Ständerat - Frühjahrssession 2010 - Fünfte Sitzung - 08.03.10-16h15
Conseil des Etats - Session de printemps 2010 - Cinquième séance - 08.03.10-16h15

10.025
Frankophoniegipfel 2010
in Montreux.
Planung und Organisation
Sommet de la Francophonie 2010
à Montreux.
Planification et organisation
Zweitrat - Deuxième Conseil
Botschaft des Bundesrates 09.02.10 (BBl 2010 1139)
Message du Conseil fédéral 09.02.10 (FF 2010 1031)
Nationalrat/Conseil national 04.03.10 (Erstrat - Premier Conseil)
Ständerat/Conseil des Etats 08.03.10 (Zweitrat - Deuxième Conseil)
Text des Erlasses (BBl 2010 2343)
Texte de l'acte législatif (FF 2010 2145)

Freitag Pankraz (RL, GL), für die Kommission: Zuallererst bitte ich um Entschuldigung für die kurzfristige Zustellung der Fahne. Das ist allerdings nicht der Arbeitsweise der Kommission oder etwa des Sekretariates anzukreiden. Nein, Hintergrund ist, dass das Geschäft vom Parlament im Sonderverfahren, das heisst in der gleichen Session in beiden Räten, beraten wird. Der Nationalrat hat das Geschäft am vergangenen Donnerstag beraten; seine Beschlüsse sind auf unserer Fahne aufgeführt.
Speziell an diesem Geschäft ist aber nicht nur, dass es dem Parlament im Sonderverfahren unterbreitet wird, speziell ist auch die Geschichte dieses Geschäftes. Lassen Sie mich deshalb den bisherigen Verlauf einleitend darlegen. Das Geschäft geht auf einen Beschluss des Bundesrates vom 30. September 2009 zurück. Damals beschloss der Bundesrat, die Schweiz werde für die Durchführung des Frankophoniegipfels 2010 kurzfristig eine Bewerbung einreichen. Ursprünglich war Madagaskar als Gastgeberland für diesen Frankophoniegipfel 2010 vorgesehen gewesen. Aber nachdem die Organisation internationale de la Francophonie (OIF) die Mitgliedschaft von Madagaskar suspendierte, wurde seitens der OIF die Schweiz angefragt, ob sie für Madagaskar einspringen und eine Bewerbung einreichen würde. Gleichzeitig ermächtigte der Bundesrat am 30. September 2009 das Departement für auswärtige Angelegenheiten, dem Parlament einen entsprechenden Kredit in der Höhe von 35 Millionen Franken zu beantragen. Am 16. Dezember letzten Jahres erhielt dann die Schweiz an der Ministerkonferenz der französischsprachigen Länder den Zuschlag für die Durchführung dieser Tagung. Sie findet vom 20. bis 24. Oktober 2010 in Montreux statt.
An ihrer Sitzung vom 25. Januar dieses Jahres wurde der Finanzdelegation ein Antrag zur Gewährung eines gewöhnlichen Vorschusses in der Höhe von 11,5 Millionen Franken für die Planung und Organisation des Frankophoniegipfels unterbreitet. Die Finanzdelegation bestätigte zwar die Bedeutung der Durchführung von internationalen Anlässen in der Schweiz. Das Begehren eines gewöhnlichen Vorschusses lehnte sie jedoch ab. Die Delegation kam zum Schluss, dass das Geschäft vor der Gewährung eines Vorschusses im Sonderverfahren dem Parlament zu unterbreiten sei. Am 10. Februar wurde die von der Finanzdelegation verlangte Botschaft vom Bundesrat im Zirkulationsverfahren zuhanden des Parlamentes verabschiedet.
Zur bisherigen Beratung: Die Finanzkommission hat das Geschäft am 25. Februar beraten. Sie war - das ist jetzt eine sehr starke Zusammenfassung - vom Verlauf der Behandlung des Geschäftes nicht begeistert. Die positive Bedeutung des Anlasses für die Schweiz war in der Kommission allerdings unbestritten: Man erwartet Staats- und Regierungschefs aus bis zu 70 Mitglieds- oder Beobachterländern. Das sind mehr als ein Drittel der Uno-Mitgliedländer. Am ersten Tag des Gipfels in Montreux wird die Schweiz ausserdem von Kanada, welches unser Land für die Durchführung dieses Gipfels angefragt hatte, den Vorsitz der Ministerkonferenz der OIF übernehmen. Internationaler
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Austausch und Vernetzung sind für ein kleines Land und insbesondere für die Schweiz in der aktuellen Situation sehr wichtig und wertvoll. Darum wäre ein Projektabbruch im jetzigen Zeitpunkt ein sehr negatives Signal der Schweiz nach aussen.
Der Nationalrat hat inzwischen entgegen den Anträgen seiner eigenen Finanzkommission den Anträgen unserer Kommission zugestimmt. Die erste Differenz war dabei eine formelle: Statt von einem Gesamtkredit reden wir von Gesamtkosten. Die zweite Differenz war eine inhaltliche, indem die FK-NR im Gegensatz zur FK-SR eine Kompensation von 10 Millionen Franken beim EDA gefordert hat.
Wenn Sie dem Antrag der Mehrheit Ihrer Kommission zustimmen, gibt es keine Differenz zum Nationalrat mehr.
Erlauben Sie mir noch zwei Hinweise:
1. Der Kommissionsentscheid ist lediglich ein Planungsbeschluss; die finanziellen Mittel werden dann im Nachtrag I zum Voranschlag 2010 dem Parlament unterbreitet. Ein allfälliger Beschluss ist ebenfalls eine Legitimation für die Finanzdelegation, einen gewöhnlichen Vorschuss zu gewähren.
2. Gerade weil die Projektkosten nicht einfach zu beurteilen sind, braucht es eine transparente Umsetzung des Projektes mit einer klaren Kostenkontrolle und auch einer entsprechenden Berichterstattung.
Der Nationalrat hat mit 134 zu 31 Stimmen Eintreten beschlossen. Ihre Kommission beantragt mit 9 zu 0 Stimmen bei 2 Enthaltungen, ebenfalls einzutreten.

