Ständerat - Frühjahrssession 2010 - Erste Sitzung - 01.03.10-17h15
Conseil des Etats - Session de printemps 2010 - Première séance - 01.03.10-17h15

09.471
Parlamentarische Initiative
SPK-NR.
Biometrische Ausweise
Initiative parlementaire
CIP-CN.
Documents d'identité biométriques
Vorprüfung - Examen préalable
Einreichungsdatum 18.06.09
Date de dépôt 18.06.09
Bericht SPK-NR 06.11.09
Rapport CIP-CN 06.11.09
Nationalrat/Conseil national 24.11.09 (Vorprüfung - Examen préalable)
Bericht SPK-SR 01.02.10
Rapport CIP-CE 01.02.10
Ständerat/Conseil des Etats 01.03.10 (Vorprüfung - Examen préalable)

Antrag der Mehrheit
Der Initiative keine Folge geben

Antrag der Minderheit
(Cramer, Berset, Germann, Hêche)
Der Initiative Folge geben

Proposition de la majorité
Ne pas donner suite à l'initiative

Proposition de la minorité
(Cramer, Berset, Germann, Hêche)
Donner suite à l'initiative

Präsidentin (Forster-Vannini Erika, Präsidentin): Es liegt ein schriftlicher Bericht der Kommission vor.

Egerszegi-Obrist Christine (RL, AG), für die Kommission: Gemessen an den vielen Mails und Zuschriften, die Sie alle erhalten haben, könnte man den Eindruck haben, es handle sich hier um das allerwichtigste Geschäft dieser Session. Es ist schon ein wichtiges Geschäft, denn es bezieht sich auf eine Volksabstimmung, die wir im letzten Jahr gehabt haben.
Die SPK hat sich am 1. Februar dieses Jahres mit dieser parlamentarischen Initiative befasst, der der Nationalrat Folge gegeben hat. Die Initiative verlangt zum einen, dass die Identitätskarten auch weiterhin keine biometrischen Daten enthalten, und zum andern will sie bewirken, dass eine zentrale Speicherung biometrischer Daten nicht obligatorisch ist. Sie will also die bestehende Form der Identitätskarte weiterführen, und sie will ebenfalls, dass auf die Datenbank verzichtet wird oder dass allenfalls eine Bürgerin oder ein Bürger verlangen kann, dass ihre oder seine Daten nicht aufgenommen werden.
Ich habe am Anfang erwähnt, dass wir zu dieser Thematik am 17. Mai des letzten Jahres, also vor etwas mehr als neun Monaten, eine Volksabstimmung hatten. Das entsprechende Gesetz wurde in der Referendumsabstimmung gutgeheissen. Es wurde knapp gutgeheissen. Aber wir haben in unserem Land die Tradition, dass auch knappe Mehrheiten von den Minderheiten respektiert werden. Im Abstimmungskampf war ganz klar, dass es bei den biometrischen Ausweisen um Pässe geht und nicht um Identitätskarten. Es war auch ganz klar, dass die zentrale Datenbank Inhalt der Referendumsvorlage war. Es war also beides in der Volksabstimmung Thema. Aus diesem Grund sprach sich die SPK-SR in der Vorprüfung vom 28. August des letzten Jahres, also wenige Wochen nach der Volksabstimmung, mit 6 zu 3 Stimmen gegen die Ausarbeitung einer Vorlage aus. Die Kommission des Nationalrates arbeitete dann trotzdem eine Vorlage aus, und der Nationalrat hiess diese Initiative mit 144 zu 41 Stimmen sehr klar gut. Trotzdem liess sich die Staatspolitische Kommission des Ständerates nicht von ihrer Meinung abbringen und hielt an ihrer Auffassung fest.
Die obligatorische Speicherung der biometrischen Daten ist nach wie vor entscheidend für die Sicherheit der Ausweise. Sie ist wichtig für die Sicherheit der Bürgerinnen und Bürger. In der Verordnung ist auch ganz klar vorgesehen, dass es keine biometrischen Identitätskarten gibt. Es braucht weiterhin vielerlei Möglichkeiten für die Identitätskarten. Ich nenne hier zum Beispiel nur die Funktion als Personalausweis, als Beweis des Alters bei Alkoholkäufen oder für das Führen eines Fahrzeugs.
Die Kommission beschloss mit 7 zu 4 Stimmen bei 1 Enthaltung, dieser Initiative keine Folge zu geben. Trotzdem unterhielt sie sich sehr lange über die Thematik, zwar nicht über die zentrale Datenbank, was klar war, sondern über die Zukunft der Identitätskarten. Die Kantone können heute so, wie es vorgesehen ist, selber bestimmen, welche Dienststellen die Ausweispapiere ausstellen. Weil aber die Anforderungen in der Praxis für alle Ausweise erhöht werden, braucht es ziemlich aufwendige Investitionen. Das hat die Kantone dazu bewogen, dass man ein Minimum an Ausstellungsorten bereitstellt. Es wäre aber unsinnig, wenn die Ausgabe der beantragten Identitätskarten nur noch in einer Übergangszeit über die Gemeindekanzlei laufen sollte. Es gibt hier in der Umsetzung des Gesetzes noch etlichen Handlungsbedarf und auch Verbesserungsmöglichkeiten.
An derselben Sitzung lagen der SPK verschiedene andere Initiativen zur Vorprüfung vor, unter anderem die parlamentarische Initiative Meyer Thérèse 09.439, die weiterhin den Bezug der herkömmlichen, nichtbiometrischen ID ohne Chip fordert. Dieser Initiative hingegen hat die SPK dann Folge gegeben und der Schwesterkommission des Nationalrates klar den Auftrag gegeben, die Fragen, die bezüglich des Weiterbestehens der Identitätskarten noch zu klären sind, zu prüfen und auch die Umsetzungsmodalitäten in den Kantonen zu vereinfachen.
Die SPK ist für das Akzeptieren der Resultate der Volksabstimmung. Sie setzt sich für den weiteren Gebrauch einer bürgerfreundlichen und zweckmässigen Identitätskarte ein und empfiehlt Ihnen mit 7 zu 4 Stimmen bei 1 Enthaltung, dieser Initiative keine Folge zu geben. Eine Minderheit wendet sich vor allem gegen die Datenspeicherung, ihr Antrag wird von Herrn Cramer begründet.

