Nationalrat - Sondersession 2011 - Erste Sitzung - 11.04.11-14h30
Conseil national - Session spéciale 2011 - Première séance - 11.04.11-14h30

09.3650
Motion Favre Laurent.
Regulierung
von Rabenkrähen- und
Saatkrähenbeständen
Motion Favre Laurent.
Régulation des effectifs
de corneilles noires
et de corbeaux freux
Informationen CuriaVista
Informations CuriaVista
Informazioni CuriaVista
Nationalrat/Conseil national 11.04.11

Favre Laurent (RL, NE): Pour prendre sérieusement en compte les problèmes occasionnés à la biodiversité, à l'agriculture, à la viticulture et à de nombreux quartiers de villégiature dans notre pays, je prie le Conseil fédéral de prendre les mesures adéquates permettant une réelle lutte contre les dégâts causés par les corneilles noires et les corbeaux freux, en priorité par la régulation de leurs effectifs. A cet effet, le statut de protection du corbeau freux est à remettre en question eu égard à la progression importante de sa population. De plus, pour une lutte efficace, l'utilisation du somnifère chloralose doit être autorisée pour les services cantonaux compétents et leurs gardes-faune professionnels et auxiliaires.
En effet, depuis plusieurs années, les dégâts dus aux corneilles et aux corbeaux freux ne cessent d'augmenter. L'agriculture est particulièrement concernée par des pertes sur les semis, sur les récoltes, dans les poulaillers, sur les fruits et la vigne. Les substantielles pertes financières ne sont pas indemnisées par les cantons. Les mesures préventives tout comme le tir ne sont que peu efficaces. En outre, les autorités cantonales ne bénéficient pas des meilleurs instruments permettant de prendre les mesures de régulation qui s'imposent.
De plus, il est bien connu que les dégâts urbains des corvidés sont très nombreux: poubelles, mastic des fenêtres, composts et autres petits saccages. Les amoureux de la nature et des oiseaux savent aussi que la corneille comme le corbeau freux n'ont pour ainsi dire pas de prédateur sous nos latitudes, ce qui provoque une augmentation importante des effectifs. Ces animaux sont aussi des prédateurs importants de nombreuses petites espèces d'oiseaux, mais aussi de batraciens, de levreaux et autres mammifères et reptiles. La prédominance des corvidés met clairement en péril la biodiversité.
Pratiquement, l'homologation du chloralose et son utilisation d'une manière professionnelle permettraient une vraie gestion de la population de corvidés. La régulation des espèces est bien pratiquée en Suisse, à l'exemple des sangliers, renards, cormorans, etc. Utilisée d'une manière appropriée - notamment par les gardes-faune professionnels -, le chloralose est un outil efficace ne provoquant pas de dégâts collatéraux. L'usage de ce somnifère est plus favorable à l'environnement que la multiplication des tirs des chasseurs, notamment.
Par ailleurs, de l'aveu même des services cantonaux concernés, la protection des corbeaux freux est exagérée. Il est donc juste de la remettre en question. Le corbeau freux est protégé par la législation fédérale, car il est beaucoup plus rare et ne niche sur notre territoire que depuis quelques années.
Voici quelques chiffres: en 1960, aucune nichée en Suisse; en 1990, 450 nichées; en 2008, 3200 nichées. En Europe, le corbeau freux est plus fréquent que la corneille. Ainsi, en raison de la forte progression des effectifs de corbeaux freux, il est tout à fait envisageable de lever le statut de protection dont ils bénéficient. Aujourd'hui, cette espèce figure encore sur la liste rouge des oiseaux nicheurs de Suisse. Or les corbeaux freux sont source de nombreux conflits et problèmes divers, en particulier dans les zones d'habitation, car ils nichent en colonies, font donc beaucoup de bruit et produisent quantité de fientes.
Aussi, la levée du statut de protection du corbeau freux donnerait-elle aux cantons une plus grande marge de manoeuvre. Cette appréciation est issue également de la réponse du Conseil fédéral, qui entre donc en matière sur cette question.
Dans cet esprit, je vous demande de soutenir ma motion. Elle permettrait à la biodiversité, à l'agriculture et à de nombreux citoyens de ne plus subir les désagréments toujours plus prononcés des corneilles noires en donnant à l'autorité les moyens de réaliser une réelle régulation des effectifs, comme cela est réalisé pour différentes autres espèces en Suisse.

Leuthard Doris, Bundesrätin: Herr Nationalrat, in der letzten Session waren es die Luchse, jetzt sind es die Krähen. Seit wir in der letzten Session den Schutz der Luchse ein wenig gelockert haben, erhalte ich pro Tag bis heute dreissig bis fünfzig Protestmails. Ich erinnere Sie daran: Die damalige Regierungsrätin Elisabeth Zölch ist dieses Krähenproblem im Kanton Bern einmal angegangen; das war im Jahr 2005. Sie hat damals aufgrund der kantonalen Kompetenz auf der Basis einer Ausnahmebewilligung die Verwendung von Giftködern, wie Sie das jetzt wieder verlangen, angeordnet. Die Aktion musste nach wenigen Tagen abgeblasen werden, weil der Widerstand aus der Bevölkerung sehr gross war. Der Kanton Bern hat in der Folge, das ist in der ganzen Diskussion entscheidend, die Schäden der Krähen an den Maiskulturen - um die wird es Ihnen vor allem gehen - messen lassen. Man hat festgestellt, dass sich die Schäden am frisch ausgesäten Mais in der Regel auf maximal 1 Prozent des gesamten Erntewerts der Maiskulturen beschränken. Seither hat man im Kanton Bern mit der normalen Regulierung der Krähen keine Probleme mehr.
Ich erinnere daran: Die Rabenkrähe ist und bleibt eine grundsätzlich jagdbare Tierart, ihr Bestand kann durch die Kantone reguliert werden. Wir meinen, dass einerseits die Kompetenz und der Spielraum der Kantone genügend gross sind, dass sie ihr Interesse am Schutz der Kulturen durchsetzen können, und dass man andererseits mit der Methodik der Regulierung auch dem Vogelschutz Spielraum zu lassen hat. Das Zulassen des Einsatzes von Gift auf grosser Fläche ist nach dem heutigen Zeitgeist problematisch und deshalb für den Bundesrat keine Option.

Abstimmung - Vote
(namentlich - nominatif; Beilage - Annexe 09.3650/5352)
Für Annahme der Motion ... 74 Stimmen
Dagegen ... 93 Stimmen

AB 2011 N 597 / BO 2011 N 597

Rückkehr zum SeitenbeginnRemonter

Home