Nationalrat - Sommersession 2009 - Vierte Sitzung - 27.05.09-15h00
Conseil national - Session d'été 2009 - Quatrième séance - 27.05.09-15h00

08.3519
Motion Maury Pasquier Liliane.
Änderung
des Transplantationsgesetzes
Motion Maury Pasquier Liliane.
Modifier
la loi sur la transplantation
Einreichungsdatum 24.09.08
Date de dépôt 24.09.08
Ständerat/Conseil des Etats 18.12.08
Bericht SGK-NR 25.03.09
Rapport CSSS-CN 25.03.09
Nationalrat/Conseil national 27.05.09

Antrag der Mehrheit
Ablehnung der Motion

Antrag der Minderheit
(Fehr Jacqueline, Gilli, Goll, Parmelin, Rielle, Rossini, Schenker Silvia, Weber-Gobet)
Annahme der Motion

Proposition de la majorité
Rejeter la motion

Proposition de la minorité
(Fehr Jacqueline, Gilli, Goll, Parmelin, Rielle, Rossini, Schenker Silvia, Weber-Gobet)
Adopter la motion
AB 2009 N 906 / BO 2009 N 906

La présidente (Simoneschi-Cortesi Chiara, présidente): Vous avez reçu un rapport écrit de la commission.

Wehrli Reto (CEg, SZ), für die Kommission: Das, was die Motion verlangt, ist prima vista etwas Simples und durchaus Einleuchtendes, nämlich dass Grenzgänger mit einer Krankenversicherung in der Schweiz bei der Zuteilung von Organen gleich behandelt werden sollen wie Personen mit Wohnsitz in der Schweiz. Grenzgänger, so, wie wir den Terminus kennen, sind jene Ausländer, die ihren Wohnsitz in der ausländischen Grenzzone haben und innerhalb der benachbarten Schweizer Grenzzone erwerbstätig sind. Sie müssen wöchentlich mindestens einmal an ihren ausländischen Wohnsitz zurückkehren. So einfach, wie es aussieht, ist es aber nicht.
Mit dem Freizügigkeitsabkommen zwischen der Schweiz und der EU gibt es die Grenzgänger immer noch, aber die Grenzzonen wurden aufgehoben. Für Bürger der alten EU-Staaten, Zyperns, Maltas und der Efta-Staaten, gelten seit dem 1. Juni 2007 keine Grenzzonen mehr. Sie können demnach überall in der EU und im Efta-Raum wohnen und überall in der Schweiz arbeiten. Auch ein Niederländer, der in der Schweiz arbeitet, aber seinen Wohnsitz in den Niederlanden behält, ist in diesem neuen und nun eben massgebenden Sinne ein Grenzgänger. Merke: Wir haben zwar noch Grenzgänger, aber keine Grenzzonen mehr, und damit gilt: Kein unser Land umgebender Landstreifen, sondern bald ganz Europa ist unsere Grenzzone. Das für sich genommen mag noch kein Problem sein. Sicher aber wird es dann eines, wenn, wie in der Motion gefordert, Grenzgänger den in der Schweiz wohnhaften Personen gleichgestellt werden. Denn damit würden wir unseren ohnehin vergleichsweise limitierten Organmarkt für ganz Europa öffnen.
Das im Transplantationsgesetz verankerte Wohnsitzprinzip als Kriterium für die Zuteilung der Organe ist deshalb nach Meinung der Kommissionsmehrheit nach wie vor richtig. Wird es gelockert, so besteht die Gefahr, dass Anreize geschaffen werden, die zu so etwas Unschönem wie Transplantationstourismus führen können. Die Aufgabe des Wohnsitzprinzips als unilateraler Schritt könnte für unser Land bei der erwähnten bekannten Organknappheit verheerende Folgen haben. Das Transplantationsgesetz ist seit dem 1. Juli 2007 in Kraft. Es datiert vom 8. Oktober 2004. Die Überlegungen betreffend Wohnsitzprinzip sind schon bei der damaligen Legiferierung, also erst vor gut fünf Jahren, angestellt worden. Sie waren und bleiben richtig. Jedenfalls sind in der Zwischenzeit keine signifikanten neuen Erkenntnisse zu verzeichnen.
Hinzu kommt Folgendes: Würde das Motionsanliegen umgesetzt, so entstünden Ungerechtigkeiten, indem zwischen Grenzgängern und anderen Ausländern zu unterscheiden wäre. Dabei ist gerade die Versorgung der in der Schweiz versicherten Grenzgänger in ihren Wohnsitzländern als ausreichend, wenn nicht gar als besser als in der Schweiz zu beurteilen.
Schliesslich - wir sind Zweitrat - ein letztes Wort zum Entscheid der Kleinen Kammer in der vorliegenden Sache: Der Ständerat hat der Motion zwar zugestimmt, aber, wie die dortige Diskussion gezeigt hat, nicht - oder jedenfalls nicht alleine - der Motion wegen. Massgebend war vielmehr der allgemein gehaltene Wunsch, die Sache insgesamt neu zu überdenken und dabei die Frage der Organknappheit in unserem Lande in den Mittelpunkt zu stellen. Dazu aber ist die vorliegende Motion mit ihrem sehr spezifischen Anliegen weder ausreichend noch nötig.
Deshalb beantrage ich Ihnen namens der Kommissionsmehrheit, die Motion abzulehnen. Dem Bundesrat bleibt es unbenommen, seine Aktivitäten zur Beseitigung der Organknappheit zu intensivieren und uns nötigenfalls eine Vorlage zu unterbreiten.

