Nationalrat - Frühjahrssession 2012 - Sechste Sitzung - 05.03.12-14h30
Conseil national - Session de printemps 2012 - Sixième séance - 05.03.12-14h30

10.504
Parlamentarische Initiative
de Buman Dominique.
Wiedereinführung der Kantonsklausel
im Arbeitslosenversicherungsgesetz
Initiative parlementaire
de Buman Dominique.
Réintroduction de la clause cantonale
dans l'assurance-chômage
Vorprüfung - Examen préalable
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Nationalrat/Conseil national 05.03.12 (Vorprüfung - Examen préalable)
11.2003
Petition Association Rebondire.
Solidarität gegen Arbeitslosigkeit
Pétition Association Rebondire.
Solidarité contre le chômage
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Ständerat/Conseil des Etats 16.06.11
Nationalrat/Conseil national 05.03.12

10.504

Antrag der Mehrheit
Der Initiative keine Folge geben

Antrag der Minderheit
(Rennwald, de Buman, Fässler, Frösch, Leutenegger Oberholzer, Kiener Nellen, Meier-Schatz, Rechsteiner Paul, Schelbert, Thorens Goumaz)
Der Initiative Folge geben

Proposition de la majorité
Ne pas donner suite à l'initiative

Proposition de la minorité
(Rennwald, de Buman, Fässler, Frösch, Leutenegger Oberholzer, Kiener Nellen, Meier-Schatz, Rechsteiner Paul, Schelbert, Thorens Goumaz)
Donner suite à l'initiative

AB 2012 N 212 / BO 2012 N 212


11.2003

Antrag der Kommission
Der Petition keine Folge geben

Proposition de la commission
Ne pas donner suite à la pétition

de Buman Dominique (CE, FR): J'ai déposé mon initiative parlementaire dès que le résultat du vote populaire sur la révision de la loi sur l'assurance-chômage a été connu. Vous savez que la loi sur l'assurance-chômage, qui est en vigueur dans sa nouvelle formule depuis 2011, a exclu ce que l'on appelait "la clause cantonale". Cette clause cantonale qui existait dans l'ancien droit permettait à des cantons, vu un contexte économique spécifique, d'obtenir un nombre d'indemnités journalières supplémentaires pour ceux et celles qui étaient au chômage jusqu'à l'équivalence de 120 indemnités. Cette clause cantonale a été notamment utilisée par l'industrie de l'Arc jurassien, qu'il s'agisse des cantons de Genève, de Neuchâtel ou du Jura - ceux que la "Weltwoche" appellerait les "Grecs".
Cette clause cantonale a, indépendamment de toute plaisanterie, par le nombre d'indemnités ainsi distribuées, permis à de nombreuses entreprises au bénéfice d'un savoir-faire industriel de ne pas licencier subitement leurs forces de travail. Et il ne s'agissait pas d'un quelconque transfert des coûts, mais notamment pour le monde horloger, parce que c'est de lui qu'il s'agit essentiellement, de ne pas perdre les collaborateurs et les collaboratrices haut de gamme, de haute technologie, dès le moment où on savait - je prends l'exemple le plus récent - que la crise de 2008 qui était arrivée subitement pourrait aussi repartir tout aussi rapidement. Ce qui s'est passé, c'est que dans le domaine horloger, dès que la crise financière a été plus ou moins résorbée, on a de nouveau donné un plein statut à ces horlogers. Aujourd'hui, c'est un des secteurs qui, malgré le franc fort, a les chiffres de croissance les plus élevés de Suisse.
On peut même dire que la croissance nette de notre pays, toutes branches confondues, s'explique certainement par le secteur de l'horlogerie qui ne connaît pas trop le problème de la cherté des prix, mais qui a su se réadapter très rapidement à la demande, notamment des pays émergents. On retrouve à cet égard plus ou moins ce qui se passe dans le domaine du tourisme, dans le sens où la population des Etats BRIC, des pays émergents, est celle qui vient chez nous et qui recourt à nos produits.
C'est la raison pour laquelle je trouve absolument stupide d'avoir ôté cette clause cantonale d'une loi, parce qu'elle est l'expression même du génie suisse: dans notre pays, nous avons à coeur le fédéralisme, non pas comme un quelconque épouvantail ou alibi permettant à des cantons de ne rien faire - j'insiste sur cet élément - mais parce qu'il permet à des cantons et à des situations particulières de bénéficier de solutions adaptées. Nous l'avons dans d'autres domaines, par exemple celui des redevances de la SSR - maintenant on doit dire RTS -, où l'on sait que toutes proportions gardées, des régions comme la Suisse romande et le Tessin touchent davantage que le prorata.
Il y a de nombreux autres domaines - je pense aussi à celui de la péréquation financière - où les besoins, les forces et les faiblesses des cantons sont pris en considération lors de la répartition des recherches et de la distribution de la manne fédérale.
En résumé, cette nuance dans l'application de la loi suisse fait partie du génie helvétique, et je ne vois pas pourquoi, par une espèce de fausse simplification, on voudrait renoncer à un système qui a fait ses preuves. Les directeurs de l'économie n'ont en tout cas pas demandé la suppression de cette clause, et je peux vous dire que le directeur de l'économie du canton de Fribourg m'a dit personnellement être favorable à sa réintroduction, non pas seulement par solidarité cantonale, mais parce qu'il sait que certains de ses collègues y ont recours et que cela a permis de sauver beaucoup de places de travail.
C'est pour ces raisons que je vous demande aujourd'hui, alors qu'il n'y a pas de situation cantonale dramatique, de réintroduire cette clause pour qu'elle puisse déployer ses effets le jour où cela se révèlera être nécessaire.

