Nationalrat - Frühjahrssession 2010 - Siebente Sitzung - 09.03.10-08h00
Conseil national - Session de printemps 2010 - Septième séance - 09.03.10-08h00

09.407
Parlamentarische Initiative
Reymond André.
Weniger Bürokratie
beim Waffenerwerb
durch Auslandschweizer
Initiative parlementaire
Reymond André.
Moins de bureaucratie
pour les Suisses de l'étranger
qui souhaitent acquérir des armes
Vorprüfung - Examen préalable
Einreichungsdatum 18.03.09
Date de dépôt 18.03.09
Bericht SiK-NR 02.02.10
Rapport CPS-CN 02.02.10
Nationalrat/Conseil national 09.03.10 (Vorprüfung - Examen préalable)

Antrag der Mehrheit
Der Initiative keine Folge geben

Antrag der Minderheit
(Borer, Bortoluzzi, Büchler, Loepfe, Miesch, Müller Walter, Perrin, Schlüer, Schwander, Zuppiger)
Der Initiative Folge geben

Proposition de la majorité
Ne pas donner suite à l'initiative

Proposition de la minorité
(Borer, Bortoluzzi, Büchler, Loepfe, Miesch, Müller Walter, Perrin, Schlüer, Schwander, Zuppiger)
Donner suite à l'initiative

Reymond André (V, GE): Les accords de Schengen exigent que les personnes domiciliées dans des Etats Schengen présentent une attestation officielle de leur Etat de domicile les autorisant à acquérir une arme. L'article 9a de la loi fédérale sur les armes, les accessoires d'armes et les munitions (LArm) va plus loin: toutes les personnes domiciliées à l'étranger doivent présenter une telle attestation officielle. Il n'y avait aucune raison d'étendre cette exigence à tous les pays. Aucun Etat étranger hors de la zone Schengen n'a demandé que la Suisse prenne de telles dispositions.
Autrefois, la loi prévoyait une règle d'exception pour les Suisses domiciliés à l'étranger, qui précisait que le permis d'acquisition d'armes devait être délivré par l'autorité compétente du canton dans lequel l'arme était acquise. Il s'agit, je le rappelle, de l'alinéa 3 abrogé de l'article 8 LArm. Cette règle doit être réintroduite pour le Suisse de l'étranger domicilié hors de la zone Schengen. Ainsi, dans les pays comme le Canada, les Etats-Unis, ainsi que les pays d'Amérique centrale, d'Amérique du Sud ou même d'Afrique, d'Asie ou d'Océanie, les compatriotes qui viennent en vacances en Suisse et qui achètent une arme ne peuvent pas obtenir une telle attestation. Je ne sais pas si on va trop loin dans l'établissement de nos lois dans notre pays, mais on oublie que l'Union européenne n'est pas le reste du monde. Dans ce cas, les démarches administratives imposées à nos compatriotes sont totalement inutiles.
Conformément à l'article 160 alinéa 1 de la Constitution fédérale et à l'article 107 de la loi sur le Parlement, je dépose l'initiative parlementaire suivante: "L'article 9a de la loi fédérale sur les armes, les accessoires d'armes et les munitions est à modifier de manière à ce que seules les personnes domiciliées dans un pays de l'Union européenne ou dans un Etat ayant adhéré ou étant associé aux accords de Schengen soient obligées de présenter une attestation officielle de leur Etat de domicile les autorisant à acquérir une arme ou un élément essentiel d'arme. Pour les Suisses de l'étranger domiciliés dans d'autres pays, l'ancienne règle doit être réintroduite (art. 8 al. 3 aLArm)."
Comme je l'ai dit, si vous habitez à l'étranger et que vous achetez une arme en Suisse, vous devez obtenir une autorisation d'exportation et un permis d'importation pour votre arme. De plus, vous devez obtenir une attestation de votre lieu d'habitation. Mais si vous habitez dans le territoire Schengen, il n'y a pas de problème, et ce document supplémentaire vous est délivré sur le lieu de votre habitation. Ce problème est réglé dans le cadre des accords bilatéraux.
En revanche, si vous habitez dans un autre pays, ou sur tout autre continent, il est tout simplement impossible d'obtenir ce document supplémentaire. Alors, que se passe-t-il? Dans ces pays, nos tireurs se tournent vers nos ambassades ou consulats, qui leur répondent qu'aucun traité ou accord n'a été conclu à ce sujet. Des ambassadeurs et des consuls nous ont raconté les ricanements ou moqueries émanant des administrations sollicitées.
Comment la Suisse peut-elle exiger des attestations des autorités étrangères - américaines, par exemple -, alors que ce problème n'est évoqué nulle part dans des traités ou accords commerciaux entre les deux pays? Si vous habitez dans certains pays africains, par exemple, les administrations savent que vous êtes dans leur pays grâce aux visas accordés, mais souvent elles ne savent pas où vous habitez, car le document ne comporte pas de nom de rue ni d'adresse. Il arrive, alors, pour pouvoir acheter une arme en Suisse, que nos compatriotes ne puissent obtenir d'attestation dite officielle que contre bakchich.
Des tireurs suisses venant seulement en vacances dans notre pays et désirant acheter une arme - fusil ou pistolet - chez leur armurier cantonal sont dans l'incapacité de fournir une attestation et ne peuvent donc pas acquérir une arme en Suisse, même si elle est déposée chez un parent et qu'elle reste en Suisse. Faut-il priver nos armuriers de commercer avec des compatriotes établis à l'étranger?
Plusieurs sociétés de tir à l'étranger ont demandé à être informées, pour le compte de leurs membres, sur l'issue du vote que vous allez effectuer tout à l'heure ainsi que sur le nom des conseillers nationaux ou groupes parlementaires opposés à cette initiative parlementaire.
Appliquer les directives des accords de Schengen à l'ensemble des Suisses vivant à l'étranger, y compris ceux qui sont domiciliés hors de la zone Schengen, comme le demande la LArm, n'est pas justifié et cause des tracasseries administratives lourdes et inutiles.
Voilà pourquoi je vous demande de donner suite à mon initiative parlementaire.

