Ständerat - Sommersession 1996 - Zwölfte Sitzung - 20.06.96-15h00
Conseil des Etats - Session d'été 1996 - Douzième séance - 20.06.96-15h00

95.072
Nukleare Sicherheit.
Übereinkommen
Sûreté nucléaire.
Convention
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Botschaft und Beschlussentwurf vom 18. Oktober 1995 (BBl IV 1343)
Message et projet d'arrêté du 18 octobre 1995 (FF IV 1308)
Beschluss des Nationalrates vom 4. März 1996
Décision du Conseil national du 4 mars 1996

Plattner Gian-Reto (S, BS) unterbreitet im Namen der Kommission für Umwelt, Raumplanung und Energie (UREK) den folgenden schriftlichen Bericht:

Die Reaktorkatastrophe von Tschernobyl (April 1986) hatte zur Folge, dass bis jetzt schon zwei Übereinkommen ratifiziert (Schweiz 3.3.1988) wurden, und zwar das Übereinkommen vom 26. September 1986 über die frühzeitige Benachrichtigung bei nuklearen Unfällen und das Übereinkommen vom 26. September 1986 über Hilfeleistungen bei nuklearen Unfällen. Mit dem vorliegenden Übereinkommen vom 17. Juni 1994 über nukleare Sicherheit soll insbesondere erreicht werden, dass die Kernkraftwerke der mittel- und osteuropäischen sowie der Nachfolgestaaten der Sowjetunion sicherheitstechnisch verbessert oder wenn nötig stillgelegt werden. Alle drei Übereinkommen kamen auf Anregung und unter Federführung der Internationalen Atomenergieorganisation (IAEO) der Vereinten Nationen zustande.
Das Übereinkommen gilt nur für zivile Kernkraftwerke. Anreicherungs- und Wiederaufbereitungsanlagen sowie Forschungsreaktoren sind nicht einbezogen, weil dafür noch keine international anerkannten Sicherheitsregeln bestehen. Vorarbeiten für ein Übereinkommen betreffend radioaktive Abfälle sind jedoch im Gange.
Das Übereinkommen verlangt von den Vertragsparteien nicht die Anwendung konkreter Sicherheitsnormen, sondern die Beachtung grundsätzlicher Sicherheitsregeln, wie z. B.:
- primäre Verantwortung des Bewilligungsinhabers für die Sicherheit;
- Vorrang der Sicherheit und Berücksichtigung menschlicher Faktoren beim Betrieb der Kernkraftwerke;
- Qualitätssicherungsmassnahmen und systematische Sicherheitsbeurteilung bei Bau, Inbetriebnahme und Betrieb von Kernkraftwerken.
Die Kontrolle über die Einhaltung des Übereinkommens geschieht nur an den Überprüfungstagungen, die in Zeitspannen von drei Jahren stattfinden müssen (s. Kapitel 3 des Übereinkommens: Tagungen der Vertragsparteien).
Eine supranationale Überwachungsbehörde hat man schon auf der Expertenebene abgelehnt. Auch die Möglichkeit einer Intervention eines Staates in ein Nachbarland ist mit diesem Übereinkommen nicht gegeben.
Gemäss Bundesrat verfügt die Schweiz über die erforderlichen gesetzlichen Regelungen und verwaltungsmässigen Strukturen, die zur Umsetzung des Übereinkommens und zur Einhaltung der sich daraus ergebenden Verpflichtungen nötig sind (Botschaft, S. 6).

Erwägungen der Kommission
Die Kommission des Nationalrates hat in diesem Zusammenhang u. a. folgende Frage aufgeworfen: "Es wird gesagt, dass die Schweiz die Sicherheitsvorschriften für ihre Atomkraftwerke erfüllt. Wie ist das zu verstehen, wenn sich darüber selbst die Experten nicht einig sind?"
In der Beantwortung dieser Frage hielt der Departementschef fest: "Es wird nicht behauptet, unsere Kernkraftwerke seien alle sicher. Sie entsprechen aber den Vorschriften und Bedingungen des Übereinkommens über nukleare Sicherheit. Ob und in welchem Ausmass Kernkraftwerke sicher sind, ist eine andere Frage, die im Streitfall von der HSK entschieden werden muss."
Die Kommission stellt fest, dass der Nationalrat am 4. März 1996 im schriftlichen Verfahren dem Übereinkommen mit 106 zu 0 Stimmen zugestimmt hat. Sie betrachtet die Aussage des Departementschefs gegenüber der Kommission des Nationalrates - "Es wird nicht behauptet, unsere Kernkraftwerke seien alle sicher ...." - als interpretationsbedürftig. Für die Kommission ist die Sicherheit der Anlagen nicht so sehr ein technisches, sondern ein gesellschaftspolitisches Problem. Die Frage stellt sich, ob die Gesellschaft überhaupt in der Lage ist, die Sicherheit nuklearer Anlagen über eine so lange Zeitdauer garantieren zu können. In diesem Sinne greift das Übereinkommen am fundamentalen Punkt an. Darüber, was es wirklich bringen wird, kann man streiten. Jedenfalls ist es ein Schritt in die richtige Richtung, wenn auch ein kleiner.