Präsident (Walter Hansjörg, Präsident): Der Antrag der Minderheit Rennwald wird von Frau Fässler vertreten.

Fässler-Osterwalder Hildegard (S, SG): Die parlamentarische Initiative de Buman möchte, dass die sogenannte Kantonsklausel bei der Arbeitslosenversicherung wieder eingeführt wird. Diese Klausel ermöglicht es, dass Kantone oder auch Teile von Kantonen mit erhöhter Arbeitslosigkeit die Möglichkeit bekommen, die Höchstzahl der Taggelder um 120 zu erhöhen. Sie hören richtig, es geht hier um eine Kann-Formulierung, und dieses Können und diese Möglichkeit ist an strenge Bedingungen geknüpft, die der Bundesrat überprüfen muss, wenn eine Anfrage aus einem Kanton kommt. Es ist also nicht einfach etwas, das ohne Weiteres gewährt wird.
Diese Kantonsklausel hat sich bewährt. Sie wurde nicht exzessiv verwendet, aber sie wurde in gewissen Gegenden häufiger verwendet als in anderen. Doch das kommt auch in anderen Fragen vor. Es gibt Kantone, die ganz tiefe Steuersätze haben, und andere haben höhere. Fast niemand hier drin ist gewillt, das auszugleichen. Hier haben wir einen anderen Mechanismus, der dazu führt, dass Menschen länger in der Arbeitswelt bleiben können, und insbesondere geht es auch darum, dass in einer Krise, die selbstverständlich nicht allzu lang andauern darf, das Know-how nicht verlorengeht. Immer dann, wenn Entlassungen nötig sind, gehen damit ja auch Know-how-Verluste einher. Das kann man mit dieser Klausel weitgehend verhindern.
Ich finde es ein bisschen absurd, dass die Mehrheit unserer Kommission sagt, besser als diese Verlängerung der Bezugsdauer für Taggelder seien in Krisenzeiten Konjunkturprogramme. Das ist dermassen absurd, weil hier drin immer das Gegenteil behauptet wird, wenn es gerade passt: dass nämlich solche Konjunkturprogramme überhaupt nichts nützten. Sie wissen, dass wir von der SP-Fraktion das anders sehen. Zu argumentieren, es wäre intelligenter, in Krisenzeiten Konjunkturprogramme zu erarbeiten, ist aber sicher falsch. Die Massnahme, die hier verlangt wird, ist eine schnelle; sie kann in einer Krisenzeit sofort umgesetzt werden und braucht auch nur das Einverständnis des Bundesrates und nicht etwa noch eine Botschaft, wie das bei Konjunkturprogrammen der Fall ist.
Es geht auch nicht darum, mit diesem Passus Einsparungen, die jetzt bei der Arbeitslosenversicherung gemacht werden können, wieder auffressen zu lassen. Im Gegenteil: Wenn eine Person in der Arbeitswelt bleiben kann, dann zahlt sie in aller Regel auch Steuern, und das ist alleweil günstiger, als wenn man sie in die Arbeitslosigkeit entlässt und allenfalls dann irgendwann sogar zur Fürsorge schickt.
Es ist also ein praktikables Instrument; es ist auch, und das zum Schluss, ein Instrument der nationalen Kohäsion. Es gibt einfach Regionen, bei denen es einmal einschlagen kann, sodass eine Krise länger dauert als in anderen Regionen. Das kann z. B. auch in meiner Region passieren, wenn es der Textilindustrie nicht so gut geht; es muss nicht nur die Uhrenindustrie im Jura sein. Es geht also um eine gute Methode für den Zusammenhalt unseres Landes. Es geht um eine Kann-Formulierung, niemand muss dieses Instrument benützen, und es wird garantiert nicht zu Ausfällen in der Arbeitslosenversicherung führen, wie das die Mehrheit meint, im Gegenteil: Die Kosten werden dadurch kompensiert, dass das Know-how und auch das Steuersubstrat erhalten bleiben.

Flückiger-Bäni Sylvia (V, AG), für die Kommission: Ihre Kommission hat die beiden Geschäfte, die parlamentarische Initiative de Buman und die Petition der Association Rebondire, am 5. Juli 2011 beraten.