Cramer Robert (G, GE): Permettez-moi peut-être, en complément à l'exposé très complet qu'a fait Madame Egerszegi-Obrist, d'insister sur trois points au sujet de l'histoire des documents d'identité biométriques.
Le premier point - et je crois qu'il est utile de s'en souvenir - tient au fait que ce n'est pas la Suisse qui a voulu créer des documents d'identité biométriques. Ce n'est pas un projet qui a été porté par le génie de notre peuple. Simplement, on s'est trouvé à un moment donné dans une situation où, pour que les documents d'identité suisses puissent être reconnus à l'étranger - c'est-à-dire notamment dans les pays européens mais surtout en Amérique du Nord -, il a fallu les adapter, soit créer des documents d'identité biométriques. En d'autres termes, il ne s'agissait pas là d'une question de principe; il s'agissait simplement de permettre à ceux qui se déplacent d'avoir à leur disposition des documents d'identité qui soient reconnus à l'étranger. Et donc, au fond, il s'agissait d'une question assez modeste.
Le deuxième point, c'est que cette législation extrêmement technique, qui poursuivait cet objectif modeste - permettre simplement à nos confédérés de pouvoir disposer de documents qui les habilitent à se déplacer -, a fait l'objet d'un débat surprenant à deux égards. Tout d'abord, un référendum a été lancé contre cette législation technique et il n'a été soutenu par aucune des organisations habituelles: ce ne sont ni les syndicats, ni les organisations patronales, ni les grands partis nationaux qui l'ont lancé. Ce référendum est réellement issu d'un groupe de citoyens qui contestaient cette législation. La deuxième surprise, c'est que non seulement ces citoyens ont réussi à récolter 50 000 signatures, fait assez étonnant vu les moyens dont ils disposaient, mais
AB 2010 S 18 / BO 2010 E 18
également - vous l'avez rappelé, Madame Egerszegi-Obrist - que, lorsqu'on a voté, la majorité s'est finalement avérée extrêmement courte: ce sont moins de 51 pour cent des votants qui ont accepté le projet de loi qui leur était soumis.
J'en arrive au troisième point. Lorsqu'on a voté, il y a eu plusieurs interventions pour rappeler quels étaient les origines et les buts de cette législation et pour rappeler que son but prioritaire n'était ni avant tout de vouloir ficher les Suisses, ni de vouloir imposer des exigences qui étaient inconnues à l'étranger, mais de permettre à chacun de pouvoir disposer d'une pièce d'identité, d'un passeport qui soit reconnu à l'étranger. Je crois que ces éléments devaient être rappelés parce que, assez légitimement vu le résultat de la votation et les débats qui ont précédé le vote, le Conseil national nous demande que les assurances données durant la campagne de votation soient respectées. La façon dont il nous le demande - et j'insiste sur ce point - a pris la forme de cette initiative parlementaire, qui ne nous impose pas de prendre une décision aujourd'hui. Finalement, si nous disons oui aujourd'hui, ça permettra au Conseil national de continuer ses travaux. A un moment donné, il aboutira à une solution, quelle qu'elle soit, et elle nous sera soumise. C'est elle qui sera le texte sur lequel nous aurons à nous prononcer.
Ce que nous dit le Conseil national, c'est qu'il entend travailler sur deux pistes. La première, c'est que l'on ne crée pas de fichier centralisé; en tout cas, il entend investiguer cette possibilité et en cela il rejoint une préoccupation qu'avait exprimé en son temps le préposé fédéral à la protection des données et à la transparence. Et puis, la deuxième piste suivie par le Conseil national, c'est de permettre que celles et ceux qui souhaitent avoir une carte d'identité aient le choix entre une carte d'identité qui comporte des données biométriques et une carte d'identité qui n'en comporte pas.
Pour ma part, je regrette que des considérations de nature sécuritaire aient prévalu dans le cadre des travaux de notre commission, qui restreignent le choix du Conseil national. En définitive, ce que propose notre commission, c'est de soutenir une initiative parlementaire Meyer Thérèse, qui prévoit uniquement d'offrir la possibilité d'obtenir une carte d'identité sans données biométriques, sans traiter la question du fichier centralisé.
Assurément, le soutien de notre commission - qui devra encore être confirmé par cette assemblée - à l'initiative parlementaire Meyer Thérèse 09.439 n'empêchera peut-être pas la commission du Conseil national d'aller au-delà. Et finalement, l'initiative parlementaire Meyer Thérèse pourrait déboucher sur un texte différent. Mais, pour ma part, je considère qu'il s'agit d'un mauvais signal non seulement parce qu'il s'agit d'un signal de frilosité, non seulement parce qu'il s'agit d'émettre des réserves à l'égard des libertés individuelles, mais surtout parce que c'est envoyer un signal de frilosité à l'égard de l'administration fédérale.
Ce que nous avons appris durant les travaux de commission, c'est qu'aujourd'hui l'administration fédérale entend imposer aux communes des machines qui ne coûtent pas moins de 40 000 francs pour établir des pièces d'identité. Et on comprend bien qu'avec de telles exigences, la conséquence est évidente, c'est-à-dire que la plupart des communes ne pourront pas acheter des machines d'une telle importance et qu'elles devront se regrouper. Au fond, on aboutit à une centralisation, par un biais économique, sans l'avoir spécifié.
C'est la raison pour laquelle je crois qu'on doit donner un signal clair. Et la façon de donner un signal qui soit le plus clair possible, c'est de donner suite à cette initiative parlementaire qui nous est soumise, en sachant que c'est une base de travail.
Je conclurai simplement en rappelant tout de même que cette initiative parlementaire a trouvé au sein du Conseil national 144 voix pour la soutenir et 41 pour s'y opposer. C'est me semble-t-il une raison supplémentaire pour laisser au Conseil national la possibilité de continuer ses travaux.

