Ständerat - Sommersession 2012 - Zehnte Sitzung - 11.06.12-15h15
Conseil des Etats - Session d'été 2012 - Dixième séance - 11.06.12-15h15

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Parlamentarische Initiative
Jenny This.
Transparentes Abstimmungsverhalten
Initiative parlementaire
Jenny This.
Transparence des votes
Vorprüfung - Examen préalable
Informationen CuriaVista
Informations CuriaVista
Informazioni CuriaVista
Ständerat/Conseil des Etats 11.06.12 (Vorprüfung - Examen préalable)
Bericht SPK-SR 25.10.12 (BBl 2012 9463)
Rapport CIP-CE 25.10.12 (FF 2012 8733)
Ständerat/Conseil des Etats 28.11.12 (Erstrat - Premier Conseil)
Ständerat/Conseil des Etats 10.12.12 (Ordnungsantrag - Motion d'ordre)
Nationalrat/Conseil national 00.00.12 (Test)

Antrag der Mehrheit
Der Initiative keine Folge geben

Antrag der Minderheit
(Bruderer, Comte, Diener Lenz, Föhn, Minder, Stöckli)
Der Initiative Folge geben

Proposition de la majorité
Ne pas donner suite à l'initiative

Proposition de la minorité
(Bruderer, Comte, Diener Lenz, Föhn, Minder, Stöckli)
Donner suite à l'initiative

Präsident (Altherr Hans, Präsident): Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten. Die Kommission beantragt bei 6 zu 6 Stimmen und 1 Enthaltung mit Stichentscheid des Präsidenten, der Initiative keine Folge zu geben. Eine Minderheit beantragt, der Initiative Folge zu geben.

Cramer Robert (G, GE), pour la commission: Les débats qui ont eu lieu autour de l'initiative parlementaire Jenny ont été assez fournis puisque les treize membres de la commission, qui étaient tous là, se sont tous exprimés. Je pense que très vraisemblablement le débat en séance plénière va aussi être fourni, et je me permettrai donc de rappeler en très peu de mots les considérations de la commission, persuadé que vous saurez compléter ce propos liminaire.
Pour commencer, je dirai un petit mot sur la procédure. On aurait pu imaginer que l'initiative parlementaire Jenny soit traitée par le Bureau puisque l'objet de cette initiative est une modification de notre règlement. Après un échange que j'ai pu avoir avec notre président, il est apparu qu'il était préférable que cette initiative soit traitée en commission dans la mesure où il y a une certaine sensibilité autour de la question qu'elle aborde. Et puis, vu la division qu'il y avait au sein de la commission - finalement on s'est retrouvé dans une situation de vote de 6 voix contre 6 -, il m'est apparu souhaitable de faire usage de ma voix prépondérante de président pour que l'affaire revienne en séance plénière et qu'il y ait une véritable décision du Conseil des Etats sur la question de savoir si, oui ou non, nous devions continuer nos travaux sur cet objet. Voilà pour les questions de procédure.
Quant au fond, de quoi s'agit-il? Il s'agit en fait d'une question extrêmement simple: savoir si nous entendons introduire le vote électronique au Conseil des Etats.
Je commencerai par prendre les arguments favorables à cette proposition, puisque ces arguments semblent s'imposer. Il s'agit d'un souci de transparence. A cet égard, il faut rappeler que nos débats sont déjà publics - le public n'est pas forcément toujours très nombreux, mais en tout cas nos débats sont ouverts au public. Dans le même temps que nous débattons, une télévision nous filme: chaque fois que nous votons, une caméra balaie l'assemblée, de sorte que ceux qui regardent ou ceux qui veulent revoir les émissions sur Internet peuvent connaître nos votes. Finalement, la seule adjonction qui est apportée par cette proposition, c'est que, le vote étant électronique, il sera beaucoup plus simple pour tout un chacun de savoir comment nous avons voté.
A cela s'ajoute le fait qu'il n'y a aucune raison de ne pas voter ainsi puisque, quand bien même personne n'a rien demandé, on nous a d'ores et déjà installé le dispositif technique qui permet de voter de façon électronique, de sorte que nous pouvons sans autre bénéficier de cette innovation dont nos collègues du Conseil national peuvent faire usage depuis un certain temps déjà. Voilà dans les grandes lignes les arguments en faveur de cette proposition.
Il y a également un certain nombre d'arguments qui s'y opposent. Ceux-ci tiennent à la nature du Conseil des Etats, qui est une petite chambre, où nous sommes 46, qui a un certain nombre d'usages. Comme vous l'avez vu dans les considérations de la commission, les arguments qui ont convaincu une moitié de la commission de s'opposer à l'introduction du vote électronique tiennent d'une part aux questions de transparence et d'autre part aux questions relatives à l'indépendance de notre chambre et aussi à la volonté de prendre des décisions fondées sur un consensus.
Qu'en est-il de la transparence? Le Conseil des Etats est une petite assemblée - lorsque nous sommes tous là, nous sommes 46 -, de sorte que notre temps de parole n'est pas limité. Nous n'avons ni limitation du temps de parole, ni limitation du nombre de nos interventions. Chaque élu peut s'exprimer, et il ne s'exprime pas uniquement par son vote, mais il s'exprime également par une détermination, qui est une détermination personnelle. Il y a ici une très grande différence avec la situation du Conseil national, où les débats sont souvent tellement limités que la seule possibilité pour les élus de s'exprimer, c'est d'appuyer sur un bouton, parce qu'ils n'ont pas matériellement la possibilité d'aller à la tribune, en raison de la limitation du temps de parole.
S'exprimer en appuyant sur des boutons apparaît pour une bonne partie des membres de la commission comme étant une façon particulièrement réductrice de faire valoir son point de vue, dans la mesure où l'on peut arriver à la même prise de position, mais par des cheminements intellectuels extrêmement différents, voire opposés. C'est donc dire que paradoxalement, la façon dont nous pouvons mener nos travaux au Conseil des Etats garantit une plus grande transparence des décisions que nous prenons - en tout cas par rapport aux mécanismes intellectuels qui nous amènent à prendre des décisions - que dans un système où l'on se détermine par oui ou par non.
A côté de cette considération, il en est une deuxième, qui tient à la nature du travail parlementaire: ce qui caractérise le Conseil des Etats, c'est la recherche de solutions, c'est d'être la chambre où l'on arrive à forger des

AB 2012 S 517 / BO 2012 E 517
compromis. Et pour se trouver dans une situation où l'on puisse forger des compromis, il faut qu'il y ait un certain nombre de conditions qui soient réalisées.
L'une de ces conditions est de pouvoir s'exprimer hors des pressions qui peuvent être partisanes, ces pressions qui proviennent des groupes d'intérêts, des partis politiques et qui, non seulement dictent les votes, mais qui font que ces votes peuvent être mal compris et être sortis de leur contexte.
Au Conseil des Etats, les élus représentent les cantons, ce qui signifie très concrètement que bon nombre des personnes qui nous ont fait confiance en nous désignant au Conseil des Etats ne sont pas forcément des personnes qui votent habituellement pour notre formation politique, parce qu'à ma connaissance il n'y a aucun parti qui, à lui tout seul, réunisse autour de son projet plus de 50 pour cent de la population. Etant nous-mêmes des élus de compromis, qui avons des comptes à rendre à des gens qui sont très éloignés des prises de position de nos partis, il faut aussi que cela se traduise dans la façon dont nous délibérons. Finalement, bien nous acquitter de notre tâche, c'est nous en acquitter en étant l'objet du moins de pressions possibles. Voilà ce qui a convaincu en tout cas une moitié de la commission de ne pas choisir la voie du vote électronique.
Maintenant, je conclus avec ma prise de position personnelle. En ce qui me concerne, je suis divisé: il y a de bons arguments d'un côté et de l'autre. Comme indiqué tout à l'heure, j'ai voté contre le vote électronique parce que je permettais au débat d'aboutir en séance plénière, mais pas seulement: j'ai aussi adopté cette prise de position parce que je suis personnellement très attaché à la recherche du compromis, parce que je pense que l'engagement politique et le travail politique ne consistent pas à proclamer des prises de position de principe, mais surtout à s'efforcer de trouver des solutions, et celles-ci se trouvent à travers la discussion, à travers le compromis. Je considère que notre chambre, avec son mode de fonctionnement, avec ses usages, est un lieu où l'on a cette culture du compromis.
J'ai été régulièrement frappé de l'assiduité avec laquelle les débats de notre chambre sont suivis - ils sont du reste suivis par les membres de notre chambre de façon inversement proportionnelle à l'intérêt que la presse porte à nos débats. Je trouve que cela est totalement remarquable. Nous avons tout à perdre d'une "démocratie de presse-boutons".
En même temps, effectivement, la transparence est quelque chose d'important. La demande d'avoir l'introduction du vote électronique et du vote nominal a été le combat d'une conseillère aux Etats pour laquelle j'ai énormément de respect - Christiane Brunner, une Genevoise - qui a fait de cette cause une lutte qu'elle a menée législature après législature.
C'est donc dire qu'au stade de mes réflexions, j'irai volontiers me réfugier dans une abstention, en vous laissant le soin de prendre cette décision!

