehmer führen.
Aus sicherheitspolitischer Perspektive lehnt die Kommissionsmehrheit die Initiative ab, weil mit der Schliessung oder der Verlagerung von betroffenen Rüstungsbetrieben ins Ausland die Landesverteidigung infrage gestellt wird. Die Schweizer Armee wäre bei ihrer Rüstungsbeschaffung einseitig und vollkommen vom Ausland abhängig. Die nötige Versorgung der Armee mit Rüstungsgütern wäre im Krisenfall nicht gewährleistet. Das widerspricht einerseits der Schweizer Souveränität und andererseits der strategischen Ausrichtung unserer Sicherheitspolitik. Der vom Parlament verabschiedete Entwicklungsschritt 2008-2011 der Armee beinhaltet das Element des Aufwuchses, also der Fähigkeit, unserer Armee bei einer Verschärfung der Sicherheitslage im nötigen Umfang Rüstungsgüter zuzuführen. Fehlt diese Fähigkeit, kollabiert das Konzept des Aufwuchses. Unsere Sicherheitspolitik würde an Glaubwürdigkeit verlieren. Die Schweiz muss imstande sein, vorläufig akzeptierte Sicherheitslücken im Krisenfall schnell und zuverlässig zu schliessen. Dazu gehört eine schnelle und vor allem eine zuverlässige Versorgung mit Rüstungsgütern.
Zusammenfassend präsentieren sich aus der Sicht der Kommissionsmehrheit also folgende Kausalitäten: Ohne eigene Exportfähigkeit gibt es keine Schweizer Rüstungsindustrie; ohne eigene schweizerische militärtechnologische Basis ist kein glaubwürdiger Aufwuchs möglich; ohne Aufwuchs gibt es keine unabhängige Schweizer Sicherheitspolitik.
Diesen Argumenten der Kommissionsmehrheit stellte die Kommissionsminderheit folgende Argumente gegenüber: erstens den wirtschaftlichen Fokus der Argumentation der Kommissionsmehrheit im Vergleich zu der ethisch-politischen Forderung der Initiative, zweitens die Ermöglichung einer kohärenten Friedens- und Aussenpolitik durch die Annahme der Initiative und drittens den möglichen weltweiten Achtungsgewinn der Schweiz nach einem Verbot der Rüstungsexporte.
Die Kommissionsmehrheit stimmt mit den Autoren der Initiative überein, dass die Förderung der Sicherheit und des Friedens in der Welt, die Wahrung der Menschenrechte und die Förderung der Wohlfahrt zentrale Ziele der Schweizer Aussenpolitik sind. Die Rüstungsausfuhrpolitik hat diese Ziele selbstverständlich zu berücksichtigen, muss jedoch den Interessen der Landesverteidigung und der Sicherheit der Schweiz Rechnung tragen. Selbstverständlich hat die Gesetzgebung für Rüstungsexporte einem hohen ethischen Standard zu genügen. Die Kommissionsmehrheit ist überzeugt, dass die vom Bundesrat zugleich mit der Verabschiedung der Botschaft zu dieser Initiative vorgenommene Änderung der Verordnung über das Kriegsmaterial den hohen ethischen Anforderungen an die Gesetzgebung auf diesem Gebiet hinreichend Rechnung trägt. In den Augen der Kommissionsmehrheit wird die Präzisierung, die die Kriegsmaterialverordnung nun erfährt, in Zukunft dazu beitragen, Fälle von umstrittenen Ausfuhren zu vermeiden.
Aus den genannten wirtschaftlichen, sicherheitspolitischen und ethisch-politischen Gründen hat die Sicherheitspolitische Kommission des Nationalrates mit 15 zu 7 Stimmen entschieden, dem Volk die Volksinitiative "für ein Verbot von Kriegsmaterial-Exporten" zur Ablehnung zu empfehlen.

Lang Josef (G, ZG): Kürzlich startete ausgerechnet die "Weltwoche" die Abstimmungskampagne zugunsten der Volksinitiative "für ein Verbot von Kriegsmaterial-Exporten". Im Rahmen einer Serie zur Tinner-Affäre enthüllte sie die wissentliche Komplizenschaft der Schweizer Bundesbehörden bei der atomaren Aufrüstung Pakistans in der zweiten Hälfte der Siebzigerjahre. Die Begründung für die unverantwortliche Bewilligungspraxis lautete schon damals: Exporte nicht behindern, Arbeitsplätze nicht gefährden.
Heute gilt der illegale Atomstaat Pakistan als der gefährlichste Staat der Welt. Trotzdem hat es der Bundesrat zugelassen, dass im letzten Jahr ausgerechnet Pakistan der grösste Abnehmer von Schweizer Kriegsmaterial war. Es ist ungeheuerlich, dass der Bundesrat vor dreissig Jahren mithalf, Pakistan atomar aufzurüsten, und es ist höchst bedenklich, dass der Bundesrat in den letzten Jahren zugelassen hat, dass Pakistan militärisch noch mehr aufgerüstet wurde. Allein diese beiden Beispiele reichen als Argument für einen grundsätzlichen Verzicht auf den Export von Kriegsmaterial.
Noch nie in der Geschichte wurde für Kriegsgüter und Kriege so viel Geld ausgegeben wie heute, und dies zwanzig Jahre nach dem Ende des Kalten Krieges. Auch die Schweiz trägt zu dieser globalen Wiederaufrüstung bei: Im Jahre 2008 exportierte unser Land Kriegsmaterial im Wert von rund 720 Millionen Franken, so viel wie noch nie. Und wohin gehen diese Kriegsgüter? Pakistan wurde bereits erwähnt. Ein weiterer Kunde ist der Hauptfeind Pakistans, die ebenfalls illegale Atommacht Indien. Praktisch alle Länder des Nahen Ostens werden von der Schweizer Kriegsindustrie bedient. So bewilligte der Bundesrat in den letzten Jahren wiederholt den Export von Maschinenpistolen nach Ägypten, obwohl in diesem Land Hungerrevolten drohen. Das fundamentalistisch-sunnitische Regime in Saudi-Arabien erhielt Kleinwaffen, die am ehesten gegen die schiitische Minderheit eingesetzt werden. Ein weiteres Beispiel ist Tschad bzw. Sudan mit der Region Darfur: 2006 lieferten die Stanser Pilatus-Werke trotz breiten Protesten einen PC-9 nach Tschad. Gut ein Jahr später passierte, was wir befürchtet hatten: Das sogenannte militärische Trainingsflugzeug wurde in Tschad bewaffnet und im Bürgerkrieg im Grenzgebiet zu Sudan eingesetzt.
Weitere Importeure von schweizerischen Kriegsgütern sind an unsinnigen Kriegen wie dem in Irak oder dem in Afghanistan beteiligt: die USA, die BRD, Grossbritannien, Dänemark usw. Mit ihren Kriegsmaterial-Exporten sabotiert die Schweiz ihre Friedens- und Neutralitätspolitik und ihr humanitäres Engagement. Man kann nicht glaubwürdig Menschenrechtsverletzungen kritisieren und gleichzeitig die Waffen liefern, mit denen die Menschenrechte verletzt werden. Man kann sich nicht glaubwürdig für die Entschärfung von Konflikten einsetzen und gleichzeitig mit Waffenlieferungen noch mehr Öl ins Feuer giessen.
Die vorliegende Volksinitiative fordert ein Ausfuhrverbot für Kriegsmaterial und sogenannte besondere militärische Güter - damit sind genau jene Güter abgedeckt, die ausschliesslich für die militärische Verwendung konzipiert oder abgeändert wurden und in der gleichen Ausführung nicht auch zivil verwendet werden können. Damit ist aber auch klar: Doppelt verwendbare Güter, die sogenannten Dual-Use-Güter, sind im Unterschied zur Volksinitiative von 1997 vom Ausfuhrverbot nicht betroffen.
BAK Basel Economics hat im Auftrag des Bundes eine Studie erstellt und darin festgehalten, dass von dieser Initiative 5000 Arbeitsplätze betroffen sind, und zwar handelt es sich um direkt wie auch um indirekt betroffene Arbeitsplätze. Die Zahlen, die vorher von den Vertretern der Kommissionsmehrheit genannt wurden, sind Fantasiezahlen der Lobby,
AB 2009 N 251 / BO 2009 N 251
nicht Zahlen der Wissenschaft. Wir berufen uns nur auf die Zahlen der Wissenschaft. Letztes Jahr umfassten die Kriegsmaterial-Exporte 0,33 Prozent der gesamten Exportsumme, obwohl letztes Jahr ein Rekordjahr war. Unsere Initiative ist auch wirtschaftlich langfristig sinnvoller, weil zivile Arbeitsplätze in unserem Land nachhaltigere Arbeitsplätze sind.
Zum Schluss noch dies: Es gibt nichts Wertvolleres als Menschenleben. Wer diesen Grundsatz bejaht, unterstützt unsere Initiative.

Büchler Jakob (CEg, SG): Die Volksinitiative "für ein Verbot von Kriegsmaterial-Exporten" liegt total quer in der Landschaft. Gestern hat sich dieser Rat intensiv damit befasst, wie wir der Schweizer Wirtschaft in der heutigen schwierigen Lage weiterhelfen können. Heute reden wir über eine Volksinitiative, die die Stabilisierungsmassnahmen des Bundes, unsere Wirtschaft und vor allem unsere Exportwirtschaft brutal treffen würde.
Die Volksinitiative fordert ein Verbot von Exportgütern, von Kriegsmaterial. Die Frage, die sich stellt, ist: Was sind Exportgüter, die als Kriegsmaterial bezeichnet werden können? Unsere Rüstungsindustrie ist auf Exporte angewiesen, damit sie die Leistungsfähigkeit im Inland sicherstellen kann. Mit dieser Initiative will man den Export von Technologien, die erarbeitet wurden und die an Lizenzen gebunden sind, ebenfalls verbieten. Dies sind Behinderungen, welche die Firmen letztlich zum Aufgeben zwingen. Ganz entscheidend ist, dass der Umbau dieser Firmen mit vom Bund zur Verfügung zu stellenden Mitteln, wie es in der Begründung zur Initiative angesprochen wird, gar nicht möglich ist, weil die Initiative unmittelbar nach deren Annahme in Kraft treten soll.
Die Auswirkungen wären enorm. Direkt betroffen wären 550 Firmen. Diese Zahl ist so hoch, weil nicht nur die wenigen grossen Rüstungsfirmen der Schweiz Material exportieren, sondern auch viele KMU hier eingebunden sind. Schätzungen gehen davon aus, dass in der Maschinenindustrie 5100 Arbeitsplätze direkt betroffen wären. Es gibt auch sehr viele indirekt Betroffene, die Einzelteile produzieren, die dann in den Produktionsstrassen in grössere Produkte eingebaut werden.
Es ist auch nicht möglich zu unterscheiden, wann ein Produkt als Kriegsmaterial bezeichnet werden muss und wann nicht. Theoretisch kann im Ausland jedes Auto umgebaut werden und damit als Waffe zum Einsatz kommen. Sehr viele Unternehmungen sind sowohl im zivilen wie auch im militärischen Bereich tätig. Unternehmungen, die Produkte für zivile und militärische Flugzeuge oder Triebwerke liefern, die dann dem Kunden mitteilen müssen, dass der Rahmenauftrag zwar noch laufe, sie aber ab sofort keine Bewilligung für die Ausfuhr mehr hätten, wären beim ausländischen Kunden sofort abgeschrieben. Wenn die Schweiz mit einem solchen Abstimmungsresultat plötzlich laufende Rahmenverträge und Lieferverpflichtungen verlieren würde, gingen unserer Wirtschaft die Glaubwürdigkeit und die Rechtssicherheit gegenüber dem Ausland verloren. Unternehmungen, die in der Wehrtechnik tätig und Lieferanten der Schweizerischen Eidgenossenschaft sind, haben zudem ein Label für Qualität, Präzision und Zuverlässigkeit. Dies ist ein ganz entscheidender Punkt für unsere Unternehmungen im Ausland. Bei Annahme der Initiative würden sie enorm an Gewicht verlieren.
Die Initiative gefährdet die Wehrtechnik und rund 10 000 Arbeitsplätze; rund 700 Lehrstellen wären ebenso davon betroffen. Ihre Annahme würde Arbeitsplätze bei den Zulieferern gefährden und dazu führen, dass die grossen Unternehmen gezwungen sein würden, ihre Produktionsstandorte ins Ausland zu verlegen. Schon heute hat die Schweiz ein sehr strenges Exportregime für Kriegsmaterial, welches übrigens mit der europäischen Gesetzgebung kompatibel ist. Unser Land braucht eine Wehrtechnik für unsere Armee. Ohne die eigene Wehrtechnik würde die Schweizer Armee zudem wertvolles Know-how verlieren.
Schon die Herkunft der Initianten zeigt deutlich, was letztlich ihr Ziel ist: Es ist die Abschaffung der Armee. Der GSoA ist jedes Mittel recht, um unaufhörlich an diesem Ziel zu arbeiten.
Wenn die Initiative angenommen würde, hätte dies grosse Nachteile auch für die Sicherheitspolitik der Schweiz. In schwerwiegenden politischen Krisen oder gar im Fall eines Krieges wäre der Nachschub an Rüstungsgütern kaum mehr gewährleistet. Ausländische Rüstungsindustrien würden in erster Priorität die Bedürfnisse des Heimstaates und seiner Verbündeten erfüllen, d. h., die Industrien in Deutschland, Frankreich oder Grossbritannien würden zuerst die einheimischen Militärstreitkräfte unterstützen und dann sehen, ob noch die Möglichkeit bestünde, neutrale Staaten zu beliefern.
Wir unterstützen diese Volksinitiative in keiner Weise. Unsere Fraktion steht zu einer eigenen Wehrtechnik in der Schweiz, heute und auch in der Zukunft. Diese Initiative ist unüberlegt und nimmt keine Rücksicht auf unsere Wirtschaft. Sie gefährdet unsere Exportwirtschaft in einem Ausmass, das den Initianten überhaupt nicht bewusst ist, und führt zum Verlust Tausender von Arbeitsplätzen in der Schweiz. Diese Initiative trifft unsere Armee in ihrem Lebensnerv.
Wir bitten Sie, bei Artikel 2 die Mehrheit zu unterstützen und die Volksinitiative Volk und Ständen zur Ablehnung zu empfehlen.

Allemann Evi (S, BE): Die Schweiz baut auf einer grossen humanitären Tradition auf. Die Schweiz ist eng mit dem Internationalen Komitee vom Roten Kreuz verknüpft. Die Schweiz steht aber auch als Depositarstaat der Genfer Konventionen in einer besonderen Verantwortung. Unseren guten Ruf in diesem Zusammenhang gefährden wir jedoch langfristig immer wieder mit fragwürdigen Kriegsmaterialausfuhren. Es ist nicht nur moralisch skandalös, wenn die Schweiz in konfliktreiche Länder oder Regionen wie Pakistan und in Nahen Osten sowie in fragwürdig geführte Länder wie Russland oder Saudi-Arabien Kriegsmaterial ausführt, es ist auch politisch dumm. Denn früher oder später werden irgendwo auf der Welt Menschen durch Schweizer Waffen nicht nur getötet, sondern die Weltöffentlichkeit wird das auch thematisieren. Dann wird es uns gehen wie bei der Unterscheidung zwischen Steuerbetrug und Steuerhinterziehung: Niemand wird uns verstehen. Es wird dann auch nicht mehr darum gehen, ob viele andere dies auch tun. Es wird darum gehen, ob die reiche Schweiz dies nötig hat.
Der gute Ruf als Land mit humanitärer Tradition und unsere Glaubwürdigkeit, etwa als Vermittlerin in Konflikten, sind aussenpolitisch sehr wertvoll. Unser Ruf hatte einmal ein hohes Gewicht, das die Schweiz international in die Waagschale werfen konnte. International ist dieser Ruf derzeit massiv angekratzt - Stichwörter sind Steuerflucht und Bankgeheimnis. Ihn noch weiter zu beschädigen, indem wir uns mit Waffenlieferungen in höchst fragwürdige Länder ins Gespräch bringen, ist verantwortungslos.
Letztes Jahr erlebten wir ein Rekordjahr, leider nicht in der Armutsbekämpfung oder in der Friedensförderung, sondern bei den Kriegsmaterial-Exporten. Kriegsmaterial im Wert von sage und schreibe 722 Millionen Franken hat die Schweiz exportiert. Das entspricht einer Zunahme um 55,4 Prozent gegenüber dem Vorjahr. Die Schweiz macht bei der weltweiten Aufrüstung kräftig mit. Dies ist nicht genug: Die höchste Geldsumme in der Kriegsmaterialausfuhr betrifft Pakistan - wahrlich nicht gerade ein Hort der Stabilität. Wenn wir die lange Liste der Endempfängerstaaten unseres Kriegsmaterials durchgehen - es sind 72 an der Zahl -, müssen wir davon ausgehen, dass Schweizer Waffen weltweit auch in blutigen Konflikten zum Einsatz kommen, dort kaum in der Ecke stehen, sondern direkt oder indirekt Menschen töten. Dem will die Volksinitiative einen Riegel vorschieben, dies auch deshalb, weil es absurd ist, wenn die Schweiz in Länder Kriegsmaterial ausführt, in welchen sich die Deza und andere Schweizer Organisationen in der Konfliktprävention und Friedensförderung engagieren.
In diesem Kontext steht auch das Engagement der Schweiz für die Genfer Erklärung über bewaffnete Gewalt und
AB 2009 N 252 / BO 2009 N 252
Entwicklung. Die Genfer Erklärung wurde auf Initiative der Schweiz und des Uno-Entwicklungsprogramms im Jahr 2006 von 42 Staaten unterzeichnet. Inzwischen sind es mehr als doppelt so viele. Ziel des lancierten Prozesses ist es, den negativen Zusammenhang zwischen bewaffneter Gewalt und Entwicklung durch einen integrierten Ansatz und durch die Zusammenarbeit zwischen Geber- und Entwicklungsländern, zwischen Zivilgesellschaft und Regierungen und zwischen Sicherheits- und Entwicklungsorganisationen zu bekämpfen. Die unterzeichnenden Staaten verpflichten sich, bis 2015 eine messbare Verringerung der weltweiten bewaffneten Gewalt zu erreichen.
Wenn es die Schweiz nicht tut, tun es andere, höre ich manchmal in Diskussionen über die Kriegsmaterialausfuhr. Aufs erste Hinhören tönt das ganz logisch, aufs zweite Hinhören wird aber klar: Wer so argumentiert, hat den Kampf für eine friedlichere Welt aufgegeben und stellt die Sichtweise des Homo oeconomicus in den Mittelpunkt seiner Argumentation. Ich bin überzeugt, dass gerade die neutrale Schweiz mit ihrer humanitären Tradition ein riesiges Potenzial und auch die nötige Glaubwürdigkeit hätte, um mit gutem Beispiel voranzugehen und anschliessend auch andere Staaten dazu zu ermutigen, das Geschäft mit dem Krieg einzudämmen und die Rüstungsspirale zu durchbrechen. Das ist dringend nötig. Denn was sich viele nach dem Kalten Krieg erhofft haben, ist leider nicht Realität geworden, nämlich, dass der weltweite Rüstungswahn gestoppt würde.
Oft wird von Befürwortern von Kriegsmaterial-Exporten behauptet, die Schweiz sei wirtschaftlich und sicherheitspolitisch auf Waffenausfuhren angewiesen. Das ist längst ein Mythos. Schon heute ist die Schweiz rüstungstechnisch vom Ausland abhängig. Die absolute Wehrautonomie ist zudem unrealistisch. Statt krampfhaft alte Strukturen zu erhalten und auf einen wenig nachhaltigen Wirtschaftszweig zu setzen, müssen wir darüber diskutieren, wie ein künftiger Strukturwandel im Rüstungssektor sozialverträglich ablaufen kann und die Arbeitsplätze erhalten werden können. Die Umstellung der Rüstungsbetriebe auf zivile Produktion muss vorangetrieben werden. Die Erfolge der Konversionspolitik, welche etwa der Kanton Bern in Thun oder die Ruag in Altdorf oder als Gesamtkonzern erzielt haben, bestärken die SP in ihrer Haltung.
Im Namen der SP-Fraktion fordere ich Sie deshalb auf, mit einem Ja zur Volksinitiative "für ein Verbot von Kriegsmaterial-Exporten" dem humanitären Engagement der Schweiz neue Glaubwürdigkeit zu verleihen und ein starkes Zeichen für eine friedlichere Welt zu setzen.