Borer Roland F. (V, SO): Der Initiant hat hier die Fakten eigentlich ganz klar präsentiert, und er hat auch ganz klar erklärt, worum es geht. Es geht nämlich darum, dass es auf unserer schönen Welt auch noch Gebiete ausserhalb des
AB 2010 N 254 / BO 2010 N 254
Schengen-Raumes gibt. Wir haben mit unserem Legiferieren eigentlich auf die Vorschriften im Schengen-Raum Rücksicht genommen. Im Schengen-Raum ist es so, dass man vom Wohnsitzstaat die Bewilligung für den Erwerb einer Waffe haben muss. Wenn man also als Auslandschweizer, der im Schengen-Raum wohnt, in der Schweiz eine Waffe kaufen will, so muss man zuerst in seinem Wohnsitzstaat eine Erwerbsbewilligung beantragen. Das ist dort Vorschrift, und es ist auch richtig, dass wir entsprechende Handlungen verlangen, wenn man eine Waffe will.
Nun, es gibt eben auch den Raum ausserhalb des Schengen-Raumes. Und dort widerfährt einem oft, dass man mit grossen Augen angeschaut wird, wenn man eine Waffe erwerben will und auf die zuständige Amtsstelle geht und sagt, dass man eine Bewilligung für den Erwerb einer Waffe wolle. Wenn man in den USA in irgendeinem Gliedstaat eine Waffe erwerben will und sagt, man wolle einen Waffenerwerbsschein, wird man vom zuständigen Beamten gefragt, was das sei - er weiss es schlichtweg nicht. Zudem ist es eben so, dass man in diesen Staaten Waffen besitzen darf. Es ist also nicht etwa so, dass diese Unwissenheit dem Umstand entspringt, dass man eben keine Waffe besitzen dürfte. Es ist das Umgekehrte der Fall: Man darf es. Solche Länder gibt es zuhauf.
Es gibt rund 700 000 Auslandschweizer. Sehr viele dieser Eidgenossen, die im Ausland wohnen, halten gewisse schweizerische Traditionen nach wie vor sehr hoch. Mir sind Gebiete bekannt - zum Beispiel die USA oder Südafrika -, in welchen es Schweizer Schützenvereine gibt; die schiessen jedes Jahr das Feldschiessen und das Obligatorische.
Wenn wir dieses Dokument nicht verlangen würden, bekämen wir mit einem solchen Staat an sich kein Problem; es wäre auch kein Sicherheitsproblem. Deshalb sind wir eigentlich der Meinung, dass man hier den Weg der Vernunft und den Weg einer möglichst kleinen Bürokratie und Administration gehen sollte. Es soll also für einen Schweizer, der in einem Staat wohnt, welcher keine Erwerbsbewilligung verlangt, möglich sein, eine Waffe zu erwerben und sie dann mitzunehmen. Es ist schlussendlich Sache des Wohnsitzstaates, für die Sicherheit der Bürgerinnen und Bürger und für die Umsetzung der Vorschriften dann auch die entsprechenden Massnahmen zu ergreifen. Es kann nicht Aufgabe der Schweizer Politik und der Schweizer Gesetzgebung sein, Vorschriften zu machen, unter welchen Bedingungen im Staat X eine Waffe erworben werden darf, wenn dieser Staat gar nichts Derartiges vorsieht.
Das ist der Grund, weswegen wir von der Minderheit meinen, dass man dieser parlamentarischen Initiative Folge geben darf und kann. Fragen Sie einmal auf den diplomatischen Vertretungen der Schweiz im Ausland nach, wie oft ihnen genau diese Fragen gestellt werden und wie oft sie selber keine Antwort haben, wenn wir hier unter Umständen Recht setzen, das gar nirgends verlangt wird.
Wir bitten Sie also, dieser parlamentarischen Initiative Reymond in ihrer ersten Phase Folge zu geben.