Bruderer Wyss Pascale (S, AG): Ich möchte vorweg eine persönliche Bemerkung machen: Ich halte den Ständerat überhaupt nicht - überhaupt nicht! - für eine Dunkelkammer. Das ist ein Wort, das ab und zu in diesem Zusammenhang verwendet wird. Im Gegenteil, ich finde, die Debatte verläuft in diesem Rat ausserordentlich transparent, indem nämlich die Sachpolitik in den Vordergrund gestellt wird - ohne Parteispielchen, sondern in Abwägung von Vor- und Nachteilen. Ich finde die Debatte wirklich sehr transparent. Aber bei den Abstimmungen - es geht hier jetzt um die Abstimmungen - sehe ich ein Verbesserungspotenzial. Damit komme ich auch zum Punkt, an dem ich die Minderheit vertreten möchte. Es ist eine starke Minderheit; es wurde gesagt, das Abstimmungsergebnis war knapp.
Namens der Minderheit möchte ich aus zwei Gründen empfehlen, der parlamentarischen Initiative Jenny Folge zu geben: Erstens ist das Anliegen staatspolitisch und demokratiepolitisch begründet und erwünscht. Zweitens müssen die Befürchtungen der Mehrheit, die uns jetzt geschildert wurden, nicht eintreffen. Ich werde darauf eingehen.
Zum ersten Punkt: Ich kann es ganz kurz machen. Der Kommissionspräsident hat freundlicherweise die positiven Aspekte aus staats- und demokratiepolitischer Sicht bereits vorweggenommen und gewürdigt. Der parlamentarische Prozess ist uns allen bekannt. Die Kommissionssitzungen sind vertraulich. Anschliessend ist die Diskussion im Plenum öffentlich. Das Parlamentsgebäude, die Sessionen sind zugänglich. Das Internet bietet eine neue Möglichkeit, die Debatten zu verfolgen. Diese Möglichkeit ist nicht mehr so neu, aber im Vergleich zu früheren Zeiten ist es eine neue Möglichkeit. Die Debatten werden für interessierte Bürgerinnen und Bürger auch über das Internet übermittelt. Wir alle freuen uns ja über das Interesse der Bürgerinnen und Bürger an unseren Debatten.
Wir vertreten hier die Sicht der Kantone. Wir sind dazu von der Bevölkerung gewählt. Diese Bevölkerung soll wissen dürfen, wie wir argumentieren, wie wir überlegen und eben auch wie wir am Schluss entscheiden und abstimmen. Da gibt es halt dann nur noch das Ja, das Nein oder die Enthaltung. Das scheint mir staats- und demokratiepolitisch logisch und auch wichtig zu sein. Ich glaube, bei diesem Punkt gibt es kaum Differenzen.
Umstritten ist aber der zweite Punkt, auf den ich eingehen möchte. Es geht um die Frage: Was verliert dieser Rat, was verliert der Ständerat, wenn elektronisch abgestimmt wird? Er verliert zunächst einmal ein schönes Ritual. Wir erheben beim Abstimmen die Hand, das ist ein schönes Ritual. Ich finde, es mutet fast ein bisschen nostalgisch an. Aber darum geht es ja nicht in erster Linie, auch nicht der Kommissionsmehrheit. Vielmehr wird befürchtet - wie wir gehört haben und im Laufe der Debatte sicher auch noch hören werden -, dass der Fokus von aussen, speziell eben auch jener der Medien, geschärft würde, hauptsächlich auf das individuelle Abstimmungsverhalten, auf die individuellen Abstimmungsentscheidungen ausgerichtet würde und dass dadurch die Ratskultur negativ verändert werden könnte. Auf diesen Aspekt möchte ich eingehen, vor allem auch - ich sage das ganz offen -, weil mich dieses Argument stark beschäftigt hat.
Wie Ihnen allen liegt auch mir die Kultur, die hier in diesem Rat gepflegt wird, enorm am Herzen, und darum konnte ich - bei aller staatspolitischen Relevanz, die ich sehe - nicht gleichgültig darüber hinwegschauen. Ich gebe zu, ich sehe es genau gleich: Das mediale Interesse wird grösser, wenn elektronisch abgestimmt und damit auch ein einsehbares Register geführt wird. Ich halte diese Entwicklung für sehr wahrscheinlich. Aber ich bin nicht der Meinung, dass ein gesteigertes mediales Interesse automatisch die Qualität unserer Arbeit verschlechtern würde, automatisch die Sachpolitik aus diesem Saal und aus den Debatten, die hier geführt werden, verdrängen würde oder automatisch die politische Kultur, die in diesem Rat gepflegt wird, verändern würde.
Als Neuling hier im Rat würde ich es mir natürlich nie erlauben - das ist klar -, Ihnen die politische Kultur des Ständerates, die in bewährter Tradition gepflegt wird, zu erklären. Ich würde das auch nicht als Politologin tun; ich habe mich in meinem Studium gerade mit den Unterschieden der beiden Kammern intensiv auseinandergesetzt. Sie wissen das besser als ich: Die politische Kultur wird durch vielfältige Aspekte geprägt. Der vermutlich entscheidendste Unterschied zwischen den beiden Kammern - davon bin ich überzeugt - sind aber die Menschen, sind die Personen, die in diesen Rat gewählt werden und schlussendlich eben auch die Kultur ausmachen. Es sind Ständerätinnen und Ständeräte, die mit ihrem Rollenverständnis und mit ihrer Überzeugung, die Kantone und deren Bevölkerung bestmöglich vertreten zu wollen, eben auch dem allfälligen Druck von Medien, Ratings oder Parteien zu widerstehen wissen.
Ich bin überzeugt, es sind die Personen, die den Unterschied machen können. Zusammen mit dem Initianten, der jetzt unter uns ist, was mich freut, und der Minderheit bin ich überzeugt, dass es an uns liegt und liegen wird, die politische Kultur hochzuhalten, auch dann, wenn in den Abstimmungen, im Abstimmungsprozedere, mehr Transparenz ermöglicht wird. In einer Zeit, in der überall nach Transparenz verlangt wird - überall, in allen Gesellschaftsbereichen -,

AB 2012 S 518 / BO 2012 E 518
muss auch der Ständerat dieses Stückchen Transparenz in dem Bereich der Abstimmungen schaffen.
Ich erlaube mir noch ein letztes Wort in Bezug auf die wissenschaftlichen Interessen, weil es um diese in der Kommission eigentlich gar nicht gegangen ist; ich möchte diese noch anfügen. Ich meine damit nicht die wissenschaftlichen Interessen, die dann in Ratings für die Presse münden, sondern ich meine jene wissenschaftlichen Interessen, die sich mit dem Parlamentsbetrieb, der Parlamentsforschung und der Demokratieforschung auseinandersetzen. Ich bin Präsidentin des Vereins "Freunde des Zentrums für Demokratie in Aarau" - ich hoffe, Sie kennen dieses Institut, und falls das eine Interessenbindung ist, habe ich sie hiermit auch offengelegt. Solche Institutionen könnten ihre Datenerhebungen, die sie für die Forschung brauchen, natürlich viel einfacher machen, wenn elektronisch abgestimmt würde.
Ein Beispiel, wie es heute läuft, liefert eine wissenschaftliche Untersuchung eines Instituts der Universität Freiburg: Unter der Leitung von Professor Reiner Eichenberger wurde 2011 eine Studie durchgeführt und veröffentlicht, die sich dem Abstimmungsverhalten hier im Ständerat gewidmet hat und dieses mit dem Abstimmungsverhalten der Bevölkerung im Wohnkanton des jeweiligen Ständeratsmitglieds verglichen hat - eigentlich eine sehr spannende Frage. Weil es ja keine personelle Registrierung der Abstimmungsentscheide gibt, haben Herr Eichenberger und sein Team die Bilder der Schwenkkamera, die dort oben installiert ist, ausgewertet sowie die Schlussabstimmungen zu verschiedenen Volksinitiativen analysiert. Auf diese Weise, mithilfe dieser Kamera, konnten sie aber nur 87 Prozent aller Entscheide identifizieren - weil ja das Ratsbüro jeweils nicht mit Handzeichen abstimmt und diese Entscheide also fehlen und auch weil beim Schwenken der Kamera jeweils ein Teil der Hände "verlorengeht". Es wurde also mit viel Aufwand eine Studie ermöglicht, und die Ergebnisse sind ausgewertet worden. Das Resultat ist übrigens bemerkenswert, ich finde, das darf hier auch noch in die Materialien einfliessen: Herr Eichenberger und sein Team haben festgestellt, dass das Abstimmungsverhalten der Ständeratsmitglieder mit dem Abstimmungsverhalten der Bevölkerung ihrer Wohnkantone in grossen Teilen übereinstimmt, mehr übereinstimmt, als dies bei den entsprechenden Mitgliedern des Nationalrates der Fall ist - dies einfach als Randbemerkung.
Ich habe dies nur erwähnt, um zu zeigen, dass es nicht nur das mediale Interesse gibt, welches Ratings generieren will usw. Es gibt auch ein Forschungsinteresse. Der Ständerat als eine der beiden Kammern des eidgenössischen Parlamentes hat auch die Berechtigung, in diese Forschungen einzufliessen. In der Kommission, das will ich noch offenlegen, war dies nicht gross debattiert worden.
Ich fasse zusammen: Die Minderheit hält die parlamentarische Initiative für staatspolitisch begründet, für gesellschaftlich und gesellschaftspolitisch erwünscht und für günstig realisierbar. Zwischenzeitlich sind ja die technischen Voraussetzungen hier geschaffen worden. Wir halten den Ständerat und seine Mitglieder für standhaft genug, seiner bewährten Ratskultur treu zu bleiben und weiterhin auf die Suche nach Kompromissen zu gehen, die der Kommissionspräsident erwähnt hat. Ich finde es ebenfalls äusserst wichtig, diese Kompromisse zu suchen und auch zu finden.

Jenny This (V, GL): Ich weiss: Die Meinungen sind wahrscheinlich gemacht. Ich fürchte, dass mein Votum diese Meinungen nicht nachhaltig beeinflussen wird. Trotzdem möchte ich Sie bitten, der Initiative Folge zu geben und die Frage nicht allzu parteipolitisch anzugehen - wie es in diesem Rate üblich ist.
Transparenz und Informationen sind die tragenden Säulen unserer Demokratie; da sind wir uns wohl alle einig. Die Veröffentlichung unserer Abstimmungsresultate gibt nur etwas preis, was sowieso öffentlich ist. Also haben wir hier rein gar nichts zu verbergen.
Jetzt argumentieren die Gegner dieses Vorstosses genau mit dieser Öffentlichkeit. Das stimmt natürlich. Aber es muss schon jemand auf der Tribüne Platz nehmen und im Stile eines FBI-Agenten Fotografien machen, um nachher nachvollziehen zu können, wie jemand abgestimmt hat - es sei denn, es habe sich jemand zu einem Geschäft geäussert. Das kann doch längerfristig nicht in unserem Sinne sein. Auch unsere Kantonsbürger wollen ja wissen, was wir - Ständeräte oder Nationalräte - gestimmt haben oder wen wir letztlich vertreten.
Die Gegner befürchten nun einen "Mini-Nationalrat". Aber auch mit der Offenlegung der Resultate wird hier differenziert argumentiert werden - da bin ich mir sicher -, ausser vielleicht von meiner Wenigkeit, ab und zu, aber damit kann man ja leben. Es komme zu einem Parteidiktat, wird angeführt. Auch das wird nicht stattfinden. Als Standesvertreter haben wir gute Gründe, jeweils zu wissen, wieso und weshalb wir anders gestimmt haben. Gerade meine Wenigkeit ist das lebendige Beispiel dafür, dass dieses Parteidiktat nicht stattfindet. Ich politisiere beileibe nicht immer auf Parteilinie; das wird akzeptiert, gerade auch von der Partei.
Ich weiss, dass sich Standesvertreterinnen und Standesvertreter nicht gerne "raten" lassen; das ist unangenehm, es wird einem der Spiegel vorgehalten. Aber auch das ist doch absolut normal. Letztlich sind wir Teil des öffentlichen Lebens. Wir wissen, wenn wir uns zur Wahl stellen, dass das nachher stattfinden wird. Was ist schlimm daran, wenn uns gesagt wird, wie wir jeweils abgestimmt haben oder wie gross unsere Präsenz in diesem Rat ist? Das gereicht dann auch mir nicht immer zum Vorteil.
Das Kostenproblem können wir wohl nicht mehr anführen, die Installationen wurden nun vorgenommen; dieses Argument wird demnach kaum mehr zum Zuge kommen.
Ich glaube, dass die Zeit nun wirklich reif ist. Auch wir - da können wir lange hin und her diskutieren - können das Rad der Zeit nicht anhalten. Die Medienlandschaft präsentiert sich anders. Die Leute wollen mehr Informationen, sie wollen nicht jemanden fragen müssen, um zu wissen, was wir gemacht haben. Wir fordern überall Transparenz, bei den Lobbyisten, bei den Medienvertretern, überall, nur auf dem ureigenen Gebiet wollen wir sie nicht. Ist das in unserem Sinn? Das kann ich mir kaum vorstellen.
Ich weiss auch nicht, warum mit dem offenen Abstimmungsverfahren der Ständerat anders wahrgenommen werden sollte. Das ist überhaupt nicht der Fall; das System hat darauf überhaupt keinen Einfluss. Deswegen wird es in diesem Rat auch nicht zu einem klassischen Links-rechts-Schema kommen. Es hat in diesem Rat schon immer - das wurde von der Minderheitssprecherin, Frau Bruderer Wyss, gesagt - parteiübergreifenden Konsens gegeben. Das ist gut so, und das wird auch in Zukunft so sein. Wenn jemand will, dann kann er, wie das bis anhin der Fall war, weiterhin unabhängig abstimmen und seine eigene Meinung kundtun, und er kann auch in zwei Jahren dazu stehen. Das hat mit dem System rein gar nichts zu tun.
Ich möchte Sie deshalb bitten, meiner parlamentarischen Initiative Folge zu geben.