Voruz Eric (S, VD): Il est vrai qu'il y a des initiatives populaires qui dérangent, et celle-ci dérange vraiment, car elle touche à de nombreux intérêts, et pas des moindres. Je ne vous cache pas que je suis déçu face aux arguments donnés par le Conseil fédéral dans son message. Bien sûr, sa prise de position contre l'initiative ne m'étonne pas. Et pourtant, le Conseil fédéral aurait pu nous exposer ce qu'il pourrait faire si l'initiative devait être acceptée par le peuple et les cantons - j'y reviendrai.
L'objectif visé en priorité par l'initiative est le soutien et l'encouragement par la Confédération des efforts internationaux en matière de désarmement et de contrôle des armements. Cet objectif essentiel va dans le sens de l'interdiction de l'exportation et du transit de matériel de guerre. Il faut aussi préciser les catégories de matériel qui ne tombent pas sous le coup de l'interdiction de l'exportation et du transit de matériel de guerre: les appareils servant au déminage humanitaire, les armes de sport et les armes de chasse qui sont incontestablement reconnaissables comme telles et qui, dans la même exécution, ne sont pas également des armes des combat, ainsi que leurs munitions.
Il faut constater que cette initiative trouve simplement son origine dans le fait que le Groupe pour une Suisse sans armée s'est manifesté à plusieurs reprises, en 2006 notamment, pour relever la nécessité de prendre des mesures draconiennes contre l'exportation de matériel de guerre suisse - surtout lorsque celle-ci profite des conflits qui gangrènent le Moyen-Orient -, dont la majorité des destinataires sont des pays faiblement développés. Au fond, n'ayant pas voulu écouter les diverses remarques des initiants, même si l'objectif prioritaire de ces derniers est l'abolition de l'armée, la Confédération a apporté beaucoup d'eau à leur moulin, ce qui a alimenté leur désir de lancer une nouvelle initiative; initiative qui, comme nous le savons, a abouti puisque nous en parlons aujourd'hui.
Bien sûr, il y a le régime des autorisations qui, sur la forme, est assez strict au sens de la loi fédérale sur le matériel de guerre et de son ordonnance d'application. Mais il n'empêche pas que la passoire a parfois des trous bien gros, si l'on se réfère à des décisions prises en 2005 et relatives à l'exportation de matériel de guerre en Irak, en Inde, au Pakistan et en Corée du Sud qui sont des pays sensibles à des degrés divers, mais sensibles tout de même. Même si la Commission de gestion a dit que ces décisions ne violaient pas les dispositions légales en la matière, il n'empêche qu'il faut quand même y veiller.
Pour appuyer cette argumentation, je constate par exemple qu'en 2006, la Suisse a exporté du matériel de guerre au Pakistan pour 151 millions de francs. Certes, les autres pays européens ne sont pas en reste, mais vu les montants indiqués dans le message du Conseil fédéral, il n'y a pas de doute que le Pakistan est un pays très sensible et qu'il est quasi certain qu'une partie des armes de guerre est transférée dans un pays voisin encore plus sensible: l'Afghanistan, berceau du terrorisme d'Al-Qaïda. Vous ne pouvez pas ignorer que les exportations de matériel de guerre sont fréquentes et importantes au Moyen-Orient et en Orient.
L'initiative ne met pas en danger l'industrie d'exportation. La Suisse maintient une capacité industrielle adaptée aux besoins de sa défense. C'est ce que dit l'article 1 de la loi et il n'y a pas de contradiction avec l'initiative populaire. On parle d'exportations de matériel de guerre et non de production indigène. Je ne vois donc pas le rapport entre l'approvisionnement en biens militaires de l'étranger et l'interdiction d'exporter.

La présidente (Simoneschi-Cortesi Chiara, présidente): Un moment, Monsieur Voruz! Vous avez devant vous, à votre droite, une horloge. Je vous prie de la consulter, s'il vous plaît. Vous la voyez, là, à votre droite: vous avez déjà dépassé d'une minute votre temps de parole. Vous disposez d'un temps de parole de dix minutes par groupe. Si vous êtes deux à vouloir vous exprimer, cela signifie que vous avez cinq minutes chacun à disposition, ou alors sept minutes pour l'un et trois minutes pour l'autre, mais toujours dix minutes au total. Maintenant, c'est fini pour vous. (Remarque intermédiaire Voruz: Alors il faut accepter.) Eh, oui! il faut accepter de respecter le règlement en vigueur dans ce conseil, s'il vous plaît, sinon c'est le chaos total! Merci beaucoup!

Lachenmeier-Thüring Anita (G, BS): Stolz sind wir Schweizerinnen und Schweizer auf die sogenannte Neutralität unseres Landes. Es wird immer wieder betont: Die Schweiz ergreift in Konflikten nicht Partei und unterstützt nur friedensfördernde Massnahmen. Quer in der Landschaft liegt dazu unser stetig steigender Export von Kriegsmaterial. Damit es nachher verrostet und entsorgt wird, wird es nicht eingekauft. Der grösste Teil der exportierten Waffen wird früher oder später eingesetzt, gegen andere Staaten, innerhalb des Landes gegen die eigene Bevölkerung, oder die Waffen werden innerhalb eines Haushaltes zur Bedrohung und gegen die eigenen Familienangehörigen verwendet.
Die Grünen wehren sich darum ganz entschieden gegen Kriegsmaterial-Exporte jeglicher Art. Die Ruag, die sich zu 100 Prozent im Besitz des Bundes befindet, ist unter anderem die grösste Produzentin von Kleinwaffenmunition in Europa. Auch Kleinwaffen sind Massenvernichtungswaffen. Sie fordern täglich rund tausend Todesopfer, also rund 350 000 jährlich. Dabei gehen Krieg, häusliche Gewalt und organisierte Kriminalität oft Hand in Hand. Frauen und Kinder gehören häufig zu den Opfern. Frauen und Kinder haben nicht nur in Kriegsgebieten unter Waffengewalt zu leiden, auch in
AB 2009 N 253 / BO 2009 N 253
ehemaligen Kriegsgebieten ist die häusliche Gewalt sehr hoch. Laut einer Studie aus den USA erhöht sich die Chance, durch eine Gewalttat zu sterben, um sage und schreibe 272 Prozent alleine durch die Tatsache, dass sich eine Schusswaffe im Haushalt befindet.
Neben Kleinwaffen exportiert die Schweiz Cluster-Bomben: Granaten, die sich in kleine Splitter aufteilen und oft als Blindgänger liegenbleiben und nach Jahren noch denselben Effekt wie Personenminen haben. Auch hier wird die zivile Bevölkerung, mehrheitlich also Frauen und Kinder, zum Opfer, oft auch noch Jahre nach dem militärischen Einsatz.
Unsere Neutralität verbietet eigentlich, Waffen in kriegführende Länder zu exportieren. Trotzdem lieferte die Ruag noch nach Ausbruch des Irak-Krieges Raketen und Flugzeugteile an die USA und Handgranaten an Grossbritannien. Diese wurden dann im Irak-Krieg zum Einsatz gebracht. Die Aufzählung könnte beliebig fortgesetzt werden. Es ist eine Tatsache, dass seit 1995 die Kriegsmaterialausfuhr aus der Schweiz im Wert von 145 auf 720 Millionen Franken gestiegen ist und sich damit beinahe verfünffacht hat. Die Schweiz baut Arbeitsstellen auf Kosten des Krieges auf; das Geschäft mit dem Krieg ist jedoch mit nichts zu rechtfertigen. Hier im Saal wird oft unsere christliche Kultur angesprochen; warum werden dann nicht Pflugscharen statt Schwerter geschmiedet? Auf die heutige Zeit übertragen heisst das: Wir schaffen Arbeitsplätze zur Bekämpfung des Welthungers, der Armut und der Klimaerwärmung und investieren in die Entwicklung und Produktion von Alternativenergien und in andere zukunftsorientierte Technologien.
Die Schweiz ist ein neutrales Land; die Schweiz ist ein Land, welches sich für den Frieden weltweit einsetzt; die Schweiz ist ein Land, welches sich die humanitäre Hilfe auf die Fahne geschrieben hat. Machen wir dies nicht aus rein wirtschaftlichen Eigeninteressen zum Mythos; sorgen wir dafür, dass es Realität wird. Es sind die Kriegsmaterial-Exporte, die unsere Glaubwürdigkeit gefährden, nicht die Initiative, wie es Vorredner behaupteten.
Die Grünen empfehlen Ihnen darum die Unterstützung dieser Initiative.

Leuenberger Ueli (G, GE): Contrairement à ce qu'on espérait à la fin de la guerre froide, celle-ci n'a pas arrêté la plus grande folie de l'humanité que représente la course aux armements dans le monde. Nous sommes actuellement témoins d'un réarmement global ahurissant dont les conséquences pourraient être fatales. 1400 milliards de dollars ont été dépensés dans le monde en 2007 par les différentes armées pour leurs programmes d'armement. Selon l'Institut international de recherche pour la paix SIPRI de Stockholm, les dépenses ont augmenté de 45 pour cent en dix ans. 1400 milliards de dollars pour l'armement dans le monde! Imaginez qu'un vingtième de cette somme suffirait pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement de l'ONU pour réduire de moitié la pauvreté dans le monde.
Notre pays participe malheureusement à ce réarmement global. L'année passée, la Suisse a exporté du matériel de guerre pour plus de 700 millions de francs. C'est 50 pour cent de plus qu'en 2007. Les intérêts économiques de notre pays, la mise en danger des postes de travail dans le secteur concerné sont et seront évoqués pour combattre l'initiative populaire que les Verts ont soutenue activement depuis son lancement.
Nous disons très clairement que ce commerce n'est pas déterminant pour la richesse de notre pays. Nous avons en Suisse une industrie innovatrice; les ingénieures et ingénieurs, les travailleuses et travailleurs hautement qualifiés de l'industrie de l'armement sont capables d'une reconversion réussie dans des domaines industriels autrement utiles au pays et à l'humanité. L'initiative offre la chance d'éviter à notre pays de participer à l'avenir au commerce de la mort dans le monde. Nous soutenons l'interdiction totale d'exportation de matériel militaire. C'est la seule garantie pour empêcher que des armes suisses soient engagées dans des conflits armés dans le monde.
Une grande partie des exportations de matériel de guerre suisse ont comme destinataires des pays qui traversent ou traverseront une crise. Régulièrement, on trouve du matériel de guerre suisse utilisé dans des conflits, dans des guerres civiles comme dans des guerres plus conventionnelles. Des mesures plus strictes pour obtenir des autorisations d'exportation ne suffisent pas.
Toutes les exportations d'armes posent problème. Les déclarations de nos exportations se révèlent régulièrement comme étant des leurres. Seule une interdiction claire et nette de toute exportation de biens militaires peut garantir que les armes suisses ne soient pas engagées dans des conflits armés.
Détentrice des Conventions de Genève, la Suisse doit être dans le monde le pays du CICR, le pays des bons offices pour régler les conflits. Les armes suisses vendues dans des régions sujettes à de futures crises et à de futurs conflits donnent une image insoutenable de notre pays.
Le groupe des Verts refuse d'y contribuer et vous invite à recommander au peuple et aux cantons d'accepter cette initiative.

Borer Roland F. (V, SO): Namens der SVP-Fraktion teile ich Ihnen mit, dass wir die Volksinitiative "für ein Verbot von Kriegsmaterial-Exporten" einstimmig ablehnen werden.
Es gibt manchmal schon eigenartige Zufälle in einem Parlament: Gestern Abend spät beschloss die Mehrheit nach langem Kampf ein 700-Millionen-Franken-Paket zur Ankurbelung der Wirtschaft, und heute wollen wir einen Industriezweig mit einem Bann belegen, der im letzten Jahr 720 Millionen Franken Umsatz gemacht hat, also ein Saldo von minus 20 Millionen. Ob das schon rein wirtschaftlich gesehen sinnvoll ist, überlasse ich Ihrer geschätzten Beurteilung.
Die Kernfrage ist doch die: Wird die Welt friedlicher, wenn die Schweiz kein Kriegsmaterial mehr exportiert? Ich kann Ihnen die Antwort geben: Die Schweiz wird mit einem Verbot nicht dazu beitragen, dass die Welt friedlicher wird. Die Schweiz hat nämlich eines der strengsten Exportregimes für Kriegsmaterial. Wenn Herr Kollege Lang den Export nach Pakistan genannt hat - übrigens ein Export von Verteidigungswaffen; es waren Fliegerabwehrgeschütze -, dann hat er mit diesem Beispiel gerade den Beweis dafür angeführt, was eben passieren würde, wenn in der Schweiz ein Exportverbot eingeführt würde.
Herr Lang, der Konzern, der diese Waffen nach Pakistan exportiert hat, ist ein internationaler Rüstungskonzern mit Firmensitz in Deutschland. Die Situation wäre einfach die gewesen, dass diese Firma die Fliegerabwehrgeschütze aus Deutschland exportiert hätte. Sie wären an den genau gleichen Standort gekommen. Natürlich, wir hätten nach dem Prinzip von Pontius Pilatus leben können: Wir waschen unsere Hände in Unschuld. Aber Fakt ist: Die gleichen Geschütze wären gleich ausgerüstet beim gleichen Empfängerstaat gewesen, auch mit Ihrer Initiative.
Die Rüstungsindustrie in der Schweiz ist von ihrem Volumen her volkswirtschaftlich gesehen, wenn wir nur die direkten Zahlen anschauen, vielleicht vernachlässigbar. Ich möchte aber darauf hinweisen, dass die schweizerische Rüstungsindustrie für viele, sehr viele Zulieferer in der Schweiz ein wichtiger Auftraggeber ist. Denken wir an die unzähligen Décolletage-Betriebe, denken wir an die Elektronik-Betriebe, denken wir an die Maschinenindustrie, an Giessereien und und und; die Liste der Betriebe, die man hier aufzählen könnte, ist ellenlang. So gesehen, Herr Kollege Lang, wenn wir schon über richtige und falsche Zahlen diskutieren wollen - es wäre interessant, wenn Sie vielleicht auch einmal zuhören -: Wenn Sie sagen, die Zahlen, die da betreffend Abhängigkeit von der Rüstungsindustrie hochgerechnet werden, seien Lobby-Zahlen und die wissenschaftlichen Zahlen von Basel seien die richtigen, muss ich Ihnen einfach sagen, dass ich bis vor Kurzem Vertreter und Mitinhaber eines Unternehmens war, das Rüstungsgüter produziert. Uns hat aus Basel niemand angefragt, wie viele Aufträge wir in der Schweiz haben. So einfach werden eben auch an
AB 2009 N 254 / BO 2009 N 254
Hochschulen Zahlen interpretiert, wenn es darum geht, das Resultat zu bekommen, das man eigentlich will.
Wer heute auf die Rüstungsindustrie zielt, macht das nur vordergründig und unter einem humanitären Deckmäntelchen. Wenn man aber schaut, woher die Initiative kommt, muss man klar und deutlich sagen, dass auf die Armee gezielt wird. Die Rüstungsindustrie ist für die Initianten hier Mittel zum Zweck.
Die SVP-Fraktion ist dezidiert der Meinung, dass die Schweiz und selbstverständlich auch andere Länder das Recht auf Selbstverteidigung haben. Zu diesem Recht auf Selbstverteidigung gehören eben auch Waffen. Die SVP-Fraktion lehnt diese Initiative ab und wird geschlossen gegen sie stimmen.