Baettig Dominique (V, JU), pour la commission: Le 25 mars 2009, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique de notre conseil, par 11 voix contre 9 et aucune abstention, a rejeté la motion Maury Pasquier, qui demandait une modification de la loi sur la transplantation - article 17 alinéa 3 qui concerne le principe de non-discrimination -, ceci afin que les frontaliers qui ont contracté une assurance-maladie en Suisse et ceux de leurs proches qui n'exercent pas d'activité lucrative, mais qui sont aussi assurés en Suisse, puissent bénéficier d'une égalité de traitement avec les personnes domiciliées en Suisse en matière d'attribution d'organes. Cette motion pose deux problèmes, à des niveaux différents.
Il y a d'abord la question de la non-discrimination. Les frontaliers assurés en Suisse ne sont, en effet, pas prioritaires par rapport à une personne domiciliée en Suisse et placée dans une situation médicale similaire. C'est le principe de domicile qui est inscrit dans la loi sur la transplantation et qui aurait des vertus protectionnistes qui empêcheraient un fâcheux tourisme médical. En fait, il apparaît que ce principe protecteur est, dans ce cas précis, peu adéquat, car dans les faits il y a une pénurie. Dans notre pays, nous avons le taux le plus bas en Europe de mise à disposition d'organes transplantables, et ceci pour des raisons obscures, psychologiques ou culturelles. Il y a dans les faits plus d'importations que d'exportations. Donc, l'idée de l'auteure de la motion d'essayer d'inverser la pénurie par des mesures antidiscriminatoires, est inappropriée; ces mesures sacrifient à des principes d'égalité abstraits ou de pure éthique et ne donneront pas de solutions pratiques par rapport à la pénurie qui est bien réelle, sans compter aussi que la définition du concept de frontalier peut être, "kilométriquement" et juridiquement parlant, source de litiges et de contestations. De plus, le phénomène transfrontalier qui joue de manière injuste sur la différence de niveau de vie entre le lieu de travail et le lieu de vie n'a pas à être spécialement privilégié ou favorisé.
Le Conseil des Etats, lui, par 24 voix contre 5 et aucune abstention, a accepté cette motion, vraisemblablement dans l'idée d'augmenter ainsi le potentiel d'organes transplantables à disposition des citoyens domiciliés en Suisse. Monsieur le conseiller fédéral Couchepin, dans cette même séance, avait laissé entendre - c'est une idée séduisante, que je salue en tout cas - que l'acceptation de cette motion le pousserait à revoir la loi sur la transplantation pour adopter la solution dite espagnole qui garantit un pool beaucoup plus grand étant donné qu'elle considère que l'on peut prélever des organes chez toute personne qui ne l'a pas explicitement refusé par décision de son vivant, par directive anticipée, ou par opposition formelle de sa famille après le décès.
Le Conseil fédéral, dans sa réponse du 19 novembre 2008, propose de rejeter cette motion en rappelant, entre autres, que le principe du domicile, à l'exception du Liechtenstein où il n'y a pas de centre de transplantation, est juste et qu'un assouplissement augmenterait les risques de tourisme médical. Il n'y a donc pas de raison particulière pour que les frontaliers bénéficient d'un traitement de faveur.
En conclusion, la motion Maury Pasquier ne propose pas de solution pratique à la pénurie d'organes à disposition en Suisse. Les motifs de cette pénurie restent obscurs - croyances, peurs, tabous, insensibilité, égoïsme? - et mériteraient un jour d'être finement analysés. Une solution à l'espagnole, donc la présomption de dons d'organes sauf directive anticipée ou opposition formelle de la famille, paraîtrait ici plus efficace pour inverser cette tendance que des considérations pures d'égalité de droit ou éthiques contre la discrimination.
Au nom de la commission, je vous demande de rejeter la motion Maury Pasquier.