Comte Raphaël (RL, NE): L'introduction du vote électronique au Conseil des Etats n'est pas un nouveau débat. C'est même une question qui se pose à intervalles réguliers et on sait que le vote électronique suscite un certain nombre de réticences au sein du conseil. Comme pour tout changement, il y a des craintes qui s'expriment, qui pour partie sont légitimes, qui pour partie sont quelque peu irrationnelles.
Comme l'a rappelé le rapporteur de la commission, l'un des arguments principaux en faveur du vote électronique, c'est la transparence. Naturellement, celle-ci n'est pas une fin en soi. Il est vrai qu'on vit à une époque où tout doit être transparent: le citoyen est de plus en plus transparent, les élus doivent être de plus en plus transparents, ce qui s'oppose parfois à des intérêts légitimes, comme le droit à la protection de la sphère privée. Mais ici, lorsqu'il s'agit pour des élus du peuple de voter, naturellement le principe de transparence a la priorité. Nous n'avons rien à cacher; les citoyens qui nous ont élus ont le droit de savoir comment nous avons voté et ils ont le droit de le savoir d'une manière qui

AB 2012 S 519 / BO 2012 E 519
soit simple et directe, sans devoir nous écrire des courriers, des e-mails ou nous poser des questions dans la rue.
Il s'agit donc de trouver un système qui soit le plus pratique possible. Et le système du vote électronique est sans doute le système le plus simple. Avec Internet, vous avez la possibilité de mettre à disposition du public, des personnes qui sont intéressées, les résultats des différents votes.
Mais le but de la transparence, c'est aussi de créer la confiance qui est un élément fondamental dans notre démocratie. Cette transparence peut créer la confiance dans les autorités. Le système actuel de vote donne le sentiment que le Conseil des Etats est peu transparent. Certains ont parlé d'une chambre obscure, qui prendrait du moins des décisions peu claires, ce qui naturellement n'est pas le cas, ni la réalité, on l'a dit. On sait sans doute mieux ce qui se passe au Conseil des Etats qu'au Conseil national, car dans ce dernier de nombreux votes se déroulent sans qu'il y ait eu un véritable débat avec l'exposé d'arguments pour et d'arguments contre. Il y a des votes qui arrivent comme ça! Les débats ont sans doute eu lieu quelque part, probablement dans la salle des pas perdus, mais en tout cas pas de manière publique. Nous devons donc trouver un système de vote qui permette de créer cette confiance auprès de la population et qui ne crée pas un soupçon, même s'il n'est pas fondé, que notre chambre aurait des choses à cacher.
Deuxième élément qui me paraît important dans le sens d'un intérêt public à avoir une transparence au niveau des votes, c'est la sécurité du vote. Le système actuel est basé sur des êtres humains, qui sont naturellement perfectibles, ce qui fait qu'il peut arriver que des erreurs soient commises. On a eu l'occasion, assez récemment encore, de voir qu'une erreur s'était produite dans un vote - peut-être qu'il s'en produit un peu régulièrement, mais que parfois nous ne le voyons pas. Avec le vote électronique, le risque d'erreur disparaîtrait; nous serions certains que les décisions qui sont prises correspondent à la volonté de chacun. Et au vu de l'importance des décisions que nous avons à prendre, il est crucial que nous puissions garantir cette sécurité du vote.
Enfin un dernier point sur les arguments en faveur de cette initiative: il est aussi agréable pour les députés eux-mêmes d'avoir quelque part une liste des différents votes. On est régulièrement questionnés, plus particulièrement dans les périodes préélectorales, sur nos positions sur tel ou tel sujet et on reçoit parfois des listes extrêmement longues de questions de différents lobbys, auxquelles on est naturellement libre de répondre ou de ne pas répondre. Mais si l'on souhaite y répondre, il est parfois extrêmement difficile de se rappeler ce que, il y a un an, on a voté sur tel ou tel objet. Avec le vote électronique, non seulement on peut le savoir, mais en plus on peut demander aux personnes qui sont véritablement intéressées à faire ces analyses de les faire elles-mêmes et d'aller chercher les informations directement sur Internet.
Comme cela a été mentionné, l'argument essentiel pour s'opposer à ces différents arguments, ce sont plutôt des craintes liées au climat de travail que nous connaissons au Conseil des Etats. Est-ce qu'en introduisant le vote électronique, nous aurons encore ce climat de travail que beaucoup - peut-être même tous - apprécient et que nous souhaitons préserver?
Il y a un certain nombre d'éléments qui font que l'ambiance au sein de notre conseil est bonne. Tout d'abord, être 46 membres au lieu de 200 au Conseil national, cela change naturellement beaucoup de choses. Nous avons une assemblée qui a une taille beaucoup plus humaine, les liens entre les différents membres sont plus forts. Nous nous croisons régulièrement en commission, nous sommes souvent membres de plusieurs commissions, et pratiquement chaque membre siège en commission avec les 45 autres membres de notre conseil, ou presque. Il y a aussi un contrôle social qui est naturellement plus fort; quand on se connaît bien, on évite peut-être de faire un certain nombre de choses qui ne sont pas tout à fait appréciables, que l'on pense par exemple aux fuites qui existent parfois. Elles sont un peu plus nombreuses du côté du Conseil national que de notre côté, voire quasiment inexistantes dans notre chambre. Ensuite, la possibilité de s'exprimer très librement au Conseil des Etats, c'est quelque chose qui est apprécié. Que ce soit au plénum ou en commission, nous n'avons pas de limitation. Tous ces éléments ne changeraient pas avec le vote électronique.
Il y a aussi un élément qui, sans doute, fait que le climat que nous connaissons est celui qu'il est: c'est qu'il n'y a pas formellement des groupes politiques au sein de notre conseil; nous sommes les représentants de nos cantons, nous sommes un ou deux à représenter nos cantons et nous ne défendons pas ici le programme de notre parti, mais essentiellement les intérêts de notre canton. Enfin, le mode d'élection qui existe pour notre conseil, qui est majoritaire dans presque tous les cantons, tend aussi à favoriser l'élection de personnes qui sont plutôt consensuelles et qui auront donc peut-être plus de facilité à travailler dans le climat qui est le nôtre. Il faut aussi constater que la répartition politique est naturellement un peu différente que celle du Conseil national. La polarisation est beaucoup moins forte dans notre conseil.
Si l'on prend donc en compte tous ces éléments qui, à mon avis, sont extrêmement importants pour expliquer l'ambiance qui existe au Conseil des Etats, on constate qu'ils ne changeront pas si l'on opte pour le vote électronique. Nous n'avons donc en fait rien à perdre en donnant suite à l'initiative parlementaire Jenny.
En conclusion, l'introduction du vote électronique poursuit un double intérêt public: la transparence et la sécurité du vote, alors que le fait de s'y opposer ne présente pas véritablement d'intérêt public. Il y a certes une tradition, un confort, peut-être la possibilité d'être moins sous la pression d'un certain nombre de lobbyistes; par contre, le climat de travail, lui, ne dépend pas du vote électronique et est tout à fait anecdotique, je crois, dans le fonctionnement de notre conseil.
Comme l'a rappelé notre collègue Bruderer, l'ambiance qui existe ici au Conseil des Etats, c'est avant tout nous qui en décidons. C'est nous qui décidons comment nous travaillons et qui, par notre comportement, déciderons de continuer à travailler dans un climat serein et constructif.
Je vous invite donc, pour toutes ces raisons, à suivre la minorité de la commission et à donner suite à l'initiative parlementaire.

Minder Thomas (V, SH): Ich bin für diese parlamentarische Initiative. Wir sind vom Volk gewählt, und ich bin überzeugt, der Schweizer Bürger möchte wissen, wie die einzelnen Kantonsvertreter abgestimmt haben. Zumindest möchte das der Schaffhauser Bürger wissen, was meine Person angeht. Bei uns Ständeräten und Ständerätinnen ist dies durch die personalisierte Majorzwahl noch ausgeprägter der Fall als bei den Nationalräten. Transparenz ist ein wichtiger Bestandteil der Demokratie. Kollege Jenny hat sogar von einem Pfeiler der Demokratie gesprochen.
Ganz generell spüre ich in den letzten Jahren eine grössere Bewegung in Sachen Transparenz. So werden z. B. Unterschriften zur Offenlegung von Parlamentariereinkommen gesammelt, die hohen Gehälter wurden transparent gemacht, die Interessenbindungen der Parlamentarier und die Namen der Besitzer der Lobby-Badges wurden offengelegt. Sogar wir selbst, wir Ständeräte und Ständerätinnen hier im Saal, fordern in unserer täglichen Arbeit immer mehr Transparenz. Mehr Transparenz ist weder ein linkes noch ein rechtes Anliegen. Nicht vergessen sollten wir auch die grosse Begeisterung, welche Facebook und Wikileaks ausgelöst haben. Da könnte man fast von einem Megatrend in Sachen Transparenz sprechen. Es scheint aufseiten der Bürger ganz allgemein ein sehr grosses Interesse an mehr Transparenz zu geben. Diesem Trend sollten wir uns nicht verschliessen.
Politik ist ein Teil der Gesellschaft, da sind wir uns alle einig, und wir sind uns ebenfalls einig, dass die Politik ganz allgemein in der Gesellschaft ein grosses Missbehagen - ich würde sogar fast sagen: etwas Ablehnendes - hervorruft. Das Volk steht der Politik skeptisch gegenüber. Für viele Bürger ist die Politik von Bundesbern weit, vielleicht sogar zu weit weg von ihrem politischen Empfinden. Wir sollten uns

