Nationalrat - Frühjahrssession 2008 - Zehnte Sitzung - 13.03.08-08h00
Conseil national - Session de printemps 2008 - Dixième séance - 13.03.08-08h00

07.431
Parlamentarische Initiative
Kohler Pierre.
CO2-Etikette
für Lebensmittel
Initiative parlementaire
Kohler Pierre.
Etiquette CO2
pour les denrées alimentaires
Vorprüfung - Examen préalable
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Nationalrat/Conseil national 13.03.08 (Vorprüfung - Examen préalable)

Antrag der Mehrheit
Der Initiative keine Folge geben

Antrag der Minderheit
(Girod, Bäumle, Stump, Teuscher, van Singer)
Der Initiative Folge geben

Proposition de la majorité
Ne pas donner suite à l'initiative

Proposition de la minorité
(Girod, Bäumle, Stump, Teuscher, van Singer)
Donner suite à l'initiative

Parmelin Guy (V, VD), pour la commission: Par son initiative parlementaire, Monsieur Pierre Kohler, ancien membre de notre conseil, souhaitait compléter par une lettre c l'article 43a alinéa 1 de la loi fédérale sur la protection de l'environnement en offrant la possibilité au Conseil fédéral d'introduire une étiquette indiquant les émissions de CO2 émises lors de la production et du transport des denrées alimentaires non transformées. Je crois pouvoir dire, sans trahir l'opinion de qui que ce soit, que, pour de nombreux parlementaires, l'idée a paru intéressante de prime abord, pour ne pas dire séduisante. Pourtant, en étudiant comment mettre en oeuvre concrètement et de manière crédible pour les consommateurs les intentions de l'auteur de l'initiative parlementaire, la majorité de la commission s'est rendu compte des nombreux obstacles à affronter, ainsi que des effets collatéraux potentiels et indésirables que cela risquait de générer.
Tout d'abord, il est extrêmement difficile de quantifier et de contrôler les émissions de CO2 émises lors de la production de denrées alimentaires non transformées à l'étranger, de même qu'il est ardu de vérifier leur mode de transport et leur parcours. En outre, les émissions de CO2 ne disent pas tout et ne rendent nullement compte d'un recours massif aux engrais, aux pesticides ou encore à l'utilisation importante, voire parfois incontrôlée, de l'irrigation qui produit aussi des dégâts importants à l'environnement.
L'aspect des coûts sociaux de certaines productions a également été cité comme non pris en compte par l'initiative parlementaire Kohler. Ce n'est pas la même chose, en termes administratifs et de coûts, de coller une étiquette déterminant la catégorie de consommation énergétique d'un réfrigérateur d'une certaine importance et fabriqué en série et, d'autre part, de contrôler, d'identifier et de certifier le mode de production de barquettes de fraises importées d'Espagne ou du Mexique, et de surcroît provenant de divers producteurs. La crainte que, dans le cas des fruits et des légumes, ce soit surtout les pays parmi les moins privilégiés qui soient pénalisés a aussi été évoquée au sein de la commission.
Finalement, il apparaît que c'est aux consommateurs de se responsabiliser et aux fournisseurs et aux distributeurs de denrées alimentaires de promouvoir, sur une base volontaire et librement consentie, certaines denrées alimentaires par des labels ou par d'autres moyens conformes; il faut tenir compte aussi d'une certaine éthique et des méthodes de production issues de façons de produire ménageant les ressources de la planète.
Un autre aspect a provoqué l'opposition d'une partie de la commission. A l'heure où notre pays tente de réduire les obstacles et autres prescriptions qui renchérissent les produits issus de l'importation, cette initiative parlementaire irait exactement dans le sens contraire en introduisant une nouvelle norme contraignante et sans doute en contradiction avec nos engagements internationaux et les intentions du Département fédéral de l'économie et du Conseil fédéral de simplifier autant que possible nos relations avec l'étranger.
Enfin, pour certains, il serait plus efficace de taxer les émissions de carbone au niveau national et international tout en appliquant une différenciation de la politique douanière selon que les pays d'origine taxent ou non le carbone.
Pour ces différentes raisons, la commission, par 13 voix contre 7 et 3 abstentions, vous invite à ne pas donner suite à l'initiative parlementaire Kohler.

van Singer Christian (G, VD): Monsieur Parmelin, je ne comprends pas comment et pourquoi, vous qui êtes agriculteur, intervenez et défendez une position qui est défavorable à l'agriculture suisse. Il est évident que le consommateur, sachant combien de CO2 est incorporé dans chaque produit qu'il consomme, donnera plus facilement la préférence à des aliments produits près de chez lui, donc à des produits de notre agriculture. Et vous dites que cette initiative est impraticable? Mais actuellement, il y a des chaînes de grande distribution qui introduisent de telles étiquettes. Je ne comprends pas votre position.