Hêche Claude (S, JU): Comme cela vient d'être rappelé, à propos du premier point de la présente initiative parlementaire de la commission soeur du Conseil national, notre commission a décidé de donner suite à l'initiative parlementaire Meyer Thérèse 09.439, "Assurer l'accès à une carte d'identité classique, non biométrique, sans puce, à tous les ressortissants suisses", à une très nette majorité, donnant ainsi un signal très clair en faveur d'une procédure classique qui doit permettre de conserver un accès simple et une procédure proche du citoyen.
Si ce point ne soulève donc aucune opposition, il en va autrement de l'enregistrement centralisé et non obligatoire des données. Sur ce point, j'aborderai plus en détail la question sécuritaire. En effet, certaines personnes jugent cet enregistrement centralisé comme essentiel pour assurer le niveau de sécurité des documents suisses. Or permettez-moi de faire quelques brèves considérations sur les aspects qui, à l'heure actuelle, relativisent sérieusement l'argument de la sécurité.
Premier point, et non des moindres, le préposé fédéral à la protection des données et à la transparence a toujours émis des réserves s'agissant de cette banque centrale des données, de sa gestion et de son fonctionnement qui, selon lui, devraient être mieux clarifiés, d'autant plus que l'arrêté fédéral prévoit que les données du système d'information puissent être transmises à des tiers.
Deuxièmement, la technologie d'identification par radiofréquence, utilisée pour les documents biométriques, n'est pas aboutie puisqu'elle présente des problèmes de sécurité non négligeables. Plusieurs spécialistes, voire aussi des professeurs à l'EPFL par exemple, ont démontré qu'il serait possible de lire les données contenues dans la puce des futurs documents biométriques. Le fait de pouvoir lire et par conséquent de pouvoir copier les données contenues dans la puce des passeports biométriques pourrait engendrer des problèmes d'usurpation d'identité et permettrait également une traçabilité des faits et gestes de n'importe quel citoyen.
Par ailleurs, il va sans dire que la banque centrale de données va très certainement devenir une cible de premier choix pour les pirates informatiques, surtout à l'heure où les banques réfléchissent à mettre en oeuvre la possibilité de transferts financiers avec l'accès aux comptes protégé par empreinte digitale.
Enfin, dès lors que les empreintes digitales de toutes les citoyennes et de tous les citoyens de notre pays seront stockées dans cette banque de données, qui ose ici sérieusement parier que ne s'y ajouteront pas à moyen ou à long terme d'autres informations "anodines" telles que l'appartenance politique, la confession, voire peut-être même l'ADN?
En définitive, les dangers que soulève l'enregistrement centralisé méritent toute notre attention, tout particulièrement au regard des libertés individuelles, de la protection des données et du droit au respect de la sphère privée. Par conséquent, avant de nous exprimer définitivement pour ou contre un tel instrument, il est important de s'assurer que certaines garanties sont données et de faire une véritable pesée des intérêts en présence: la sécurité des documents d'identité suisses qui serait garantie par une banque centrale de données face à la protection des données personnelles.
C'est dans cet esprit que je vous invite à suivre la proposition de la minorité.