AB 2012 S 520 / BO 2012 E 520
Gedanken machen, wie wir die demokratischen Werte wieder hochhalten und attraktiver machen könnten. Transparenz ist ein wichtiger Weg dahin, davon bin ich überzeugt. Wir müssen uns auf den Weg zum Bürger machen, nicht der Bürger zu uns. Indem wir unser Stimmverhalten offenlegen, machen wir genau das: Wir machen einen Schritt auf den Bürger zu. Wir in Bern sind das Sprachrohr unserer Bürger, wir sind das Sprachrohr der Schweizer Politik. Wie wollen wir aber Sprachrohr sein, wenn wir nur sprechen, aber unserem Empfänger verweigern zu wissen, wie wir schlussendlich abgestimmt haben?
Die Offenlegung unserer Abstimmungsentscheide wäre aber auch ein Akt der Gleichstellung gegenüber der Grossen Kammer. Ich verstehe das Anliegen sehr wohl, eine Tradition beibehalten zu wollen. Doch ist diese Tradition wirklich matchentscheidend für unsere tägliche Arbeit? Hand aufs Herz: Uns fällt kein Stein aus der Krone, wenn wir hier nachgeben. Geben wir nach - zwingen wir die Kritiker gar, Kollegin Bruderer, das Wort "Dunkelkammer" aus dem Vokabular zu streichen.
Schon jetzt ist es, wenn auch mit einem gewissen Aufwand - Kollegin Bruderer hat es angesprochen -, mehr oder weniger möglich, unsere Entscheidungen zu eruieren. Ich möchte nicht die Arbeit der Stimmenzähler schmälern, doch das elektronische System ist genauer. Abstimmungswiederholungen, wie wir sie in der letzten Session gehabt haben, würden wohl gänzlich wegfallen. Und wir selbst hätten eine Art Beleg - dieser Punkt scheint mir auch noch wichtig zu sein - und könnten auch einige Zeit später, vielleicht sogar Jahre später, nachschauen, wie wir damals abgestimmt haben.
Ich glaube nicht, dass es bei einer Offenlegung mehr parlamentarische Vorstösse geben würde. Das ist in der Kommission auch angesprochen worden. Ich glaube auch nicht, dass Vorstösse mit Blick auf die Medienwirksamkeit missbräuchlich eingereicht würden, wie gewisse Gegner vorgebracht haben. Ansonsten hätten wir die Möglichkeit, die Zahl der parlamentarischen Vorstösse zu limitieren. Das ist übrigens auch ein Anliegen unseres Kollegen Jenny.
Einen gewichtigen Nachteil infolge der Offenlegung unseres Abstimmungsverhaltens kann ich nicht erkennen. Ich bitte den Rat, dieser parlamentarischen Initiative Folge zu geben.

Stöckli Hans (S, BE): Nachdem wir den Nationalrat bereits bei den Fahnen etwas nachgemacht haben, habe ich mich heute gefragt, ob wir nun auch noch das Abstimmungssystem des Nationalrates übernehmen wollen. Wir sind vielleicht auf dem besten Weg dazu.
Mir gefällt es hier im Ständerat sehr gut: Das Klima ist ausgesprochen kollegial, und bei der Tätigkeit, der wir hier nachgehen, steht bei allen die Lösungsorientiertheit zuvorderst. Eine Parteiorientierung gibt es selbstverständlich auch, aber sie ist nicht prioritär. Es werden keine Partei- und insbesondere keine Fraktionsvoten gehalten; es gibt keine Fraktionssprecher, und es entstehen sehr viele heterogene Mehrheiten. Es gibt bei vielen Abstimmungen eine Mehrheit mit Stimmen aus allen Lagern, was belegt, dass in diesem Rat ziel- und lösungsorientiert gearbeitet wird. Oftmals stehen bei der Entscheidfindung persönliche Meinungen im Vordergrund, oder es werden regionale und kantonale Aspekte berücksichtigt.
Wollen wir dieses funktionierende System beibehalten und bei der aktuellen Situation bleiben, oder wollen wir Transparenz herstellen? Ich habe mich bei der Interessenabwägung für Transparenz entschieden, weil Transparenz, wie schon mehrmals zum Ausdruck gebracht worden ist, bei der demokratischen Entscheidfindung ein wichtiges Element darstellt. Werden wir unser Verhalten ändern? Der Mut, zur eigenen Meinung zu stehen, wird durch Transparenz unterstützt, indem die eigene Meinung nach aussen getragen wird, und zwar nicht zufälligerweise, wie es oft geschieht, sondern systematisch.
Mir wurde vom Präsidenten meiner Kantonalpartei zugesichert, dass mir mit der Wahl in den Ständerat ein viel grösserer Handlungsspielraum belassen werde. Für uns alle ist es ein Vorteil, dass wir im Majorzverfahren gewählt wurden und einen dementsprechend grösseren Handlungsspielraum haben. Aber der Respekt vor dem Wähler bleibt bestehen, und dementsprechend müssen wir unseren Wählerinnen und Wählern, unseren Kantonen, aber auch unseren Parteien durch Offenlegung zweifellos Rechenschaft ablegen.
Es wurde zu Recht auch die Nachvollziehbarkeit in den Vordergrund gestellt. Hand aufs Herz: Ich mag mich nicht mehr bei jeder Abstimmung erinnern, wie ich mich entschieden habe. Ich bin froh, wenn dann in ein paar Jahren die Nachvollziehbarkeit nicht nur durch meine eigenen Notizen sichergestellt wird, sondern durch die unverfänglichen Daten, die uns vom Bund her zur Verfügung gestellt werden. Es ist mir auch schon mehrmals passiert und in peinlicher Erinnerung geblieben, wie mich Journalisten gefragt haben, wie dieser oder jener gestimmt habe, um ihr Bild zu vervollständigen. Das dürfte dann auch wegfallen.
In der Anpassungsphase wird sich zweifellos eine gewisse Veränderung ergeben. Aber ich bin überzeugt, dass das System, das Klima, die Kultur hier im Ständerat auch mit der Offenlegung weiterhin hervorragend sein werden, und ich bin überzeugt, dass die Arbeit in den Kommissionen noch zusätzlich Gewicht erhalten wird. Denn dort ist die Garantie gegeben, dass das Abstimmungsverhalten nach wie vor geheim bleibt.
Ich stehe dementsprechend auch einem bejahenden Entscheid, was das Folgegeben bezüglich der parlamentarischen Initiative Jenny angeht, positiv gegenüber.

Schwaller Urs (CE, FR): Wenn von Transparenz im Parlament die Rede ist, so interessiert mich jeweils, welche Interessenbindungen ein Parlamentarier oder eine Parlamentarierin hat und wie er oder sie sich in wichtigen Fragen positioniert.
Heute geht es um das Abstimmungsverfahren mittels Handerheben oder per Knopfdruck. Ich akzeptiere selbstverständlich, dass man hier geteilter Meinung sein kann. Ich bezweifle aber, dass das elektronische Abstimmungsverfahren tatsächlich ein Fortschritt ist. Nach meiner Einschätzung ist es eher ein Rückschritt und vor allem ein Verlust für das heutige Verfahren der Entscheidfindung im Ständerat. Wer wissen will, wie sich der einzelne Ständerat oder die einzelne Ständerätin positioniert, wie er oder sie abstimmt, kann das ja bereits heute erfahren: sei es, indem man eben hier in den Verhandlungen vom Öffentlichkeitsprinzip profitiert, sei es auch, indem man in den einem wichtig scheinenden Angelegenheiten, wenn sich der interessierende Kantonsvertreter in der Debatte nicht zu Wort gemeldet hat, ganz einfach beim Parlamentier nachfragt.
Mit der elektronischen Abstimmung wird der Ständerat - davon bin ich überzeugt - innerhalb von ganz kurzer Zeit zu einem kleinen Nationalrat mit unzähligen Ratings. Im Zentrum des Interesses würde dann vor allem auch die Geschlossenheit der Fraktionen und der Parteien stehen. Ist man einmal auf diesen Kurs eingeschwenkt, wird das in der Entscheidfindung und bei der Stimmabgabe zu mehr parteiausgerichteten Blockbildungen führen. Diese Parteibezogenheit verträgt sich dann in verschiedenen kantonalen Dossiers nicht mehr mit der Aufgabe des Ständerates, welcher gerade auch Kantonsvertreter und in erster Linie Hüter der Interessen unseres föderalen Staatsaufbaus ist. Die Konsequenz wird sein, dass wir uns alle, die wir uns durch die Endauswertung nicht auf das blosse Drücken eines grünen Ja- oder roten Nein-Knopfes reduzieren lassen wollen - das will wahrscheinlich niemand in diesem Rat -, dann frühzeitig, das heisst spätestens im Nachgang zu den Kommissionssitzungen, sicher aber vor den Diskussionen im Rat, in den wichtigen Fragen nach aussen erklärend und nuanciert positionieren werden, und dies sowohl als Kantons- wie auch als Parteivertreter.
Dann wird sich im Rat hier nichts mehr bewegen. Die Diskussionen im Rat werden auf die blosse Wiederholung und Bekanntgabe von bereits definitiv gefassten Positionen hinauslaufen. Diese Gefahr besteht. Damit würde aber eine der wesentlichen Stärken unseres Ständerates verlorengehen, nämlich dass man sich zuhört und die Argumente der

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anderen Positionen mehr als nur höflich zur Kenntnis nimmt. Oder die Argumente müssten dann vor fast leeren Sitzen vorgetragen werden - vor leeren Sitzen, weil die Parlamentarier in den Vorzimmern damit beschäftigt sein werden zu erklären, weshalb sie anschliessend den roten oder den grünen Knopf drücken werden.
Die Nachteile der elektronischen Stimmabgabe überwiegen, und ich werde Nein stimmen. Ich habe das in den letzten Tagen auch gehört: Es seien ja Fehler passiert, das heutige System sei fehleranfälliger. Die Tatsache, dass man, wenn tatsächlich ein Fehler passiert ist, das festgestellt und die Abstimmung dann wiederholt hat, ist auch der beste Beweis, dass das heutige System funktioniert.
Dies gesagt habend, lassen Sie mich etwas überzeichnend und auch mit einem Augenzwinkern wie folgt schliessen: Wenn das Resultat anders ausfällt, dann müsste man konsequenterweise auch den Laptop und die anderen Kommunikationsmittel hier im Rat Einzug halten lassen. Dann hört dann am Schluss überhaupt niemand mehr zu. Der morgendliche Appell kann dann durch das individuelle Einchecken ersetzt werden, und nach der Schlussabstimmung können wir uns statt mit einem Händedruck mit einem Knopfdruck verabschieden.