Berset Alain (S, FR): Le Sommet de la Francophonie est vraiment l'un des tout grands sommets internationaux qui regroupent des chefs d'Etat sur notre planète. C'est un des grands sommets qui portent sur un point relativement précis que partage l'ensemble des pays qui y participent, à savoir le français. Ce sont des représentants des cinq continents, des dizaines de pays - une septantaine, je crois - qui sont représentés dans l'organisation. Il s'agit donc pour la Suisse d'une manifestation de première importance qui doit permettre de confirmer le rôle que joue la Suisse sur la scène internationale, aussi comme organisateur de grandes manifestations, aussi comme facilitateur de dialogues. Et c'est, dans le fond, ce qui fait de la Suisse un pays qui contribue à l'échange et au dialogue entre les peuples bien au-delà des frontières européennes et dans une mesure largement supérieure à ce que pourrait nous permettre notre simple taille géographique ou démographique.
Mais surtout, la Francophonie est un réseau différencié. Il est extrêmement important pour notre pays de pouvoir compter sur la participation à un tel réseau, avec des pays qui représentent ensemble un tiers des membres de l'ONU, des pays dans lesquels nous pouvons faire valoir aussi nos différences, des pays avec lesquels nous pouvons travailler aussi quand les intérêts de la Suisse sont touchés. Je crois que la situation que nous vivons depuis deux ans doit nous inciter à ne pas rater de telles occasions, à faire en sorte non seulement de les saisir, mais de savoir organiser de telles manifestations avec beaucoup d'engagement, avec un certain brio et de confirmer ainsi notre réputation aussi dans ce domaine.
Je regrette évidemment que le Conseil national ait, de façon, il faut bien le dire, un peu arbitraire, au terme d'un débat qui n'était pas tellement axé sur le contenu du dossier, décidé de couper 5 millions de francs dans le crédit-cadre pour l'organisation de cette manifestation.
Evidemment, il est toujours difficile de prévoir, surtout dans les conditions que la Suisse a connues et qu'elle connaît encore pour organiser ce sommet, des montants précis. C'est la raison pour laquelle il m'aurait paru approprié d'avoir un peu de marge de manoeuvre, non pas pour les dépenses, mais pour le crédit d'engagement. Cela dit, j'ai compris en commission qu'il n'y avait pas de majorité pour augmenter ce crédit-cadre à 35 millions de francs et je me rallie aujourd'hui à la proposition de 30 millions de francs, en souhaitant simplement que cela suffise pour organiser dans les meilleures conditions possibles le sommet.
Par contre, nous allons avoir tout à l'heure, et je m'exprime déjà sur ce point, une discussion sur la compensation de 10 millions de francs au sein de ce département. Il faut vraiment que nous nous posions la question de ce que signifierait une compensation de 10 millions de francs au sein du DFAE. Est-ce que vraiment nous sommes prêts à prendre la responsabilité que l'organisation d'un tel sommet pour accueillir des chefs d'Etat se fasse au détriment de la contribution suisse à l'aide publique au développement? ou bien au détriment de la contribution suisse au réseau des ambassades? Peut-être faudrait-il alors en fermer une ou deux pour financer la compensation! Ou bien encore, sommes-nous prêts à ce que la compensation se fasse dans la contribution de la Suisse à la sécurité dans le domaine des visas? Ce sont les questions auxquelles nous devons répondre si l'on veut une compensation! C'est la raison pour laquelle j'espère qu'il y aura ici une forte majorité pour rejeter cette idée de compensation qui est tombée dans ce débat comme quelque chose d'un peu vexatoire et d'un peu ennuyeux, mais qui n'apporte certainement rien de très positif à la réflexion.
La procédure, le président de la commission l'a dit, a d'abord été examinée par la Délégation des finances. Je dois vous dire que j'ai estimé absolument correct que ce ne soit pas elle qui prenne cette décision, mais, parce que les délais le permettaient, que les conseils puissent la prendre dans les meilleures conditions possibles, même s'il faut que le projet passe dans les deux conseils durant la même session.
Vous aurez certainement constaté que règne une certaine agitation du côté des autorités cantonales organisatrices. On peut le comprendre; ce n'est pas tous les jours qu'un gouvernement cantonal est confronté à l'organisation d'un tel sommet international, même s'il existe sur l'Arc lémanique tout de même une certaine expérience dans ce domaine. Je crois que l'on ne peut que souhaiter de notre côté que les travaux, de ce point de vue là, se passent le mieux possible. On ne peut que souhaiter la collaboration la plus constructive possible des autorités cantonales concernées - je suis persuadé que nous l'aurons -, de façon à ce que l'ensemble de cette manifestation puisse se dérouler dans les conditions que notre pays mérite de pouvoir offrir.
Je vous invite donc à entrer en matière et à soutenir le crédit et le projet tels qu'ils ressortent des délibérations de la commission.

