Nationalrat - Herbstsession 2009 - Neunte Sitzung - 16.09.09-15h00
Conseil national - Session d'automne 2009 - Neuvième séance - 16.09.09-15h00

07.3677
Motion Bortoluzzi Toni.
Ausserordentliche
Rentenrevision
Motion Bortoluzzi Toni.
Révision extraordinaire
des rentes de l'assurance-invalidité
Einreichungsdatum 05.10.07
Date de dépôt 05.10.07
Nationalrat/Conseil national 16.09.09

Bortoluzzi Toni (V, ZH): Einer der Gründe, warum wir einen Verzicht auf die Erhöhung der Mehrwertsteuer fordern, kommt in dieser Motion zur Sprache. Ich sage: einer der Gründe. Ich habe bei den IV-Revisionen immer wieder gefordert, dass man zu gesonderten Überprüfungen der Rentenleistungen greift. Die IV hat ein Balkanproblem. Ob Ihnen das gefällt oder nicht, es lässt sich in den Statistiken feststellen. Der Bundesrat weist in seiner Antwort auch darauf hin, dass es ein Problem ist.
Dabei ziele ich nicht auf die einzelnen Personen, sondern auf die Abläufe in unserem System ab, in dem die Renten in den vergangenen fünfzehn bis zwanzig Jahren in einer Art und Weise zugesprochen wurden, die den heutigen Zustand erst möglich gemacht hat. Es ist ebenso sehr ein Problem der Ärzte - nicht nur eines der Leute, die ich genannt habe -, die hier eine Form gefunden haben, um Fälle von Gesundheitsproblemen als solche von Nichterwerbsfähigkeit zu bezeichnen. Das ist das tiefer liegende Problem.
Wie soll man einer solchen Fehlentwicklung begegnen? Das ist die Frage. Der Bundesrat hat in seiner Antwort Folgendes anerkannt - ich kann es nur wiederholen, nochmals, ob es Ihnen gefällt oder nicht -: Innert fünfzehn Jahren hatten wir zusätzlich 20 000 Rentner und Rentnerinnen aus dieser Region zu verzeichnen. Es genügt meines Erachtens eben nicht, auf die 5. IV-Revision zu verweisen und dann noch ein Forschungsprogramm als Lösung anzupreisen; man kann durchaus forschen, aber man sollte auch handeln, konsequent handeln.
Zu den ordentlichen Rentenrevisionen, auf die man hinweist: Diese finden vor allem medizinisch orientiert, nicht unvoreingenommen - das scheint ein Problem zu sein - und auf der Basis der ehemaligen Rentenzusprechung statt. Dieser Ansatz muss sicher einmal überprüft werden, weil andere Kriterien anzuwenden sind. Es sollte eine Neubeurteilung, nicht eine Fortsetzung der bestehenden Beurteilung der Krankengeschichte erfolgen. Unterdessen hat sich ja insofern etwas geändert, als man hören konnte, dass erste solche Revisionen stattfinden; es ist an sich erfreulich, das festzustellen. In Kosovo gab es, glaube ich, eine Revision, die dann abgebrochen werden musste, weil der Widerstand der Betroffenen etwas gar gross war. Man spricht von "risikoorientierter Revision", die nun Einzug gehalten habe; ich weiss nicht, ob sich das Risiko auf diejenigen bezieht, die überprüfen, oder ob es sich auf die Gründe bezieht, die zur Überprüfung führen; vielleicht kann das der Herr Bundesrat noch etwas genauer beantworten.
Ich zweifle auch an der geänderten ärztlichen Beurteilung. Man hat zwar regionale ärztliche Dienste eingerichtet, aber offensichtlich erfolgen ihre Beurteilungen auf ähnlichem Niveau und nicht wesentlich anders als die einzelnen ärztlichen Beurteilungen. Sie sind zwar aufeinander abgestimmt - es findet schweizweit eine koordinierte Beurteilung statt, das hat sich möglicherweise geändert -, aber sie erfolgen nach wie vor auf einem Niveau, das die Vermutung zulässt, dass hier mit der Beurteilung der Arbeitsfähigkeit recht grosszügig umgegangen wird.
Vielleicht noch ein Element, das meines Erachtens zu einer Prüfung gehört: Sie wissen, dass Ergänzungsleistungen nur an Rentenbezüger ausbezahlt werden, die auch Wohnsitz in
AB 2009 N 1600 / BO 2009 N 1600
der Schweiz haben. Vielleicht wäre es auch einmal angesagt festzustellen, wie viele Leute, die sich irgendwo im Ausland aufhalten, pro forma eine Wohnung in der Schweiz nachweisen, nur um eine Rente oder Ergänzungsleistungen zu beziehen. Diese Sache könnte auch einmal einer besonderen Prüfung unterzogen werden.

