Couchepin Pascal, conseiller fédéral:
Le nouveau Centre suisse de toxicologie humaine appliquée a été fondé au début de l'année 2009, avec pour objectif de diminuer les déficits existant en Suisse au niveau de la formation et de la recherche dans ce domaine. A l'heure actuelle, le centre est encore dans sa phase de développement.
Le 25 mai dernier, le docteur Martin F. Wilks en a été nommé directeur par l'organe provisoire de direction stratégique du centre. Cet organe se compose d'un représentant de la Confédération, d'un représentant de la Société suisse de toxicologie, d'un représentant pour chacune des Universités de Bâle, de Genève et de Lausanne ainsi que d'un représentant de la Société suisse des industries chimiques. La Confédération finance pour moitié le Centre suisse de toxicologie humaine appliquée et les trois universités pour l'autre moitié.
Monsieur Wilks est un expert avéré disposant du réseau de relations nécessaire sur les plans national et international. Médecin et toxicologue, il a l'expérience du monde industriel ainsi qu'une expérience pratique dans le domaine de la recherche universitaire fondamentale. Il est notamment membre des différentes sociétés européennes de toxicologie et de comités scientifiques. Il dirige actuellement le Scientific Committee of the European Association of Poisons Centres and Clinical Toxicologists. Les qualifications et l'intégrité du docteur Wilks ne font aucun doute.
Le directeur désormais nommé, le développement du centre se poursuit. Outre l'organe de direction stratégique, un collège scientifique réunissant des experts de renommée internationale sera institué et conseillera la direction. Selon les besoins, l'organe de direction stratégique peut en tout temps décider d'impliquer d'autres organisations suisses dans cette structure.
L'organisation ainsi que les processus décisionnels du centre sont transparents et déterminés de sorte à assurer son indépendance. Le Conseil fédéral ne voit pas de raison de remettre en question les décisions prises jusqu'ici.
Graf Maya (G, BL):
Herr Bundesrat Couchepin, vielen Dank für Ihre Antwort. Ich habe Ihnen noch eine zweite Frage gestellt: Können Sie sich vorstellen, dass auch Vertreter von Organisationen der Zivilgesellschaft wie eben der Krebsliga oder Vertreter von Instituten der Präventivmedizin in diesem Leitungsgremium vertreten sind, weil ja die Pharmabranche, insbesondere ein Roche-Vertreter und, wie Sie ausgeführt haben, auch der Direktor des neuen, unabhängigen Forschungsinstitutes von Syngenta, Einsitz hat? Wie stehen Sie zu dieser Forderung?
Couchepin Pascal, conseiller fédéral:
Il y a, pour l'instant, un organe provisoire de direction stratégique du centre. Il comprend, c'est vrai, un représentant de la Société suisse des industries chimiques, mais il y a aussi un représentant de ce qu'on pourrait appeler la société civile dans ce cas, puisqu'il y a un représentant de la Confédération - qui représente les intérêts généraux du pays -, un représentant de la Société suisse de toxicologie - ce sont des spécialistes - et puis des représentants des universités - d'une certaine manière, ce sont des gens qui sont indépendants. Mais je ne crois pas qu'il y ait de doctrine en la matière; on verra lorsqu'on aura une certaine expérience. Pour l'instant, c'est un comité provisoire. Je ne vous fais pas de promesses, mais je ne vois pas de raison d'exclure les représentants auxquels vous faites référence.