AB 2012 N 213 / BO 2012 N 213

Nationalrat Dominique de Buman möchte mit seiner parlamentarischen Initiative bewirken, dass die Kantonsklausel, welche mit der letzten Revision des Arbeitslosenversicherungsgesetzes gestrichen worden ist, wieder ins Gesetz aufgenommen wird. Bekanntlich haben die Schweizer Stimmberechtigten am 26. September 2010 der Revision des Arbeitslosenversicherungsgesetzes und damit auch dem Wegfall dieser Kantonsklausel zugestimmt. Diese Klausel beinhaltete die Möglichkeit, die Höchstzahl der Taggelder um 120 zu erhöhen, falls sich der betreffende Kanton mit 20 Prozent an den anfallenden Kosten beteiligte.
Nationalrat de Buman begründet seine parlamentarische Initiative damit, dass die Kantonsklausel in der Vergangenheit in verschiedenen Kantonen wiederholt mit Erfolg angewendet worden sei, wodurch die harten Auswirkungen der Arbeitslosigkeit gedämpft und die betroffenen Arbeitslosen bei der Arbeitssuche weiterhin unterstützt worden seien, statt dass sie an die Sozialhilfe verwiesen worden seien. Andererseits würde die Wiedereinführung der Kantonsklausel den nationalen Zusammenhalt fördern, denn die Abstimmung vom 26. September 2011 habe gezeigt, dass sich die Kantone, welche von der Aufhebung betroffen waren, gegen die Gesetzesrevision ausgesprochen hatten.
Eine Minderheit der Kommission möchte der parlamentarischen Initiative Folge geben und wies darauf hin, dass diese Klausel in der Diskussion betreffend Revision des Arbeitslosenversicherungsgesetzes sehr umstritten gewesen sei. Es wurde weiter bemerkt, dass Kantone, welche von der Klausel Gebrauch machen wollten, diese Massnahme nicht leichtfertig einsetzen würden, denn sie müssten sich ja auch entsprechend beteiligen. Zudem werde für das Auslösen des Mechanismus eine relativ hohe Arbeitslosigkeit vorausgesetzt. Besonders wurden auch die Bedeutung der Exportindustrie, welche damit unterstützt würde, und die moderate Finanzierung im Vergleich zur Sozialhilfe erwähnt. Festgehalten wurde auch, dass die erwähnte Massnahme den Behörden erlauben würde, rasch zu reagieren, und dass die Arbeitslosenversicherung nicht nur jenen diene, die von der Arbeitslosigkeit betroffen seien, sondern auch den Unternehmen. Weiter wurde bemerkt, dass wir uns in einer schwierigen wirtschaftlichen Lage befänden und man davon ausgehen müsse, dass gewisse Regionen vermehrt von Arbeitslosigkeit betroffen sein könnten. Ebenso wurde auf die regionalen Unterschiede hingewiesen; darauf sollte rasch eingegangen werden können. Eine Verlängerung der Bezugsdauer über die Kantonsklausel behalte die Langzeitarbeitslosen länger im System, mit arbeitsmarktlichen Massnahmen, die greifen würden.
Die Mehrheit der Kommission beantragte, der parlamentarischen Initiative keine Folge zu geben. Sie wies darauf hin, dass es gelungen ist, mit der Revision der Arbeitslosenversicherung nötige Sanierungsmassnahmen einzuleiten. Dabei wurde ein Kompromiss verabschiedet, indem etwa die Hälfte durch Mehreinnahmen und die andere Hälfte durch Einsparungen generiert wurden. Das war im Sinne der Beitragszahler, der Unternehmen, der Wirtschaft und der Versicherten. Mit der vorliegenden parlamentarischen Initiative würde eine Lücke im Sanierungskonzept provoziert, wenn jetzt einseitig wieder Teile herausgenommen und geändert würden.
Ebenso war man der Meinung, dass das Ziel der Arbeitslosenversicherung eine rasche und nachhaltige Wiedereingliederung sein muss. Es geht um Kosten von 30 Millionen Franken. Die eingeleitete Sanierung sollte nicht mit der geforderten Massnahme torpediert werden. Die Kantone hatten sich in der Vernehmlassung für die Streichung der Klausel ausgesprochen.
Gegen eine Annahme des Vorschlages sprechen auch die Tatsachen, dass eine Finanzierung erst diskutiert werden müsste, dass die Lohnnebenkosten ansteigen würden und dass sich betreffend Mobilität ungerechte Situationen ergeben würden.
Bei der Revision der ALV wurde der bereits erwähnte Kompromiss verabschiedet. Es gab eine Volksabstimmung; diese gilt es zu respektieren. In einer schweren und langandauernden Rezession kann der Bundesrat befristete Massnahmen einführen, falls dies nötig wird.
Die Kommission beantragt Ihnen mit 13 zu 10 Stimmen bei 2 Enthaltungen, der parlamentarischen Initiative keine Folge zu geben. Ich bitte Sie, der Kommissionsmehrheit zu folgen und die parlamentarische Initiative abzulehnen.

10.504

Abstimmung - Vote
(namentlich - nominatif; Beilage - Annexe 10.504/6992)
Für Folgegeben ... 60 Stimmen
Dagegen ... 107 Stimmen


11.2003
Der Petition wird keine Folge gegeben
Il n'est pas donné suite à la pétition

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