Müller Geri (G, AG): Herr Borer, ich habe keinen Deckmantel an, sondern einfach ein normales Hemd unter der Jacke; ich finde die Bemerkung über das Deckmäntelchen eine Unterstellung. Aber das wollte ich nicht sagen. Ich möchte Sie fragen, ob es im Kriegsmaterialgesetz eine Unterscheidung zwischen Verteidigungs- und Angriffswaffen gibt. Ist Ihnen bewusst, dass wir gleichzeitig auch Indien aufrüsten? Sie sagen, dass wir nach Pakistan nur Verteidigungswaffen geschickt haben. Wir rüsten beide Länder, die offiziell im Krieg stehen, auf. Ist Ihnen das bewusst?

Borer Roland F. (V, SO): Es wird nicht unterschieden, und es ist auch nicht nötig.

Eichenberger-Walther Corina (RL, AG): Die FDP-Liberale Fraktion lehnt diese Initiative ab und empfiehlt auch Ihnen die Ablehnung, und zwar aus sicherheits-, wirtschafts- und aussenpolitischen Gründen.
Die Initiative will ein Verbot der Ausfuhr, der Durchfuhr, der Vermittlung von und des Handels mit Rüstungsgütern und damit zusammenhängenden Immaterialgütern. Damit würde einem wesentlichen Teil der einheimischen Maschinenindustrie, die hochtechnisierte Güter für militärische und zivile Zwecke produziert und entwickelt, der Boden unter den Füssen weggezogen. Aus sicherheitspolitischen Gründen brauchen wir eine einheimische Rüstungsindustrie, um innert nützlicher, der jeweiligen Bedrohungslage angepasster Frist die materielle Grundbereitschaft der Armee sicherzustellen. Es braucht dazu eine berechenbare, langfristig ausgelegte und vorausschauende Rüstungspolitik und auch Ressourcen in unserem Land, und zwar nicht nur für die Entwicklung und die Produktion, sondern speziell auch für den Unterhalt und die Reparaturen der bestehenden Ausrüstungen. Ohne eigene industrielle Kapazitäten wären auch die Instandhaltung, der Unterhalt und die Reparaturen, die wohlverstanden der Sicherheit unserer Soldaten dienen, nicht mehr gesichert.
Der Untergang der einheimischen wehrtechnischen Industrie ist nicht nur aus sicherheitspolitischen, sondern auch aus aussenpolitischen Gründen zu verhindern, denn ohne eigene Industrie, die einen Aufwuchs sicherstellt, kommt unser Land in eine grosse Abhängigkeit von der ausländischen wehrtechnischen Industrie und auch in eine Lieferabhängigkeit von anderen Ländern. Diese aber werden bei einer Veränderung der Bedrohungslage sicher zuerst ihre eigenen Bedürfnisse abdecken, bevor sie Rüstungsgüter an ein neutrales Land verkaufen. Eine Auslandabhängigkeit ist auch aus Gründen der Neutralität abzulehnen: Auch wenn heute im unmittelbaren Umfeld der Schweiz Gott sei Dank keine Konflikte drohen, ist die Entwicklung nicht absehbar. Heutige Weichenstellungen wie die Reduktion bzw. der Untergang der einheimischen Wehrtechnikindustrie bei einer Annahme der Initiative würden sich erst in einigen Jahren auswirken. Ein dannzumaliger Wiederaufbau der Kapazitäten und des Know-hows wäre, wenn überhaupt, nur mit riesigen Anstrengungen und enormen finanziellen Mitteln möglich.
Vor allem aber ist die Initiative aus wirtschaftspolitischen Gründen abzulehnen. Wir leben heute in einer wirtschaftlich äusserst unsicheren Zeit; die Konjunktur wird noch weiter absinken. Aus diesen Gründen haben wir gestern ein Paket mit zahlreichen Massnahmen zur Ankurbelung der Wirtschaft verabschiedet - und heute soll beschlossen werden, dass ein wichtiger Zweig unserer Maschinenindustrie im hochtechnisierten Bereich keine Güter mehr ins Ausland liefern kann und darf. Dies ist ein grosser Widerspruch: Einen Teil der Wirtschaft wollen wir stützen, einen anderen Teil, der ebenso wichtige Arbeits- und Ausbildungsplätze anbietet, wollen wir - und dies sofort - vernichten. Die schweizerische Rüstungsindustrie ist auf Exportmöglichkeiten angewiesen. Tausende von Arbeitsplätzen im hochspezialisierten und -qualifizierten Bereich der Maschinen- und Elektronikindustrie sowie in zahlreichen kleinen und mittleren Zulieferbetrieben würden vernichtet. Unter dem Verlust der Rechtssicherheit sowie des Vertrauens in diesen Industriezweig und in die Bewilligungspraxis des Bundes würde schliesslich die gesamte Schweizer Exportindustrie, die ohnehin angeschlagen ist, leiden. Das gilt auch für Firmen, die zivile und Dual-Use-Güter herstellen, was in unserem Land sehr viele Unternehmen tun.
Die Initiative sieht einen sogenannten Sozialplan vor: Die vom Ausfuhrverbot und damit vom Verbot des erfolgreichen Verkaufs ihrer Produkte betroffenen Firmen und Randregionen sollen zugunsten der Erhaltung von Arbeitsplätzen und der Entwicklung von konvertierten Gütern während zehn Jahren Staatshilfe aus Steuergeldern erhalten. Ein solches Verhalten ist wirtschafts- und ordnungspolitisch abzulehnen. Damit wird einfach Sand in die Augen gestreut. Es kann nicht Aufgabe unseres Staates sein, wettbewerbsverzerrend in das Marktgeschehen einzugreifen, während dieser Wirtschaftszweig im Ausland ungestört weiter floriert. Ohne die entsprechende Nachfrage auf dem Markt können keine Arbeitsplätze im zivilen Bereich geschaffen werden, und dies erst recht nicht in einer volkswirtschaftlich schwierigen Zeit. Diese Zwangskonversion, d. h. der Zwang, die eigene Firmenstrategie staatlich diktiert zu ändern und mit staatlicher Hilfe eine neue Produktpalette zu entwickeln, schafft keine echten und langfristigen Arbeitsplätze in Schweizer Firmen, die in diesem Industriebereich tätig sind. Erfahrungen aus dem Ausland belegen zudem, dass solche Konversionsprojekte meistens keinen Erfolg haben.
Lehnen Sie also die Initiative aus sicherheits-, wirtschafts- und aussenpolitischen Gründen ab.

Haller Ursula (BD, BE): Die Förderung von Frieden und Sicherheit in der Welt und die Wahrung der Menschenrechte sind zu Recht zentrale Pfeiler der schweizerischen Aussenpolitik. Vor diesem Hintergrund verfolgt die Schweiz eine pragmatische Rüstungskontroll- und Abrüstungspolitik, mit dem Ziel der nationalen und internationalen Sicherheit. Die Schweiz betreibt, gemessen am Volumen ihres Aussenhandels, im Bereich der Wehrtechnik eine im internationalen Vergleich restriktive Exportpolitik. Die entsprechenden Gesetzesgrundlagen - das Kriegsmaterialgesetz und das Güterkontrollgesetz - und die durchdachten und transparenten Bewilligungs- und Kontrollmechanismen tragen den aussen-, sicherheits- und wirtschaftspolitischen Interessen unseres Landes in ausgewogener Art und Weise Rechnung.
Die Gruppe für eine Schweiz ohne Armee (GSoA) zusammen mit der SP, Vertretern der Grünen und Teilen der Gewerkschaften führt die Bevölkerung - ob bewusst oder unbewusst, sei hier dahingestellt - mit der Behauptung, ihre Exportverbot-Initiative würde mehr für den Frieden bringen, in die Irre. Ein Ausfuhrverbot für wehrtechnische Güter ist schon allein deshalb nutzlos, weil der Schweizer Anteil am internationalen Rüstungsmarkt minim ist. Im Jahr 2006 betrug dieser 0,7 Prozent. Weltweit würde kein einziger Rappen weniger für Rüstung ausgegeben, kein einziger Konflikt würde gelöst. An die Stelle der Schweizer Hersteller würden möglicherweise der internationale Waffenhandel und ausländische Profiteure treten, welche nicht annähernd so strengen Kontrollmechanismen unterstehen. Der leidgeprüften Zivilbevölkerung in den Konfliktgebieten dieser Welt ist damit nicht geholfen.
Sie hören, auch die Fraktion der BDP will nicht einfach bestätigen, dass das "Fressen" vor der Moral kommt. Auch für
AB 2009 N 255 / BO 2009 N 255
die BDP haben Fragen der Ethik und Moral einen sehr hohen Stellenwert, gerade auch bei dieser ernsthaften Thematik. Trotzdem, die Frage muss erlaubt sein: Welche Auswirkungen hätte die Annahme dieser Initiative auf die bestehenden Arbeitsplätze sowohl in der Rüstungsindustrie, aber auch in den Hunderten von Zulieferbetrieben, in ungezählten KMU in der ganzen Schweiz? Gerade in diesen Tagen - wir haben es schon von unseren Vorrednerinnen und Vorrednern gehört - ist diese Frage mehr als legitim. Ich erinnere an die Voten auch von linken Kreisen, die sich über den zunehmenden Verlust von Arbeitsplätzen und über die immer höhere Arbeitslosigkeit Gedanken und auch Sorgen machen. Ist es denn nicht ein absoluter Widerspruch, wenn nun die gleichen Kreise hier nicht auch konsequent sind und dieser Initiative eine Abfuhr erteilen, eben aus der berechtigten Angst vor den drohenden Arbeitsplatzverlusten?
Zum Stichwort Rüstungskonversion: Der sehr berühmte, saloppe Spruch "Lasst uns aus Schwertern Pflugscharen machen" ist hinlänglich bekannt. Sämtliche Industrien dieser Welt bemühen sich, militärische in zivile Arbeitsplätze umzuwandeln. Wir haben es gehört: Der Erfolg ist nicht überall glänzend. Ich sage es hier deutsch und deutlich: Die Konsequenzen für die Schweizer Wirtschaft wären gravierend. Weil der Bedarf der Schweizer Armee für eine wirtschaftliche Produktion schlichtweg zu klein ist, ist die einheimische Wehrtechnikindustrie zwingend auf Exporte angewiesen. Ich lege Ihnen einige ganz konkrete Zahlen vor, Zahlen, die ich mir nicht aus den Fingern gesaugt habe und die ich auch nicht einfach als nichtbeweisbares Worst-Case-Szenario an den an und für sich schon düsteren Konjunkturhimmel projizieren will, sondern die ich auch beweisen kann. Der Sprecher hat Thun vorhin nicht erwähnt. Thun lebt seit vielen Jahrzehnten in einer guten Koexistenz mit der Armee und - ökonomisch betrachtet - auch von der Armee. Als Vizepräsidentin dieser Stadt weiss ich, dass in den vergangenen Jahren Hunderte von Arbeitsplätzen in Thun und im Berner Oberland verlorengegangen sind; ich weiss aber auch die noch vorhandenen Arbeitsplätze sehr zu schätzen. Statt hier theoretische Weisheiten zu verbreiten, lege ich Ihnen nun ein paar Zahlen und Fakten vor.
Die Ruag Land Systems AG und die Ruag Ammotec AG bieten in Thun rund 900 Arbeitsplätze. Davon sind rund zwei Drittel direkt vom Export abhängig. Die beiden Betriebe vergeben im Berner Oberland jährlich Unteraufträge in Höhe von rund 22 Millionen Franken. Auch davon sind zwei Drittel für Exportprojekte. Damit sichern die Ruag-Unternehmen und ihre Zulieferer ungefähr 1100 Arbeitsplätze im Berner Oberland. Und - auch dies ein ganz wichtiger Fakt - die beiden erwähnten Betriebe bieten überdies 90 hochwillkommene Lehrstellen in acht verschiedenen Berufen an. Sie leisten aber auch einen ganz wichtigen Beitrag zugunsten der Schweizer Armee. Die Ruag Ammotec AG ist der einzige Hersteller von Kleinkalibermunition in der Schweiz. Das Know-how der Ruag Land Systems AG ermöglicht es, die schweren Waffensysteme der Schweizer Armee während einer längeren Zeit ohne ausländische Unterstützung zu betreiben und zu verbessern; Stichwort Aufwuchs. Kooperationen der Ruag mit ausländischen Partnern sichern Know-how für die Schweizer Armee. Da die Ruag selber auch entscheidende Beiträge leistet, kommen die ausländischen Partner auch in Krisenzeiten nicht darum herum, mit diesen Firmen zu kooperieren; Stichwort Pfand. Dies erhöht die Versorgungssicherheit in unserem Land.
Und nun hören Sie bitte gut zu: Was wären denn die Konsequenzen zum Beispiel für die Ruag Land Systems AG bei einer Annahme der Initiative? Der Betrieb müsste stark redimensionieren und wäre aufgrund seiner kritischen Grösse kaum mehr überlebensfähig. Der Standort Thun als einer von vielen wäre akut gefährdet. Total müsste mit einem Verlust von rund 1000 Arbeitsplätzen in der Region Thun gerechnet werden, 800 bei der Ruag und ungefähr 200 bei den Zulieferern. Ein Grossteil der bereits erwähnten 90 Lehrstellen ginge verloren. Die technologische Basis im Bereich Munition und schwere Fahrzeuge und die Fähigkeit, einen allfälligen Aufwuchs der Armee zu unterstützen, gingen für immer verloren.
Aber auch für den zweiten Betrieb, die Ruag Ammotec AG, hätte es gravierende Folgen.
Dieser Betrieb müsste praktisch schliessen. Oder anders gesagt: Nur noch etwa 20 der 300 vorhandenen Arbeitsstellen würden in Thun verbleiben. Ein wirtschaftlicher Betrieb des Produktionsstandortes und eine wirtschaftliche Produktion wären nicht mehr gewährleistet. Die Konzentration auf Schweizer Aufträge - also GP90-Munition und 9-Millimeter-Pistolenpatronen - würde bedeuten, dass man nur noch mit einem sehr reduzierten Fertigungsbetrieb, mit den erwähnten rund 20 von ursprünglich 300 Stellen, weiterproduzieren könnte. Die technologische Basis im Munitionsbereich und die Fähigkeit, im Krisenfall den Aufwuchs der Armee zu unterstützen, gingen unwiderruflich verloren.
Ich könnte die Liste der Argumente beliebig verlängern. Aber da ich nicht Gefahr laufen will, dass Sie mir vorwerfen, ich würde für die Ruag Werbung machen oder ich sei gar von der Ruag gesponsert worden, will ich diese Liste jetzt nicht mehr weiterführen. Aber etwas ist hier noch zu sagen. Ich habe beispielhaft Thun genannt. Man könnte dieses Beispiel auf andere Städte in der Schweiz übertragen; man könnte dieses Beispiel nicht nur auf Industrieunternehmen anwenden, sondern auch auf die vielen Hundert - wir haben es gehört: in etwa 550 - privaten Zulieferer.
Fazit: Neben dem grossen volkswirtschaftlichen Schaden, den sie anrichtet, wirkt sich diese Initiative auch auf die nationale Sicherheit aus. Die Schweiz würde sicherheitstechnisches Know-how verlieren und vollständig in die Abhängigkeit geraten.
Ich bitte Sie im Namen der BDP-Fraktion, die Initiative zur Ablehnung zu empfehlen und damit auch den Minderheitsantrag Lang zu verwerfen.

Glanzmann-Hunkeler Ida (CEg, LU): Ich möchte eigentlich nur die Sicht der Wirtschaft zu dieser Initiative aufzeigen. Gestern debattierten wir den ganzen Tag über Konjunkturförderung. Etliche Anträge forderten eine beträchtliche Aufstockung des Programms. Heute verfolge ich interessiert diese Debatte und habe gestaunt, wie schnell vergessen wird, dass man in der jetzigen Lage unsere Wirtschaft unterstützen sollte. Ich stehe auch heute für unsere Wirtschaft ein, und aus diesem Grund lehne ich die vorliegende Initiative ab.
Wenn wir die Initiative unterstützen, schwächen wir die Wirtschaft nachhaltig. Ich könnte dies nicht mitverantworten. Rund 11 000 Arbeitsplätze, die vorgelagerten Betriebe der Rüstungsindustrie eingeschlossen, würden verlorengehen. Gestern diskutierten wir über Millionen Franken, die wir mehr sprechen wollen. Wenn wir diese Initiative ablehnen, können wir der Wirtschaft weiterhin eine halbe Milliarde Franken zugestehen, ohne dass der Bund diese Summe ausgeben muss. Bei mir entsteht der Eindruck, dass wir heute über die "bösen" Arbeitsplätze diskutieren und gestern die "guten" unterstützt wurden.
Für mich gibt es drei Gründe, diese Initiative abzulehnen:
1. Die Rüstungsindustrie: Die Besorgnis in der Industrie ist gross, sind doch auch viele vorgelagerte Betriebe mit diesem Industriezweig verbunden. Dual-Use-Güter wären neben dem effektiven Kriegsmaterial ebenso von dieser Initiative betroffen. Die Schweizer Industrie ist auf diese Exporte angewiesen. Einige Firmen produzieren nur Teile für Rüstungsgüter. Auch diese müssten Arbeitsplätze abbauen und ihre Produktion spürbar einschränken. Zudem setzen wir das ganze Know-how der Industrie aufs Spiel.
2. Die nationale Sicherheit: Wenn unsere Rüstungsindustrie nicht mehr exportieren darf, muss sie ihre Produktion zum Teil ganz einstellen. Das würde heissen, dass auch für die Schweizer Armee nichts mehr produziert werden kann. Ich bin überzeugt, die Initianten würden es ebenso bekämpfen, wenn wir bei den Rüstungsgütern vom Ausland abhängig wären. Aber wir wissen ja: Das Initiativkomitee will in der Schweiz grundsätzlich überhaupt keine Armee mehr.
AB 2009 N 256 / BO 2009 N 256
3. Die wirtschaftlichen und finanziellen Auswirkungen: Der Verlust der Arbeitsplätze wäre im jetzigen Zeitpunkt verheerend, und diese Betriebe zahlen rund 44 Millionen Franken Steuern. Bund, Kantone und Gemeinden profitieren von diesen Unternehmen. Zudem kennen wir die Auswirkungen auf unsere Sozialversicherungen, wenn wir diese Arbeitsplätze gefährden.
Die jetzige Konjunkturlage zeigt uns auf, dass es schlicht verantwortungslos wäre, diese Initiative zu unterstützen. Setzen wir heute ein Zeichen für die Wirtschaft, und sagen wir ohne Wenn und Aber Nein!