Schwaller Urs (CEg, FR): Ich möchte mich ganz kurz auf die Frage der sogenannt herkömmlichen Identitätskarten beschränken bzw. auf die Möglichkeit, die heutigen Identitätskarten weiter auszugeben. Letzten Samstag habe ich, für einmal sogar als eingeschriebene Sendung, den letzten der wahrscheinlich 300 Briefe - von den E-Mails gar nicht zu reden - zum Thema biometrische Ausweise erhalten. Letztlich zielen aber all diese Eingaben mindestens im Punkt biometrische ID am Thema vorbei. Das haben wir in der Kommission eigentlich erst das letzte Mal gemerkt. Wie uns der Vertreter des Eidgenössischen Justiz- und Polizeidepartementes bestätigt hat, gibt es keine biometrischen Identitätskarten, und man kann auch keine solchen bestellen.
AB 2010 S 19 / BO 2010 E 19
Hingegen hat der Bund mit seiner - Irrtum vorbehalten - heute, am 1. März, in Kraft tretenden Verordnung die technischen Anforderungen an die ID so erhöht, dass es inskünftig nicht mehr gehen soll, mit einem Foto aus dem Automaten oder vom Fotografen aus der Region ins Gemeindebüro zu gehen, dort ein Formular auszufüllen und die Gebühren zu zahlen, um dann 14 Tage später die ID nach Hause geschickt zu erhalten. Nein, neu soll es für die Fotos eine Erfassungsmaschine für 40 000 Franken brauchen. Damit ist natürlich klar, dass nicht jede unserer 2430 oder 2440 Gemeinden eine solche Erfassungsmaschine anschaffen kann, womit es zur Zentralisation im Kanton auf eine oder zwei Stellen kommt.
Das ist eine bürgerunfreundliche, eine bürokratische Lösung, die umso weniger verständlich ist, als sehr viele Leute in unserem Land die ID vor allem als Ausweispapier im Alltag brauchen. Das müssen wir korrigieren und ändern. Der Weg, den die Kommissionsmehrheit vorschlägt, ist die Ablehnung dieser parlamentarischen Initiative. Gleichzeitig haben wir - Frau Egerszegi hat es erwähnt - unsere Zustimmung gegeben, eine Weiterarbeit auf der Grundlage der parlamentarischen Initiative Meyer Thérèse 09.439 zu ermöglichen. Diese legt die Grundlage, damit weiterhin eine ID nach dem bisherigen Verfahren und auf der Gemeinde bezogen werden kann. Um das geht es uns, darum haben wir das vorgeschlagen, alles andere ist unnötiger Perfektionismus. Daher bin ich mehr als überzeugt von unserer Mehrheitslösung.