Lombardi Filippo (CE, TI): Es ist schon viel gesagt worden. Herr Jenny hat am Anfang der Debatte gesagt, er hoffe, dass man hier nicht parteipolitisch abstimme. Das ist gerade der Vorteil unseres Systems: Es ermöglicht und fördert sogar die Unabhängigkeit der Ständeräte gegenüber ihren Parteien; aber es wirkt auch gegen den medialen Druck. Ich bin ja selber Journalist. Was interessiert die Medien - mit löblichen Ausnahmen - am meisten? Ist es die Qualität unserer Debatten, sind es die Argumente der verschiedenen Seiten? Nein, meistens sind die Spaltungen das Interessanteste. Man kann sagen: Dieser hat gegen seine Partei, gegen seine Fraktion, gegen seinen Bundesrat gestimmt. Das interessiert am meisten. Oder: Wer hat anders gestimmt als noch vor einem Jahr, hat er seine Meinung geändert, woher kommt das?
Es ist nicht ein Problem der Tradition. Aber unser Verhalten würde sich verändern, wir würden darauf achten, ob wir es wollen oder nicht. Darunter würde unsere Diskussionskultur leiden. Jetzt sind wir gewohnt, den Konsens zu suchen, den anderen zuzuhören, was im Nationalrat kaum der Fall ist. Jetzt sind wir bereit, aufgrund der Qualität der Debatte unsere Meinung zu ändern, Brücken zu bauen, Kompromisse zu finden, auch wenn unsere Partei oder unser Bundesrat anders denkt.
C'est bien cela, c'est précisément l'intérêt public, Monsieur Comte, que nous devons protéger; ce n'est pas le fait que l'on ne sache pas ce que l'un ou l'autre a voté. Mais c'est la méthode qui nous permet d'essayer de toujours trouver un consensus - on ne le trouve pas toujours -, ou en tout cas une majorité qui aille au-delà des frontières naturelles qui seraient les nôtres si nous étions enfermés dans une logique du type de celle du Conseil national. C'est précisément cette recherche du consensus qui fait qu'à la fin il n'est pas important de savoir ce que l'un ou l'autre d'entre nous a voté; ce qui importe, c'est bien de savoir comment le collège, le Conseil des Etats, s'est prononcé, comment son opinion s'est développée - éventuellement d'une année à l'autre, d'un passage entre les chambres à l'autre. C'est la maturation de l'opinion du conseil dans son ensemble qui est importante, plus que le vote individuel de l'un ou l'autre de ses membres.
Monsieur Stöckli avoue ne pas se souvenir nécessairement de ce qu'il a voté deux ans auparavant: mais c'est justement ce qui nous fait du bien! C'est le fait que l'on puisse être sensible à l'argumentation qui est développée dans le débat ici sans être bloqué par ce qu'on a voté il y a trois ans, de sorte que maintenant, par cohérence, il faut continuer à voter comme cela et ne surtout pas changer d'opinion - c'est très grave d'oser changer d'opinion devant les médias!
Dès lors, si nous introduisons ce principe, nous allons évidemment affaiblir la culture du dialogue qui est la nôtre, c'est-à-dire le fait que nous sommes disposés à écouter les autres, à rechercher le consensus, à construire des ponts et à nous déterminer en fonction de la situation et de la discussion actuelles et pas nécessairement en fonction d'une position prise il y a des années par quelqu'un d'autre ou par nous-mêmes.
Il nous faut donc sauver cette culture, qui est plus qu'une culture: c'est une méthode, qui nous permet d'obtenir des résultats et d'être, dans le paysage politique de ce pays, un instrument essentiel, irremplaçable et différent des autres, qui justement pour cela, grâce au maintien de la capacité de dialogue et de construction dans ce pays, obtient des succès importants.

Diener Lenz Verena (GL, ZH): Wir sind bei einem wirklich heiklen Geschäft. Wir entscheiden über unsere Transparenz; das ist eigentlich schon ein gewisser Widerspruch. Ein ganz wichtiger Teil fehlt in diesem Saal - das ist die Bevölkerung, das sind unsere Wählerinnen und Wähler. Die Transparenz schaffen wir nämlich nicht für uns, sondern diese Frage stellt sich in der Beziehung zwischen uns und der Bevölkerung. Dass die Medien an dieser Transparenz Interesse haben, ist offensichtlich. Wir konnten in den vergangenen Wochen auch in verschiedenen Artikeln lesen, was für diese neu zu schaffende Transparenz spricht. Die Bevölkerung hat noch gar nie artikuliert, ob sie diese Transparenz heute vermisst oder nicht. Es ist unsere eigene Diskussion, und ich finde sie, das muss ich sagen, wirklich spannend. Ich bin auch überzeugt, dass wir alle redlich darum bemüht sind, egal, wie wir uns positionieren, die Qualität des Ständerates in seiner Arbeit nicht zu schmälern. Wir kommen zu unterschiedlichen Beurteilungen in Bezug auf die Wege, der hoffnungsvolle Teil in dieser Diskussion ist meiner Ansicht nach aber das ernsthafte Bemühen, in diesem Saal eine andere politische Lösungskultur als im Nationalrat zu erhalten.
Ich persönlich habe schon in der Kommission die parlamentarische Initiative Jenny unterstützt, obwohl mir bewusst ist, dass jedes System seine Vor- und seine Nachteile hat. Das bisherige hat Vor- und Nachteile, auch bei einem neuen wird das so sein. Warum bin ich für diese Transparenz? Ich habe in der letzten Legislatur ein Tagebuch über mein Abstimmungsverhalten geführt, nicht über das Abstimmungsverhalten meiner Kolleginnen und Kollegen, das hat mich eigentlich nicht so interessiert, aber über mein eigenes. Warum habe ich das getan? Weil ich immer wieder aus der Bevölkerung gefragt wurde, wie ich gestimmt hätte. Da geht es mir ähnlich wie Kollege Stöckli, ich konnte nicht immer völlig fehlerfrei abrufen, wie ich jeweils gestimmt hatte. Während der Abstimmung und zwei, drei Tage später ist das alles noch recht präsent, aber dann versinkt es. Es gibt nichts Peinlicheres, als wenn man auf die Frage, wie man abgestimmt habe, antwortet, man sei dafür gewesen, und dann irgendwann realisiert, dass das gar nicht stimmt; aufgrund der Diskussion oder warum auch immer hat man Nein gestimmt. Das sind peinliche Situationen, und deshalb habe ich ein Tagebuch geführt. Darin habe ich dann immer offengelegt, was meine politische Haltung gewesen war und wie ich abgestimmt hatte. Diese Transparenz hat weder mich persönlich belastet noch meinem Verhältnis zur Bevölkerung und auch meiner Wiederwahl in keiner Art und Weise geschadet.
Wir behaupten ja immer, wir seien eine Chambre de Réflexion, und ich meine auch, dass wir viel nachdenken. Wir sprechen vielleicht etwas weniger als der Nationalrat und denken da und dort ein bisschen mehr. Dem müssen wir Sorge tragen. Ich bin aber überzeugt, dass die Bevölkerung durchaus nachvollziehen kann, wenn wir nach einer Diskussion, nach einem Ringen um Lösungen gegen unsere Partei stimmen, allenfalls auch gegen unseren Kanton. Es obliegt uns, der Bevölkerung dann vielleicht noch eine Erklärung nachzuliefern, warum wir aus bestimmten Gründen eine entsprechende Haltung eingenommen haben - das finde ich gar nicht so schwierig.
Zudem haben wir in jedem Wahljahr Ratings, Rankings, Parteiprofile: Wir bekommen unzählige Fragen, die wir mit "ja", "eher ja", "eher nein" oder "nein" beantworten müssen, worauf dann so ein Spiderdiagramm von uns und unserer

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politischen Haltung erstellt wird. Diese Spiderdiagramme dienen sehr vielen Menschen in unserem Land zur Beurteilung, wem sie ihre Stimme geben wollen. Von daher ist es also ein Bedürfnis der Wählerinnen und Wähler, ein politisches Profil derjenigen Kandidatinnen und Kandidaten zu haben, die sie wiederwählen oder neu wählen wollen.
Die wirklichen, die echt tiefen Diskussionen finden ja nicht hier in diesem Saal statt; die finden in den Kommissionen statt. Und bei den Kommissionen haben wir nach wie vor den Schutz der Vertraulichkeit. Das scheint mir der wichtige Teil zu sein. Hier im Saal entstehen vielleicht noch Dialoge, aber wir haben selten fundamental andere Positionen als diejenige, die wir uns im Rahmen der Kommissionsarbeit erarbeitet haben. Ich würde mich vehement gegen die Transparenz der Kommissionsarbeit stellen. Aber hier, so denke ich, sind wir in einem anderen Raum, wir sind nicht in einem geschlossenen Zimmer, es gibt hier eine Tribüne, die Medien sind anwesend, Kameras laufen.
Auch mir ist klar, dass diese Transparenz zu unbequemen Situationen führen kann; das ist mir auch schon passiert. Ich habe abgestimmt, und es war mir nicht nur angenehm, erklären zu müssen, warum ich diese oder jene Position eingenommen hatte. Aber ich glaube, diese Erfahrung haben wir alle heute schon gemacht, und das ist ja weiter auch nicht tragisch, wenn man halt vielleicht da und dort mit einem zusätzlichen Satz erklären muss, warum man trotz allen ökologischen Überlegungen vielleicht bei irgendeinem ökologischen Anliegen nicht entsprechend gestimmt hat: Man hat ja seine Argumente.
Ich habe noch ein zweites Anliegen, und das ist die Sicherheit des Auszählens unserer Stimmen. In der ersten Sessionswoche habe ich am Freitag ein Mail gekriegt. Da haben mir Vertreter einer Organisation geschrieben, sie seien auf der Tribüne gewesen - es ging um eine Motion - und sie seien sicher, dass nicht richtig gezählt worden sei; sie könnten mir dies anhand von Fotos und von ihren eigenen Zählungen beweisen. Ich habe dieses Angebot nicht angenommen. Aber ich muss sagen: Das Bezweifeln von gewissen Auszählungen unserer Stimmen tut unserem Ruf im Ständerat auch nicht gut. Ein elektronisches Abstimmungssystem hätte hier garantiert eine grössere Akzeptanz, auch bei knappen Entscheiden.
Insgesamt bin ich der Meinung, dass wir nichts zu verheimlichen haben. Wir dürfen selbstbewusst zu unserem Abstimmungsverhalten stehen. Ich bin auch überzeugt, dass die Bevölkerung das goutieren wird. Ständeratswahlen sind Persönlichkeitswahlen, und starke Persönlichkeiten können auch zu ihren Entscheiden stehen. Ich teile die Ansicht von Kollege Schwaller nicht, dass ein Knopfdruck einen Händedruck ausschliesst, im Gegenteil: Ich denke, der Knopfdruck schliesst den Händedruck nicht aus!
In diesem Sinne möchte ich Sie alle bitten, der parlamentarischen Initiative Jenny Folge zu geben.