Rielle Jean-Charles (S, GE): J'aimerais juste savoir comment vous justifiez une place de travail où l'on fabrique notamment des armes. On défend l'emploi, on défend des travailleurs qui, dans le cas précis, fabriquent des armes qui vont tuer d'autres travailleurs. Comment justifiez-vous cela? J'ai toujours eu de la peine en voyant certains syndicats qui, dans le sud de la France, se mobilisaient parfois dans ce sens. Je peux comprendre, dans une ville ou dans des endroits comme ça, que l'emploi soit prioritaire, mais comment défendez-vous une place de travail où l'on crée des armes qui tuent d'autres travailleurs?

Glanzmann-Hunkeler Ida (CEg, LU): Ich habe das in meinem Votum erwähnt. Ich habe das Gefühl, dass wir heute von "schlechten" Arbeitsplätzen sprechen und gestern von "guten" Arbeitsplätzen gesprochen haben. Diese Industrie ist auf diese Arbeit angewiesen, sie hat sich für diese Arbeit spezialisiert, und sie produziert nun mal Waffen und Kriegsgüter. Es sind vorgelagerte Betriebe, die davon leben. Aber es sind Arbeitsplätze, und es sind ebenso gute Arbeitsplätze wie jene anderen, über die wir gestern diskutiert haben. Ich habe kein Problem mit diesen Arbeitsplätzen.

Roth-Bernasconi Maria (S, GE): Les opposants à l'initiative que nous discutons aujourd'hui avancent un argument explosif, si j'ose dire. Selon eux, la loi actuelle assurerait d'ores et déjà à la Suisse une position éthique. Une position éthique, vraiment?
Rappelez-vous, pourtant: le 7 novembre 2006, la Commission de gestion de notre conseil, commission dont je suis membre, a adopté un rapport à l'intention du Conseil fédéral concernant sa décision d'exporter du matériel de guerre vers l'Inde, le Pakistan, l'Irak, la Corée du Sud et les Emirats arabes unis. Dans ce rapport, la commission demandait au Conseil fédéral de ne pas abuser de son pouvoir d'appréciation en matière d'exportation de matériel de guerre et de tenir compte de la situation des droits humains dans ces pays. Mais le 15 décembre suivant, avant même de répondre à la Commission de gestion, le Conseil fédéral maintenait sa décision d'exporter du matériel de guerre dans ces pays pour un montant avoisinant les 512 millions de francs.
Or, on le sait, ces pays ne respectent ni les droits humains, ni le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, ni le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires. C'est d'ailleurs l'une des raisons principales qui avaient précédemment conduit le Conseil fédéral à édicter, dès 1998, une interdiction générale d'exporter des armes vers l'Inde et le Pakistan.
Comment comprendre que le Conseil fédéral ne tienne aucun compte d'un rapport de sa commission de surveillance? Comment accepter qu'il privilégie unilatéralement les intérêts économiques au détriment des intérêts humanitaires de la Suisse? On ne peut s'empêcher de penser que le Conseil fédéral n'a pas apprécié les critiques émises par l'organe de surveillance et qu'il a opéré une sorte de passage en force.
Pourtant, les critiques étaient fondées. La Suisse, qui abrite à Genève le siège du Conseil des droits de l'homme, ne peut tout simplement pas se permettre d'exporter du matériel de guerre dans des pays qui violent systématiquement les droits humains. Mais à l'heure actuelle, le Conseil fédéral n'a toujours pas répondu à la demande émise par la Commission de gestion. Au contraire, le Conseil fédéral continue d'autoriser l'exportation d'armes vers des pays qui violent de manière flagrante les droits de l'homme, et notamment les droits de la femme. Ainsi, on a appris qu'en 2008 le plus grand importateur de matériel de guerre en provenance de notre pays est le Pakistan.
Pourtant, au Pakistan, les droits humains continuent d'être violés de manière flagrante. Ainsi, à titre de terrible exemple, des centaines de femmes y sont tuées, voire enterrées vivantes, tout simplement parce qu'elles refusent de se soumettre à un mariage forcé. Selon la fondation Aurat, une ONG engagée dans la défense des droits des femmes au Pakistan, on déplore en 2007 plus de 400 crimes dits d'honneur dans la seule province de Sind. Et, d'après la commission indépendante des droits de l'homme du Pakistan, 636 meurtres d'honneur ont été commis en tout cette année.
Vous le concevrez donc aisément: dans de tels pays, les livraisons d'armes suisses ne renforcent pas les droits humains et la démocratie; elles renforcent le régime militaire. Et les armes que la Suisse fournit à la fois à l'Inde et au Pakistan ne réduisent pas les risques de guerre entre ces deux pays sur la question du Cachemire; elles les augmentent.
Où est l'honneur? Je vous le demande. En tout cas pas du côté de la Suisse, qui continue sans états d'âme de fournir ces pays en armes.
Ce n'est pas tout: d'autres exportations tout aussi choquantes ont eu lieu. La course mondiale à l'armement et les guerres en Irak, en Afghanistan, au Soudan, en Somalie et j'en passe, ont "boosté" les exportations suisses de matériel de guerre: plus 55 pour cent entre 2007 et 2008.
Une vraie position éthique pour la Suisse passe par l'abolition pure et simple de toutes les exportations d'armes demandée dans cette initiative. Non, Madame Glanzmann, les armes ne sont pas un produit comme les autres: elles servent à tuer les gens. Le Conseil fédéral parle commerce quand nous parlons de la vie et de la mort de civils, de femmes et d'enfants. Pour fabriquer des produits civils utiles à ces populations et à toute la société, nos usines d'armement doivent et peuvent se reconvertir. Car, ne l'oublions pas, notre survie économique ne dépend pas des exportations d'armes: les armes ne représentent en effet que 0,33 pour cent des exportations totales de la Suisse en 2008.
Pour survivre en ces temps de crise, nous n'avons donc pas besoin de ce commerce de la mort. Comme le disait Aristote: "Quel fléau plus terrible que l'injustice qui a les armes à la main?" Cessons donc de donner des armes à l'injustice et soutenons cette initiative.

Hurter Thomas (V, SH): Bei dieser Initiative geht es um etwas, über das wir bereits 1997 in ähnlicher Form abgestimmt haben. Der Souverän hat damals die Initiative mit 77,5 Prozent der Stimmen abgelehnt. Die Initiative hiess damals "für ein Verbot der Kriegsmaterialausfuhr". Heute, zehn Jahre später, heisst sie "für ein Verbot von Kriegsmaterial-Exporten". Man könnte also auch sagen: alter Wein in neuen Schläuchen.
Mit der Initiative will man eine Verschärfung der Exportbestimmungen erreichen. Damit gefährdet man direkt und indirekt die Exporte, KMU, Know-how, Landesverteidigung und eben auch Arbeitsplätze - und dies notabene im heutigen Umfeld der Konjunkturabschwächungen. Da heute praktisch kein Unternehmen mehr ausschliesslich für die Armee produziert, viele Güter aber unter die sogenannten besonderen militärischen Güter fallen, würde mit der Annahme dieser Initiative dieser Bereich praktisch zum Erliegen kommen. Wir haben zum Beispiel schon längst hochwertige Navigationsgeräte, Rechner, Messinstrumente in Zivilflugzeugen, die auch in Militärflugzeugen verwendet werden. Genau solche Produkte fallen in den Anwendungsbereich der Initiative und dürften dann nicht mehr exportiert werden. Sie können sich die fatalen Folgen für unsere heimische Industrie selber ausrechnen.
Hinzu kommt, dass die Nachfrage für Produkte aus dem militärischen Bereich teilweise auch im Ausland zu klein wäre, um die Entwicklung und die Produktion eines nur militärischen Produkts zu finanzieren. Hier hilft eine Symbiose
AB 2009 N 257 / BO 2009 N 257
zwischen militärischen und zivilen Produkten, die auf einer gemeinsamen Erfindung fussen. So stützen sich natürlich viele neuen Innovationen auf eine militärische Anfrage und finden anschliessend Anwendung im Zivilbereich und auch umgekehrt. Zum Beispiel basieren heute praktisch alle Flugtransportmittel auf einem zivilen Flugzeugtyp. Gewisse Hubschrauber werden heute sowohl im zivilen als auch im militärischen Bereich eingesetzt. Wenn dann zum Beispiel die Initianten bei der Anhörung sagen, dass das Flugzeug PC-12 von Pilatus wegen der fehlenden Aufhängepunkte nicht unter diese Initiative falle, dafür aber der PC-7, der PC-9 und der PC-21, auch von Pilatus, dann muss ich Ihnen sagen: Da kann ich nur lachen; denn wenn Sie wollen, können Sie heute jedes Flugzeug für einen kriegerischen Einsatz verwenden, egal ob es Aufhängepunkte hat oder nicht. Die Frage ist nur, wie effizient dieser Einsatz wäre und ob es sich lohnen würde, eine Nachrüstung vorzunehmen.
Die Flugzeuge aus Stans sind sogenannte Trainerflugzeuge. Zudem sind die Pilatus-Werke im Weltmarkt hervorragend positioniert. Sicher aber ist, dass bei einer Annahme dieser Initiative das erfolgreiche Weiterbestehen der Pilatus-Werke sowie 1300 Arbeitsplätze in der Innerschweiz hochgradig gefährdet wären.
Viele exportorientierte KMU in der Schweiz produzieren nicht nur für die Wehrindustrie. Eine Ausrichtung nur auf den inländischen Militärbedarf ist mangels genügender Nachfrage ohne Zukunft. Viele Unternehmen - einige wurden hier bereits aufgezählt - müssten bei einer Annahme der Initiative ganze Betriebsbereiche schliessen oder gewisse Abteilungen ins Ausland verlagern. Viele dieser Betriebe liefern auch weltweit an Grosskunden, zum Beispiel an Airbus und Boeing, die einzigen grossen Anbieter in der Flugindustrie. Die Schweizer Firmen würden ihre Glaubwürdigkeit bei all diesen Lieferanten verlieren, denen sie sowohl zivile als auch militärische Güter liefern. Damit würden diese Grosskunden auf Geschäfte mit der Schweiz verzichten. Zusätzlich ist es bei Rüstungsgeschäften üblich, dass sie mit sogenannten Offset-Geschäften kompensiert werden. Somit fallen durch die Beschaffung arbeitsplatzwirksame Gegengeschäfte in der Schweiz an. Diese Aufträge sind nachhaltig, innovationsfördernd und oft im Hightech-Bereich angesiedelt. Gerade in der heutigen Situation sind solche Geschäfte für die Schweiz sehr wichtig.
Die Exportverhinderungs- und Pseudofriedensbeitrags-Initiative muss Volk und Ständen deshalb klar und ohne Wenn und Aber zur Ablehnung empfohlen werden.

John-Calame Francine (G, NE): Le groupe des Verts vous invite à soutenir cette initiative populaire. En 2005 déjà, notre groupe avait déposé une initiative parlementaire qui demandait que la loi qui régit le commerce de matériel de guerre soit renforcée. Le Conseil fédéral et la majorité des membres de ce conseil n'en ont pas voulu. C'est la raison pour laquelle une initiative populaire a été lancée. Celle-ci est bien plus contraignante que l'initiative parlementaire que nous vous proposions à l'époque, mais c'est le risque que ce conseil a pris en refusant alors d'adopter une attitude raisonnable.
C'est donc en septembre de l'année dernière que l'Alliance contre l'exportation du matériel de guerre, à laquelle appartiennent plus de 35 organisations, a déposé cette nouvelle initiative. Même si nous ne nous faisons pas beaucoup d'illusions sur le sort que la majorité de ce Parlement va lui réserver, nous espérons que le peuple sera davantage sensible aux trop nombreuses victimes civiles et aux dégâts collatéraux qu'occasionne ce matériel de guerre.
Les exportations suisses de matériel de guerre ont beaucoup augmenté ces dernières années. L'économie de l'armement ne connaît pas la crise. Mais est-ce vraiment le seul programme de relance que nous ayons à proposer en cette période de crise financière?
Même si les principaux clients de la Suisse restent des pays occidentaux comme l'Allemagne, le Danemark, la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis, on ne peut pas passer sous silence l'implication de ces Etats membres de l'OTAN dans les guerres en Afghanistan ou en Irak. Comme vous le savez certainement, l'OTAN a également bombardé des écoles, des hôpitaux et des habitations, et cela avec des bombes toxiques contenant de l'uranium appauvri. C'est la raison pour laquelle le groupe des Verts refuse toute collaboration militaire avec les pays membres de l'OTAN.
Un autre argument en faveur de cette initiative est que la Suisse ne peut pas s'assurer que le matériel vendu ne sera pas cédé à un pays tiers. Je vous rappelle que notre pays s'est trouvé fort dépourvu lorsque les Emirats arabes unis ont trahi leur promesse de non-réexportation et que les 40 obusiers blindés qui leur avaient été vendus ont été retrouvés au Maroc, alors que le conflit latent entre le Maroc et le Sahara occidental n'est toujours pas résolu. Dans un tel cas, nous n'avons aucun moyen pour contraindre un pays à respecter ses engagements. Nous ne pouvons que constater les dégâts et regretter amèrement que les choses se soient passées ainsi.
Il en est de même des avions Pilatus livrés au Tchad qui ont été équipés du système d'accrochage nécessaire à leur armement afin d'être utilisés au Darfour. Pourtant, l'utilisation de cet avion à des fins militaires est une violation flagrante de la déclaration de destination finale signée par le Tchad au moment de l'achat. Les victimes des bombardements ne sont plus là pour en témoigner.
Que dire encore de notre collaboration militaire avec Israël, qui démontre aussi une interprétation pour le moins particulière de la neutralité? J'espère qu'aujourd'hui, au vu des événements qui se sont déroulés ces derniers mois au Moyen-Orient, vous conviendrez avec moi qu'il est inconvenant de continuer de s'attribuer le qualificatif de pays neutre. Une telle attitude décrédibilise notre politique étrangère.
Quant à l'argument fallacieux selon lequel il faut maintenir l'indépendance de notre armée en lui assurant une montée en puissance potentielle, il ne résiste pas à l'analyse des chiffres qui démontrent que la Suisse importe actuellement 70 pour cent de son matériel de guerre. Il est donc important et crucial que la Suisse se réapproprie le leadership dans le développement de la politique de paix, de respect des droits humains et du droit international et renonce à exporter du matériel de guerre. L'aide au développement ne peut déployer son efficacité que dans un contexte politico-social pacifié et la vente de matériel de guerre n'a pas de place dans un tel contexte, elle est même en contradiction flagrante avec une politique pacifique.
Pour toutes ces bonnes raisons, le groupe des Verts vous propose de recommander au peuple et aux cantons d'accepter l'initiative populaire "pour l'interdiction d'exporter du matériel de guerre".