Germann Hannes (V, SH): Ich bitte Sie, hier der Minderheit zu folgen. Die Kollegen Cramer und Hêche haben ausgeführt, welche Gründe es gibt, auf diese zentrale Datenbank zu verzichten. Doch ich weiss, dass das auch ein Entscheid war, der in der Volksabstimmung so getroffen wurde. Man kann es selbstverständlich verstehen, wenn man hier anderer Meinung ist. Ich denke aber doch, dass die Analyse der Abstimmung ergeben hat, dass hier ein grosses Unbehagen in der Bevölkerung vorhanden ist.
Ich möchte hier aber nicht weitere Ausführungen dazu machen, sondern ans Votum von Kollege Schwaller anschliessen. Wir haben es gehört: Wir haben eine ganze Reihe von Vorstössen zu diesem Thema behandelt, darunter auch parlamentarische Initiativen. Ich darf auch darauf verweisen, dass ich in der Wintersession ebenfalls eine solche eingereicht habe, die in eine ähnliche Richtung geht wie jene von Frau Thérèse Meyer. Das zeigt einfach, dass hier einiges schiefgelaufen ist. Man braucht biometrische Pässe, wenn man reisen will. Also muss sich jeder entscheiden, ob er einen will oder nicht. Wenn man keinen will, hat man einfach beschränkte Reisemöglichkeiten. Das scheint mir eine relativ einfache Geschichte. Jetzt hat man aber immer offengelassen, ob es auch biometrische Identitätskarten geben könne. Wir haben dann in der Kommission einigermassen mit Staunen - ich selber auch mit Befriedigung - zur Kenntnis genommen, dass die Identitätskarten nun nicht auch noch biometrisch sein sollen. Ja, warum denn auch? Ein biometrisches Dokument genügt, und das ist der Pass.
Nun hat man aber auch die Weichenstellung vorgenommen, dass dann diese hohen Ansprüche, die an die biometrischen Pässe gestellt werden, auch an die Identitätskarten zu stellen seien. Hier weiss in der Bundesverwaltung irgendjemand wahrscheinlich schon nicht richtig, wie das Ganze laufen soll. Wir sollten uns nicht vorführen lassen. Ich meine immer noch, dass eigentlich wir und die Verwaltung für die Bürgerinnen und die Bürger in diesem Land da seien und nicht umgekehrt. Die Kantone und die Gemeinden sollten es sich nicht gefallen lassen, dass der Bund über technische Vorgaben in ihre Vollzugsautonomie eingreift und eigentlich auch gleich noch den Vollzug vorgibt.
Wie funktioniert denn das herkömmliche System, bei dem wir jetzt auch nach den Ausführungen des Bundesrates bleiben, also die normalen ID? Man geht auf die Gemeinde und bestellt das; bei der Gemeinde sind sämtliche Daten vorhanden. Und die Fotografen in der Region oder in der Umgebung - das ist in der ganzen Schweiz so - haben sich darauf eingerichtet. Die schaffen es mittlerweile auch, den Kopf ins richtige Fenster hineinzubringen, damit man beim Bund dann nicht mit dem Einscannen überfordert ist. Ich habe eigentlich immer gemeint, man könne Köpfe elektronisch auch vergrössern und verkleinern, aber das ist offenbar etwas sehr Schwieriges.
Und jetzt will man uns wirklich weismachen, dass eine herkömmliche Identitätskarte nun so hohe Anforderungen stellen soll, dass man dafür wirklich in diese Zentren gehen muss. Nein, umgekehrt ist es: Man wollte diese Zentren lukrativer machen, indem sie eben beides anbieten könnten. Das hätte auch Sinn gemacht, wenn die ID biometrisch gewesen wäre. Ich habe das jetzt zur Kenntnis genommen, und meine parlamentarische Initiative 09.516 geht ja in die Richtung, dass man nur eine Übergangsbestimmung streichen müsste. Wir haben das der Kommission des Nationalrates mitgegeben, und wenn man das mit der parlamentarischen Initiative Meyer Thérèse 09.439 erledigen kann, dann "tant mieux". Aber es macht doch keinen Sinn, dass man für ein Dokument, das man braucht, um sich in der Umgebung zu bewegen, um sich bei der Bank zu identifizieren oder um auch mal mit dem Hund über die Grenze spazieren zu gehen, nun wirklich fast in ein nationales Zentrum gehen muss, in ein Zentrum, das höchsten Ansprüchen genügt, das Fingerabdrücke einlesen kann usw.
Darum: Man muss nur diese Übergangsbestimmung im Ausweisgesetz streichen. Dann ist eigentlich alles erledigt, und die Kantone können das regeln, wie sie wollen. Einige werden vielleicht sagen: Wir nehmen das zusammen. Andere sagen: Die Gemeinden haben alle Daten, sie haben die Infrastruktur, sie machen das - ohne Klagen - heute schon, das funktioniert bestens. Warum sollte man das ändern? Diese Freiheit soll ihnen gegeben werden. Ich wollte Ihnen das einfach mit auf den Weg geben. Wir sollten uns nicht durch technische Zwänge irritieren lassen und da Strukturänderungen einleiten. Und wir sollten uns davor hüten, den Kantonen in ihre Vollzugsautonomie hineinzulegiferieren. Das finde ich nicht stufengerecht. Darum werde ich mich wehren, wenn die parlamentarische Initiative Meyer Thérèse bei uns im Rat zur Debatte steht.
Aber jetzt bitte ich Sie, hier ein Zeichen zu setzen und der Minderheit zu folgen, ein Zeichen dafür, dass wir hier in Bern die Sorgen und Nöte der Bevölkerung auch ernst nehmen.