Jenny This (V, GL): Ich bin ohne Begeisterung für Eintreten. Ich gehöre der Minderheit Germann an, die Ihnen beantragt, 10 der 30 Millionen Franken seien zu kompensieren. Es ist zweifelsohne ein wichtiges Gipfeltreffen, aber wir sollten dafür sorgen, dass es nicht zum "Gipfel" verkommt. Wir alle wissen: Die Organisation dieses Anlasses ist alles andere als geglückt. Ich will nicht die Bezeichnung "chaotisch" verwenden, aber die Organisation ist unglücklich.
Im letzten Sommer wurden wir angefragt, im Dezember bekamen wir den definitiven Zuschlag. Die Zeit, die zur Verfügung stand, um die Organisation auf die Beine zu stellen, war also sehr, sehr kurz. Das kann nicht seriös sein, das wissen wir alle. Einen Anlass dieser Grössenordnung, einen Anlass mit Kosten von 30 bis 35 Millionen Franken, in so kurzer Zeit aufzugleisen, das kann nicht gutgehen.
Es kam dazu, dass man ohne öffentliche Ausschreibung und für eine Summe von 3 Millionen Franken Event-Agenturen beauftragte. Das ist eigentlich gegen die Grundsätze des öffentlichen Beschaffungswesens, aber in dieser kurzen Zeit blieb ja nichts anderes übrig. Wir sprechen heute überhaupt nur über diesen Kredit, weil die Finanzdelegation ihr Veto einlegte. Ansonsten wäre diese Sache am Parlament vorbeigegangen. Die Botschaft musste innerhalb weniger Tage erarbeitet werden. Die Voraussetzungen waren also wirklich denkbar schlecht.
Fünf Tage, siebzig Staats- und Regierungschefs, dreitausend Delegierte und eine Rechnung von 35 Millionen Franken: Da können wir noch lange Sparübungen und Sparprogramme beschliessen - wenn wir nachher auf derart rudimentärer Basis über solche Beträge beschliessen,
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verkommen die Beschlüsse, die an den Sitzungen der Finanzkommission gefällt werden, zu Makulatur. Wenn man für 1,1 Millionen Franken ein Kongresszentrum mietet und für rund 3,9 Millionen nachrüsten muss, stimmt doch etwas nicht. Wir mieten für diesen Anlass ein Kongresszentrum und müssen dann für 3,9 Millionen nachrüsten!
Ferner verköstigt die Schweiz die Gäste für 2,6 Millionen Franken. Sie werden also verpflegt, was uns 2,6 Millionen kostet. Dann werden noch 192 000 Franken für "kleine Gefälligkeiten" bereitgestellt; Blumen und Konfekt nennt man das.
Von unseren Aussenpolitikern habe ich erfahren, dass im Ausland nichts dergleichen zu erwarten ist - die meisten müssen das selber bezahlen. Wir sind also hier relativ grosszügig. Deshalb komme ich zum Schluss: Wenn man das schon bezahlen will, dann soll das Departement einen Teil davon intern kompensieren.
Deshalb werde ich den Minderheitsantrag Germann unterstützen, auch wenn mir klar ist, dass wir damit nicht auf grosse Resonanz stossen werden.

Schweiger Rolf (RL, ZG): Ich bin ja nicht bekannt als einer, der sehr ausgabefreudig ist. Ich habe aber in der Finanzkommission ausdrücklich die Meinung vertreten, dass angesichts aller Umstände eine Kompensation falsch wäre. Ich begründe dies kurz wie folgt:
Das EDA besteht, grob gesagt, aus zwei grossen Gruppen, auf der einen Seite aus dem Kern-EDA und auf der anderen Seite aus der Deza. Wenn nun das EDA als Ganzes zu einer Kompensation verpflichtet würde, müsste man sich vergegenwärtigen, wer dann überhaupt kompensieren könnte. Das Kern-EDA ist meines Erachtens dazu sehr, sehr ungeeignet, da es einerseits aus der eigenen Organisation besteht, insbesondere dem Generalsekretariat, und andererseits aus dem gesamten Aussennetz, also den Konsulaten, Botschaften usw., aus den politischen Abteilungen; im Kern-EDA besteht insbesondere die Verpflichtung, die Beiträge der Schweiz an die internationalen Organisationen zu erbringen. Aus der Aufzählung dieser Dinge können Sie ersehen, dass der Bereich, innerhalb dessen im Kern-EDA gespart werden kann, ein sehr, sehr kleiner ist. Die meisten Ausgaben des Kern-EDA sind gebunden. Das hätte zur Konsequenz, dass eine Kompensation zumindest grösstenteils in der Deza erfolgen müsste.
Angesichts dessen, dass das Parlament bezüglich der Ausgaben der Deza doch einen grosszügigeren Zug fahren will, was ich übrigens nicht in allen Teilen begrüsse, wäre es irgendwie paradox, einen Beschluss zu fassen, der in genau dem Bereich, den wir aufstocken wollen, faktisch eine Redimensionierung verlangen würde. Darum, glaube ich, wäre es nicht konsequent und auch nicht sinnvoll, hier einen Kompensationsbeschluss zu fassen.

Savary Géraldine (S, VD): J'aimerais dire en préambule que l'on ne peut reprocher à personne dans notre conseil de mépriser la Francophonie, le français ou de négliger cet atout de notre pays. Il n'y a qu'à voir la manière dont certains de nos collègues pratiquent le français pour bien comprendre que le souci d'organiser ce Sommet de la Francophonie à Montreux, ainsi que de faire de la Suisse un pays d'accueil pour les représentants des pays francophones est visiblement présent au sein de notre conseil.
La question que l'on s'est posée au Conseil national ainsi que dans les commissions parlementaires du Conseil des Etats est celle de savoir si ces 30 millions de francs - il s'agissait d'abord de 35 millions - correspondent au juste prix pour accueillir un sommet d'une telle importance. Il a été rappelé que ces 30 millions de francs correspondent au budget annuel du FC Bâle. Ce n'est pas une somme minime, modeste. Au contraire, c'est relativement important, mais c'est aussi relativement modeste par rapport à l'enjeu, puisque l'on doit dans un temps relativement court accueillir - cela a été dit - une soixantaine de chefs d'Etat francophones et que cet accueil doit être à la hauteur de notre réputation.
J'ai entendu, de part et d'autre, dans les couloirs du Palais du Parlement, que ces dépenses peuvent paraître un peu luxueuses. Offre-t-on à ces chefs d'Etat gratuitement des choses beaucoup trop importantes? Je rappelle quand même que, en tout cas dans le canton hôte, un certain nombre d'efforts seront entrepris pour faire en sorte que cet accueil soit correctement réalisé. Les hôtels font des efforts, mais aussi le canton de Vaud et ses villes, pour accueillir ce Sommet de la Francophonie. Les gens de Montreux et des alentours feront des efforts pour faire en sorte que les hôtes soient bien accueillis.
Je rappelle que ce qui coûte le plus cher dans cette opération, ce sont les coûts des mesures de sécurité, qui nous sont imposées la plupart du temps par les personnes qui vont venir en Suisse. Ces coûts s'élèvent à 13,5 millions de francs. Cette somme, je le répète, ne servira pas à améliorer la garde-robe des policiers vaudois, mais bien à répondre aux exigences et des représentants des pays qui vont venir chez nous et des directives de la Confédération en la matière.
Je crois que ces 30 millions de francs représentent un budget modeste. J'aurais souhaité quant à moi que 35 millions de francs soient alloués, malheureusement ce n'est pas le cas. J'espère que ce montant suffira, montant qui, je le rappelle, n'est pas gonflé mais correspond bien au minimum de ce qu'on peut demander pour un sommet d'une telle importance.
Je remercie la majorité de la commission d'avoir renoncé à imposer une compensation de 10 millions de francs au sein du Département fédéral des affaires étrangères et je vous invite à rejeter la proposition de la minorité Germann à l'article 1ter.