Parmelin Guy (V, VD), pour la commission: J'expose ici en tant que rapporteur ce qui s'est dit en commission. Je donne dans mon rapport - et j'espère le faire le plus honnêtement possible - les arguments qui ont conduit la majorité de la commission à ne pas donner suite à l'initiative qui vous est soumise.
Mon avis personnel, je pourrai vous le donner tout à l'heure. Mais je ne fais que rapporter au nom de la majorité de la commission.

Messmer Werner (RL, TG), für die Kommission: Die parlamentarische Initiative Kohler beinhaltet die folgende Ergänzung von Artikel 43a Absatz 1 des Umweltschutzgesetzes: "Der Bundesrat kann Vorschriften erlassen über die Einführung einer Etikette, die Angaben über die durch die Produktion und den Transport von unverarbeiteten Lebensmitteln verursachten CO2-Emissionen enthält." Mit dieser parlamentarischen Initiative wird eine Gesetzesänderung verlangt, die dazu führt, dass auf einer Etikette angegeben wird, wie gross bei unverarbeiteten Lebensmitteln die durch Produktion und Transport verursachte CO2-Belastung ist.
Die Kommission beantragt Ihnen die Ablehnung dieser Initiative mit der Begründung, dass erstens eine solche Kennzeichnungspflicht die Handelsbeziehungen mit unserem wichtigsten Handelspartner, der EU, erschwert und dass zweitens die Überprüfbarkeit der Kennzeichnung in der Praxis kaum möglich ist. Denn bei näherer Betrachtung dieser parlamentarischen Initiative tauchen doch einige grosse Fragezeichen auf. Auf welchen Produkten müsste eine solche Etikette eingeführt werden, und wer träfe die entsprechende Auswahl? Weitere Probleme betreffen die Erfassung und die Messbarkeit. Gemäss Initiativtext wird nicht nur darüber Auskunft verlangt, wie viel Energie, sondern auch welche Energie für Produktion und Transport jedes einzelnen Produktes verwendet wird. Nur schon die Eruierung dieser Frage löst einen riesigen Aufwand aus. Es braucht also Auskünfte über die Produktionsart und die Transportmittel. Das

AB 2008 N 303 / BO 2008 N 303
ist zwar wohl irgendwie machbar, aber wie soll dies in der Praxis umgesetzt werden? Damit verbunden ergibt sich letztlich ein Problem der Unüberprüfbarkeit.
Das UVEK schreibt in seiner Stellungnahme unter anderem: "Bei unverarbeiteten Lebensmitteln sind gemäss Lebensweganalysen jedoch weniger der Energieverbrauch für Produktion und Transport ausschlaggebend als andere Aspekte wie die Veränderung von Ökosystemen durch die Landbeanspruchung, die Überdüngung von Gewässern durch Nährstoffeinträge, der hohe Wasserverbrauch, die Wirkung von Schädlings- und Unkrautvertilgungsmitteln oder die Beeinträchtigung der Bodenqualität durch umweltbelastende Anbaumethoden. Mit einer CO2-Etikette allein würden wichtige Informationen zur Produktion von unverarbeiteten Lebensmitteln nicht erfasst."
Somit ist die UREK mit 13 zu 7 Stimmen bei 3 Enthaltungen zum Schluss gekommen, diese Initiative zur Ablehnung zu empfehlen.