Chopard-Acklin Max (S, AG), für die Kommission: Die Sicherheitspolitische Kommission hat an ihrer Sitzung vom 2. Februar 2010 die am 18. März 2009 von Nationalrat André Reymond eingereichte parlamentarische Initiative vorgeprüft. Gestützt auf Artikel 160 Absatz 1 der Bundesverfassung und auf Artikel 107 des Parlamentsgesetzes wird mit der parlamentarischen Initiative folgendes Begehren gestellt: Artikel 9a des Bundesgesetzes über Waffen, Waffenzubehör und Munition soll so geändert werden, dass nur Personen mit Wohnsitz in einem EU-Mitgliedstaat oder in einem Staat, der Vertragsstaat des Schengen-Abkommens oder diesem Abkommen assoziiert ist, eine entsprechende amtliche Bestätigung des Wohnsitzstaates vorlegen müssen, um zum Erwerb einer Waffe oder eines wesentlichen Waffenbestandteils berechtigt zu sein. Für Auslandschweizerinnen und Auslandschweizer mit Wohnsitz in anderen Staaten soll die alte Regelung gemäss Artikel 8 Absatz 3 des alten Waffengesetzes wieder in Kraft gesetzt werden.
Die Initiative verlangt also, das Waffengesetz sei so zu ändern, dass für den Erwerb einer Waffe nur noch im Schengen-Raum wohnhafte Auslandschweizerinnen und Auslandschweizer eine amtliche Bestätigung des Wohnsitzstaates vorlegen müssten. Diese Ansicht teilt eine Minderheit der Kommission.
Die Mehrheit der Kommission stellt fest, dass eines der beiden Initiativbegehren bereits erfüllt ist. So ist die Ausnahmebestimmung für Auslandschweizer, wonach der Waffenerwerbsschein von der zuständigen Behörde des Kantons ausgestellt wird, in dem die Waffe erworben wird, nicht aufgehoben, sondern auf Artikel 9 Absatz 1 des Waffengesetzes übertragen worden. Was sich geändert hat, ist einzig die Einführung einer Bestätigung, welche die Person mit Wohnsitz im Ausland von ihrem Wohnsitzstaat einholen muss. Der Initiant möchte, dass diese Bewilligung nur für die in einem Schengen-Staat ansässigen Auslandschweizer gelten soll, die anderen Auslandschweizer sollen davon ausgenommen werden. Die Mehrheit der Kommission ist aus folgenden Gründen gegen eine solche Regelung:
1. Die Mehrzahl unserer im Ausland wohnenden Mitbürgerinnen und Mitbürger, nämlich 60 Prozent, lebt in einem Land der Europäischen Union. Mit der Beteiligung der Schweiz am Schengen-Raum sind diese Personen verpflichtet, von ihrem Wohnsitz eine Bestätigung einzuholen, wenn sie in der Schweiz eine Waffe erwerben wollen. Eine Sonderregelung für ausserhalb des Schengen-Raums ansässige Auslandschweizerinnen und -schweizer beträfe zum einen nur den kleineren Teil dieser Personen, zum anderen würde sie vor allem zu einer Ungleichbehandlung von Schweizer Staatsangehörigen im Ausland führen, was in den Augen der Kommissionsmehrheit nicht richtig wäre.
2. Die Einführung von zwei Systemen - das eine mit, das andere ohne Bestätigungspflicht - würde auch die praktische Umsetzung unnötig erschweren.
3. Dazu kommt, dass ein schweizerischer Staatsangehöriger mit Wohnsitz in einem Land ausserhalb des Schengen-Raums sowieso eine Bestätigung seines Wohnsitzstaates benötigt, wenn er eine in der Schweiz erworbene Waffe ausführen will. Laut Kriegsmaterialverordnung muss eine Person "nachweisen, dass die für die Einfuhr nötige Bewilligung des Endbestimmungslandes vorliegt oder dass es keiner solchen bedarf". Es ist deshalb von Nutzen, wenn der betreffende Auslandschweizer bereits beim Erwerb der Waffe im Besitz einer Bestätigung des Wohnsitzstaates ist. Anderenfalls könnte er die Waffe zwar in der Schweiz erwerben, müsste sie aber bei einer Wiederausreise zurücklassen, was ja wirklich auch keinen Sinn macht.
Die Mehrheit der Kommission kommt deshalb zum Schluss, dass die vom Initianten vorgeschlagene Gesetzesänderung keinerlei Vorteile für ausserhalb des Schengen-Raums wohnhafte Schweizerinnen und Schweizer bringt. Es besteht kein gesetzgeberischer Handlungsbedarf.
Zum Antrag der Kommissionsmehrheit: Die Mehrheit der Sicherheitspolitischen Kommission des Nationalrates beantragt Ihnen aus den dargelegten Gründen - bei einem Verhältnis von 12 zu 10 Stimmen bei 2 Enthaltungen -, der parlamentarischen Initiative keine Folge zu geben.