Reimann Maximilian (V, AG): Ein aussenpolitisches Thema ist diese Vorlage über den Frankophoniegipfel offenbar nicht, sonst hätte auch die Aussenpolitische Kommission, zumindest mitberichtsweise, in die Vorprüfung dieses Geschäftes einbezogen werden müssen. Da hätte es sicher noch die eine oder andere Frage oder allenfalls Ungereimtheiten rund um diese Organisation zu diskutieren gegeben. Ich hätte zum Beispiel die Frage, was denn Bulgarien, Griechenland, Mazedonien, Moldawien, Albanien oder Vanuatu in dieser französischsprechenden Organisation zu suchen haben. Das ist wirklich eine Frage, denn damit erhöht man ja die vom Schweizer Steuerzahler zu bestreitenden Kosten in Montreux um Millionen. Nun hat sich lediglich die Finanzkommission mit dieser Vorlage befasst. Das ist angesichts des beträchtlichen Konferenzbudgets zweifellos richtig. Aber wenn schon, dann hätte auch der Finanzminister die Vorlage hier im Plenum vertreten sollen. Was die aussenpolitische Komponente anbelangt, hoffe ich, dass wir uns wenigstens post festum in der Kommission noch mit diesem Frankophoniegipfel befassen können, dann nämlich, wenn es um die Frage geht, ob dieses uns heute vorliegende und doch recht üppige Ausgabenbudget aussenpolitisch effektiv auch etwas gebracht hat.
Für heute beschränke ich mich auf eine finanzpolitische Frage: Ist es üblich, wenn Regierungsvertreter mit zum Teil stattlichem Gefolge Konferenztourismus betreiben, dass dann die Kosten für Unterkunft und Verpflegung voll zulasten des Gaststaates gehen? Herr Jenny hat die Frage aufgeworfen, wie es bei uns Parlamentariern ist. Nun, bei uns Parlamentariern ist es anders. Wenn Parlamentarier reisen, kommt normalerweise der Heimatstaat für die Kosten im Ausland auf, und das ist auch gut so, denn dann ist die Ausgabendisziplin grösser und das Verschwendungspotenzial entsprechend kleiner. Warum ist das bei Regierungskonferenzen nicht auch so?
Auch mir scheinen die Kosten von 5 Millionen Franken allein für das Kongresszentrum übermässig hoch zu sein. Die 3 Millionen Franken - es war auch schon davon die Rede - für die Event-Agentur und die Reservationszentrale sollten Sie, Frau Bundesrätin, uns auch noch etwas näher erläutern. Was sind denn das für teure Events, die den Besuchern
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geboten werden müssen? All das in einer Zeit, in der auf Bundesebene schmerzliche Sparprogramme angesagt sind!
Ich habe rein nichts gegen diesen Frankophoniegipfel oder gegen die Institution der Frankophonie, das sei ganz klar gesagt. Aber weniger Aufwand zulasten des Schweizer Steuerzahlers wäre hier zweifellos mehr gewesen. Sparsamkeit ist eine Tugend, gerade im Schweizervolk, aber offenbar hat man in gewissen Kreisen der Verwaltung noch nichts davon gehört.
Wirklich schade, dass nicht der Finanzminister diese Vorlage hier zu vertreten hat! Das spricht für mich jedenfalls dafür, in der Detailberatung dann der Minderheit zu folgen.

Recordon Luc (G, VD): Je voudrais faire deux observations et attirer ainsi l'attention sur deux points.
La première s'adresse en réalité à nos représentants au Sommet de la Francophonie. Je veux croire que ce sommet, organisé un peu à la hâte pour rendre service, sera l'occasion - même si nous n'avons ainsi pas eu beaucoup de temps de préparation - de montrer que la Suisse est capable de donner des impulsions importantes à cette organisation, peut-être encore trop peu connue chez nous.
Il y a - bien malheureusement, mais c'est un fait - un cas qui s'offre à nous et qui nécessite vraiment notre intervention à mon sens, c'est la situation particulièrement désastreuse qui règne à Haïti. L'émotion est maintenant un petit peu retombée dans ce pays. Il y a eu beaucoup de solidarité immédiate, d'interventions humanitaires; il y a un vaste programme de reconstruction à envisager dans ce pays. Or ce pays est intégralement francophone - enfin, il est aussi créole, mais tout le monde y parle le français -, et il me semble que c'est une responsabilité essentielle de la Francophonie que d'y intervenir. J'imagine bien qu'on ne m'a pas attendu dans les milieux francophones pour y songer, mais je pense bien que c'est le rôle de la Suisse de donner une forte impulsion dans ce sens.
Pour ne prendre qu'un exemple dont je me suis préoccupé particulièrement et auquel j'ai été sensibilisé, les facultés de médecine et les écoles d'infirmières sont entièrement détruites à Haïti et il y aurait là, dans l'accueil en matière de formation, pour le temps que va durer la reconstruction de ce système spécialisé hautement essentiel de formation, une tâche dans laquelle nous pourrions avoir je crois un rôle de leader. Cela, c'était la première de mes observations.
La seconde se dirige davantage vers des problèmes intérieurs liés au sommet et aussi vers des problèmes financiers. Je pense que pas mal de gens dans l'Arc lémanique se souviennent du Sommet du G-8, qui s'est déroulé à Evian, de triste mémoire. Et je pense que nous craindrions tous à juste titre de très mauvaises retombées si, lors du Sommet de la Francophonie, des incidents comparables à ceux qui se sont produits lors du Sommet du G-8 et auxquels nous ne pouvions rien, puisqu'on nous avait plus ou moins imposé ce sommet, devaient survenir; ce serait très fâcheux. Cela le serait bien entendu pour l'image du pays et cela provoquerait très certainement une grogne importante et justifiée dans la population de l'Arc lémanique.
C'est la raison pour laquelle je pense qu'il ne faut pas lésiner sur les mesures à prendre pour prévenir cela et on ne peut pas l'exclure, sachant que certains dirigeants de la Francophonie ne fleurent pas, disons, le plus haut degré du parfum démocratique. Il pourrait y avoir quelques opposants qui se décident de manière virulente à leur dire leur fait.
Il est clair que les gens doivent pouvoir s'exprimer, même à l'égard de nos hôtes, mais sans violence. Et cela nous ramène au sujet financier, car il ne s'agit pas aujourd'hui de lésiner sur le budget et de se demander après, tristement, si on n'aurait pas dû donner un peu plus pour pouvoir pleinement assumer les coûts de sécurité.
Cela dit, bien entendu, je vous invite à voter la proposition de la majorité de la commission et non celle de la minorité.

