Rossini Stéphane (S, VS):
Dans notre commission, nous avons une drôle d'habitude, souvent sous l'impulsion des représentants du groupe UDC: celle d'introduire dans des projets cohérents des éléments qui sont incohérents. Et c'est assez régulièrement le cas; nous venons de le faire la semaine dernière avec l'article 64a de la LAMal, et on le refait ici, avec une proposition faite par Monsieur Scherer en commission, et qui est devenue ici celle de la majorité.
Dans notre système de protection sociale, nous avons une pratique, qui est à la fois une pratique de décentralisation et de collaboration entre les différents partenaires sociaux. Nous avons des caisses publiques d'allocations familiales, des caisses professionnelles d'allocations familiales qui sont gérées par les entreprises qui ont des caisses patronales; nous avons donc des collaborations entre les employés et les employeurs par le biais d'organismes indépendants qui ne relèvent pas de l'administration.
Dans la pratique du fonctionnement de ces organismes, il y a une règle, selon laquelle ce n'est pas la Confédération qui finance ces organismes. Dans son projet, le Conseil fédéral |
AB 2010 N 202 / BO 2010 N 202
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a par conséquent, dans cette logique, en cohérence avec toutes les autres assurances sociales - que ce soit l'assurance-maladie, l'assurance-vieillesse et survivants, l'assurance-chômage ou l'assurance-invalidité, etc. -, mentionné que le registre des allocations familiales devait être financé par ces différents services.
En commission, nous avons apporté une modification, sans raison, sans aucun fondement, sans aucun argument crédible, ce qui pose un certain nombre de problèmes, tout simplement parce que l'équilibre prévu par le Conseil fédéral était assez clair. Les coûts de mise en place du registre sont supportés par la Confédération, à hauteur de 3,8 millions de francs, et les coûts d'exploitation sont logiquement supportés, comme cela se passe dans tous les autres régimes d'assurances sociales, par les organes d'application.
Par conséquent, dans ma proposition de minorité, je demande simplement qu'on en reste à la version du Conseil fédéral et surtout à la pratique qui prévaut dans toutes les autres assurances sociales. Forts de la spécificité de notre système et des collaborations qui existent avec les organes d'application des différents régimes d'assurances sociales, nous n'avons aucune raison ici de déroger à cette pratique.
Par conséquent, je vous invite à soutenir ma proposition de minorité.