Moser Tiana Angelina (CEg, ZH): Wir Grünliberalen lehnen die Volksinitiative "für ein Verbot von Kriegsmaterial-Exporten" ab. Die Initiative verfolgt ein hehres Ziel. Mit dem Verbot von Waffenausfuhren will die Initiative erreichen, dass die Schweiz eine Vorbildfunktion einnimmt, eine Vorbildfunktion auf dem Weg zu einer friedlicheren, konfliktfreieren, humanitäreren Welt. Die Schweiz soll in allen Bemühungen, dieses Ziel zu erreichen, wo immer möglich eine zentrale und führende Rolle einnehmen.
Es ist nicht nur in der Tradition der Schweiz, es ist auch in ihrem vitalen Interesse, sich für eine Förderung der internationalen Bestrebungen für Abrüstung und Rüstungskontrolle einzusetzen. Gerade für einen kleinen, neutralen Staat wie die Schweiz ist die internationale Kooperation in diesem Bereich zentral. Dieses Ziel verfolgt die Schweiz aber bereits heute. Wo möglich, unterstützen wir Grünliberalen selbstverständlich auch jegliches verstärkte Engagement der Schweiz auf internationaler Ebene. Ein verstärktes Engagement wäre gerade jetzt angezeigt: Verschiedene Abkommen im Bereich der Abrüstung zwischen den USA und Russland laufen in den nächsten Jahren aus, und die internationalen Abrüstungsgremien sind zum Teil seit Jahren blockiert. Hier wäre ein diplomatisches Engagement der Schweiz angezeigt.
AB 2009 N 258 / BO 2009 N 258
Für uns Grünliberale sieht die Initiative die Welt aber zu einseitig. Die Rüstungsfrage kann nicht ausschliesslich aus der Perspektive betrachtet werden, einen Beitrag zu einer möglichst friedlichen Welt leisten zu wollen. Es ist leider eine Tatsache, dass die Welt heute nicht so friedlich ist, wie wir sie uns wünschen. Solange das so ist, macht es keinen Sinn, mit der einseitigen Abschaffung der nationalen Rüstungsindustrie indirekt eine Abschaffung der Armee anzupeilen. Wenn wir die Initiative aus diesem Blickwinkel betrachten, sehen wir, dass wir wieder einmal eine, wenn auch relativ gut verpackte, Stellvertreterdiskussion führen.
Die Schweiz ist Teil dieser Welt. Für die Schweiz müssen deshalb auch wirtschafts- und sicherheitspolitische Überlegungen eine Rolle spielen. Die Schweiz soll zur Sicherung des Know-hows über einen Anteil Rüstungsindustrie verfügen, um in etwaigen Krisensituationen eine gewisse Unabhängigkeit zu wahren. Der Handel mit sicheren Ländern garantiert die Zusammenarbeit und die Wertschöpfung dieser Firmen zugunsten der Schweizer Volkswirtschaft.
Die Frage der Kriegsmaterial-Exporte ist eine äusserst heikle Gratwanderung zwischen humanitären Anliegen auf der einen Seite und sicherheitspolitischen und wirtschaftlichen Interessen auf der anderen Seite. Wir Grünliberalen sind klar der Meinung, dass wir heute mit dem Kriegsmaterialgesetz respektive mit der Kriegsmaterialverordnung und dem Güterkontrollgesetz insgesamt relativ gute gesetzliche Grundlagen haben. Die bestehenden gesetzlichen Grundlagen sollten ausreichen, um ein Gelingen dieser Gratwanderung erreichen zu können. Allerdings sind wir Grünliberalen mit der Umsetzung durch den Bundesrat nicht zufrieden. Es ist uns ein Rätsel, wie unter diesen Umständen der Export von Kriegsmaterial nach Pakistan im April 2008 freigegeben werden konnte. Pakistan weist alles andere als eine gute politische Lage und die Stabilität auf, um eine Lieferung von Kriegsgütern freigeben zu können.
Wir Grünliberalen sind auch der Meinung, dass Güter wie der PC-9 ins Kriegsmaterialgesetz gehören. Die rechtlichen Grundlagen müssen so ausgestaltet und vor allem so umgesetzt werden, dass zum Beispiel militärische Trainingsflugzeuge wie der PC-9 nicht mehr in einen Failed State wie Tschad exportiert werden können. Die heutige Situation ist nicht zufriedenstellend. Vorfälle wie die umfunktionierten PC-Flieger in Tschad oder die Lieferungen nach Pakistan müssen verhindert werden. Solche Vorfälle verhindern eben, dass diese Gratwanderung zwischen den humanitären Zielen und den sicherheits- und wirtschaftspolitischen Überlegungen gelingen kann.
Wir Grünliberalen lehnen die Initiative ab. Wir verlangen vom Bundesrat aber klar eine konsequentere, restriktivere Umsetzung der rechtlichen Grundlagen. Alles andere macht uns unglaubwürdig, verhindert längerfristig einen Kompromiss, wie wir ihn heute haben, und leistet Radikallösungen Vorschub.

Schneider-Ammann Johann N. (RL, BE): Aus der Sicht der Industrie hätte eine Annahme der GSoA-Initiative "für ein Verbot von Kriegsmaterial-Exporten" gravierende Auswirkungen auf den hiesigen Werk- und Denkplatz Schweiz und würde den Wirtschaftsstandort nachhaltig schädigen. Unbestritten ist, dass die Annahme der Initiative zu einer Vernichtung von Arbeitsplätzen führt, denn unserer international wettbewerbsfähigen Sicherheits- und Wehrindustrie würde von einem Tag zum anderen der Zugang zu den ausländischen Absatzmärkten komplett verunmöglicht.
Der Bund hat eine Studie in Auftrag gegeben, um die gesamtwirtschaftlichen Auswirkungen eines Ausfuhrverbots abzuklären. Über 5000 Arbeitsplätze wären gefährdet. Wie der Bundesrat in seiner Botschaft festhält, könnte sich diese Zahl aber leicht verdoppeln, wenn mögliche Folgeeffekte des Exportverbots berücksichtigt werden. Konkret ist an Unternehmen zu denken, welche neben Rüstungsgütern auch noch rein zivile oder Dual-Use-Güter herstellen, die von der Initiative zwar nicht unmittelbar betroffen sind. Aber wenn das Exportgeschäft wegfällt, dann bleiben Skaleneffekte aus, welche die Kosten der Produktion eben dieser zivilen oder Dual-Use-Güter verteuern. Dies kann den Verlust der internationalen Wettbewerbsfähigkeit bedeuten. Dann kommt es zu Restrukturierungen oder Schliessungen mit Produktionsverlagerungen ins Ausland. Auch diese Sekundärfolgen eines Exportverbots sind zu berücksichtigen. Realistischerweise muss deshalb mit einem Arbeitsplatzverlust in der Grössenordnung von 10 000 Arbeitsplätzen gerechnet werden.
Angesichts der gestrigen Debatte zu den Konjunkturmassnahmen des Bundes erscheint die heutige Debatte geradezu grotesk. Mit der Initiative gehen nachweislich Arbeitsplätze verloren, die wir gestern zu erhalten versuchten. Nebst der Vernichtung von zahlreichen Arbeitsplätzen würde der Industrie auch wertvolles Know-how verlorengehen. Wir müssen uns bewusst sein: Rüstungstechnologie ist Spitzentechnologie. An Rüstungsgüter werden oftmals höhere technische Anforderungen gestellt als an zivile Güter. Die gewonnenen Erkenntnisse können als Innovationen dann aber auch auf zivile Produkte übertragen werden. Beispiele dafür sind Führungs- und Koordinationssysteme, die ursprünglich für militärische Zwecke entwickelt worden sind, zivil unterdessen aber auch für Polizeikorps und Sanitätsdienste verwendet werden können. Oder denken Sie an den Airbag, dessen Entwicklung auf Erkenntnissen aus der Militärtechnologie basiert.
Von der Initiative sind unmittelbar die Unternehmen aus der Sicherheits- und Wehrindustrie betroffen. Die Tragweite der Initiative geht aber weit darüber hinaus. Von einem Ja zur GSoA-Initiative würde nämlich die ganze Wirtschaft in Mitleidenschaft gezogen. Die Schweiz ist ein stark exportorientiertes Land, und im Ausland würde ein solches Exportverbot mehr als nur einfach zur Kenntnis genommen. Ich bin überzeugt, dass die Schweiz einen immensen Reputationsschaden erleiden würde. Unsere ausländischen Kunden sähen - leider zu Recht - die Verlässlichkeit unserer wirtschaftspolitischen Rahmenbedingungen generell infrage gestellt.
Ich bitte Sie, im Interesse der hiesigen Arbeitsplätze und des Industrie- und Wirtschaftsstandortes Schweiz die Initiative der GSoA zur Ablehnung zu empfehlen.

Widmer Hans (S, LU): Von Reputationsschäden war die Rede. Auch ich spreche davon.
Unser Land leidet ja in letzter Zeit ziemlich stark an einem ramponierten Ruf. Der kommt jetzt zufällig mal von den Banken her. Manchmal könnte er auch von unserer Doppelbödigkeit kommen. Wir haben nämlich ein Selbstverständnis als kleinerer Staat Schweiz, zu dem ganz eindeutig folgende Elemente gehören: Unser Land versteht sich erstens ganz elementar als Depositarstaat der Genfer Konventionen und nimmt daher eine ganz besondere menschen- und völkerrechtliche Verantwortung wahr; unser Land - ein zweites Identitätselement - ist neutral; drittens, und das ist wirklich sehr schön, zeichnet sich unser Land durch eine lange Tradition von guter Entwicklungs- und Friedenspolitik aus. Jetzt brauche ich das Wort auch, Herr Kollega Schneider-Ammann - Sie haben das Wort gebraucht -: grotesk. In groteskem Kontrast zu diesem werteorientierten Selbstverständnis steht aber die Tatsache, dass aus diesem friedlichen Land für Hunderte Millionen Franken Kriegsmaterial in alle Welt exportiert wird, Kriegsmaterial - man muss es einfach einmal klar sagen -, welches satte Gewinne bringt, mit welchem aber eigentlich das Geschäft mit dem Tod betrieben wird! Ist das nicht doppelbödig? Auf der einen Seite die neutrale und humanitäre Schweiz, auf der anderen Seite eine Schweiz, welche die Neutralität dahingehend pervertiert, dass sie in Krisenherden beide Konfliktparteien gleichermassen mit Waffen versorgt. Das ist eine Perversion des Neutralitätsgedankens!
Wenn Sie die Initiative unterstützen, befreien Sie unser Land von dieser Doppelbödigkeit, und Sie geben ihm eine Chance, nämlich die Chance, sich erneut auf eine Neutralität zu besinnen, welche dem Frieden und nicht dem Kriege verpflichtet ist. Damit führen Sie unser Land aus einem verheerenden Mitläufertum heraus, jenem Mitläufertum, welches der Maxime folgt: Wenn wir nicht exportieren, dann machen
AB 2009 N 259 / BO 2009 N 259
es andere. Aber durch dieses Verzichten auf dieses Mitläufertum würde sich für die Schweiz die Chance bieten, friedens- und abrüstungspolitisch noch initiativer zu werden und mit gutem Beispiel voranzugehen, wie das seinerzeit übrigens ein grosses Land, Kanada, mit der Ächtung der Personenminen gemacht hat.
Unterstützen Sie die Initiative! Sie macht den Weg frei für friedenspolitische Vorstösse innerhalb der internationalen Gemeinschaften, Vorstösse, die nicht mehr durch problematische Kriegsmaterial-Exporte ausgebremst werden. Nehmen Sie unsere Initiative wahr als eine Chance, die leuchtenden, die positiven Elemente der Identität unseres Landes - ich habe sie aufgezählt - ohne Doppelbödigkeit in die weite Welt hinauszutragen! Das macht zunächst schon aus menschen- und völkerrechtlichen Überlegungen Sinn. Aber hören Sie noch diesem Schlusssatz zu: Es hat auch noch - und da spreche ich zu all jenen, die nur die Wirtschaft sehen - den wunderschönen Nebeneffekt, dass das ramponierte Image unseres Landes längerfristig aufgebessert würde.

Walter Hansjörg (V, TG): Ich habe nun die Ehre, nach dem engagierten Votum von Kollege Hans Widmer sprechen zu dürfen. Ich habe dir mit Interesse zugehört. Du hast deinen Aspekt eingebracht, aber da du unsere Exportprodukte mit dem Tod in Verbindung gebracht hast, möchte ich einfach erwähnen: Wir bieten mit unseren Exportprodukten auch viel Sicherheit für viele Menschen, sei dies für die Zivilbevölkerung oder eben für die Sicherheitskräfte.
Die Volksinitiative "für ein Verbot von Kriegsmaterial-Exporten" schwächt die Rüstungs- und Wehrtechnik in der Schweiz bezüglich Wertschöpfung, Arbeitsplätzen, aber auch die Abhängigkeit der Armee empfindlich. Ich möchte einige volkswirtschaftliche Argumente ausführen, welche gegen diese Volksinitiative sprechen. Im Vergleich zu anderen Staaten haben wir eine sehr restriktive Exportkontrollpolitik, und diese wird wie in keinem anderen Land vom Volk kontrolliert. Es gibt Diskussionen, wenn der Bundesrat hier einen Fehler macht. Es werden klare Handelsschranken transparent angewendet, vollzogen; sie sind für die Bürgerinnen und Bürger einsichtig. Die Bewilligungen richten sich nicht zuletzt nach den Hauptzielen der Schweizer Aussenpolitik wie z. B. der Stärkung der inneren und äusseren Sicherheit, der Friedensförderung, der Forderung nach mehr Sicherheit für die Zivilbevölkerung, der Einhaltung der Menschenrechte usw. Exportdestinationen werden also auch nach diesen zentralen Kriterien beurteilt. Diese Beurteilung findet in der Regel auch internationale Anerkennung. Die Industrie akzeptiert die zu erfüllenden Punkte in zunehmendem Masse und richtet folgerichtig auch die Exportstrategie nach diesen Märkten aus.
In der Botschaft des Bundesrates ist die wirtschaftliche Bedeutung der Schweizer Rüstungs- und Wehrtechnik sehr gut beschrieben. Dies sind die Fakten: 5000 Beschäftigte direkt, doppelt so viele mit den Beschäftigten der Zulieferer und anderer Firmen. Wir müssen auch wissen, dass die Arbeitsplätze in der Regel in strukturschwachen Regionen angesiedelt sind, so etwa im Kanton Thurgau mit der Firma Mowag, da sind es 800 Beschäftigte, 80 Lehrlinge und ebenso viele Zulieferfirmen. Die Rüstungsindustrie bietet sehr hochwertige Arbeitsplätze, und von diesen Arbeitsplätzen und von diesem Wissen profitiert, es wurde schon gesagt, natürlich auch die übrige Industrietechnik in unserem Land. Gerade Forschung und Entwicklung können nur finanziert werden, wenn die Stückzahlen eben auch für den Export erweitert werden. Wenn ich das richtig einschätze, werden - in Form von Fahrzeugen - immer mehr Produkte hergestellt, die für den militärischen wie auch für den zivilen Sicherheitsbereich eingesetzt werden können.
Nochmals zurück zur Thurgauer Firma Mowag: 85 Prozent Exportanteil - das zeigt doch, dass diese Technik, wenn sie gut sein muss und gut sein will, entsprechende Stückzahlen braucht. Die Rüstungsindustrie hat sich stark der Bewilligungspraxis des Bundes angepasst. Ich meine, sie produziert auch immer weniger Offensivwaffen, sondern vielmehr friedensfördernde Geräte und Fahrzeuge, die eben auch einen grösseren Käufermarkt haben. Was wir nicht tun, tun einfach andere.
Ich bin überzeugt, dass Volk und Stände diese erneute Initiative ablehnen werden.

Bänziger Marlies (G, ZH): Seit gestern Abend spät ist die Unterstützung dieser Initiative noch zwingender geworden; sie liegt als eigentliche Konsequenz aus der Diskussion von gestern auf der Hand.
Gestern haben wir im Rahmen des Konjunkturstützungsprogramms eine Verbreiterung des Aufgabenbereichs der Schweizerischen Exportrisikoversicherung (Serv) beschlossen. Mit der Zustimmung zur Vorlage 4 haben Sie es der Serv ermöglicht, im Rahmen von allfälligen Vorfinanzierungen von Exportprodukten unsere Exportwirtschaft zu stützen, unbesehen von der Qualität der für den Export bestimmten Waren. Einen Minderheitsantrag unseres Kollegen Schelbert haben Sie abgelehnt. Dieser Minderheitsantrag forderte, dass nur Exportprodukte von der Serv gestützt werden dürfen, die "die Grundsätze der schweizerischen Aussenpolitik, namentlich im Bereich der Entwicklungszusammenarbeit, der Friedenspolitik, der Menschenrechte und der Umweltpolitik", einhalten. Sie haben diesen Minderheitsantrag abgelehnt, wohl in der Überzeugung, dass Sie heute Ja zu einem Verbot der Kriegsmaterialausfuhr sagen können.
Die Herstellung von Kriegsmaterial ist für die Schweiz ein Wirtschaftsfaktor, wenn auch nur ein marginaler. Weil nur ein kleiner Teil des hergestellten Kriegsmaterials in der Schweiz verwendet werden kann, wird es exportiert, und dies in zunehmendem Masse. Eine Liste der Empfängerstaaten wird jährlich kommuniziert; Sie haben diese bestimmt eingesehen. Sie ist illuster, und es ist zusätzlich klar, dass nicht alle Empfängerstaaten die Endverbraucher des Kriegsmaterials sind; Kriegsmaterial wird von Grenze zu Grenze immer weiter verschoben. Die Menge des exportierten Kriegsmaterials nimmt jedes Jahr massiv zu. Handelte es sich im Jahr 2005 noch um 258 Millionen Franken, so waren es im Jahr 2008 bereits 722 Millionen Franken, also eine stetige Zunahme. Kriegsmaterialherstellung und -ausfuhr ist ein wachsender Wirtschaftszweig für die Schweiz, und ich gehe davon aus, dass dieser in Zeiten der Krise tendenziell weiter wächst. Trotzdem ganz kurz die Relation: Es geht nur - nur! - um 0,33 Prozent des Schweizer Exportvolumens.
Wasser und Nahrung werden zu immer knapperen Gütern. Globale Verteilkämpfe zwischen Staaten, zwischen Bevölkerungsgruppen und allenfalls Kriege werden die Folge sein, und das dazu benötigte Kriegsmaterial muss irgendwo hergestellt werden, z. B. in der Schweiz, z. B. mit Hilfe der eben gestern erweiterten Exportrisikogarantie - mit Ihrem Segen versehen. Das ist die eine Geschichte; die andere Geschichte zeigt sich als Folge in den Migrationsbewegungen, weil nicht nur Wasser und Nahrung fehlen, sondern ein Krieg auch den Wohnraum und die Lebensgrundlagen der Bevölkerung zerstört. Auch mit einem Schengen-Aussenraum können Sie Migrationsströme nicht aufhalten, nicht in Anbetracht von Hunger, nicht in Anbetracht von Durst und Kriegsnot. Die steigende Anzahl von "sans papiers" mag ein erstes Anzeichen sein, was global an Migrationsbewegungen auf uns zukommen wird.
Das Geschäftsmodell der Kriegsmaterialherstellung, des Kriegsmaterial-Exports und im schlimmsten Fall noch dessen Versicherung über eine Exportrisikogarantie, dieses Geschäftsmodell - also Kriegsprofit mit Folgekosten - halten wir Grünen für ein völlig verfehltes Geschäftsmodell für die Schweiz. Wir wollen Kriegstreiberei nicht unterstützen. Wir wollen eine Wirtschaft, die dem Wohle der Menschen dient, auch im Bereich des Exports. Wenn wir jetzt mit der erweiterten Exportrisikogarantie den Export stützen, müssen wir zu dieser Initiative klar Ja sagen, im Wissen darum, dass damit zwar der Export, aber ganz sicher nicht der Export von Kriegsmaterial gestützt wird.
Noch ein ganz kurzes Wort zu meinem Vorredner Walter: Die 5000 gefährdeten Arbeitsplätze, von denen Sie gesprochen haben, sind nicht so gefährdet. Wenn Sie den
AB 2009 N 260 / BO 2009 N 260
Initiativtext im Detail durchstudieren, sehen Sie das. Es geht nämlich darum, dass für zehn Jahre Begleitmassnahmen gefordert werden, um genau diese Arbeitsplätze in gesellschaftlich und volkswirtschaftlich sinnvolle umzuwandeln.