Föhn Peter (V, SZ): Es wird wohl kaum erstaunen, wenn ich diese Initiative auch unterstütze und Sie bitte, dies ebenfalls zu tun. Die Diskussion zeigt richtig, dass man in diesem Saal absolut beide Meinungen haben kann; das ist so. Ich habe jetzt innert Kürze beide Abstimmungsverfahren, im Nationalrat und im Ständerat, erleben dürfen und sehen können, wie es hüben und drüben gemacht wird. Ich meine, dass es nicht so heikel sein wird, auch hier offen Stellung zu beziehen, und vor allem bin ich zutiefst überzeugt, dass die Sachpolitik nach wie vor überwiegen und hier im Saal weiterhin sachpolitisch argumentiert werden wird. Die Qualität, ebenso die Dialogkultur muss und darf nicht leiden, auch wenn wir jetzt das Abstimmungsverfahren allenfalls ändern. Ich bin zutiefst überzeugt, dass das nicht passieren wird.
Meine Vorrednerin hat gesagt, dass wir nicht wissen, was das Volk dazu sagt. Also, meine Leute - ich höre das immer und immer wieder - fragen mich: "Was ist im Ständerat? Wir vernehmen nichts; wie hast du gestimmt?" Einerseits will das Volk wissen, wie man abgestimmt hat, andererseits, wie das persönlich begründet wird. Diese zwei Sachen stehen im Vordergrund. Die Leute haben absolut das Recht, dies zu wissen und dies zu erfahren; davon bin ich zutiefst überzeugt. Die Frage ist einzig und allein: Woher hole ich dann meine Unterlagen, meine Begründungen? Früher, im Nationalrat, waren das bei mir viel mehr parteipolitische Begründungen. Und heute hole ich diese beim Kanton. Ich stelle die Frage: Wie kann ich meinen Kanton am besten vertreten? Unsere Bürgerinnen und Bürger wollen ein Echo hören! Die Bürgerinnen und Bürger wollen wissen, ob ich das, was ich im Kanton Schwyz vertrete und verspreche, hier in Bern auch umsetze, ja oder nein.
Herr Schwaller, ich muss Ihnen schon sagen, es haben nicht alle die Zeit und die Möglichkeit, hier im Saal zu sein oder allenfalls im Internet bei unseren Beratungen dabei zu sein. Sie haben weder Zeit noch die Möglichkeit, das zu machen. Deshalb, glaube ich, dürfen wir hier dieser parlamentarischen Initiative - im Sinne der Transparenz - absolut Folge geben. Ich bin überzeugt, wir machen hier einen guten Schritt nach vorne in die heutige Zeit.
Noch ein Punkt: Wir gebrauchen die Medien, und die Medien gebrauchen uns. Es ist doch ein Zusammenspiel, und wir dürfen hier nichts verheimlichen. Ich bitte Sie dringend und aus innerer Überzeugung, hier Folge zu geben. Ich begreife auch, wenn das nicht so sein wird. Aber persönlich bin ich überzeugt, dass das der richtige Weg ist.

Niederberger Paul (CE, NW): Ich glaube, es haben sich fast alle Kommissionsmitglieder gemeldet. Ich wollte eigentlich nichts dazu sagen. Aber Frau Kollegin Diener hat so schön erzählt, wie sie von der Bevölkerung gefragt wird, was sie gestimmt hat, wie sie in diesem oder jenem Geschäft gestimmt hat. Kollegin Diener, ich glaube, dass Sie dann jedes Mal Argumente zu Ihrer Erklärung liefern. Sie sagen kaum nur, Sie hätten mit Ja oder Nein gestimmt. Und gerade darauf, auf ein Ja oder ein Nein, würden wir reduziert, wenn wir elektronisch abstimmen würden. In der Kommunikation stellt man immer sogenannte offene Fragen - das tun vor allem auch die Journalisten -, also Fragen, die man nicht mit einem simplen Ja oder Nein beantworten kann. Und wenn mir eine offene Frage gestellt wird, dann habe ich die Möglichkeit, mit Argumenten zu antworten. Ich möchte nicht, dass wir auf ein Ja oder ein Nein reduziert werden. Das würde nämlich heissen, dass die politisch Interessierten ins Internet gehen und schauen, wie jetzt Paul Niederberger bei dieser oder jener Vorlage gestimmt hat, ob es ein Nein oder ein Ja gewesen ist. Die Kommunikation mit der Bevölkerung würde darunter leiden.
Sowohl Frau Diener als auch Kollege Föhn haben die Begründung dagegen geliefert: Wir wollen unser Abstimmungsverhalten begründen. Wenn man elektronisch mit Ja oder Nein abstimmt, fehlt die Begründung, also das Wesentliche. Deshalb werde ich dieser Initiative keine Folge geben.
Noch etwas anderes, Kollege Jenny, es heisst ja so schön: "Steter Tropfen höhlt den Stein." Dieses Thema wurde schon verschiedentlich diskutiert. Und ich finde das eigentlich fast demokratieunwürdig, denn wenn ein Beschluss gefasst wurde, sollte man mindestens eine bestimmte längere Dauer warten, bis man das Thema wieder aufgreift. Ich glaube, es gehört auch zu unserer Kultur, dass wir demokratisch gefällte Entscheide akzeptieren und sie nicht immer und immer wieder von Neuem wälzen. Das ist auch, generell gesprochen, ein Schwachpunkt in unserem heutigen System: Man kann Entscheide nicht mehr akzeptieren, man rollt sie immer wieder von Neuem auf. Das ist für mich ein zusätzliches Argument, hierzu Nein zu sagen.

Bischofberger Ivo (CE, AI): Wenn wir die Geschichte des Ständerates in den letzten Jahrzehnten genauer unter die Lupe nehmen, dann stellen wir fest, dass in unregelmässigen Abständen die Institution der Kleinen Kammer partiell oder als Ganzes immer wieder infrage gestellt wurde. Dabei sind es insbesondere fünf verschiedene Gruppen, für welche die Chambre de Réflexion zur Zielscheibe unterschiedlicher Kritik geworden ist:

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1. Die Grosskantone kritisieren, die Übervertretung der Kleinkantone verhindere eine adäquate Abbildung der tatsächlichen Stärkeverhältnisse der Stände.
2. Die Kantonsregierungen kritisieren, der Ständerat habe seine ursprüngliche Funktion als Ständekammer vergessen; er mache vermehrt nur noch Parteipolitik und vertrete nicht mehr geschlossen die Interessen der Kantone.
3. Diametral anderer Meinung ist jene politische Strömung, welche kritisiert, dass die Übervertretung der ländlichen Kantone der Inner- und Ostschweiz eine adäquate Abbildung der tatsächlichen Parteistärken im Ständerat verhindere. Die Vertreter dieser Strömung wollen explizit mehr Parteipolitik in der Kleinen Kammer.
4. Staatsrechtler, Politologen und weitere Kreise werfen dem Ständerat vor, er verkomme je länger, je mehr zum Bremser der Nation.
5. Schliesslich wird unser Rat in immer kürzeren Abständen - letztmals 2006, Herr Jenny - als Dunkelkammer apostrophiert, und der entsprechenden Forderung nach Einführung eines elektronischen Abstimmungssystems wird unüberhörbar das Wort geredet.
Wenn wir uns heute auf ebendiesen letztgenannten Aspekt konzentrieren, so ist es unerlässlich, auf die besondere staatsrechtliche Stellung des schweizerischen Ständerates hinzuweisen. Die Kritik am Ständerat, auf welche Art auch immer, entzündet sich letzten Endes immer an seiner starken Stellung innerhalb des eidgenössischen Parlamentes. Wäre er nämlich eine Quantité négligeable, wäre er wohl kaum der Kritik wert. Da unsere Bundesversammlung aber eben gerade nicht von einem einzigen Rat gebildet wird, sondern bekanntlich zwei Räte umfasst, unterscheiden sich die beiden Kammern - im Unterschied zu den meisten Parlamenten anderer Länder - einzig durch den Wahlmodus und die damit einhergehende unterschiedliche Grösse, nicht aber in den Kompetenzen.
Dass dieses System funktioniert, hat die Vergangenheit gezeigt und zeigt die Gegenwart. Diese als nicht haltbar kritisierten Ungleichgewichte zwischen grossen und kleinen, städtischen und ländlichen Kantonen, diese als nicht haltbar kritisierte Untervertretung politischer Parteien, diese als nicht haltbar kritisierten Eigenheiten - auch die Art und Weise des Abstimmungsprozederes des Ständerates - sind in dieser Form gewollt und haben unserem Bundesstaat bis heute keinen nachweislichen Schaden zugefügt, im Gegenteil. Dazu gilt es Sorge zu tragen, und es gilt, nicht ohne Not Änderungen einzuführen, die in Tat und Wahrheit nicht wir selber wollen, sondern externe Kreise, und sogar Änderungen einzuführen, welche letzten Endes unsere eigene Institution schwächen würden.
Es liegt in der Natur des Systems, dass im Ständerat Persönlichkeiten sitzen, die in ihren Kantonen eine Majorzwahl absolviert haben und dadurch das Vertrauen einer Mehrheit der Stimmenden, über die eigene Partei hinaus, auf sich vereinigen konnten. Das setzt naturgemäss eine bestimmte Ausgeglichenheit, eine Zurückhaltung allen extremen Positionen gegenüber voraus. Das setzt eine Persönlichkeit voraus, die nicht in pointierten Freund-Feind-Kategorien denkt, sondern eine gewisse politische Toleranz an den Tag legen kann. Polarisierende Politikerinnen und Politiker sind typische Proporzgewinner, aber auch typische Majorzverlierer. Das polarisierende Element fehlt daher im Ständerat glücklicherweise weitgehend. Es herrscht der Typus des dem Gemeinwohl und nicht den Partikularinteressen verpflichteten Politikers vor. Eine verantwortungsvolle, abwägende Berücksichtigung über jegliche Parteicouleur hinweg, eine abwägende Berücksichtigung aller massgeblichen Interessen, auch solcher, die sie oder er nicht unbedingt teilt, ist daher die typische Haltung, mit welcher der Ständerat an die Geschäfte herangeht und sie in gegenseitigem Respekt, in gegenseitiger Wertschätzung einer substanziellen Konsenslösung zuführt. Oder wie es mein Vorgänger Carlo Schmid aufgrund seiner langjährigen Erfahrungen in mehreren Aufsätzen und Referaten wie auch in seiner Antrittsrede als Ständeratspräsident formulierte: Es braucht in diesem Land nicht nur eine mediale "Arena", sondern vor allem eine "Curia", in der man sich auch achtet, in der man nicht nur seine eigene Meinung kundgibt, sondern auch die anderen anhört und versucht, sie zu verstehen, und bereit ist, ihnen zu folgen, wenn sie die besseren Argumente haben.
Diese Haltung fordert auch ihre Konsequenzen, nämlich die Konsequenz, dass der Ständerat ein Ort der politischen Kultur bleibt, in dem er als Ständekammer parteipolitischen Überlegungen auch weiterhin nicht unbesehen folgen wird. Sie fordert schliesslich die Konsequenz, dass unser Rat sich nicht, dem Zeitgeist gehorchend, von aussen populistisch und medial gewünschte Verhaltensmuster aufzwingen lässt und sich dadurch selbst zum Sklaven von Ranglisten und Ratings und letztendlich zum Sklaven von rein emotionalen Entscheiden degradieren lässt.
Aus all diesen Gründen bitte ich Sie, der Mehrheit zu folgen und der vorliegenden parlamentarischen Initiative keine Folge zu geben.