Couchepin Pascal, conseiller fédéral: Comme vous le savez, un programme de lutte contre la fraude dans l'assurance-invalidité est appliqué partout en Suisse depuis une année. Toute nouvelle demande de prestation est systématiquement examinée sous cet angle. Cette procédure est aussi appliquée à chaque révision de rente. Chaque fois qu'il y a soupçon, les offices AI procèdent ou font procéder à une enquête pour déterminer en toute discrétion s'il y a perception indue de prestations. Si le soupçon est confirmé, l'octroi de prestations est suspendu ou son renouvellement refusé.
En Suisse, ce programme a permis d'analyser 2600 cas déclarés suspects. Sur les 950 cas déjà élucidés, les soupçons ont été confirmés dans 150 cas, tandis que les 800 autres cas se sont avérés en règle. La somme que représentent ainsi les rentes économisées s'élève à quelque 2,5 millions de francs. Je vous rappelle que le déficit annuel de l'AI est de 1,5 milliard de francs.
Maintenant, nous voulons voir si ce programme est applicable à l'étranger. C'est la raison pour laquelle nous avons lancé des programmes pilotes en Thaïlande et au Kosovo. En Thaïlande, les programmes sont réussis; le projet pilote marche. Nous avons pu supprimer une rente après les six enquêtes qui ont été menées à ce jour. Mais nous voulons la tolérance zéro, c'est pourquoi, même si nous n'avons pu supprimer qu'une rente, nous pensons pouvoir dire que c'est un programme positif. Au Kosovo, ç'a été plus difficile pour les raisons que vous connaissez. Nous avons décidé par conséquent, vu l'impossibilité de contrôler sur place, de suspendre le versement de rentes AI au moindre doute quant à la conformité légale. Et, à ce moment-là, les gens viennent en Suisse et on peut discuter avec eux, les examiner.
Il ne faut cependant pas surestimer les économies qui pourraient résulter de la lutte contre la fraude. Au Kosovo, il y a 300 rentes AI qui sont versées sur 300 000 dans l'ensemble du monde, y compris en Suisse. La plupart de ces rentes AI ne sont pas des rentes complètes, ce sont des rentes partielles. Sur les 300 rentes AI versées au Kosovo, il y a soupçon d'irrégularité pour une petite partie d'entre elles. Je rappelle aussi que les rentes versées dans les Etats de l'ex-Yougoslavie ne représentent que 0,7 pour cent - moins de 1 pour cent - de la somme des rentes AI.
Le dispositif de lutte contre la fraude va être élargi à d'autres pays, notamment aux Philippines, au Brésil, à d'autres pays des Balkans et à la Turquie. Une clause sur la lutte contre la fraude sera par ailleurs garantie par l'entraide administrative. Une révision extraordinaire de toutes les rentes versées aux ressortissants des pays balkaniques n'est par conséquent pas opportune. Tout ce qui est possible est entrepris.
Pour toutes ces raisons, le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.
Par ailleurs, j'ai pris note de la proposition de Monsieur Bortoluzzi qu'on soit encore plus attentif à la question du domicile, pour éviter que les prestations complémentaires soient versées à des gens qui ont créé un domicile semi-fictif en Suisse et qui se sont établis à l'étranger. C'est quelque chose qu'il faudra aussi aborder.
Mais, pour l'instant, on en est à l'AI et je vous remercie d'attirer l'attention de la population suisse sur la nécessité de voter oui le 27 septembre prochain. Les propositions alternatives ne portent que sur des cas qu'il faut certes régler, mais elles ne résolvent pas le problème, qui est celui du déficit de l'AI, pour un certain temps.

Abstimmung - Vote
(namentlich - nominatif; Beilage - Annexe 07.3677/2896)
Für Annahme der Motion ... 69 Stimmen
Dagegen ... 87 Stimmen

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