Calmy-Rey Micheline, conseillère fédérale: Je fais deux remarques. La première porte sur la procédure qui, si je vous ai bien compris, ne vous a pas franchement enthousiasmés! Il convient de rappeler qu'il était objectivement difficile pour le Conseil fédéral de présenter devant les Chambres fédérales, lors de la session d'automne ou d'hiver 2009 déjà, un message sur la planification et l'organisation du sommet, qui n'était pas encore attribué à la Suisse, dont l'attribution même à la Suisse n'était pas certaine jusqu'au 16 décembre 2009! Il s'agissait par conséquent d'un objet provisoire.
Dans ce contexte, le Conseil fédéral a suivi la procédure établie en matière de demande de crédit supplémentaire, et les moyens financiers nécessaires à l'organisation du sommet ont été requis, conformément à la procédure du supplément au budget avec avance ordinaire. Cette procédure n'implique normalement pas la présentation d'un message séparé aux chambres.
L'examen du présent projet par vos soins résulte donc d'une décision prise par la Délégation des finances, lorsqu'elle a examiné notre demande d'avance ordinaire du 25 janvier 2010. Et la Délégation des finances, qui a salué le mandat conféré à la Suisse pour accueillir le sommet, a rejeté cette demande d'avance ordinaire, estimant que la question de l'organisation du XIIIe Sommet en Suisse pouvait encore être examinée à temps par les Chambres fédérales.
Sur le fond, l'organisation du Sommet de la Francophonie par la Suisse donnera à notre pays une visibilité internationale considérable. La Suisse saisira l'occasion du sommet pour se présenter, pour se présenter au monde entier, pas seulement sur un site Internet, en illustrant notre attachement aux valeurs de la Francophonie, en particulier la diversité culturelle et linguistique. Les retransmissions télévisées continues du sommet dans de nombreux pays seront assurées par la chaîne francophone TV5 Monde, et le sommet permettra de mettre en valeur nos institutions, notre diversité culturelle, la performance de nos industries, les attraits touristiques et économiques du pays et de la région d'accueil.
La Francophonie constitue aussi un cadre d'influence nécessaire au succès de nos initiatives sur le plan international et de nos candidatures au niveau international. C'est donc un sommet qui relève de la politique étrangère et d'un intérêt certain en termes de politique étrangère. Elle ne se réduit pas à des contacts occasionnels avec des pays africains ou avec notre voisin français ou encore avec le Québec. Représentant un tiers des Etats membres des Nations Unies, elle rassemble aussi 15 Etats membres de l'Union européenne, 25 Etats membres du Conseil de l'Europe en tant que membres ou en tant qu'observateurs. Depuis 2009, la Suisse préside la Conférence ministérielle de la Francophonie, et nous exercerons la présidence du sommet pendant deux ans, jusqu'au sommet de 2012, dès la passation des pouvoirs par le Canada, président en exercice. A partir du premier jour du sommet à Montreux, j'exercerai donc cette présidence.
La Suisse profitera de sa présidence pour mettre à l'agenda des discussions et des débats au sein de la Francophonie les thèmes qui lui tiennent le plus à coeur, parmi lesquels en particulier la sécurité alimentaire, qui est aussi un des thèmes qui tient particulièrement à coeur à des pays africains et qui nous permet d'aborder les questions sur la manière d'assurer de façon durable la sécurité alimentaire, et donc les thèmes que vous avez évoqués également, Monsieur Recordon.
La présidence suisse du Sommet de la Francophonie en octobre prochain constitue donc un atout de taille pour la Suisse, à deux mois de la conférence du Mexique sur le suivi de Copenhague en décembre et à un moment où la France s'apprête à exercer la présidence du G-20. Nous utiliserons donc toutes ces possibilités lors du sommet de Montreux.
L'accueil du sommet permettra à la Suisse de s'affirmer aussi en tant qu'hôte de conférences internationales de haut niveau. Plusieurs d'entre vous ont mentionné la présence de représentants de 70 pays membres ou observateurs, et parmi eux le premier ministre canadien, Monsieur Stephen Harper, et le président de la République française, Monsieur Sarkozy, qui ont confirmé leur présence lors du Forum de Davos. La Suisse permet ainsi à la Francophonie de tenir son sommet dans de bonnes conditions en une année où
AB 2010 S 119 / BO 2010 E 119
l'Organisation internationale de la Francophonie célèbre son quarantième anniversaire.
Le Conseil national a examiné le projet, et il a décidé une réduction du budget de 35 à 30 millions de francs. Le Conseil fédéral a bien sûr pris acte de cette décision. Il a également pris acte de la proposition de votre Commission des finances qui va dans le même sens et il se veut réaliste quant à l'issue de ce vote.
J'ajoute juste un mot pour vous dire que mon département procédera à un réexamen des positions budgétaires pour procéder aux économies nécessaires en espérant que cela ne portera pas ombrage à la Suisse en tant qu'Etat hôte de conférences internationales. Par ailleurs, mon département exercera un contrôle strict des dépenses liées au sommet dans le but d'être en tout temps en mesure de vérifier le respect du budget planifié.
Quant à la compensation - l'essentiel ayant été dit par Monsieur Schweiger -, permettez-moi de dire quand même quelques mots à ce sujet. Financer avec l'argent destiné à l'aide publique au développement la tenue d'un sommet à Montreux me paraît tout à fait contraire aux bonnes règles des finances fédérales. On ne peut pas financer avec l'argent de l'aide publique au développement un sommet qui se tient à l'intérieur de la Suisse, cela ne me paraît pas correct.
Remplaçant Madagascar au pied levé dans l'organisation du Sommet de la Francophonie, notre pays dispose aujourd'hui de huit mois, au lieu de deux ans, pour organiser ce grand rendez-vous. Alors je vous en prie, ne dites pas que cela va nous pousser à organiser mal les choses. Cela va nous inciter à prouver aux membres de la Francophonie que la Suisse est un Etat hôte qui sait organiser, y compris dans les situations difficiles, un sommet qui, je l'espère et j'en suis convaincue, servira les objectifs de notre politique étrangère.
Pour terminer, il convient de rappeler que le crédit supplémentaire sollicité sera entièrement dépensé en Suisse, que ce soit lors de la tenue du sommet ou à l'occasion de la tenue d'événements qu'on appelle d'environnement. Et toute l'économie de la Suisse profitera des retombées économiques de ce sommet, ce qui constituera une bonne chose en cette période difficile.
Je vous demande de bien vouloir accepter le crédit de 30 millions de francs ou la planification du sommet telle que nous la prévoyons. Je m'en remets à votre décision, mais je précise qu'exiger une compensation au sein de mon département remettrait en cause l'organisation d'un tel sommet.

Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
L'entrée en matière est décidée sans opposition


Bundesbeschluss zur Planung und Organisation des 13. Frankophoniegipfels vom 20. bis 24. Oktober 2010 in Montreux
Arrêté fédéral relatif à la planification et à l'organisation du XIIIe Sommet de la Francophonie du 20 au 24 octobre 2010 à Montreux

Detailberatung - Discussion par article

Titel und Ingress, Art. 1
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Nationalrates

Titre et préambule, art. 1
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil national

Angenommen - Adopté

Art. 1bis
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Nationalrates
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil national

Freitag Pankraz (RL, GL), für die Kommission: Eine kurze Vorbemerkung: Ich war mir bisher gar nicht bewusst, dass wir in der Finanzkommission ein aussenpolitisch so attraktives Thema in dieser kurzen Zeit behandeln mussten. Jetzt kommen wir aber zu einem Kostenthema, und das gehört dann unzweifelhaft ja zu unserer Kommission.
Zur Sache: Der Nationalrat hat inzwischen mit 102 zu 63 Stimmen der oberen Begrenzung von 30 Millionen Franken Gesamtkosten für den Bund zugestimmt. In unserer Kommission war unbestritten, dass auch bei diesem Geschäft die finanziellen Aussichten des Bundes zu beachten seien. Es gab zwei Anträge, einen auf 31,5 Millionen Franken, das wäre eine Kürzung um 10 Prozent gewesen, einen anderen auf maximale Gesamtkosten von 30 Millionen Franken. Mit 6 zu 5 Stimmen hat man dem Antrag auf 30 Millionen Franken zugestimmt, und es gibt keinen Minderheitsantrag.
Gemäss der Kommission - das will ich hier noch deponieren - soll der vom Bundesrat beantragte Kredit, also die 35 Millionen Franken, so gekürzt werden, dass die Gesamtkosten für den Bund 30 Millionen Franken nicht übersteigen. Das kann auf zwei Wegen, vermutlich kombiniert, geschehen: Erstens beteiligt sich der Kanton Waadt an den Sicherheitskosten. Da haben wir zur Kenntnis genommen, dass es laufende Verhandlungen gibt. Zweitens werden einzelne Positionen des Voranschlages gemäss Beschlussentwurf gekürzt.

Angenommen - Adopté

Art. 1ter
Antrag der Minderheit
(Germann, Jenny)
Abs. 1
Von den Gesamtkosten sind 10 Millionen Franken beim EDA zu kompensieren.
Abs. 2
Der Bundesrat wird beauftragt, in der Botschaft zum Nachtrag I zum Voranschlag 2010 eine Kompensation in der Höhe von 10 Millionen Franken beim EDA vorzuschlagen.

Art. 1ter
Proposition de la minorité
(Germann, Jenny)
Al. 1
Sur le montant total, 10 millions de francs doivent être compensés au sein du DFAE.
Al. 2
Le Conseil fédéral est chargé de proposer, dans le cadre du message concernant le supplément I au budget 2010, une compensation à hauteur de 10 millions de francs au sein du DFAE.