Fetz Anita (S, BS): Ich trage heute übrigens nicht eine Sonnenbrille wegen der Transparenzoffensive, sondern schlicht und einfach, weil ich eine Augenentzündung habe.
Auf jeden Fall wünsche ich mir aber mehr Licht in unser Abstimmungsverhalten. Ich habe die Debatte aufmerksam verfolgt und ein bisschen gestaunt. Auf die Gefahr hin, dass ich hier als Partysprengerin gelte: Nach so viel Konsens, Sachorientierung, Diskussionskultur, Kompromisskultur möchte ich einfach daran erinnern, dass wir hier trotzdem ein politisches Gremium sind, mit Meinungen, die regional, politisch und wirtschaftlich unterschiedlich sind. Und das ist auch gut so - wer will schon ein politischer Eunuch sein?
Warum ist die Offenlegung der Abstimmungen für mich eine Selbstverständlichkeit? Dies, obwohl diese Ratings, Monitorings und Rankings und wie das alles heisst, nicht nur lästig, sondern, Sie alle wissen es, wenig aussagekräftig sind - aber sie kommen halt so flott daher. Ich schätze die Diskussionskultur in diesem Rat genauso wie Sie alle, aber etwas habe ich nicht: Ich habe überhaupt keine Sorge, dass sich das ändern wird. Ich traue nämlich Ihnen allen zu, dass Sie sich nicht vom medialen Mainstream zu einer Meinung drücken lassen, sondern dass Sie nach bestem Wissen und Gewissen entscheiden und auch öffentlich dazu stehen, so, wie Sie das heute auch schon machen, nur kann man es nachher noch im Internet lesen.
Was die vielzitierten Kompromisse anbelangt: Man muss halt auch einmal aushalten können, dass man verbale Haue aus den eigenen Reihen oder verbale Haue aus anderen Interessengruppen bekommt. Ja, Entschuldigung, deshalb sind wir ja Ständeräte; wir haben genug Stand, um uns von solchen Pseudopressionen nicht das Rückgrat krümmen zu lassen.
Für mich gibt es argumentativ überhaupt keinen stichhaltigen Grund, warum wir diese Transparenz nicht herstellen sollten. Dann ist mir aber plötzlich in den Sinn gekommen, als ich zugehört habe: Ja, viele hier im Saal sind nicht nur Standesvertreter, sie gehören nicht nur einer Partei an, sondern viele haben auch gut dotierte Mandate, die sie dann auch "ständeratslike" jeweils bei der entsprechenden Debatte offenlegen, wie man das im Ständerat macht. Aber es ist für die Wählerinnen und Wähler trotzdem interessant zu wissen, ob das dem Gemeinwohl entspricht, wie das Kollege Bischofberger gesagt hat, oder ob das Partikularinteressen sind - was übrigens auch nicht verboten ist, das gehört in einen Ständerat genauso wie in andere politische Gremien.
Alles in allem tun wir gut daran, dieses Abstimmungsverhalten öffentlich zu machen. Ich bin überzeugt, das wird lange nicht so heiss gegessen, wie es jetzt gekocht wird. Das wird sowohl unsere politische Kultur wie auch das Verhalten der Einzelnen in keiner Art und Weise ändern, ausser wir selbst würden es zulassen.

Luginbühl Werner (BD, BE): Zwar ist es unpopulär, gegen mehr Transparenz und gegen das Abschneiden alter Zöpfe zu sprechen; trotzdem bitte ich Sie, der parlamentarischen Initiative Jenny keine Folge zu geben. Die meisten

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Argumente wurden ja genannt, ich möchte nur die zwei für mich wichtigsten wiederholen.
Das erste Argument: Ab und zu findet in diesem Saal noch eine echte Meinungsbildung statt; dies vor allem darum, weil der Einfluss der Parteiapparatschiks hier geringer ist als im Nationalrat und weil das Ermitteln des Abstimmungsergebnisses etwas aufwendiger ist. Ich möchte mir die Möglichkeit, im Verlaufe der Diskussion unbeschwert gescheiter zu werden, auch für die Zukunft offenhalten.
Das zweite Argument: Die elektronische Abstimmung wird dazu führen, dass die Argumente eher in den Hintergrund treten und die Frage, wer wie entschieden hat, in den Vordergrund rückt. Rankings und Ratings werden an Bedeutung gewinnen, und dies wird - auch wieder in der Tendenz - die Banalisierung in der Berichterstattung fördern. Ich zweifle, ob es notwendig ist, dass auch der Ständerat hierzu noch einen aktiven Beitrag leistet.
Den Einwand der Fehleranfälligkeit unseres heutigen Auszählsystems kann ich eigentlich nicht akzeptieren. Wenn wir nicht in der Lage sind, 26 Frauen und Männer zu zählen, dann gute Nacht! - Entschuldigung, 46! (Heiterkeit) Ja gut, die Stimmenzähler müssen es wissen, nicht ich!
Wenn Sie dieser parlamentarischen Initiative Folge geben und später auch die Reglementsänderung annehmen, wird es keine direkten, raschen und radikalen Änderungen geben, das glaube ich auch. Es wird vielmehr kleine, schleichende Veränderungen geben. Aber ich bin überzeugt, dass ein Stück politische Kultur, ein Stück Qualität verlorengeht. Das wäre schade und, wie ich finde, auch unnötig. Manchmal tut man gut daran, dem Zeitgeist zu trotzen.
Darum bitte ich Sie, die Initiative abzulehnen.

Bieri Peter (CE, ZG): Als wir das letzte Mal - das war 2005 und ist nicht zehn Jahre her - diese Thematik im Rat besprachen, war es das Büro des Ständerates, welches die Motion 05.3698 der damaligen Ständerätin Sommaruga zu beantworten hatte. Als Vizepräsident vertrat ich damals die ablehnende Haltung des Büros. Ich könnte meine Berichterstattung in leicht abgeänderter Form nochmals zur Hand nehmen. Sehr viel hat sich bei den Argumenten inhaltlich nicht geändert, ausser dass man in der Zwischenzeit beim Bau die Kabel für ein elektronisches Abstimmungssystem eingezogen hat.
Nun, die technische Einrichtung und die daraus entstehenden Kosten waren schon damals nicht das Hauptargument, dass der Rat mit 26 zu 13 Stimmen bei 1 Enthaltung - jener von Frau Fetz - das Begehren ablehnte. Seitdem hatten wir Ruhe vor solchen Begehren.
Es bestand bis anhin weder eine Dringlichkeit noch eine Notwendigkeit, auf diesen Entscheid zurückzukommen. Nun kommt dieses Begehren innerhalb von zehn Jahren bereits zum vierten Mal daher. Dabei wurde bei den ablehnenden Haltungen immer wieder betont, dass der Ständerat mit seinem Geschäftsreglement verschiedene Abstimmungsmöglichkeiten besitzt; auch namentliche Abstimmungen können verlangt werden. Es mutet daher schon etwas seltsam an, dass bei x-beliebigen, staatspolitisch wirklich wichtigen Entscheiden diese namentliche Abstimmung bis anhin nie verlangt wurde, nur gerade, so ich mich über meine bald 18 Jahre Ratszugehörigkeit richtig erinnern kann, hier bei dieser Thematik, und dies bereits zum zweiten Mal.
Es ist übrigens noch spannend und eigenartig zu hören, wie gewisse Leute sprechen, wenn man nachschauen kann, wie sie damals abgestimmt haben. Ganz offensichtlich geht es hier um mehr als um eine blosse Abstimmung. Wir werden es ja dann morgen in den Medien lesen können, wer der Fortschrittliche und Transparente und wer der Ewiggestrige, der Intransparente ist.
Damals hat das Büro die Ansicht vertreten, dass mit unserer offenen Abstimmung genügend Transparenz bestehe, dass die Bekanntgabe mit dem Erheben der Hand ein guter und bewährter Ausdruck der persönlichen Meinungsäusserung sei, dass wir uns damit davor schützen, uns durch das zur Mode verkommene Rating der Parlamentarier äusseren Druckversuchen auszusetzen. In der Analyse dieser Ratingergebnisse ist selbst von den Journalisten im Vorfeld der damaligen Debatte auf die Gefahr hingewiesen worden, dass eine Erfassung und Publikation der Abstimmungsergebnisse das Verhalten im Ständerat sehr wohl beeinflussen könne, dass man sich eher der Parteidisziplin beuge, was gemäss einem Artikel der "NZZ" "der Qualität der Politik bekanntlich nicht zugutekomme". Das sagen nicht irgendwelche Politiker und Wissenschafter, sondern sogar Medien.
Da ich nicht meine eigenen Argumente nochmals zitieren will, habe ich im Amtlichen Bulletin von damals nachgeschaut, wer ebenfalls im Sinne der Ratsmehrheit gesprochen hat. Unser sehr erfahrener und allseits geschätzter damaliger Kollege Fritz Schiesser hat mit Nachdruck auf unsere primäre Aufgabe als Kantonsvertreter hingewiesen. Es sei ihm über all die Jahre noch nie in seinem Kanton der Vorwurf gemacht worden, man wisse nicht, welche Haltung er bei einem Sachthema eingenommen habe. Er hat davor gewarnt, dass wir mit diesen Auswertungen schon bald nicht mehr Kantonsvertreter wären, sondern primär zu Partei- und Richtungsvertretern würden.
Ein zweiter damaliger Zeitzeuge, Carlo Schmid, er wurde heute bereits einmal zitiert, hat ergänzt, dass es nicht darum gehe, dass wir diese Ratings nicht ertragen würden, sondern darum, dass die Wissenschaft beginnen würde, Ratings aufzustellen und Schlüsse daraus zu ziehen. Unsere Aufgabe im Ständerat sei aber eine andere: "Wir sollten nach wie vor in der Lage sein, festzustellen, dass wir selbst in unserem Lager auch einmal Unrecht haben können, dass andere Recht haben können und dass es, selbst in einer generellen Betrachtung dessen, was wir als unsere politische Linie anschauen, in einem speziellen Falle angemessen, sachgerecht und richtig ist, dem anderen Lager Recht zu geben." (AB 2005 S 1205) Carlo Schmid schloss mit der Feststellung, dass diese Ratings, die mit einem elektronischen Abstimmungssystem erst ermöglicht werden, letztlich dem fundamentalen Zweck dieses Rates nicht gerecht würden; es sei nicht die Art, welche die Eidgenossenschaft von diesem Rate brauche.
So weit ein Blick zurück und zwei Meinungen von früheren, erfahrenen und geschätzten Kollegen, die in diesem Rat eine hohe Wertschätzung genossen. Von der Richtigkeit ihrer Haltung bin ich noch heute überzeugt. Ich habe drei kurze persönliche Bemerkungen:
1. Dieses Begehren, das lässt sich feststellen, wurde immer vor allem von Mitgliedern des Ständerates gestellt, die in bevorzugter Weise in den Medien viel Publizität besitzen. Man mag froh sein, dass man zu diesen gehört, oder glücklich und bescheiden genug, dass man etwas zurückhaltender ist und seine Arbeit umso seriöser und weniger medienwirksam leistet. Seien wir doch ehrlich, Herr Jenny: Hier geht es um knallharte Parteipolitik. Wir erinnern uns alle nur allzu gut, dass während der ganzen letzten Wahlen beim Thema Ständerat immer das Wort "Dunkelkammer" genannt wurde. Hier kommt nun die zweite Phase dieser Argumentation.
2. Es wurde unter anderem von Herrn Comte und auch von Frau Diener damit argumentiert, es seien schon Fehler beim Auszählen passiert. Fehler passieren, das weiss ich aus eigener Erfahrung als Stimmenzähler, selten wegen des Zählens, sondern weil wir in diesem Rat zuweilen unachtsam sind, schnell zu einer Abstimmung herbeieilen und dann falsch oder für den Stimmenzähler kaum erkennbar unsere Meinung kundtun. Das ist das Faktum. Dass die Abstimmungsergebnisse stimmen, ist vor allem in diesem Rat eine Sache der Disziplin, der Anwesenheit und der Aufmerksamkeit. Da gäbe es durchaus noch Verbesserungspotenzial. Ohne vermehrte Disziplin, vor allem auch Selbstdisziplin, passieren mit einem elektronischen Abstimmungssystem nicht weniger Fehler, man merkt sie einfach nicht mehr.
3. Ein letztes Argument: Es hat in diesem Rat seit dem letzten Herbst mehr als ein Drittel neue Mitglieder. Ohne altmeisterlich oder belehrend zu sein, möchte ich diese neuen Mitglieder doch bitten, zuerst einmal zwei, drei Jahre Erfahrungen zu sammeln, bevor sie eine bewährte Tradition in diesem Rat zerstören, die wir hier in der Vergangenheit bewusst stets hochgehalten und gepflegt haben. Auch wenn

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meine eigene Halbwertszeit in diesem Rat wahrscheinlich vorbei ist, würde es mir für die Zukunft des Ständerates leidtun.
Ich bitte Sie, der Initiative keine Folge zu geben.