Rielle Jean-Charles (S, GE): Je veux simplement dire que la présente motion Maury Pasquier ne prévoit pas de zone frontalière, et que les personnes habitant où que ce soit en Europe ne pourraient pas se voir attribuer des organes en Suisse. Il s'agit bien de faire en sorte que les frontaliers et leur famille - dont des Suisses d'ailleurs - qui habitent de l'autre côté de la frontière, qui travaillent en Suisse, qui paient leurs primes d'assurance-maladie en Suisse bénéficient d'une égalité de traitement avec les personnes
AB 2009 N 907 / BO 2009 N 907
domiciliées en Suisse en matière d'attribution d'organes. C'est un problème - je vous le dis en tant que médecin - éthique. Ces personnes doivent pouvoir bénéficier d'une égalité de traitement, d'autant plus qu'au cas où elles auraient besoin d'un don d'organe, elles ne peuvent être inscrites que dans une seule banque de données et que, par conséquent, elles doivent choisir entre la France et la Suisse. Donc cela ne concerne pas les personnes qui habitent n'importe où en Europe. Il s'agit de quelques cas.
Je voulais faire cette rectification pour préciser dans quel esprit la motion a été déposée par Madame Maury Pasquier, conseillère aux Etats.

Fehr Jacqueline (S, ZH): Die SP-Fraktion unterstützt diese Motion von Ständerätin Liliane Maury Pasquier respektive des Ständerates. Wie Herr Rielle eben ausgeführt hat, verlangt sie eine Anpassung des Transplantationsgesetzes mit dem Ziel, dass Grenzgänger mit Krankenversicherung in der Schweiz und ihre ebenfalls versicherten nichterwerbstätigen Angehörigen bei der Zuteilung von Organen gleich behandelt werden wie Personen mit Wohnsitz in der Schweiz. Sie ist also auf den Kreis von Personen beschränkt, die im Ausland wohnen, aber in der Schweiz versichert sind.
Wir sind der Meinung, dass die Gleichstellung dieser zwei Personengruppen für die Sache der Organe letztlich ein Vorteil ist. Es ist etwas problematisch, das Thema in dieser technischen Sprache zu behandeln. Wir sind aber der Überzeugung, dass mit der Öffnung unter dem Strich auch in der Schweiz mehr Organe für die Transplantation zur Verfügung stehen werden. Nirgends ist die Organknappheit so dramatisch wie in der Schweiz. Allein deshalb kann erwartet werden, dass Leute, die im Ausland leben, eher bereit sind, Organe zu spenden, und dass damit letzten Endes mehr Organe zur Verfügung stehen, als sie selber beanspruchen.
Einen ganz deutlichen Hinweis dafür, dass diese Vermutung wahrscheinlich richtig ist, gibt uns die Schweizerische Nationale Stiftung für Organspende und Transplantation, also die entsprechende Fachorganisation. Sie empfiehlt nämlich die Annahme der Motion. Wenn diese Organisation befürchten würde, dass die Organknappheit bei einer Annahme dieser Motion noch schlimmer würde, würde sie sicher nicht die Annahme der Motion, sondern deren Ablehnung beantragen. Sie beantragt aber Annahme, weil sie eben auch davon ausgeht, dass mit der Ausweitung des Personenkreises unter dem Strich mehr Organe zur Verfügung stehen werden.
Ich nutze diese Gelegenheit, um wieder einmal auf die dramatische Situation im Bereich der Organspenden in der Schweiz hinzuweisen. Über 1500 Menschen in unserem Land warten auf ein überlebenswichtiges Organ. Ich kann nur einmal mehr alle auffordern, sich dafür einzusetzen, dass die freiwillige Organspende in der Bevölkerung Unterstützung findet. Wir müssen alles versuchen, um die Situation zu verbessern und damit Menschenleben zu retten. Auch diese Motion ist ein entsprechender Versuch.
Ich bitte Sie deshalb, die Motion anzunehmen und damit der Fachorganisation Swisstransplant zu folgen.