Germann Hannes (V, SH): Dieser Antrag entspricht exakt dem Passus, den die nationalrätliche Finanzkommission in ihrer Mehrheit eingebracht hat. Wir lehnen uns da an und haben auch den Wortlaut dieses Antrages übernommen.
Ich denke, aus finanzpolitischer Sicht sind diese Überlegungen schon noch einmal anzustellen. Wir haben jetzt schöne Voten gehört, allesamt aussenpolitisch motiviert. Ich könnte sie vielleicht auch unterstützen, und ich habe auch Verständnis für die Standesvertreter aus der Waadt, die sich hier für diesen Gipfel starkmachen. Dieser Gipfel ist sicher eine gute Möglichkeit, unser Land oder diese Region im Speziellen in einem vorteilhaften Licht zu präsentieren. Nur hat die Sache einen Haken: Der Gipfel war nirgends budgetiert. Er konnte das aus zeitlichen Gründen nicht sein, das haben wir gehört. Er hat aber auch ein Budget, das wir als Finanzpolitiker - nicht als Aussenpolitiker - wirklich hinterfragen müssen.
Zum Vergleich: Wir haben 2011 ein Jubiläum der Interparlamentarischen Union in Genf. Das ist auch ein völkerverbindendes Gremium, und es kennt nicht einmal sprachliche Grenzen, denn es gehören ihm alle Länder an. Dieses Jubiläum kommt mit etwa 5 Millionen Franken aus. Jetzt sagt man, das sei nicht vergleichbar. Ja natürlich ist das nicht vergleichbar, der Betrag für diesen Gipfel ist ja auch siebenmal
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höher. Aber es ist angesprochen worden: Mieten eines Kongresszentrums, das man vier oder vielleicht fünf Tage braucht, das ist okay; aber dass man dieses Kongresszentrum dann noch einrichten muss für fast 4 Millionen Franken, das empfinde ich einfach als Zumutung! Man hat einen Anlass, die Leute kommen sowieso, es gibt eine Infrastruktur, dieser Gipfel wiederholt sich ja alle zwei Jahre. Und trotzdem braucht man eine Event-Agentur, die diesen Gipfel offenbar noch vermarktet oder managt - und weitere 3 Millionen abkassiert. Hier bekommt man schon den Eindruck: Sobald es um Steuergelder geht, gibt man das Geld relativ leicht aus und relativ leicht weiter.
Und natürlich, die Wertschöpfung bleibt vor Ort. Die Verpflegung ist angesprochen worden, die Verkehrskosten, an denen man sich beteiligt, sind angesprochen worden. Das ist auch alles gut. Ich finde es okay und richtig, dass man alles versucht, einen tollen Gipfel bereitzustellen, damit sich die Schweiz von ihrer besten Seite präsentieren kann. Aber diese Kosten müssen wir schon hinterfragen.
Von der Sicherheit rede ich jetzt schon gar nicht. Ich habe das Gefühl bekommen, dieser Gipfel werde zwischen dem Arc de Triomphe und Versailles abgehalten. Aber es ist schliesslich Montreux, und das ist ja lokal einigermassen beschränkt und überschaubar. Man sollte die Relationen schon noch wahren können.
Jetzt, wo die Kosten einmal bei 30 Millionen Franken fixiert sind, geht es darum, ob man etwas kompensieren soll oder nicht. Das ist an sich eine rein finanzpolitische Frage. Herr Bundesrat Merz sagt uns jedes Mal, wenn wir etwas wollen, wir sollten ihm einfach sagen, wo wir das kompensieren wollten, wir sollten ihm eine Gegenfinanzierung zusichern. Ich gebe zu, dass wir das nicht immer tun können. Trotzdem wäre es nun wirklich nicht zu viel verlangt, dass man versucht, diesen Kredit irgendwo zum Teil zu kompensieren. Ich gebe Kollege Schweiger sogar ein Stück weit Recht: Es ist fraglich, ob man das im EDA machen müsste. Ich habe es noch einmal nachgelesen: Der Bundesrat hat die Bewilligung freigegeben, und die Schweiz hat sich ja dann freiwillig beworben, das kommt noch dazu.
Der Bundesrat hat die Erlaubnis gegeben, das ohne Kompensation zu tun. Konsequenterweise müsste man deshalb eigentlich sagen, der Bundesrat müsse für die Kompensation sorgen, aber es steht nun einmal das EDA im Antrag. Auch das EDA verfügt über beträchtliche Budgets, darauf sei hingewiesen. Die Deza hat Milliardenkredite - Milliarden, nicht Millionen Franken -, und ich weiss wirklich nicht, ob in einem solch grossen Budget nicht eine kleine Kompensation von 10 Millionen Franken zu machen wäre. Ich lasse mir nicht damit drohen, man müsse dann Botschaften oder Auslandschulen schliessen. Es kommt ja immer dieselbe Leier, es wird immer alles aufgezählt, was wir sicher nicht streichen wollen, wo das auch fatal wäre. Wenn man beim Deza-Budget aber auf eine Milliarde Franken irgendwo 10 Millionen kompensieren würde, wäre das wahrscheinlich noch kein Weltuntergang. Ich glaube, so viel Luft ist drin. Ich finde diesen Auftrag richtig. Wie gesagt, man sollte ihn besser dem Bundesrat zurückgeben, weil er die Verantwortung zu tragen hat.
Man könnte den Betrag auch bei Schweiz Tourismus in Abzug bringen. Ich will hier aber keine bösen Voten provozieren, weil man ja auch gehört hat, welchen Nutzen Schweiz Tourismus für den Tourismus und die Schweiz hat. Diesen Nutzen haben wir zweifellos. Die Zustimmung zum Antrag, nicht um 10 Millionen Franken zu kürzen, sondern diesen Betrag bei einem anderen Teil zu kompensieren, scheint mir nur logisch zu sein.
Sehen Sie, wenn ich während des Jahres etwas will, dann muss ich mir überlegen, worauf ich verzichte. Wenn ich plötzlich für zehn Tage nach Schanghai gehen will, dann kann ich mir halt die anderen Ferien nicht auch noch leisten. Für mich ist das ganz normal. Hier beim Bundesbudget wäre das eigentlich auch normal. So sollten wir mit Steuergeldern umgehen, die wir unseren Leuten abknöpfen - und nicht dermassen generös, nur weil wir nicht willens sind, anderswo Einschnitte zu machen und Kürzungen vorzunehmen.
Um der Glaubwürdigkeit des Parlamentes willen, aber auch um dem Bundesrat für künftige Aktionen in dieser Richtung einen Schuss vor den Bug zu setzen, bitte ich Sie in diesem Sinne um Zustimmung zum Antrag der Minderheit.

Freitag Pankraz (RL, GL), für die Kommission: Der Nationalrat hat den entsprechenden Antrag auf Kompensation von 10 Millionen Franken entgegen seiner eigenen Kommission mit 96 zu 69 Stimmen abgelehnt. Ihre Kommission beantragt mit 9 zu 2 Stimmen ebenfalls, auf eine Kompensation zu verzichten; die Minderheit haben wir jetzt gehört.
In der Diskussion in der Kommission wurden vor allem zwei Argumente gegen eine Kompensation angeführt: Das erste Argument lässt sich durchaus als finanzpolitisch betrachten, wie das vorhin moniert wurde. Es widerspricht einer seriösen Finanzplanung, wenn man im Dezember ein Budget eines Departementes genehmigt und dann im März, also nachdem schon fast ein Quartal dieses Jahres vorbei ist, eine Kompensation über bewilligte Budgetpositionen verlangt. Das müsste ja in diesem Jahr passieren. Da bin ich der Meinung, dass es, wenn man so etwas machen würde, die Glaubwürdigkeit des Parlamentes - um ein Wort meines Vorredners aufzunehmen - nicht unbedingt stärken würde.
Ein zweites Argument: Wenn man überlegt, wo eine Kompensation überhaupt möglich ist - ich kann das zusammenfassen, das wurde schon ausgeführt -, dann landet man der Kurzfristigkeit halber wahrscheinlich bei der Deza. Es scheint der Kommission keine gute Idee zu sein, wenn wir bei der Entwicklungshilfe, also bei der Hilfe für die Ärmsten, plötzlich Abstriche machen, weil wir in der Schweiz eine Konferenz hochrangiger Vertreter einer internationalen Organisation durchführen.
Darum mache ich Ihnen beliebt, mit der Kommissionsmehrheit gegen die Kompensation zu stimmen.