Berberat Didier (S, NE): Je constate en tout cas que le débat ne laisse personne indifférent, ce qui est réjouissant. Je suis favorable à l'initiative parlementaire Jenny, dans la mesure où - ce qui a déjà été relevé par bon nombre de personnes - il y a un légitime souci de transparence que l'on doit avoir envers la population qui a des attentes à ce sujet, on le sait. On ne doit pas courir après l'opinion publique, mais je pense que dans ce pays, il y a une grande majorité de la population - sans qu'on lui pose la question - qui serait favorable à l'idée d'une transparence des votes. On doit en tenir compte. En ce qui me concerne, je n'ai jamais critiqué le fonctionnement de notre conseil, dans lequel je me sens fort bien, et ce n'est pas pour moi une question partisane, même si, effectivement, une partie des personnes qui sont favorables à l'initiative demandent depuis très longtemps ce genre de choses, même durant la campagne électorale de l'année passée.
En ce qui me concerne, je n'ai aucun problème à assumer mes votes, parce que j'ai l'habitude de le faire. Dans cette salle, nous sommes 18 à avoir fréquenté assidûment le Conseil national avant de venir dans ce conseil: nous en avons donc l'habitude. De toute manière, on ne peut pas prétendre que jusqu'à présent on ne peut absolument pas savoir qui a voté quoi. En se donnant un peu de peine, on arrive à peu près à savoir qui a voté quoi, dans la mesure où - cela a été rappelé - des caméras balaient la salle. Des organisations très bien structurées contrôlent ce que nous faisons. Je vous donne un exemple: lors de la discussion portant sur la sortie du nucléaire, alors que nous nous trouvions dans la salle 301, une organisation avait examiné avec attention ce que chacun de nous votait, parce qu'il suffit de se répartir la salle en trois ou quatre parties pour arriver à peu près à savoir ce qu'il en est. Donc, le secret du vote n'est pas garanti. De plus, Monsieur Lombardi a dit que c'était une question de cohérence et qu'avec le vote électronique, si on changeait d'avis trois ans après, on risquait de nous le reprocher. Je ne pense pas que les journalistes prennent la peine d'aller regarder ce que les parlementaires ont voté trois ans auparavant; cet argument, à mon avis, ne tient donc pas la route.
Monsieur Cramer a dit que l'on ne pouvait pas simplement réduire la prise de position politique en appuyant sur un bouton. Fort heureusement, on ne peut pas le faire et, contrairement au Conseil national, nous pourrions presser sur un bouton, mais nous pourrions aussi nous exprimer avant, et c'est réjouissant. Nous pouvons donc faire les deux.
A mon avis, le vote électronique ne va faire disparaître ni les spécificités et les traditions, ni la culture politique du Conseil des Etats. Je ne crois pas que le Conseil des Etats deviendra en quelque sorte un mini-Conseil national. Nous sommes attachés à l'indépendance face aux partis, à la collégialité, à la recherche du compromis, à l'écoute de l'autre, à la culture du dialogue, et je pense que malgré tout, cette nouveauté technique n'induira pas les effets pervers ou catastrophiques que certains ont brossés tout à l'heure.
J'ai vraiment l'impression que c'est une question de modernité. C'est aussi une question de transparence face aux électrices et aux électeurs. En effet, vous le savez, nous représentons bien entendu non seulement des cantons, mais aussi un peu les partis politiques - on n'insiste pas trop à ce sujet, mais on représente aussi des partis politiques, et vous le savez aussi. Si vous lisez la presse, vous voyez très bien que la presse titre "La majorité de droite du Conseil des Etats a décidé telle et telle chose", "Une minorité rose-verte a proposé cela". On sait donc déjà à peu près quels sont les rapports de force dans ce conseil. Il ne faut donc pas se voiler la face et il faut faire un pas supplémentaire et donner suite à l'initiative.

Freitag Pankraz (RL, GL): Ich beschränke mich auf zwei Punkte; ich weiss ja auch, wo wir in der Debatte stehen.
Zum ersten, inhaltlichen Punkt: Ich persönlich habe Mühe mit dem Argument, eine Abstimmung per Knopf, grün oder rot, würde die Transparenz erhöhen. Die Frage wäre dann, für wen die Transparenz grösser würde. Sie wissen es: Ich komme aus einem Kanton, wo sogar über Gesetze und die Verfassung mit der Hand abgestimmt wird, nämlich an der Landsgemeinde, und ich kenne kein Verfahren, das transparenter ist als dieses.
Ich komme bereits zum zweiten Punkt. Was mich erstaunt und misstrauisch macht, ist, dass wir jetzt hier eine Abstimmung mit Namensaufruf machen; Kollege Bieri hat es gesagt. Mehrere Votantinnen und Votanten haben erklärt, dass mit der Einführung der elektronischen Abstimmung das Verhalten, die Arbeit in diesem Rat überhaupt nicht verändert werde. Aber das steht aus meiner Sicht im Widerspruch zur Tatsache, dass jetzt eine Abstimmung mit Namensaufruf gefordert wurde. Ich kann mich an keine solche Abstimmung in den letzten vier Jahren erinnern, und wir haben in diesem Rat wichtige Abstimmungen durchgeführt! Die Initiative soll also das Verhalten in diesem Rat nicht verändern, aber jetzt haben wir schon bei der Behandlung dieser Initiative eine Sondersituation.
Ich lehne die Initiative ab. Weil ich für Transparenz bin, bitte ich den Ratspräsidenten, wenn das möglich ist, bekanntzugeben, wer eine Abstimmung mit Namensaufruf verlangt hat - wenn also Transparenz, dann voll. Aus meiner Sicht hätten wir auch diese Abstimmung in unserer üblichen Weise durchführen können; ich verstehe das wirklich nicht. Aber offenbar sind wir bereits so halb in einer neuen Welt, und ich muss Ihnen sagen: Ich bedaure das, und ich lehne diese Initiative ab.

Präsident (Altherr Hans, Präsident): Herr Freitag, ich gebe Ihnen die Namen bekannt. Folgende zehn Ratsmitglieder haben gestützt auf Artikel 46 Absatz 1 unseres Geschäftsreglementes eine Abstimmung unter Namensaufruf verlangt: die Damen und Herren Jenny, Föhn, Kuprecht, Levrat, Zanetti, Bruderer Wyss, Minder, Rechsteiner Paul, Fetz und Comte.

Stadler Markus (GL, UR): Ich schätze und unterstütze die Bemühungen zur Erhaltung und Förderung der Zusammenarbeitskultur im Ständerat - auch im Fall veränderter Transparenzbestimmungen.
Im Zusammenhang mit dieser parlamentarischen Initiative stellen sich mir insbesondere zwei Fragen. Die erste Frage: Stimme ich anders ab, wenn meine Entscheidung elektronisch festgehalten wird? Meine Antwort ist Nein. Es ist mein Anspruch an mich selber, dass ich dann nicht anders abstimme. In Klammern: Jene, die bei dieser ersten Frage Ja sagen, müssen sich vielleicht fragen, warum.
Die zweite Frage: Will die Bevölkerung - insbesondere die Bevölkerung meines Kantons - wissen, wie ich bei welchem Geschäft abgestimmt habe? Meine Antwort ist Ja - zumindest eher Ja als Nein. In Klammern: Jene, die bei dieser zweiten Frage Nein sagen, haben offenbar eine andere Bevölkerung vor Augen.
Meine Folgerung: Ich sage Ja zur parlamentarischen Initiative.

Cramer Robert (G, GE), pour la commission: Je n'ai rien à ajouter, si ce n'est pour dire, parce que cette annonce a été faite plus tard, que personnellement je trouve extrêmement regrettable cette demande de vote à l'appel nominal. On a eu dans cette chambre - j'y siège depuis plus de quatre ans - des débats de grande importance pour lesquels personne n'a demandé un tel vote. Par rapport à une question qui concerne uniquement la façon dont nous nous organisons, on croit utile de faire ce genre de demande. Je trouve que cela préfigure bien notre futur mode de fonctionnement, le jour où l'on passera au presse-boutons, c'est-à-dire au fond à cette espèce de démocratie électronique où l'on vote par "j'aime" ou "j'aime pas". Et je dois dire que je n'aime pas beaucoup cette façon de procéder.

AB 2012 S 526 / BO 2012 E 526

Präsident (Altherr Hans, Präsident): Wir führen nun die Abstimmung unter Namensaufruf durch, welche zehn Ratsmitglieder gestützt auf Artikel 46 Absatz 1 unseres Geschäftsreglementes verlangt haben.

Namentliche Abstimmung
Vote par appel nominal

Für Folgegeben stimmen - Donnent suite à l'initiative:
Abate, Berberat, Bruderer Wyss, Comte, Diener Lenz, Fetz, Föhn, Germann, Gutzwiller, Hêche, Hess Hans, Janiak, Jenny, Levrat, Maury Pasquier, Minder, Rechsteiner Paul, Savary, Stadler Markus, Stöckli, Theiler, Zanetti ... (22)

Dagegen stimmen - Ne donnent pas suite à l'initiative:
Baumann, Bieri, Bischof, Bischofberger, Eder, Egerszegi-Obrist, Engler, Fournier, Freitag, Graber Konrad, Häberli-Koller, Imoberdorf, Keller-Sutter, Kuprecht, Lombardi, Luginbühl, Niederberger, Recordon, Schmid Martin, Schwaller, Seydoux ... (21)

Der Stimme enthält sich - S'abstient:
Cramer ... (1)

Präsident Altherr stimmt nicht
M. Altherr, président, ne vote pas

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