Büttiker Rolf (RL, SO): Ich gehe eigentlich einig mit Ihnen, Herr Germann. Alles, was Sie gesagt haben, ist richtig. Nur dürfen Sie, wenn Sie das wollen, was Sie jetzt gesagt haben, nicht die Minderheit unterstützen. Dann müssen Sie die parlamentarische Initiative Meyer Thérèse unterstützen, wie wir das in der Kommission getan haben. Die parlamentarische Initiative Meyer Thérèse verlangt, dass allen schweizerischen Staatsangehörigen wie bis anhin die traditionelle, Chip-freie, auf der Gemeinde beziehbare Identitätskarte ausgeliefert werden kann. Das ist genau das, was ich will; es ist das, was auch Sie wollen. Wenn Sie die vorliegende parlamentarische Initiative lesen, sehen Sie, dass diese in eine ganz andere Richtung geht und noch ganz andere Dinge verlangt. Das ist der Unterschied.
Diese Identitätskarten sollen nach wie vor auf der Gemeinde bezogen werden können. Das sehen wir, wenn wir die Praxis anschauen. Herr Schwaller hat es gesagt: Wir müssen die technischen Anforderungen an die Identitätskarte wieder senken, das war das Problem in den bisherigen Diskussionen.
Was muss ich tun, um eine solche Identitätskarte zu erhalten? Ich gehe auf die Gemeindebehörde; die Gemeinde hat die Daten, das Formular wird dort ausgefüllt. Dann geht es in meinem Fall nach Solothurn. Von Solothurn geht es nach Aarau, zur Firma Trüb, dort wird die Identitätskarte hergestellt. Sie kommt zur Gemeindebehörde zurück, ich kann sie beziehen und bezahlen. Ich kann sie auch im Voraus bezahlen, dann schickt die Firma Trüb sie mir nach Hause.
Jetzt hat mir der Gemeindeverwalter gesagt, ich solle im Ständerat doch sagen, die traditionelle Identitätskarte werde nicht nur für Reisen ins Ausland, auch ins benachbarte
AB 2010 S 20 / BO 2010 E 20
Ausland benutzt, obwohl dies eigentlich noch weitgehend möglich ist. Sie wird vor allem auch als ganz gewöhnlicher Personalausweis benutzt. Der Gemeindeverwalter hat mir auch gesagt, er habe erlebt, dass man für den Eintritt in das Bundeshaus die Identitätskarte mitnehmen müsse - mindestens als Leiter einer Schulklasse oder einer Delegation. Die Jugend braucht die Identitätskarte, wo es eine Altersbegrenzung gibt: zum Töfflifahren, beim Eintritt ins Kino, beim Alkoholausschank. Dort braucht es keinen Chip und keine komplizierten technischen Verfahren. Da dient die Identitätskarte eben als Personalausweis.
In der Zielrichtung sind wir uns einig, und wenn man dieses Ziel verfolgt, muss man die parlamentarische Initiative der SPK des Nationalrates ablehnen und die parlamentarische Initiative Meyer Thérèse unterstützen. Das hat die Kommission getan.

