Ständerat - Wintersession 2011 - Vierte Sitzung - 08.12.11-08h15
Conseil des Etats - Session d'hiver 2011 - Quatrième séance - 08.12.11-08h15

07.483
Parlamentarische Initiative
Heim Bea.
Stärkung
der Hausarztmedizin
Initiative parlementaire
Heim Bea.
Egalité de traitement
des médecins généralistes
Zweitrat - Deuxième Conseil
Informationen CuriaVista
Informations CuriaVista
Informazioni CuriaVista
Bericht SGK-NR 21.01.11 (BBl 2011 2519)
Rapport CSSS-CN 21.01.11 (FF 2011 2359)
Stellungnahme des Bundesrates 04.03.11 (BBl 2011 2529)
Avis du Conseil fédéral 04.03.11 (FF 2011 2369)
Nationalrat/Conseil national 12.09.11 (Erstrat - Premier Conseil)
Ständerat/Conseil des Etats 08.12.11 (Zweitrat - Deuxième Conseil)
Nationalrat/Conseil national 23.12.11 (Schlussabstimmung - Vote final)
Ständerat/Conseil des Etats 23.12.11 (Schlussabstimmung - Vote final)
Text des Erlasses (AS 2012 4087)
Texte de l'acte législatif (RO 2012 4086)
07.484
Parlamentarische Initiative
Meyer Thérèse.
Stärkung
der Hausarztmedizin
Initiative parlementaire
Meyer Thérèse.
Egalité de traitement
des médecins généralistes
Zweitrat - Deuxième Conseil
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Bericht SGK-NR 21.01.11 (BBl 2011 2519)
Rapport CSSS-CN 21.01.11 (FF 2011 2359)
Stellungnahme des Bundesrates 04.03.11 (BBl 2011 2529)
Avis du Conseil fédéral 04.03.11 (FF 2011 2369)
Nationalrat/Conseil national 12.09.11 (Erstrat - Premier Conseil)
Ständerat/Conseil des Etats 08.12.11 (Zweitrat - Deuxième Conseil)
Nationalrat/Conseil national 23.12.11 (Schlussabstimmung - Vote final)
Ständerat/Conseil des Etats 23.12.11 (Schlussabstimmung - Vote final)
Text des Erlasses (AS 2012 4087)
Texte de l'acte législatif (RO 2012 4087)
07.485
Parlamentarische Initiative
Cassis Ignazio.
Stärkung
der Hausarztmedizin
Initiative parlementaire
Cassis Ignazio.
Egalité de traitement
des médecins généralistes
Zweitrat - Deuxième Conseil
Informationen CuriaVista
Informations CuriaVista
Informazioni CuriaVista
Bericht SGK-NR 21.01.11 (BBl 2011 2519)
Rapport CSSS-CN 21.01.11 (FF 2011 2359)
Stellungnahme des Bundesrates 04.03.11 (BBl 2011 2529)
Avis du Conseil fédéral 04.03.11 (FF 2011 2369)
Nationalrat/Conseil national 12.09.11 (Erstrat - Premier Conseil)
Ständerat/Conseil des Etats 08.12.11 (Zweitrat - Deuxième Conseil)
Nationalrat/Conseil national 23.12.11 (Schlussabstimmung - Vote final)
Ständerat/Conseil des Etats 23.12.11 (Schlussabstimmung - Vote final)
Text des Erlasses (AS 2012 4087)
Texte de l'acte législatif (RO 2012 4087)

Maury Pasquier Liliane (S, GE), pour la commission: Les initiatives parlementaires citées en titre formulent toutes trois la même demande, à savoir que l'évaluation de l'économicité des prestations médicales par les assureurs-maladie, qui s'applique en grande majorité à des médecins de premiers recours, se fasse de manière nouvelle, c'est-à-dire d'abord de manière plus transparente. Les fournisseurs de prestations doivent avoir connaissance des critères d'évaluation retenus et pouvoir apporter leur contribution à l'établissement de ces critères.
La manière de procéder doit aussi être plus rationnelle. A l'heure actuelle en effet, il semble que l'on prenne en compte le seul coût d'une prestation et non le rapport entre le coût et le bénéfice, au sens large, de cette prestation.
Enfin, la manière d'évaluer doit se faire selon des critères objectifs et pertinents, telle que la morbidité des patientes et des patients.
La méthode la plus souvent utilisée par les assureurs pour évaluer l'économicité des prestations d'un fournisseur de soins donnés, la méthode statistique ANOVA, est en effet insatisfaisante, car non transparente et lacunaire. Celle-ci consiste à comparer les coûts des prestations d'un praticien ou d'une praticienne avec les coûts moyens des prestations de ses confrères et consoeurs. Mais comment ces coûts sont calculés et qui sont ces confrères, les prestataires de soins ne le savent pas toujours. Une telle manière de procéder n'évalue pas l'économicité, laquelle suppose un rapport entre le coût et le bénéfice, mais uniquement l'économie réalisée ou non.
Or l'économicité et l'économie sont deux choses différentes. Un médecin économique, c'est-à-dire moins cher que la moyenne, peut très bien fournir des prestations qui présentent un rapport coût/bénéfice catastrophique, par exemple s'il surmédicalise ses patients en relativement bonne santé. A l'inverse, un médecin dit trop cher peut être très efficient, mais pénalisé par une clientèle composée de beaucoup de malades chroniques ou de personnes atteintes de maladies graves et complexes. Si cette méthode comparative tient compte du sexe et de l'âge des patients et des patientes, ainsi que du canton, elle n'intègre pas suffisamment le critère de la morbidité. C'est pourtant, on le sait, le facteur le plus déterminant en termes de coûts.
En 2004 et 2005, le Conseil fédéral a d'ailleurs reconnu les lacunes de cette méthode, et des spécialistes de l'EPFZ, pourtant à l'origine de son élaboration, ont admis qu'elle n'était pas adaptée à tous les cantons. Dans certains cas, les critères actuels d'évaluation, les contrôles, les