Hutter Markus (RL, ZH): Die Gruppe für eine Schweiz ohne Armee setzt mit der Initiative "für ein Verbot von Kriegsmaterial-Exporten" ihre bekannte Taktik zur Armeeabschaffung auf Raten fort. Mit dem geforderten Exportverbot für Rüstungsgüter und besondere militärische Güter gefährden die Initianten - wir haben es bereits gehört - Tausende von Arbeitsplätzen in der Schweiz. Es ist doch äusserst erstaunlich und auch aufschlussreich, dass dieselben links-grünen Kreise, die gleiche SP und die gleiche Grüne Partei, die gestern unter allen Titeln neue milliardenschwere Konjunkturprogramme gefordert haben, heute leichtsinnig Tausende von Arbeitsplätzen auf dem Werkplatz Schweiz opfern wollen.
Der Bundesrat spricht von 5100 gefährdeten Arbeitsplätzen. Berücksichtigt man aber die unvermeidlichen Auswirkungen auf die Herstellung von und den Handel mit zivilen und Dual-Use-Gütern, kann sich diese Zahl ohne Weiteres verdoppeln. Die Annahme der Initiative würde das wirtschaftliche Ende der verbleibenden selbstständigen wehrtechnischen Schweizer Industrie bedeuten, denn diese ist zwingend auf Exportmöglichkeiten angewiesen. Der Heimmarkt ist klein und in den letzten Jahren sogar noch deutlich geschrumpft.
Die Initianten wollen auch die Ausfuhr von sogenannten besonderen militärischen Gütern verbieten. Das sind Güter, die für militärische Zwecke konzipiert wurden, aber weder Waffen noch sonstige Mittel zur Kriegsführung sind. Obwohl ursprünglich für militärische Zwecke konzipiert, finden viele dieser Produkte auch bei der Polizei oder im Zivilen Verwendung - zum Beispiel Schutzkleidung für den Personenschutz, Chiffriergeräte für die Datenübermittlung, Wärmebildgeräte für die Verbrechensbekämpfung oder Vermessungsgeräte für den Strassenbau. Im Falle einer Annahme der GSoA-Initiative müssten zahlreiche hochspezialisierte Schweizer Unternehmen aus der Maschinen-, Chemie- und Elektroindustrie sowie unzählige Zulieferbetriebe schliessen oder die Produktesparten aufgeben und ihre Betriebe restrukturieren.
Die Initiative ist schon deshalb abzulehnen, weil das geltende strenge Schweizer Recht im Bereich der Rüstungsexporte umfassend ist und sich in der Praxis bewährt hat. Die für die Belange der Rüstungsausfuhren geltende Gesetzgebung trägt den aussenpolitischen, sicherheitspolitischen und wirtschaftlichen Interessen der Schweiz in ausgewogener Art und Weise Rechnung. Sie genügt einem hohen ethischen Standard und entspricht den westlichen Massstäben. Sie ermöglicht den Schweizer Behörden, jedes Ausfuhrgesuch individuell, das heisst länder- und materialspezifisch, aber nach klaren Kriterien zu beurteilen.
Die Initianten stellen den durch das Ausfuhrverbot betroffenen Regionen und Mitarbeitern eine staatliche Unterstützung während zehn Jahren in Aussicht; Kostenschätzung: 532 Millionen Franken. Eine solche Umstrukturierungspolitik ist falsch, denn staatlich subventionierte Betriebe würden funktionierende Märkte und Arbeitsplätze von Schweizer Firmen, die in anderen Branchen tätig sind, vernichten. Wenn eine Bundesratspartei wie die SP mit Steuergeldern Arbeitsplätze zwangskonvertieren will und gleichzeitig nach staatlichen Konjunkturprogrammen schreit, so desavouiert sie ihre Wirtschaftspolitik gleich selber. Das, Kollege Widmer, ist Doppelbödigkeit. Auf dem Werkplatz Schweiz gerade jetzt Arbeitsplätze aufs Spiel zu setzen ist verantwortungslos.
Darum ist die GSoA-Exportverbots-Initiative zur Ablehnung zu empfehlen.

Lang Josef (G, ZG): Herr Hutter, Sie haben, wie schon in der "NZZ", jetzt wieder spezifische Güter aufgezählt. Im Rahmen einer Antwort habe ich in der gleichen "NZZ" ausgeführt, dass die Güter, die Sie erwähnen, nicht unter unsere Initiative fallen. Wann nehmen Sie zur Kenntnis, dass nur Güter unter die Initiative fallen, die für spezifisch militärische und nur militärische Zwecke konfiguriert oder verändert wurden und in der gleichen Ausführung für den zivilen Bereich keinen Sinn machen?

Hutter Markus (RL, ZH): Herr Kollege Lang, diese entsprechenden Güter, die Sie jetzt so schnell wieder als vom Anliegen der Initiative absolut nicht betroffen erklären wollen, sind ursprünglich für militärische Zwecke konzipiert, werden aber heute natürlich zivil verwendet. Ich erinnere daran, dass zum Beispiel unser globales Satellitensystem auch militärischen Ursprungs ist. Ich sage nicht, das falle dann auch unter das Verbot, das die Initiative verlangt. Ich möchte darauf hinweisen, dass solche Abgrenzungen äusserst, äusserst schwierig sind und Sie und Ihre Initianten bisher immer bewiesen haben, dass Sie dann eine Auslegung verlangen, welche eben die Produktion dieser Güter in der Schweiz verhindert.

Carobbio Guscetti Marina (S, TI): Malgrado lo statuto di Paese neutrale, la Svizzera ha purtroppo un ruolo importante nel commercio d'armi. Nel solo 2005 72 Stati hanno ricevuto materiale da guerra dalla Svizzera. Oggi le esportazioni di armi svizzere servono alla pretestuosa guerra al terrorismo, ma non solo: le armi svizzere le ricevono regolarmente anche Paesi in via di sviluppo e regioni che vivono situazioni di crisi. Così facendo, la Svizzera affossa la sua politica di sviluppo di promozione della pace.
L'iniziativa popolare chiede dunque il divieto di esportare materiale bellico, proprio perché la Svizzera non dipende economicamente dalle esportazioni di armi e dovrebbe incoraggiare la riconversione delle industrie che le fabbricano, cioè la riconversione della produzione bellica verso la produzione a uso civile. Questo argomento economico oggi non può quindi essere addotto - come invece è stato fatto in molti interventi da coloro che sono contrari all'iniziativa - per indicare la ragione per la quale ci si oppone a questa iniziativa. Ma nemmeno possono esserci ragioni pretestuose di sicurezza per la Svizzera, come addirittura ho sentito affermare oggi da alcuni di voi. L'iniziativa, lo sapete, anche se non volete parlarne, prevede delle misure di accompagnamento, con le quali la Confederazione dovrà sostenere le regioni e gli impiegati che saranno colpiti dal divieto di esportazione.
Mi preme, però, sottolineare l'aspetto seguente: il fatto che la Svizzera, per il tramite delle esportazioni di armi, colpisce e intacca i diritti di molte persone, in particolare i diritti delle donne - qualcuno oggi questo lo ha già fatto notare. Secondo Amnesty International, negli Stati Uniti il rischio per le donne di morire a seguito di un atto di violenza aumenta del 272 per cento, quando in casa vi è un'arma da fuoco. In altri Paesi, le cifre probabilmente sarebbero dello stesso ordine di grandezza. Proibire le esportazioni di armi da fuoco è sicuramente una questione etica, ma anche una questione di responsabilità.
Verantwortung und Ethik gegen Gewalt - das bedeutet das Waffenexportverbot. Es ist aber auch ein zusätzlicher Schritt für die Frauen- und Kinderrechte. Im Jahre 2000 wurde die Uno-Sicherheitsresolution für Frauen, Frieden und Sicherheit einstimmig verabschiedet. Sie ist somit in der Geschichte der Uno die erste Sicherheitsresolution, die ausdrücklich die Auswirkungen von bewaffneten Konflikten auf Mädchen und Frauen benennt. Bei uns ist auch das Bundesgesetz über Massnahmen zur zivilen Friedensförderung und Stärkung der Menschenrechte in Kraft, das die formelle gesetzliche Grundlage für Aktivitäten im Bereich der zivilen Konfliktbearbeitung geschaffen hat. Ich bewerte es als positiv, dass das Bewusstsein für die Bedeutung von Gender in der zivilen Konfliktbearbeitung zugenommen hat. Unverständlich ist dabei, dass trotz dieser Resolutionen und gesetzlichen Massnahmen gleichzeitig Kriegsmaterial an Staaten wie Saudi-Arabien, die systematisch Frauenrechte missachten, geliefert wird.
Ein Blick auf die Gewaltkonflikte unserer Zeit ergibt eine ernüchternde Bilanz. Vergewaltigung und andere Formen sexueller Gewalt gegen Mädchen und Frauen unter vorgehaltener Waffe sind ein systematisches Gewaltinstrument in
AB 2009 N 261 / BO 2009 N 261
allen bewaffneten Konflikten, wie z. B. in Rwanda, Kroatien und Bosnien. Mädchen und Frauen bleiben genderspezifischer Gewalt in Flüchtlingslagern ausgesetzt und werden zur Prostitution gezwungen. In traumatisierten Nachkriegsgesellschaften kommen Kleinwaffen auch bei privaten Gewalttaten zum Einsatz. Die Waffen gehören immer mehr zum Alltag der Menschen in vielen Regionen dieser Welt. Ihr Gebrauch wird in vielen Gesellschaften zur unkontrollierbaren Normalität.
Die Initiative "für ein Verbot von Kriegsmaterial-Exporten" setzt ein starkes Zeichen dafür, dass Mädchen, Frauen und Kinder keiner sexuellen Gewalt mehr durch Gebrauch von schweizerischen Waffen ausgesetzt werden. Das Verbot von Kriegsmaterial-Exporten kann auch eine Chance für einen Wandel in Richtung einer nachhaltigen Wirtschaft sein.

Teuscher Franziska (G, BE): Waffen werden hergestellt, um zu töten. Wenn die Schweiz Waffenexporte erlaubt, so unterstützt sie indirekt das Unheil, das mit ihnen angerichtet wird. Dessen müssen wir uns bei der heutigen Debatte bewusst sein. Die neutrale Schweiz macht sich mit ihren Kriegsmaterial-Exporten mitschuldig an unzähligen bewaffneten Konflikten. Das kümmert aber die offizielle Schweiz wenig. Die Schweizer Rüstungsindustrie will Waffen verkaufen, daher handelt sie mit vielen Staaten.
Der grösste Abnehmer der Schweizer Rüstungsindustrie, wir haben es mehrmals in der Debatte gehört, ist Pakistan. Wenn die Schweiz nach Pakistan Waffen verkauft, ist dies nicht indirekte Unterstützung, sondern aktive Zusammenarbeit mit einem der schlimmsten und gefährlichsten Staaten der Welt. Unmöglich können wir den Export von Waffen in einen solch unsicheren Staat gutheissen. Denn es ist offensichtlich, dass letztendlich die Zivilbevölkerung darunter leidet. Wer etwas anderes behauptet, ist ein Heuchler.
Wollen wir die humanitäre Tradition der Schweiz wahren, dann müssen wir unsere Verantwortung wahrnehmen. Waffenexporte gehören verboten, daher beantrage ich Ihnen, die Volksinitiative "für ein Verbot von Kriegsmaterial-Exporten" zu unterstützen. Unser Image ist ohnehin mehr als angekratzt, wenn wir in einem Jahr 720 Millionen Franken aus Waffenexporten einnehmen und gleichzeitig bei der humanitären Hilfe knausern. Da stellt sich mir tatsächlich die Frage, warum die Schweiz überhaupt noch als Staat mit einer humanitären Tradition angesehen wird.
Klar, jene Staaten, die Waffen kaufen wollen, werden diese andernorts kaufen, wenn sie das nicht mehr in der Schweiz tun können. Aber es geht hier auch um einen Schritt in die richtige Richtung, was unsere Glaubwürdigkeit bezüglich unseres friedenspolitischen Engagements betrifft. Es kann nicht sein, dass uns die Menschenrechtslage erst dann interessiert, wenn unser Image auf dem Spiel steht. Ist dies der Fall, so ist unser Image nur eine Fassade und deren Aufrechterhaltung somit eine Frage der Zeit. Zu zeigen, dass wir es trotz wirtschaftlich turbulenten Zeiten nicht nötig haben, mit schmutzigen Waffenexporten Profit zu machen, ist ein starkes Zeichen für Frieden und Abrüstung.
Waffen sind und bleiben ein reines Tötungsinstrument. In ihrem Visier sind oft Unschuldige, Zivilbevölkerung, Frauen und Kinder. Kriegsmaterial-Exporte sind deshalb unvereinbar mit der humanitären Tradition der Schweiz und stehen im Widerspruch zu allen entwicklungspolitischen und friedenspolitischen Bemühungen.
Empfehlen wir deshalb heute alle beherzt die Initiative "für ein Verbot von Kriegsmaterial-Exporten" zur Annahme!

Schlüer Ulrich (V, ZH): Wir werden den Dingen sicher nicht gerecht, wenn wir uns jetzt weiter in Zahlen ergehen, mit Arbeitsplätzen argumentieren usw. Wir stellen einfach fest: Diejenigen, die diese Initiative ergriffen haben, nehmen für sich eine bessere Moral in Anspruch, als sie sie jenen zugestehen, die der Auffassung sind, man müsse auch etwas tun, damit dieses Land seine Sicherheit bewahren kann. Es geht um die Armee, denn die Armee braucht Bewaffnung, sonst ist sie keine Armee. Was unsere Armee betrifft, sind wir der Auffassung, dass sie einen Teil der Bewaffnung, einen geringen Teil wenigstens, aus dem eigenen Land beziehen muss, und das kann sie nur, wenn diejenigen, die hier Waffen produzieren, auch Exporte tätigen können.
Nun, diese Feststellung wird niemanden bekehren, der mit Feuer und Flamme für diese Initiative eintritt. Aber es gibt ja auch noch andere in diesem Saal, die an sich für eine eigene Armee eintreten, diese Initiative aber trotzdem unterstützen. Da stellen sich dann doch ein paar grundsätzliche Fragen: Was ist der Grund, dass die Schweiz auf der Grundlage ihrer bewaffneten Neutralität international eine humanitäre Mission erfüllen kann? Der Grund ist, dass sich die Schweiz konsequent darauf konzentriert hat, allein eine Verteidigungsarmee zu halten, dass sie gegen niemanden je irgendwelche Aggressionen oder irgendwelche böswilligen Absichten äussert oder umzusetzen versucht. Das ist ihre Glaubwürdigkeit, und darum gehört die Bewaffnung zur Neutralität. Einfach nichts zu haben macht ein Land noch lange nicht glaubwürdig in der Welt.
Es geht doch nicht um Geräte, es geht um diejenigen, die hinter den Geräten stehen. Diese haben den Entscheid getroffen, dass wir keine Aggressionsarmee, sondern eine reine Defensivarmee wollen. Und da stellt sich nun die Frage, woher wir die Waffen bekämen, wenn wir uns gegen eine eigene Waffenproduktion entscheiden würden. Da müssten andere als Exporteure unmoralisch werden, damit sich hier einige als moralisch inszenieren können. Herr Widmer, ich muss Ihnen sagen: Das ist doch auch einigermassen grotesk, wenn Sie solches hier verlangen. Ich habe fast den Eindruck, dass Sie es mit Ihren Ausführungen in einem eventuellen Wettbewerb um die groteskeste Argumentation auch noch auf einen Podestplatz schaffen könnten.
Wenn hier gesagt wird, Waffen seien allein zum Töten da, dann öffnen Sie doch bitte einmal die Augen! In der Schweiz sind doch die allermeisten Waffen, die wir uns um der Sicherheit dieses Landes willen beschafft haben, schlussendlich verschrottet worden, weil sie die Sicherheit garantieren konnten, ohne dass sie eingesetzt werden mussten. Das ist doch das Geheimnis der schweizerischen Sicherheitspolitik.
Was ist unser elementares schweizerisches Interesse im Zusammenhang mit der Waffenproduktion? Unser elementares Interesse ist es, dass wir wenigstens eine minimale Eigenversorgung mit Waffen garantieren können, damit wir nicht zu einem Land mit bloss noch virtueller Armee absinken, das selbst nichts mehr von dem produzieren kann, was die Armee braucht. Wer im Notfall für Waffen anstehen muss, wer anstehen muss, um irgendwo in der Welt noch irgendetwas zu bekommen, der kann der Bevölkerung keine Sicherheit gewährleisten. Das ist das entscheidende Faktum. Er kann nicht einmal denen Sicherheit gewährleisten, die sich darauf verlassen, dass andere in diesem Land ihnen Sicherheit garantieren, was es ihnen dann erlaubt, gegen diejenigen, die ihnen Sicherheit garantieren, zu polemisieren. Aber das hat vielleicht auch wieder mit Moral zu tun.
Ich bitte Sie, diese Initiative zur Ablehnung zu empfehlen.

