Nationalrat - Sommersession 2007 - Zehnte Sitzung - 18.06.07-14h30
Conseil national - Session d'été 2007 - Dixième séance - 18.06.07-14h30

07.5172
Fragestunde.
Frage Mörgeli Christoph.
Holocaust.
Eine Frage der Wahrnehmung?
Heure des questions.
Question Mörgeli Christoph.
L'holocauste.
Une question de perception?
Einreichungsdatum 18.06.07
Date de dépôt 18.06.07

Calmy-Rey Micheline, présidente de la Confédération: L'holocauste est un fait historique absolument incontestable qui ne prête à aucune discussion. Il n'existe aucune marge d'interprétation sur la question du génocide des Juifs. Le Conseil fédéral juge inacceptable que les crimes de l'holocauste soient relativisés.
Ces dernières années, l'ambassadeur d'Iran à Berne a été convoqué plusieurs fois au Département fédéral des affaires étrangères et la position du Conseil fédéral lui a été signifiée sans aucune équivoque. En décembre 2006 s'est tenue à Téhéran une conférence sur l'holocauste, événement que j'ai, en tant que cheffe du Département fédéral des affaires étrangères, explicitement critiqué lors d'une rencontre avec le vice-ministre iranien des affaires étrangères.
La proposition d'organiser ce séminaire n'a jamais eu pour objet d'offrir une quelconque tribune à ceux qui contestent ou relativisent le génocide, ni de leur donner quelque légitimité que ce soit; bien au contraire, il s'agissait de faire clairement comprendre au Ministère iranien des affaires étrangères, qui avait organisé la conférence susmentionnée, pourquoi la communauté internationale n'acceptait pas la perception de l'holocauste avancée par Téhéran.

Mörgeli Christoph (V, ZH): Frau Bundespräsidentin, ich nehme zur Kenntnis, dass Sie jetzt Ihr seltsames Angebot zu einem - ich zitiere das Protokoll Ihres Departementes wörtlich - "Seminar zur unterschiedlichen Perzeption des Holocausts" mit der Wahrnehmung der Weltgemeinschaft, der "communauté internationale", in Verbindung bringen. Wer genau ist diese Weltgemeinschaft, und woher nehmen Sie die Selbstsicherheit, diese Weltgemeinschaft zu vertreten?

Calmy-Rey Micheline, Bundespräsidentin: Diese Geschichte ist die Druckerschwärze nicht wert, die die "Weltwoche" dafür aufgewendet hat. Der Person, die mich besucht hatte - ein Vertreter des iranischen Aussenministeriums -, wurde von mir klar bedeutet, dass die Negierung der Schoah für mich und mein Land inakzeptabel sei. Die Person antwortete mit einer Rechtfertigung der Position des iranischen Aussenministeriums, das die Konferenz in Teheran organisiert hatte. Wir - ein anderer Teilnehmer auf Schweizer Seite intervenierte auch, um mich zu unterstützen - wiederholten unser Unverständnis ohne Erfolg und ohne überzeugen zu können. Ich schlug ihm darauf vor, für das iranische Aussenministerium in einem der drei Genfer Zentren ein Seminar zu organisieren, mit dem Ziel, ihnen verständlich zu machen, warum ihre revisionistische Position für uns und für die Weltgemeinschaft unannehmbar sei.
Auf der anderen Seite nehme ich den Umstand ernst, dass ein als vertraulich klassifiziertes Protokoll an die Presse gelangt ist. Ich habe eine Administrativuntersuchung angeordnet.

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