AB 2011 S 1107 / BO 2011 E 1107
tracasseries et les sanctions qui y sont liés, contraignent les médecins à soigner leurs chiffres plutôt que leurs patientes et leurs patients.
Ils peuvent ainsi déboucher sur des mesures de rationnement masqué, un transfert rapide et inutile des patients qui coûtent cher vers des spécialistes ou des hôpitaux qui coûtent cher eux aussi, voire l'abandon de certaines personnes malades. D'où inégalité de traitement non seulement entre les patients et patientes selon leur pathologie, mais aussi selon les cantons qui ne connaissent pas tous la même réglementation et au détriment des médecins généralistes qui prennent en charge un grand nombre de personnes atteintes de pathologies chroniques et/ou multiples. Cela explique le titre de ces initiatives "Egalité de traitement des médecins généralistes", qui s'inscrivent dans une tentative globale de revaloriser la profession de médecin de famille menacée de pénurie.
Mais le but spécifique de ce projet de modification de la LAMal est bel et bien d'ouvrir la voie à l'élaboration d'une nouvelle méthode de contrôle du caractère économique des prestations, applicable sur l'ensemble du territoire suisse, et qui sera développée en partenariat avec les médecins, de manière à tenir compte de la morbidité. Si assureurs et fournisseurs de prestations ne parviennent pas à s'entendre dans un délai de douze mois à compter de l'entrée en vigueur de la modification de la loi, le Conseil fédéral interviendra aux termes de la disposition transitoire. Mais il semble que les initiatives parlementaires aient déjà porté leurs fruits et que les discussions entre partenaires soient sur la bonne voie. Ce projet ne vise donc pas à remettre en question la nécessité des contrôles. Il ne prévoit pas moins de contrôles mais de meilleurs contrôles et il ne remet pas en question l'exercice de ces contrôles par les assureurs. De plus, il ne va pas nécessairement révolutionner la méthode d'évaluation. Il s'agit surtout d'en augmenter la transparence et d'en assurer l'élaboration en partenariat. Ce projet vise donc à favoriser l'accord entre prestataires de soins et assureurs dans le but de concilier qualité des soins et maîtrise des coûts.
Réunie le 15 novembre dernier, la commission a pris sa décision par 5 voix contre 1 et 3 abstentions. Elle vous invite à accepter cette modification de loi telle qu'elle a été approuvée par le Conseil fédéral et décidée par le Conseil national.

Burkhalter Didier, conseiller fédéral: Le titre de ces initiatives parlementaires est un peu trompeur. Il ne s'agit pas vraiment de l'égalité de traitement des médecins généralistes, mais il s'agit de viser à ce que la méthode pour contrôler le caractère économique des prestations, qui est exigé par la loi, soit fixée ensemble par les fournisseurs de prestations d'une part, et par les assureurs d'autre part.
C'est l'article 56 alinéa 6 de la loi sur l'assurance-maladie qui est en question. Il prévoit une clarification des rôles que nous saluons, la responsabilité du contrôle du caractère économique des prestations appartient aux assureurs-maladie. A ce propos, le Tribunal fédéral avait jugé que si la méthode de contrôle actuellement appliquée par les assureurs était adaptée, il serait toutefois souhaitable qu'elle soit appliquée de manière plus transparente et qu'elle soit négociée conjointement entre les parties concernées, donc avec les médecins, d'où vraisemblablement le titre de l'initiative parlementaire.
Là aussi, comme dans le débat sur le Tarmed que nous avons tenu il y a quelques minutes, il faut prévoir le cas où les partenaires de la santé ne parviennent pas à un accord. C'est pourquoi il y a des dispositions transitoires claires là aussi dans le projet de loi. Le Conseil fédéral est favorable à l'alinéa 6 de l'article 56 et aussi aux dispositions transitoires. D'abord, nous avions souhaité un délai de 24 mois pour que les partenaires parviennent à un accord avant l'intervention du Conseil fédéral, maintenant nous nous rallions à la version qui prévoit 12 mois, dans la mesure où les choses ont plutôt évolué en bien depuis quelque temps. De plus, si on estime que la loi entrera en vigueur à peu près à mi-2012 et prévoit un délai de 12 mois, cela nous paraît raisonnable pour arriver à une solution.
Nous nous sommes ralliés à la version du Conseil national. Nous ne demandons donc toujours pas de vote; nous pouvons accepter le projet tel quel avec le délai de 12 mois.

Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
L'entrée en matière est décidée sans opposition


Bundesgesetz über die Krankenversicherung
Loi fédérale sur l'assurance-maladie

Detailberatung - Discussion par article

Titel und Ingress, Ziff. I-III
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Nationalrates

Titre et préambule, ch. I-III
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil national

Angenommen - Adopté

Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes ... 29 Stimmen
(Einstimmigkeit)
(0 Enthaltungen)

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