Plattner Gian-Reto (S, BS) présente au nom de la Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie (CEATE) le rapport écrit suivant:

A la suite de l'accident survenu en avril 1986 à l'un des réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl, deux conventions ont déjà été ratifiées, à savoir la Convention du 26 septembre 1986 sur la notification rapide d'un accident nucléaire et la Convention du 26 septembre 1986 sur l'assistance en cas d'accident nucléaire. La présente convention du 17 juin 1994 sur la sûreté nucléaire devrait permettre en particulier d'améliorer sur le plan de la sûreté et, au besoin, de désaffecter les installations nucléaires des pays d'Europe centrale et orientale ainsi que des nouveaux Etats

AB 1996 S 559 / BO 1996 E 559
indépendants issus de l'ex-URSS. Les trois conventions ont vu le jour à l'initiative et sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) des Nations Unies.
La convention ne s'applique qu'aux centrales électronucléaires civiles. Les installations d'enrichissement et les réacteurs de recherche ne sont pas inclus parce qu'il n'existe pas encore, à ce sujet, de règles de sûreté reconnues sur le plan international. Des travaux préliminaires en vue de l'élaboration d'une convention concernant les déchets radioactifs sont cependant en cours actuellement.
La convention n'exige pas des parties contractantes l'application de normes concrètes, mais le respect de règles fondamentales de sécurité, telles que:
- la responsabilité première, en matière de sûreté, du détenteur de l'autorisation;
- la primauté attribuée à la sûreté et la prise en compte des facteurs humains dans l'exploitation des centrales nucléaires;
- des mesures d'assurance-qualité et l'évaluation systématique de la sûreté en cours de construction ainsi que lors de la mise en service et de l'exploitation des installations.
Le contrôle du respect de la convention se déroule uniquement lors des réunions d'examen tenues par les parties contractantes, qui doivent avoir lieu tous les trois ans (cf. chapitre 3 de la convention: Réunions des parties contractantes).
La création d'une autorité de surveillance supranationale avait déjà été rejetée par le groupe d'experts. Cette convention ne fournit pas non plus la possibilité à un Etat d'intervenir dans un pays voisin.
Selon le Conseil fédéral, la Suisse dispose de la législation et de l'infrastructure administrative nécessaires pour appliquer la convention et respecter les obligations qui en découlent (message p. 6).

Considérations de la commission
La commission du Conseil national ayant notamment posé la question suivante: "On entend dire que les centrales nucléaires suisses sont conformes aux normes de sécurité pertinentes. Comment faut-il prendre cette affirmation, compte tenu de ce que les experts eux-mêmes ne sont pas d'accord sur la question?", le chef du département avait fait savoir en réponse que si personne ne va jusqu'à prétendre que toutes les centrales nucléaires suisses sont sûres, il n'en demeure pas moins qu'elles sont conformes aux exigences de la Convention sur la sûreté nucléaire. La question de savoir si les centrales sont sûres, et si oui, dans quelle mesure elles le sont, est une autre question, qu'il reviendra à la DSN de trancher en cas de litige.
Si la commission constate en premier lieu que le Conseil national a approuvé la convention par 106 voix sans opposition après avoir pris connaissance du rapport de la CEATE-CN, elle considère que l'affirmation (en langue allemande) du chef du département selon laquelle "personne ne va jusqu'à prétendre que toutes les centrales nucléaires suisses sont sûres" est pour le moins ambiguë. Pour la commission, le problème n'est pas tellement technique: il se pose surtout la question de savoir si la société de demain, et d'après-demain, sera en mesure elle aussi de continuer à garantir la sûreté des installations. Elle fait observer que la convention touche là un point essentiel, même si l'on peut discuter de son efficacité. Quoi qu'il en soit, elle constitue un pas - au demeurant un petit pas - dans la bonne direction.

Antrag der Kommission
Die Kommission beantragt einstimmig, das Übereinkommen zu genehmigen und den Bundesrat zu ermächtigen, es zu ratifizieren.

Proposition de la commission
La commission propose, à l'unanimité, d'approuver la convention et d'autoriser le Conseil fédéral à la ratifier.

Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
L'entrée en matière est décidée sans opposition

Bundesbeschluss betreffend das Übereinkommen über nukleare Sicherheit
Arrêté fédéral relatif à la Convention sur la sûreté nucléaire

Gesamtberatung - Traitement global

Titel und Ingress, Art. 1, 2
Titre et préambule, art. 1, 2

Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes .... 21 Stimmen
(Einstimmigkeit)


An den Bundesrat - Au Conseil fédéral
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