Girod Bastien (G, ZH): Ich vertrete hier zwar eine Minderheit der Kommission, möchte aber darauf hinweisen, dass diese parlamentarische Initiative aus den Reihen der CVP stammt und immerhin 79 Parlamentarierinnen und Parlamentarier in diesem Saal, quer durch alle Parteien, diese Initiative unterzeichnet haben. Das hat auch gute Gründe.
Erstens setzt die verlangte CO2-Etikette bei einem wichtigen Teil der Klimabelastung an. Die grauen Emissionen, welche hier betrachtet werden, machen nämlich insgesamt 70 Prozent der von der Schweiz verursachten Klimabelastung aus.
Zweitens ermöglicht eine solche Etikette, dass die Konsumenten ihre Selbstverantwortung wahrnehmen und die Klimabelastung beim Einkauf reduzieren können. Das Klimabewusstsein ist in der Bevölkerung sehr gross. Mit dieser Information könnte das auch in einen klimafreundlicheren Einkauf umgemünzt werden.
Drittens profitiert vor allem die Schweizer Landwirtschaft von einer solchen Etikette. Wenn nämlich vermehrt Produkte gekauft werden, welche tiefe CO2-Emissionen ausweisen, heisst das auch, dass vermehrt Produkte aus der Schweiz gekauft werden, weil diese viel kürzere Transportwege haben.
Nun zu den Gegenargumenten, welche gegen die CO2-Etikette ins Feld geführt werden. Es wird erstens gesagt, dass eine CO2-Etikette auf Lebensmitteln zu kompliziert und zu teuer sei. Hierzu ist zu sagen - dazu war gerade letzte Woche ein Artikel in der "NZZ" -, dass in den letzten Jahren starke Fortschritte in der Ökobilanzierung gemacht worden sind. So zeigen auch die freiwilligen Initiativen von Coop, Migros und Carrefour, welche solche Etiketten in Erwägung ziehen, dass hier vieles möglich ist. Die Initiative verlangt nicht, dass wir die CO2-Emissionen auf das Gramm genau bestimmen. Es geht um eine grobe Einteilung der Lebensmittel in etwa fünf Effizienzkategorien, und dazu würden wenige Angaben genügen. Neben dem Herkunftsland bräuchte es noch einige Angaben zur Produktion und zu den Transportmitteln, und eine solche Einteilung wäre problemlos möglich.
Zum zweiten Argument, die CO2-Etikette widerspreche dem Cassis-de-Dijon-Prinzip: Mit dem gleichen Argument könnte man auch die Deklarationspflicht des Herkunftslandes aufheben. Wollen wir solche Verschlechterungen hinnehmen? Wollen wir die Information der Konsumenten nach unten nivellieren? Wenn das Cassis-de-Dijon-Prinzip die Information über die Umweltbelastung von Produkten unterbindet, dann muss dieses Prinzip an dieser Stelle infrage gestellt werden. Wenn wir schon nicht in der EU sind, sollten wir uns nicht dort angleichen, wo die EU uns ökologisch hinterherhinkt.
Auf das dritte Argument, es bestünden schon genügend freiwillige Labels, sind zwei Entgegnungen zu machen:
1. Freiwillige Labels sind, wie es der Name sagt, freiwillig. Dadurch werden ausgerechnet jene Produkte, welche eine besonders schlechte Klimabilanz haben, nicht deklariert. Genau um diese Produkte geht es. Es geht um Tomaten aus Gewächshäusern, die beheizt wurden, oder um Produkte, welche mit dem Flugzeug importiert wurden. Hier ist eine Informationspflicht wichtig und würde auch viel bewirken. Das zeigt sich auch bei den Eiern von Hühnern aus Batteriehaltung. Hier hat allein die Deklarationspflicht dazu geführt, dass grosse Detaillisten solche Eier gar nicht mehr anbieten.
2. Die vielen Labels führen auch zu einem gewissen "Labelsalat" und zu einer Überforderung der Konsumenten. Es wäre besser, wenn die Konsumenten, wie bei den elektrischen Geräten und bei den Fahrzeugen, eine einfache, vergleichbare Etikettierung hätten.
Kurz, die CO2-Etikette ist mit moderatem Aufwand umsetzbar. Sie verbessert die Information für den Konsumenten, damit dieser seine Selbstverantwortung wahrnehmen kann, und sie ist auch im Interesse der Schweizer Landwirtschaft. Eine solche Massnahme sollte deshalb auch von bürgerlicher Seite her unterstützt werden, und jene, die immer sagen, dass sie sich konsequent für den Klimaschutz einsetzen, sollten diesen Vorstoss so oder so zumindest in dieser ersten Phase jetzt einmal unterstützen.

Schibli Ernst (V, ZH): Herr Girod, Sie haben gesagt, die Schweizer Landwirtschaft könne von dieser Etikette profitieren. Ich frage Sie nun: Wie soll die Landwirtschaft von dieser Etikette profitieren, wenn dauernd daran gearbeitet wird, dass weniger Produkte in der Schweiz produziert werden, dass die Landwirtschaft extensiviert wird und dass immer mehr Produkte in die Schweiz importiert werden? Wie soll die Landwirtschaft davon profitieren?

Girod Bastien (G, ZH): Ich bin nicht für mehr Vorschriften für die Landwirtschaft, aber die Extensivierung ist für die Landwirtschaft auch eine Chance. Wenn wir auf wirtschaftliche Weise Lebensmittel herstellen wollen, müssen wir uns auch auf die Marktnischen konzentrieren. Hier besteht ein grosses Potenzial, das zeigen die erfolgreichen Strategien. Es gibt ja auch viele SVP-Mitglieder, welche biologische Landwirtschaft betreiben; das zeigt eigentlich, dass ökologische Produkte auch wirtschaftlich sehr viel Sinn machen.

Abstimmung - Vote
(namentlich - nominatif; Beilage - Annexe 07.431/415)
Für Folgegeben ... 69 Stimmen
Dagegen ... 74 Stimmen



Schluss der Sitzung um 12.50 Uhr
La séance est levée à 12 h 50

AB 2008 N 304 / BO 2008 N 304




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