Imoberdorf René (CEg, VS): Ich möchte mich kurzfassen: Die parlamentarische Initiative hat ja zwei Teile; Teil 2 verlangt, dass man die zentrale Datenbank infrage stelle. Diese Datenbank war aber Bestandteil der Volksabstimmung. Auch wenn die Volksabstimmung knapp ausfiel, müssen wir dies respektieren. Bei der anderen Forderung bezüglich der Identitätskarten bin ich genau gleicher Meinung wie meine Vorredner. Ich möchte nur noch auf einen Aspekt hinweisen: Die parlamentarische Initiative Meyer Thérèse verlangt, dass man weiterhin die herkömmlichen Identitätskarten beziehen kann. Ich möchte davor warnen, dass man beide Möglichkeiten anbietet, d. h. eine biometrische und eine herkömmliche ID. Es ist wichtig, dass man bei der herkömmlichen Identitätskarte bleibt. Auch das ist schon kompliziert genug - es gibt da eine ganze Menge Kriterien für das Foto. Es kann nicht sein, dass das Ganze für eine gewöhnliche Identitätskarte noch komplizierter wird. Ich nehme an, dass die herkömmliche Identitätskarte im europäischen Raum weiterhin als Ausweis akzeptiert wird. Damit besteht überhaupt kein Bedarf, dass wir hier eine neue, komplizierte biometrische Identitätskarte kreieren.
Ich unterstütze die parlamentarische Initiative Meyer Thérèse und bin gegen die parlamentarische Initiative der Staatspolitischen Kommission des Nationalrates.

Abstimmung - Vote
Für Folgegeben ... 13 Stimmen
Dagegen ... 24 Stimmen



Schluss der Sitzung um 19.35 Uhr
La séance est levée à 19 h 35
AB 2010 S 21 / BO 2010 E 21



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