Fournier Jean-René (CEg, VS): Je suis d'avis que nous devons aujourd'hui féliciter le Conseil fédéral d'avoir eu l'audace de relever ce défi, d'avoir choisi une fois de plus de profiler la Suisse en tant que pays capable d'organiser des conférences internationales de tout premier plan et aussi capable de favoriser le dialogue Nord-Sud.
Si maintenant, par une décision que nous prendrions dans ce sens, nous obligions le Conseil fédéral à compenser 10 millions de francs au sein du DFAE, comme le prévoit la proposition de la minorité, j'imagine que, la prochaine fois, la motivation et l'audace ne seraient plus empreintes du même enthousiasme. Or, après que le Conseil national et notre conseil ont décidé de faire courir à nos organisateurs-athlètes de cette conférence le 100 mètres avec des baskets déjà réduites de 15 pour cent, s'il vous plaît, n'envoyons pas la facture de ces baskets à l'entraîneur! Je pense que là, certainement, ce serait hautement contre-productif.
Alors je vous prie, bien sûr, de rejeter la proposition de la minorité.

Berberat Didier (S, NE): Je ferai d'abord remarquer à Monsieur Germann que ses arguments, que j'ai bien écoutés, ne sont pas tellement en faveur de la compensation, mais plutôt en opposition au sommet. Il lui aurait fallu être conséquent et refuser d'entrer en matière.
En ce qui concerne la compensation - cela a déjà été dit par plusieurs orateurs -, elle me semble totalement impossible, tout d'abord parce que cela mettrait le DFAE dans une situation extrêmement difficile au niveau financier, ensuite en raison de quelques éléments que je me propose de rappeler.
Tout d'abord, je rappellerai que ce n'est pas le DFAE qui accueille le sommet, mais que c'est la Confédération. C'est le Conseil fédéral dans son ensemble qui a pris cette décision, et l'idée d'accueillir ce sommet n'est donc pas une simple lubie de la cheffe du DFAE. C'est un geste politique fort de la part de la Confédération. On l'a déjà dit: nous sommes malheureusement victimes d'un certain isolement et, lorsqu'on peut avoir des réseaux tels que celui de la Francophonie - qui couvre, cela a aussi été rappelé, un tiers des membres de l'ONU -, c'est extrêmement important.
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Je voudrais faire remarquer à nos collègues qui sont un peu sceptiques que la Francophonie, ce n'est pas non plus une lubie de Romands; c'est à l'évidence un réseau qui rend service à toute la Suisse! Lorsque la Suisse siège dans ces instances-là, elle ne défend pas seulement la partie ouest du pays, mais elle défend tout le pays dans sa diversité et dans ses intérêts.
Je trouve un peu vexatoire de demander au DFAE de compenser ces 10 millions de francs alors même que plusieurs départements sont concernés par cette question-là au même titre que le DFAE.
Ensuite, je dirai quand même qu'il n'est pas très sérieux, du point de vue de la politique financière - cela a déjà été dit par Monsieur Freitag -, de prétendre, en mars déjà, qu'on pourra faire en sorte d'économiser sans aucun problème 10 millions de francs au sein d'un département. Cela voudrait dire que l'on n'a pas fait les choses sérieusement et qu'il y a de la marge dans ce département. Et s'il y avait de la marge, cela se saurait depuis longtemps!
En plus de cela - Monsieur Schweiger l'a rappelé tout à l'heure -, il y a une sorte de noyau dur du DFAE qui se compose de dépenses liées sur lesquelles on n'a quasiment pas de prise pour faire des économies. Donc - cela a aussi été dit à plusieurs reprises -, si on doit faire des économies de 10 millions de francs, on sait où on devra les faire: dans l'aide au développement. Ethiquement, il n'est pas possible de justifier le fait d'enlever 10 millions de francs à l'aide humanitaire et au développement pour organiser un sommet en Suisse.
Pour toutes ces raisons, je vous demande de soutenir la proposition de la majorité.

Altherr Hans (RL, AR): Ich werde mich zum Antrag der Minderheit Germann nur am Rande äussern. Sie können aus der Fahne schliessen, auf welcher Seite ich stehe. Ich möchte zwei Bemerkungen zur Frage machen: Wie weiter? Wenn Sie diesem Bundesbeschluss zustimmen, dann wird die Finanzdelegation, als deren Präsident ich hier spreche, noch während dieser Session einen Kredit mit gewöhnlichem Vorschuss in der Grössenordnung von 7,5 Millionen Franken sprechen, damit die Arbeiten auch wirklich fortgeführt werden können. Sie werden sich dann im Rahmen des Nachtrages I zum Voranschlag 2010 in der Sommersession nochmals über dieses Thema unterhalten können, wenn Sie wollen. Selbst wenn Sie die beantragte Kompensation heute ablehnen, dann wäre es dem Bundesrat immer noch unbenommen, eine solche von sich aus vorzuschlagen. Das sei nur am Rande bemerkt.
Ich möchte jetzt noch ganz kurz auf das Votum von Herrn Freitag eingehen, der im Rahmen der Eintretensdebatte gesagt hat, die Kostenkontrolle sei dann auch wichtig. Die Finanzdelegation hat darüber noch nicht beschlossen, aber Sie können als praktisch sicher davon ausgehen, dass die Finanzdelegation dieses Geschäft eng begleiten wird, wie sie es bei ähnlichen Projekten in der Vergangenheit ebenfalls getan hat - ich erinnere an die Euro 2008 oder die Weltausstellung in Schanghai -, die Gegenstand regelmässiger Kontrollen sind.

Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Minderheit ... 8 Stimmen
Dagegen ... 25 Stimmen

Art. 2
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Nationalrates
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil national

Angenommen - Adopté


Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes ... 31 Stimmen
(Einstimmigkeit)
(8 Enthaltungen)

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