Widmer Hans (S, LU): Herr Kollega Schlüer, abgesehen davon, dass es mich interessiert, welches Podest Sie gemeint haben, möchte ich Sie fragen: Zu wie viel Prozent verfügt die Schweizer Armee über Waffen, die im eigenen Land hergestellt wurden?

Schlüer Ulrich (V, ZH): Ich danke für diese Frage: Über viel zu wenig!

Daguet André (S, BE): Es ist in dieser langen Debatte ja schon sehr viel gesagt worden. Ich möchte jetzt nicht mehr über das Grundsätzliche referieren, sondern nur nochmals zusammenfassend feststellen: Es gibt Handlungsbedarf, und unsere Rüstungsexportpolitik ist seit Jahrzehnten unglaubwürdig.
Ich bin schon lange Bürger dieser Erde und kann mich an sehr viele Skandale erinnern. Schon in meiner Jugendzeit gab es welche, dann kam der Bührle-Skandal usw. Immer hat man gesagt: Jetzt wird man die Kriegsmaterial-Exporte gesetzlich einschränken und als Voraussetzung festlegen,
AB 2009 N 262 / BO 2009 N 262
dass keine Waffen in Konfliktregionen geliefert werden dürfen und dass keine Waffen in Regionen geliefert werden dürfen, wo die Menschenrechte mit Füssen getreten werden. Aber immer wieder gibt es Fälle, die zeigen, dass die Politik betreffend Kriegsmaterial-Exporte überhaupt nicht so ausgestaltet ist, wie die Befürworter behaupten. Deshalb stelle ich hier Handlungsbedarf fest, deshalb ist das Rüstungsexportgeschäft politisch nicht mehr haltbar, ist es unglaubwürdig und nicht vertretbar. Deshalb braucht es diese Initiative.
Aber wozu ich mich äussern will, ist die Frage der wirtschaftlichen Bedeutung dieser Initiative. Auch dazu wurde schon vieles gesagt. Übertreibungen wurden geäussert: Es wäre katastrophal, wie viele Betriebe schliessen müssten, es wäre katastrophal für die schweizerische Landesverteidigung, weil es keine eigene Wehrtechnik mehr gäbe usw. Es wurde alles dazu gesagt, auch vonseiten der Kommissionssprecher. Wilde Zahlen werden herumgeboten, man spricht von 10 000 bis 15 000 Arbeitsplätzen, die eingehen würden, von Betrieben, die geschlossen werden müssten usw. Vor allem wird das Ganze mit einer Behauptung verknüpft, gegen die ich hier ganz klar antreten möchte: Es wird immer wieder behauptet, die sogenannten Dual-Use-Güter, also die Güter, bei denen eine militärische und eine zivile Nutzung möglich ist, würden unter die Exportverbots-Initiative fallen, deshalb seien die Auswirkungen dieser Initiative für die schweizerische Wirtschaft so verheerend. Dazu muss ich Ihnen klipp und klar sagen: Dieser Initiative - im Unterschied zur Volksinitiative, die 1997 zur Abstimmung kam und verworfen wurde - sind die Dual-Use-Güter nicht unterstellt. Deshalb ist dieses Argument absolut falsch.
Was sind jetzt aber realistisch gesehen die wirtschaftlichen Auswirkungen? Der Bundesrat sagt in seiner Botschaft, gestützt auf eine Studie des BAK, des Basler Instituts für Konjunkturforschung, die im Auftrag des Seco gemacht worden ist: "Die volkswirtschaftlichen Auswirkungen einer Annahme der Initiative dürften gesamtschweizerisch relativ moderat ausfallen." Das ist eine Feststellung des schweizerischen Bundesrates. Da können Sie doch nicht kommen und behaupten, die Auswirkungen seien verheerend! Was auch stimmt - es steht auch in der Botschaft des Bundesrates -, ist, dass einige Regionen überdurchschnittlich stark betroffen sind. Es werden fünf Kantone namentlich aufgezählt: Nidwalden, Zürich, Thurgau, Bern und Luzern. Das ist auch wahr. Es wird auch dargelegt, wie viele Arbeitsplätze direkt oder indirekt betroffen sind. Die Studie spricht von 5000 betroffenen Beschäftigten. Auch das ist eine realistische Beurteilung.
Jetzt sage ich Ihnen als Gewerkschafter: Klar müssen wir den Verlust von Arbeitsplätzen in der Folge der Annahme der Initiative sehr ernst nehmen. Deshalb - und das ist das Kernstück der Initiative - sagt die Initiative: Es gibt eine Unterstützungspflicht des Bundes für die Dauer von zehn Jahren gegenüber den betroffenen Regionen und Beschäftigten. Ich sage Ihnen: Es braucht eine aktive Konversionspolitik vonseiten des Bundes für die kommenden zehn Jahre, damit dieser Umbau vom militärischen zum zivilen Sektor stattfinden kann. Dafür nehme ich jetzt als gutes Beispiel den Technologiekonzern Ruag. Dieser Technologiekonzern, seit 1999 tätig, produzierte damals noch 86 Prozent für die Schweizer Armee, und der Anteil der zivilen Produktion lag bei lediglich 7 Prozent. Inzwischen liegt dieser Anteil bereits bei 50 Prozent, und das innerhalb von zehn Jahren. Das ist der Weg. Und den müssen wir gehen. Deshalb brauchen wir ein aktives Engagement des Bundes für diese Konversion, vor allem auch im Sinne des ökologischen Umbaus. Das ist realistisch, zwar nicht einfach, aber mit gutem politischem Willen machbar.

Miesch Christian (V, BL): Kollege Daguet, meines Wissens untersteht die Ruag dem Gesamtarbeitsvertrag gemäss Eignerstrategie. Ist das richtig? Wie können Sie es mit Ihrem Gewissen vereinbaren, solche Leute, diese Arbeiterschaft, zu vertreten? Werden Sie diesen Vertrag nach Ablehnung der Initiative kündigen?

Daguet André (S, BE): Nein, lieber Herr Miesch, jetzt muss ich Ihnen sagen, dass die Ruag dem Gesamtarbeitsvertrag der Schweizer Maschinenindustrie untersteht, das heisst, in diesem Vertrag regeln wir die Arbeitsbedingungen, die weiterhin gelten. Ich habe gesagt, dass der Technologiekonzern Ruag das beste Beispiel der Konversion vom militärischen zum zivilen Sektor sei. Diesen Weg werden wir weitergehen, und deshalb braucht es eine aktive Konversionspolitik, davon bin ich überzeugt. Wir können zu diesem Vertrag stehen; er wird selbstverständlich in Kraft bleiben und weiterhin die Bedingungen in diesem Betrieb definieren.

Schwander Pirmin (V, SZ): Auch wenn der Bundesrat die volkswirtschaftliche Bedeutung und damit die Konsequenzen einer Annahme der Initiative als moderat beurteilt, so sind unseres Erachtens die vielfältigen Industrieverflechtungen in unserem Land nicht so einfach zu bewerten. Diese Einschätzung teilt letztlich auch das Initiativkomitee. Denn es will in den Übergangsbestimmungen eine Unterstützungspflicht des Bundes während zehn Jahren zugunsten der von den Verboten betroffenen Regionen und Beschäftigten. Entweder scheint dem Initiativkomitee die gesamtwirtschaftliche Auswirkung der Initiative doch mehr als moderat zu sein, oder die Übergangsbestimmungen sind eine Art Lockvogel für all jene, welche inhaltlich der Initiative zustimmen möchten, sie aber aus Angst, den Job zu verlieren, trotzdem ablehnen.
Wenn der Bundesrat schreibt, die Annahme der Initiative gefährde die heimische Rüstungsindustrie und damit die Sicherheit der Schweiz, dann erachten wir die volkswirtschaftlichen Konsequenzen dieser Initiative nicht als moderat, sondern als fundamental. Denn bisher wurde immer wieder darauf hingewiesen, dass auch Sicherheitsaspekte im umfassenden Sinne von grösster Bedeutung für den Finanz- und Werkplatz Schweiz seien. Zu diesen Sicherheitsaspekten gehört unter anderem auch, dass die Schweizer Armee trotz Auslandabhängigkeit im Rüstungsbereich auf einer gewissen Autonomie unseres Landes basieren kann. Deshalb erwartet der Bundesrat in seiner Eignerstrategie 2007-2011 von der Ruag erstens die Ausrichtung der Tätigkeiten auf die Instandhaltung, Kampfwerterhaltung, Kampfwertsteigerung und Entsorgung von Waffensystemen, Geräten und Munition der Armee. Zweitens erwartet er die Fähigkeit rascher Anpassung eingekaufter Systeme zur Gewährleistung der Systembereitschaft. Drittens erwartet der Bundesrat die Aufrechterhaltung einer ausreichenden und flexiblen Produktionsfähigkeit für ausgewählte Munitionssorten. Viertens erwartet der Bundesrat den Ausbau der militärischen und zivilen Marktleistungen zur breiteren Abstützung der Kerntätigkeiten der Armee.
Wenn diese sicherheitspolitischen Ziele verfolgt werden sollen, müssen die entsprechenden Betriebe in unserem Land auch die Möglichkeit haben, ihre Produkte zu exportieren. Diese Betriebe müssen sich mit Leistungen am Markt behaupten können und nicht mit Strukturerhaltungsbeiträgen des Bundes. Eine weitere Einschränkung oder gar das Verbot des Kriegsmaterial-Exports würde alle sicherheitspolitischen Aspekte infrage stellen. Es wäre daher unseres Erachtens ehrlicher, in der Öffentlichkeit über die Notwendigkeit oder die Nichtnotwendigkeit der Armee zu diskutieren, wenn wir über diese Initiative debattieren.
Wenn das Initiativkomitee im Zusammenhang mit den Kriegen in Afghanistan und Irak die Rüstungsgeschäfte mit den USA und ihren europäischen Verbündeten kritisiert und gar als moralisch verwerflich erachtet, begreife ich nicht, weshalb die gleichen Kreise bilaterale Verträge mit diesen Staaten befürworten. Oder wo setzen wir die Grenzen bei der Zusammenarbeit mit Unrechtsregimes, zum Beispiel in der Entwicklungshilfe? Müssten wir nicht ein generelles Verbot von Exporten in all jene Länder erlassen, welche die Menschenrechte mit Füssen treten? All diese Fragen müssen wir stellen, wenn wir über Ethik und Moral diskutieren, nicht nur bei dieser Initiative.
Ich bitte Sie, die Initiative zur Ablehnung zu empfehlen.
AB 2009 N 263 / BO 2009 N 263

Prelicz-Huber Katharina (G, ZH): Immer wieder wird das Argument gegen die Initiative vorgebracht, der Export sei restriktiver geworden. Bloss sprechen die Zahlen eine deutlich andere Sprache. Zwei, drei Zahlen zu den Kriegsmaterialausfuhren zwischen 1995 und 2008: 1995 war der Export bei rund 140 Millionen Franken; dann stieg er ständig an, bis 2004 ein Zwischenhöchststand von etwa 400 Millionen erreicht wurde; 2005 sank er dann wieder ein bisschen auf 260 Millionen und stieg dann 2007 gleich wieder auf 460 Millionen an. Im Jahr 2008 stieg er dann auf den absoluten Höchststand von sage und schreibe 720 Millionen Franken. Also nichts von restriktiver Handhabung der Ausfuhr.
Auch hat leider keine Verschärfung der Gesetzgebung stattgefunden, obwohl verschiedene Vorstösse vorhanden waren, die aber immer wieder abgeschmettert wurden. Der Bundesrat hat dann zwar eine sogenannte Präzisierung der Ausfuhrkriterien in der Verordnung beschlossen, die sogar gut tönt. Da heisst es doch: Künftig soll es keine Ausfuhren mehr in Länder geben, die sich in internen oder internationalen bewaffneten Konflikten befinden oder Menschenrechte systematisch und schwerwiegend verletzen. Leider hat dann Frau Bundesrätin Leuthard das Ganze gerade wieder relativiert und in der Medienkonferenz vom letzten August gesagt, das sei keine Verschärfung, es werde alles beim Alten bleiben. So zeigt sich das denn auch in der realen Praxis.
Der Sündenfall Pilatus Porter, das haben wir verschiedentlich gehört, ist genau ein solches Flugzeug, das zwar unbewaffnet geliefert wird, aber im Bestimmungsland dann immer wieder umgerüstet wird. Wir haben Beispiele in Mexiko, in Guatemala, in Burma, in Irak und das neueste von 2008 in Tschad. Nach dem Fall in Tschad hiess es dann wieder, das Güterkontrollgesetz werde angepasst. Aber nach massivem Lobbying wurde die Formulierung wieder abgeschwächt. Dieses Parlament lehnte es im letzten Dezember auch ab, den Pilatus Porter unter das strengere Kriegsmaterialgesetz zu stellen.
Die Schweiz liefert weiterhin in Krisenregionen und in Regionen, in denen Menschenrechte massiv verletzt werden. Das ist auch schon von der GPK gerügt worden. Aber auch das hindert die Schweiz nicht daran, munter weiterzumachen. Pakistan beispielsweise: Im Jahr 2000 waren wir noch bei Rüstungsexporten im Wert von etwa 100 000 Franken; im Jahr 2008, hören Sie bitte zu, waren es Exporte für rund 110 Millionen Franken, obwohl Pakistan zu den gefährlichsten Ländern zählt. Für Saudi-Arabien waren es im Jahr 2000 noch Rüstungsexporte im Wert von 300 000 Franken; im Jahr 2008 waren es solche im Wert von 32 Millionen Franken.
Ohne ein rigoroses Verbot ist die Waffenproduktion leider nicht zu stoppen. Der Bundesrat und das Parlament weigern sich immer wieder, das Gesetz auch nur minimal zu verschärfen. Wir unterstützen anscheinend lieber abscheuliches Verhalten, Krieg und grosses Leid unter den Menschen, statt dieses zu lindern.
Die Ruag und die Pilatus-Werke haben ja bereits heute, das hat Herr Daguet schön ausgeführt, einen grossen zivilen Bereich; diesen gilt es auszubauen, nicht die Waffenproduktion. Damit würden auch die Arbeitsplätze nicht verlorengehen, wie jetzt immer wieder kolportiert worden ist. Es gibt verschiedenste Studien, die sehr deutlich zeigen, dass sich mit den Mitteln, die ein Rüstungsarbeitsplatz kostet, sieben zivile Arbeitsplätze generieren lassen.
Sagen wir also deutlich Ja zu einem Verbot weiterer Kriegsmaterial-Exporte, denn nicht jeder Wirtschaftszweig ist förderungswürdig; sicher nicht förderungswürdig sind diejenigen, die Menschen töten. Wir wollen eine Wirtschaft, die Menschen unterstützt.

Wasserfallen Christian (RL, BE): Frau Kollegin Prelicz-Huber, Sie haben einige Länder genannt: Saudi-Arabien, Pakistan. Können Sie mir schildern, ob diese bei Waffengeschäften mit der Schweiz die gemachten Vereinbarungen eingehalten haben oder nicht? Welche Waffengattungen wurden an Pakistan und Saudi-Arabien geliefert und zu welchem Zweck?

Prelicz-Huber Katharina (G, ZH): Wenn es, wie ich vorher zitiert habe, tatsächlich heissen würde, dass keine Ausfuhren in Länder mit internen oder internationalen bewaffneten Konflikten und in Länder stattfinden dürfen, welche die Menschenrechte verletzen, ist die Antwort eigentlich sehr klar: Beide Länder tun das, Pakistan rüstet sogar mit dem Atomprogramm auf; eigentlich ist alles klar.

Amstutz Adrian (V, BE): Frau Kollegin, Sie haben den Pilatus Porter als Kriegsflugzeug angeprangert. Wissen Sie, dass gerade dieser Flugzeugtyp im zivilen Bereich - und notabene auch im humanitären Bereich - überall wertvolle Dienste leistet?

Prelicz-Huber Katharina (G, ZH): Wenn der Pilatus Porter tatsächlich nur zivil gebraucht würde, hätte ich nichts dagegen. Ich habe Ihnen verschiedenste Fälle aufgezählt. Das ist ja das Problematische am Pilatus Porter: Es ist derart einfach, ihn am Bestimmungsort umzuwandeln ... (Zwischenruf Wasserfallen: Der Pilatus Porter steht nicht infrage, sondern der PC-7!) Die Pilatus-Flugzeuge können grundsätzlich umgerüstet werden, es gibt verschiedenste solcher Fälle; Sie können diese Flugzeuge vor Ort dann auch anschauen.