Voruz Eric (S, VD), pour la commission: Réunie le 2 février 2010, la Commission de la politique de sécurité a procédé à l'examen préalable de l'initiative parlementaire citée en titre, déposée le 18 mars 2009 par le conseiller national André Reymond. Vous connaissez le texte que vous avez sous les yeux.
Quelle était donc la situation initiale? Lors de l'élaboration de la loi fédérale sur les armes, les accessoires d'armes et les munitions en avril 1996, la Commission de la politique de sécurité du Conseil des Etats a longuement débattu de la solution à trouver pour les ressortissants suisses domiciliés à l'étranger. Au final, la commission du Conseil des Etats optait pour une formulation selon laquelle le permis
AB 2010 N 255 / BO 2010 N 255
d'acquisition d'armes était délivré par l'autorité compétente du canton dans lequel l'arme était acquise. Cette formulation était reprise sans grande discussion par les deux conseils.
Concernant les bases légales actuelles, dans son message du 1er octobre 2004, le Conseil fédéral soulignait qu'il reprenait dans le droit suisse sur les armes les dispositions pertinentes de la directive 91/477/CEE de juin 1991. Ainsi, l'autorisation est délivrée sous la forme d'une attestation officielle de l'Etat de résidence indiquant que la personne est autorisée à acquérir ou à détenir l'arme en question. Ces modifications n'ont pas été contestées, ni lors de l'examen dans les deux Commissions de la politique de sécurité, ni dans celui des deux conseils. La nouvelle réglementation entrait donc en vigueur le 12 décembre 2008 avec l'ensemble des accords de Schengen.
Les considérations de la majorité de la commission: elle constate que l'initiative parlementaire contient deux demandes dont l'une est déjà réalisée. L'unique modification proposée par l'auteur de l'initiative est, par conséquent, l'introduction d'une attestation que la personne domiciliée à l'étranger doit obtenir de la part de l'Etat dans lequel elle réside. L'auteur de l'initiative souhaite que seuls les Suisses domiciliés dans un Etat Schengen soient soumis à une telle autorisation; les autres ressortissants suisses de l'étranger en seraient ainsi exemptés. La majorité de la commission s'y oppose, car la plus grande partie de nos concitoyens vivant à l'étranger, soit près de 405 000 personnes, résident dans un pays de l'Union européenne. En vertu de la participation de la Suisse à l'Espace Schengen, ces citoyens doivent être astreints à une attestation de leur Etat de résidence s'ils souhaitent acquérir une arme en Suisse. L'établissement de deux systèmes, l'un basé sur l'obligation de disposer d'une attestation, l'autre qui y renoncerait, compliquerait inutilement la mise en oeuvre. En effet, un ressortissant suisse domicilié dans un Etat situé hors de la zone Schengen aura de toute manière besoin d'une attestation de son Etat de résidence lorsqu'il souhaitera emmener avec lui une arme acquise en Suisse.
Au vu de ce qui précède, la majorité de la commission estime qu'une modification législative telle que proposée par l'auteur de l'initiative n'apporterait aucun avantage pour les ressortissants suisses domiciliés dans un Etat hors de la zone Schengen. Il n'y a donc pas lieu de légiférer en la matière.
C'est ainsi que la commission propose, par 12 voix contre 10 et 2 abstentions, de ne pas donner suite à l'initiative.

Abstimmung - Vote
(namentlich - nominatif; Beilage - Annexe 09.407/3689)
Für Folgegeben ... 64 Stimmen
Dagegen ... 120 Stimmen

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