Couchepin Pascal, conseiller fédéral: Premièrement, je fais une remarque concernant les frontaliers. Je crois que Monsieur Wehrli avait raison: à la suite des accords bilatéraux, la notion de frontalier s'est étendue. Un Suédois qui vient travailler en Suisse est devenu un frontalier. Les frontaliers ne sont plus seulement les gens qui vivent dans un rayon de quelques kilomètres autour de la Suisse, qui passent la frontière le matin et rentrent le soir.
Deuxièmement, je ne comprends pas très bien, Madame Fehr, en quoi on va améliorer la situation en intégrant les frontaliers, sauf si vous arrivez à me prouver que la proportion des frontaliers qui sont d'accord de donner leurs organes est plus élevée que celle des citoyens suisses. Si vous élargissez aux frontaliers la possibilité de participer à la réception d'organes, il y a un groupe de plus qui a droit aux organes. Il est vrai que ce groupe de plus fournit des organes, mais rien ne prouve que les frontaliers sont plus généreux que les personnes résidant en Suisse et que, par conséquent, il y a dans l'ensemble une amélioration de la situation.
Troisièmement, lorsque vous êtes frontalier, il est bien possible que, si vous êtes victime d'un accident grave, vous ne soyez pas amené en Suisse. Si vous venez à mourir dans l'hôpital du pays voisin, même si vous êtes d'accord avec le don d'organes, probablement que les organes qui seraient prélevés ne seraient pas transportés en Suisse.
Le problème de fond, c'est celui du manque d'organes. Dès le départ, lorsque cette loi a été faite, j'étais partisan d'une vision plus volontariste du système. Personnellement, je suis de ceux qui pensent qu'à la limite, on n'aurait même pas besoin d'être sûr que le défunt avait donné son accord auparavant. Je suis d'avis que la solution dite espagnole, qui prévoit qu'en principe les gens sont d'accord sauf s'ils ont dit le contraire, est la meilleure.
Les spécialistes disent qu'en Espagne, il n'est pas prouvé que c'est grâce à cette mesure qu'il y a plus de dons d'organes, que le système espagnol est beaucoup mieux organisé qu'en Suisse, que les impulsions sont plus fortes. Quand les spécialistes de l'administration me disent cela, je les soupçonne toujours de vouloir mettre en place une organisation puissante pour montrer leur pouvoir.
Je crois que le bon sens dit que s'il y avait une règle, une présomption, que sauf avis contraire tout le monde est d'accord de donner ses organes, les choses iraient mieux, mais les Suisses sont assez frileux dans ce domaine. Peut-être qu'avec le temps ils évolueront et qu'on parviendra à introduire une telle disposition dans la loi.
Pour l'instant, il n'est pas opportun d'élargir le cercle des bénéficiaires à des groupes extérieurs à ceux qui sont domiciliés en Suisse.

Parmelin Guy (V, VD): Monsieur le conseiller fédéral, je vous ai bien entendu, vous venez de nous donner votre avis personnel: vous préférez la solution espagnole. Dans le Bulletin officiel, vous avez déclaré que si cette motion était adoptée, vous demanderiez que l'on présente au Parlement une loi qui aille dans ce sens. Pouvez-vous nous confirmer que votre volonté est de convaincre vos collègues du Conseil fédéral d'aller dans ce sens? Auquel cas, le fait d'adopter cette motion représenterait un gain de temps.

Couchepin Pascal, conseiller fédéral: Je vais demander à mes collaborateurs de préparer une proposition de modification de la loi pour être plus volontariste, même si la motion est rejetée.

Amherd Viola (CEg, VS): Herr Bundesrat, ich habe eine Anschlussfrage: Wenn Sie so überzeugt davon sind, dass das spanische Modell positiv ist, sind Sie dann bereit, mein Postulat, das genau zu diesem Modell einen Bericht fordert und das vom Bundesrat zur Ablehnung empfohlen wurde, zu unterstützen?

Couchepin Pascal, conseiller fédéral: Avec la nouvelle législation, le Conseil fédéral peut proposer au deuxième conseil de transformer la motion en mandat d'examen, si celle-ci était acceptée par le premier conseil, contrairement à la proposition du Conseil fédéral. Elle a été adoptée dans le premier conseil à ma connaissance et je crois que je ne peux pas l'accepter sous forme de postulat. Peu importe: si vous voulez un rapport, vous l'aurez. Déposez un postulat!

Abstimmung - Vote
(namentlich - nominatif; Beilage - Annexe 08.3519/2328)
Für Annahme der Motion ... 85 Stimmen
Dagegen ... 50 Stimmen



Schluss der Sitzung um 19.10 Uhr
La séance est levée à 19 h 10
AB 2009 N 908 / BO 2009 N 908




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