Lumengo Ricardo (S, BE): Je crois que tout a été dit concernant les conséquences sur la sécurité intérieure de la Suisse ainsi qu'à propos des places de travail. Néanmoins, concernant celles-ci, je voudrais préciser quelque chose: mis à part le fait que l'initiative populaire prévoit quand même des mesures de reconversion et d'accompagnement, il faut souligner que, jour après jour, on nous annonce la suppression de postes de travail, et cela se produit dans le domaine privé! Il est donc totalement incompréhensible et étonnant qu'on insiste sur ces suppressions éventuelles de places de travail en cas d'acceptation de l'initiative.
Il faut aussi être conscient du fait qu'on parle ici de vies humaines, de la vie de milliers de personnes qui sont victimes du commerce d'armes que la Suisse entretient avec des dictatures d'Afrique, d'Asie, d'Amérique du Sud. Il convient de tenir compte de certaines règles morales dans tout cela! Il est scandaleux d'opposer à l'idée de l'initiative l'argument selon lequel son acceptation engendrerait des problèmes liés aux places de travail, sans tenir compte de tous les critères que je viens de mentionner. Il s'agit quand même ici de valeurs, de principes fondamentaux qui doivent être à la base d'un Etat ou d'une nation. Or maintenir un commerce d'armes avec un Etat, cela revient à soutenir la guerre, ce qui est contraire à ces principes fondamentaux-là. C'est aussi contraire à la neutralité de la Suisse.
Vendre des armes à des Etats comme, par exemple, le Botswana: Herr Nationalrat Malama, Sie haben über ethische Anforderungen gesprochen, was ich nicht nachvollziehen kann. Zwischen 2003 und 2005 hat die Schweiz Waffen im Gegenwert von ungefähr 93 Millionen Franken an Botswana geliefert. Sieht man dort ethische Anforderungen oder nicht?
Je crois qu'il y a nécessité ici d'incorporer dans la catégorie du matériel de guerre ces biens spéciaux, ces biens qui ont été construits pour d'autres buts qui ne sont pas des buts militaires et qui ne peuvent pas être classés dans la catégorie du matériel de guerre. En effet, il faut se poser la question de savoir comment on peut avoir un certain contrôle sur l'usage postérieur que les acquéreurs de ces biens en feront. On a parlé du cas des Pilatus et des transformations qui ont été effectuées après leur vente.
J'ai grandi dans un pays qui a été la proie de guerres civiles, l'Angola. On nous dit que des avions Pilatus ont été utilisés là-bas. Je sais très bien, surtout dans des zones de conflit, combien les personnes font preuve de sagacité, d'esprit d'invention, d'ingéniosité pour transformer ce qu'on appelle ici des biens spéciaux en matériel de guerre. C'est pour cette raison qu'il y a ici une certaine nécessité d'interdire l'exportation de ces armes, surtout pour les pays en voie de développement.
AB 2009 N 264 / BO 2009 N 264

Perrin Yvan (V, NE): Dans un monde idéal, les peuples vivraient en bonne harmonie. Nous en sommes, hélas! fort loin. Depuis toujours, l'homme s'ingénie à mettre au point des objets lui permettant de causer du tort à son voisin. Aussi haut qu'on remonte dans la préhistoire, on trouve toujours l'arme au côté de l'homme. D'instrument permettant de se nourrir puis de se défendre, l'arme devint le moyen d'attaquer. Il en va ainsi tout au long des siècles et il est à craindre que cette situation perdure. La propension de l'humain à combattre son semblable est donc une donnée de base avec laquelle il faut compter.
Il est juste de vouloir corriger cette situation, mais on ne saurait l'occulter. C'est toutefois ce que nous propose l'initiative populaire "pour l'interdiction d'exporter du matériel de guerre". La Suisse devrait montrer la voie sur le chemin de la paix universelle en renonçant aux exportations d'armes. Le but est louable, à n'en pas douter, mais ses effets sur un monde en perpétuels troubles ne seraient pas mesurables faute d'instruments suffisamment sensibles pour mesurer les effets précités. On peut lire à cet égard dans le message du Conseil fédéral qu'en 2006 les exportations d'armements de notre pays représentaient 0,7 pour cent des exportations mondiales d'armements (message, p. 6885). Si d'aventure nous devions disparaître, seuls nos concurrents s'en apercevraient; ce seraient eux qui récupéreraient cette modeste part.
Il en irait par contre tout autrement dans notre pays où les conséquences seraient de plusieurs ordres. Au niveau de l'armée tout d'abord, nous augmenterions gravement notre dépendance vis-à-vis de l'étranger, puisque nous ne serions plus à même de conserver le savoir-faire nécessaire au développement ou même simplement à la maintenance de nos systèmes. Le marché indigène est bien trop petit pour assurer la survie d'une industrie d'armement. Le maintien de nos compétences, la recherche, le développement dépendent dans une très large mesure, dans certains cas exclusivement, de notre capacité à exporter une partie de notre production.
Le marché du travail payerait naturellement le prix de cette interdiction. Les secteurs fortement tributaires des exportations ne manqueraient pas de souffrir terriblement et seraient à coup sûr contraints de supprimer des pans entiers de leurs activités industrielles faute de débouchés. Cela se traduirait naturellement par une hausse du chômage, particulièrement dans certaines régions fortement tributaires des commandes d'armements.
La recherche ferait également les frais d'une telle interdiction. Nous avons développé en Suisse une industrie de pointe renommée pour la qualité de ses produits. Dans un environnement concurrentiel, il est vital de pouvoir continuer à investir dans la recherche afin de garder la pole position. Il est évident que plus personne n'aurait l'idée d'investir dans un domaine susceptible d'aboutir au développement de produits invendables faute de débouchés.
On se souvient que nous avons débattu ici même il y a peu d'un projet similaire aux ambitions plus modestes puisqu'il ne touchait que les avions Pilatus. Durant le débat, les partisans avaient expliqué qu'une interdiction d'exportation constituerait une occasion unique de diriger l'industrie d'armement vers l'industrie civile. Ces deux pans constituent déjà les piliers des industries concernées. En effet, les applications militaires susceptibles de trouver des débouchés sur le marché civil sont déjà valorisées par les entreprises qui les ont développées. Les industriels ne nous ont pas attendus pour tirer le meilleur profit des technologies mises au point. La transition qu'on nous propose n'aurait donc que des effets très limités puisqu'elle est largement pratiquée dans la réalité. C'est même sans doute à un effet contre-productif qu'on aboutirait puisqu'il faudrait se passer de la recherche militaire utilisable au niveau civil. Une telle interdiction nuirait non seulement à l'industrie militaire, mais aussi dans certains cas à l'industrie civile dont le potentiel de recherche serait amoindri.
Les entreprises ne seraient pas les seules perdantes. Les collectivités publiques paieraient un lourd tribut au succès de cette initiative. Les bénéfices réalisés par les entreprises actives dans le secteur militaire constituent une source d'impôt non négligeable, source dont il faudrait se passer. La chose ne serait sans doute déjà pas facile en temps normal, mais elle le serait d'autant moins en période de crise.
Les initiants estiment avoir pris en compte cette situation en proposant un soutien d'une durée maximale de dix ans de la part de la Confédération aux régions touchées; louable intention certes, mais dont on mesure mal la portée.
Je ne me prononcerai pas pour les régions évoquées dans le message du Conseil fédéral, mais simplement pour le canton de Neuchâtel. Le rôle de l'industrie neuchâteloise en matière d'armement est sans doute négligeable à l'aune du monde, mais il est crucial dans une économie qui se remet lentement de la crise horlogère. Aux heures sombres, le marché militaire a permis le maintien de capacités de production et d'emplois souvent qualifiés. Il nous a été ainsi possible de préparer dans les meilleures conditions le retour d'une conjoncture favorable. Lorsque le marché s'est repris, nous étions prêts, cela grâce au soutien apporté par les exportations d'armement.
En résumé, cette initiative part d'un bon sentiment, mais semble démontrer l'adage qui veut que l'enfer soit pavé de bonnes intentions. Une interdiction unilatérale des exportations d'armes de la part de la Suisse n'aura aucun effet mesurable sur les affaires du monde; elle en aura au contraire sur les affaires de notre pays: menaces sur les industries, donc sur les places de travail, menaces sur la recherche. Tout cela fait décidément trop pour une légère amélioration cosmétique.
Je vous remercie de recommander le rejet de cette initiative.

van Singer Christian (G, VD): Monsieur Perrin, lorsqu'il s'agissait d'interdire la fabrication de mines antipersonnel, est-ce que vous avez tenu le même discours?

Perrin Yvan (V, NE): Vous me pardonnerez, mais je n'ai pas saisi le sens de votre question.

van Singer Christian (G, VD): Aujourd'hui, on parle d'interdire l'exportation des armes en général. Il y a quelques années, il s'est agi de cesser de produire, d'exporter, d'utiliser les mines antipersonnel. Aujourd'hui, ces mines sont heureusement interdites. Je vous pose la question suivante, Monsieur Perrin: lorsque le débat portait sur les mines antipersonnel, est-ce que vous teniez le même discours?

Perrin Yvan (V, NE): Je tenais le même discours et je ferai de même lorsque nous parlerons du consensus de Dublin, ce qui ne va pas tarder.

Engelberger Edi (RL, NW): Ich bitte Sie im Namen der FDP-Liberalen Fraktion, diese Volksinitiative der GSoA ganz klar abzulehnen.
Sie können es beschönigen, wie Sie wollen: Diese Initiative trifft die Rüstungsindustrie ins Herz und entzieht ihr die Existenzgrundlage. Aber auch einige Tausend Arbeitsplätze werden damit abgeschafft, wie wir das bereits gehört haben. Sie betrifft nicht nur das Kriegsmaterialgesetz, sondern auch das Güterkontrollgesetz, das 1996 neu für besondere militärische Güter geschaffen wurde und einem langjährigen Bedürfnis entsprach. Dieses Gesetz erntete Anerkennung und war ein Erfolg für die wehrtechnische Industrie. Das ist eine Industrie, zu der viele KMU und noch viel mehr Zulieferanten gehören und die auch zum Beispiel Simulatoren, Chiffriergeräte, Nachtsichtgeräte, Mowag-Fahrzeuge usw. herstellt und exportiert. Dazu gehören aber auch militärische und zivile Trainingsflugzeuge, wie sie in Stans seit 60 Jahren in den Pilatus-Flugzeugwerken entwickelt, erforscht, gebaut und exportiert werden, zusammen mit anderen zivilen Flugzeugtypen wie dem weltberühmten PC-12 und dem noch viel berühmteren Pilatus Porter, Frau Prelicz. Das sind Transportflugzeuge ziviler Art.
Meine Kolleginnen und Kollegen, vor allem Herr Lang: Das eine tun - Zivilflugzeuge - und das andere nicht lassen ist die Philosophie der Pilatus-Flugzeugwerke. Das ist aber auch die wissenschaftliche, die forschungstechnisch zentrale,
AB 2009 N 265 / BO 2009 N 265
aber auch die wirtschaftliche und finanzielle Basis zum Erfolg und zum Erhalt der Firma und zur Sicherstellung von mehr als 1250 Arbeitsplätzen in Stans, notabene beinahe 10 Prozent aller Arbeitsplätze in Nidwalden. Das sind viele junge Arbeitnehmer und Arbeitnehmerinnen mit Familie und Eigenheim - Spezialisten im Flugzeugbau, vom Flugzeugmaler über den Flugzeugspengler bis zum Flugzeugingenieur -, die nicht irgendwo eine Stelle finden. Es sind Leute, die aus Leidenschaft diesen Beruf in der Flugzeugwelt gewählt haben und die als Bürger auch in Zukunft ein Recht auf Arbeit und Existenz haben, und zwar im eigenen Land.
Wir wollen keine Auslagerung und Verlegung dieser Arbeitsplätze ins Ausland, was auch schon diskutiert wird - zwangsläufig, weil eben mit dieser Initiative das Vertrauen in diese Unternehmung als Lieferantin und als Partnerin sehr stark untergraben wird. Diese Initiative zerstört diese Existenz, die Existenz einer ganz verschworenen, hochmotivierten Belegschaft, aber auch der gesamten schweizerischen Rüstungsindustrie - nicht flächendeckend, aber in ganz speziellen Regionen, nämlich in jenen Regionen, die nicht auf der Sonnenseite stehen, was die Arbeitsplätze angeht, wie etwa, wie wir gehört haben, das Berner Oberland, Nidwalden, Obwalden, Uri, das Gebiet rund um Emmen usw. Das wollen wir auch heute nicht zulassen, wie schon 1997 nicht, als der Exportverhinderungs-Initiative mit 77,5 Prozent der Stimmen eine deutliche Abfuhr vom Schweizervolk erteilt wurde.
Empfehlen Sie die Initiative "für ein Verbot von Kriegsmaterial-Exporten" zur Ablehnung, und kämpfen Sie mit uns flächendeckend für den Erhalt von diesen Tausenden von Arbeitsplätzen! Damit vermeiden Sie auch die heuchlerische sogenannte beschränkte Unterstützungspflicht gemäss Artikel 197 Ziffer 8 (neu) der Bundesverfassung - Übergangsbestimmung zu Artikel 107a - von über einer halben Milliarde Franken zulasten von Bund und Kantonen und der Steuergelder unserer Bürgerinnen und Bürger. Das Güterkontrollgesetz untersteht klaren Richtlinien und einer restriktiven und strikten Bewilligungspraxis durch das Seco und den Bundesrat - eine Praxis, die nach innen und aussen Vertrauen schafft und die Unternehmen in der Schweiz zu verlässlichen Partnern macht. Diesen Ruf dürfen wir nicht aufs Spiel setzen, auch nicht für die anderen Bereiche unserer bewährten Exportpolitik.
Im Namen der FDP-Liberalen Fraktion beantrage ich Ihnen ein klares Nein für diese abermals unnötige Verhinderungs-Initiative.

Girod Bastien (G, ZH): Ich freue mich, in dieser Debatte heute Morgen das letzte Wort zu haben, und bitte Sie, diese Initiative zu unterstützen.
Das Prinzip der Neutralität verlangt, dass sich die Schweiz nicht an bewaffneten Konflikten zwischen anderen Staaten beteiligt. Mit Waffenexporten macht sie aber genau dies. Zwar argumentieren der Bundesrat und auch die Gegner der Initiative, dass Länder, die sich im Krieg befinden, nicht mit Waffen beliefert werden. Doch der Krieg beginnt schon früher, der Krieg beginnt bereits mit dem Import von Waffen. Die Schweiz kann nicht verhindern, dass Schweizer Kriegsmaterial später für Kriege verwendet wird. Heute exportiert die Schweiz Kriegsmaterial in Länder, welche sich potenziell gegenseitig bekämpfen, seien dies Indien und Pakistan zum Beispiel, aber auch in Länder wie Saudi-Arabien oder - im grossen Umfang - in die Vereinigten Arabischen Emirate. Dort besteht auch die Gefahr, dass diese Waffen zur Unterdrückung von Aufständen verwendet werden. Aber auch Waffenexporte in die USA führen dazu, dass Schweizer Rüstungs- und Kriegsmaterial in Kriegsherden wie Afghanistan oder Irak eingesetzt werden kann.
Ich hätte von den Gegnern gerne gehört, wie sie solche Exporte vertreten und wie sie diese Exporte mit der Neutralität vereinbaren. Stattdessen wurde immer wieder das Argument der Arbeitsplätze ins Feld geführt. Ich finde, ehrlich gesagt, in diesem Zusammenhang das Argument der Arbeitsplätze etwas geschmacklos. Es kann doch nicht mit dem Erhalt von Arbeitsplätzen der Export von Waffen legitimiert werden! Auch die Mafia sorgt für Arbeitsplätze. Sollen wir deshalb die Mafia nicht bekämpfen? Was ich damit sagen möchte, ist, dass Arbeitsplätze nicht jegliches Gewerbe legitimieren können; sie können auch nicht den Export von Kriegsmaterial legitimieren. Wichtig ist einfach - und das sieht ja die Initiative vor -, dass die Leute, die aufgrund der Initiative ihre bisherige Arbeitsstelle verlieren, mit einer Weiterbildung und Umschulung andere, sinnvollere Arbeitsplätze finden.
Was die Gegner jetzt natürlich versuchen werden, ist, im Abstimmungskampf dieses Argument der Arbeitsplätze aufzublasen. Hier sei nochmals wiederholt, dass im Unterschied zur Initiative, die 1997 verworfen wurde, diesmal Güter, welche sowohl zivil als auch militärisch genutzt werden können, nicht betroffen sind. Es sind nur Güter betroffen, welche ausschliesslich für militärische Zwecke konzipiert oder abgeändert wurden und welche zivil nicht genutzt werden können.
Schliesslich noch zum sicherheitspolitischen Argument, dass wir die Rüstungsindustrie für eine gewisse Eigenproduktion brauchen und deshalb auch einen gewissen Export haben müssen: Dazu ist einerseits zu sagen, dass die Eigenversorgung heute bereits sehr tief ist, anderseits ist sicherheitspolitisch auch ein anderes Argument in die Waagschale zu werfen. Indem wir nämlich Waffen exportieren, beteiligen wir uns indirekt auch an verschiedenen Konfliktherden, am "war on terror", und damit machen wir uns natürlich auch angreifbar. Mit diesen Waffen wird grosses Elend ausgelöst, und damit wird die Schweiz auch zur Zielscheibe für den internationalen Terrorismus. Deshalb bringt die Initiative auch sicherheitspolitisch einen Vorteil.
Kurzum, die Argumente gegen die Initiative sind nicht stichhaltig, und deshalb bleibt es dabei: Krieg beginnt mit dem Kauf von Kriegsmaterial, und die Schweiz sollte sich konsequent aus Kriegen heraushalten und deshalb auf Kriegsmaterial-Exporte verzichten.
Ich bitte Sie deshalb aus diesen Gründen, die Initiative der Bevölkerung und den Ständen zur Annahme zu empfehlen.

Die Beratung dieses Geschäftes wird unterbrochen
Le débat sur cet objet est interrompu



Schluss der Sitzung um 13.00 Uhr
La séance est levée à 13 h 00
AB 2009 N 266 / BO 2009 N 266



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