Nationalrat - Sommersession 2011 - Siebente Sitzung - 08.06.11-08h00
Conseil national - Session d'été 2011 - Septième séance - 08.06.11-08h00

11.9008
Ausserordentliche Session.
Kernenergie
und alternative Energien
Session extraordinaire.
Energie nucléaire
et énergies renouvelables
Fortsetzung - Suite
Nationalrat/Conseil national 08.06.11
Nationalrat/Conseil national 08.06.11 (Fortsetzung - Suite)
Nationalrat/Conseil national 08.06.11 (Fortsetzung - Suite)
Nationalrat/Conseil national 09.06.11 (Fortsetzung - Suite)
Ständerat/Conseil des Etats 15.06.11 (Ordnungsantrag - Motion d'ordre)
Ständerat/Conseil des Etats 28.09.11
Ständerat/Conseil des Etats 28.09.11 (Fortsetzung - Suite)
Ständerat/Conseil des Etats 28.09.11 (Fortsetzung - Suite)
Ständerat/Conseil des Etats 28.09.11 (Fortsetzung - Suite)
Ständerat/Conseil des Etats 28.09.11 (Fortsetzung - Suite)
Ständerat/Conseil des Etats 28.09.11 (Fortsetzung - Suite)
Ständerat/Conseil des Etats 28.09.11 (Fortsetzung - Suite)
Ständerat/Conseil des Etats 29.09.11 (Fortsetzung - Suite)

Block 2: Erneuerbare Energien - Bloc 2: Energies renouvelables

Bourgeois Jacques (RL, FR): L'augmentation de 4 pour cent de la consommation d'électricité en ce début d'année, reflet de la reprise économique, ne va pas faiblir au cours de ces prochaines années. En effet, l'évolution démographique, le remplacement de nos chauffages à mazout par des pompes à chaleur, l'électrification de notre mobilité feront encore accroître la demande en électricité.
Stabiliser durant 25 ans notre consommation d'électricité à 60 térawattheures, comme le suggère le Conseil fédéral, c'est économiser près de la moitié de notre consommation actuelle, ce qui est un objectif très ambitieux, voire démesuré.
La première condition à remplir est que notre approvisionnement en électricité doit constamment être assuré, surtout en hiver! La deuxième condition prévoit que plusieurs paramètres entrent en ligne de compte: la préservation des êtres humains et de l'environnement par le biais de productions émanant des sources d'énergie les plus sûres, à faibles émissions de gaz à effet de serre et économiquement avantageuses, afin de ne pas désavantager notre économie ni de péjorer le pouvoir d'achat de notre population.
Pour le groupe libéral-radical, il faut une approche responsable, pragmatique et rester cohérent sur le plan de notre législation, qui doit évoluer. En premier lieu, il faut procéder à une analyse détaillée de la situation et des conséquences sur notre économie et sur la population, ce que le Conseil fédéral n'a manifestement pas suffisamment pris en compte dans sa décision. A l'horizon 2020, nous devons trouver des alternatives aux 15 pour cent d'électricité produits par nos centrales nucléaires qui arrivent au terme de leur durée d'exploitation.
Ne couvrant actuellement qu'environ 1 à 2 pour cent de nos besoins en électricité, les énergies éoliennes et photovoltaïques ne pourront à l'avenir pas couvrir la totalité de nos besoins. Cette perspective ignore la réalité. Toutefois, le groupe libéral-radical se veut offensif dans ce domaine afin d'exploiter l'entier du potentiel existant. Le modèle de la rétribution à prix coûtant du courant injecté devra être corrigé. Nous ne pouvons pas continuer de garantir, au travers des deniers publics, des prix sur 20 à 25 ans, alors que les installations s'amortissent sur environ 12 ans. Cette réforme doit permettre de résorber les listes d'attente.
Le potentiel de notre énergie hydraulique devra également être pleinement exploité et notre réseau électrique devra être renouvelé avec la garantie d'interactions entre les utilisateurs et le marché européen. Ce nouveau réseau dit "intelligent" et appelé "smart grid" est une priorité à réaliser à moyen terme.
Pour atteindre ces objectifs dans le domaine des énergies renouvelables et de notre réseau de transport, les lois actuelles, comme la loi sur l'aménagement du territoire, devront être adaptées. Un plan directeur national des potentiels exploitables pour la géothermie et l'éolien devra être établi; il permettra de simplifier et de réduire les procédures d'autorisation et les oppositions. Abolissons cette bureaucratie qui nous étouffe et qui condamne chaque initiative visant à améliorer notre situation sur le plan énergétique.
Une autre offensive doit avoir lieu dans le domaine de l'efficacité énergétique. Aujourd'hui, des mesures sont en cours pour assainir les bâtiments, qui consomment 40 pour cent de notre énergie, et pour promouvoir la mobilité avec des véhicules moins polluants. Les prescriptions en matière d'appareils électroménagers, par exemple, devraient être, en coordination avec l'Union européenne, renforcées. D'ici à 2013, nous devrions être un pays de standard A. Aujourd'hui, 5 pour cent de notre électricité est utilisée par les chauffages électriques, lesquels devraient être interdits et remplacés à l'horizon 2022.
L'économie d'énergie passe également par la responsabilité et l'attitude de tout un chacun. Ainsi, nous devrons disposer d'ici à 2013, d'appareils appelés "smartmeter" qui nous permettront de contrôler et d'optimiser notre consommation d'électricité.
Nous devrons également prendre en compte la nécessité de disposer de courant en ruban, qui n'est pour l'instant garanti que par le biais de l'hydraulique et du nucléaire, mais que l'éolien ou le photovoltaïque ne peuvent fournir vu l'instabilité de leur production.
Nous sommes amenés à résoudre une équation à plusieurs inconnues. L'avenir résidera dans un "mix" énergétique, quoi qu'il arrive. Il n'y aura pas de solution absolue et universelle. Celles et ceux qui contredisent ce fait sont des marchands d'illusions.
C'est dans ce sens que s'engage le groupe libéral-radical; des défis à relever aux moyens d'objectifs clairs et réalistes, notamment atteindre à terme l'objectif de couvrir au moins 20 pour cent de nos besoins électriques par le biais des énergies renouvelables et par le biais d'efficience énergétique. L'économie "verte" ne gagnera son pari que si elle répond, à terme, aux standards de compétitivité et aux règles du marché. Le savoir-faire en matière de technologies et l'esprit innovateur helvétique permettra à notre pays - nous en sommes convaincus - d'atteindre ces objectifs. Fixons les bons paramètres, prenons les bonnes décisions pour que notre économie puisse continuer à prospérer et que la population n'ait pas à faire les frais d'une politique irréfléchie et précipitée.

Grunder Hans (BD, BE): Die BDP-Fraktion unterstützt in diesem zweiten Block im Grossen und Ganzen die Massnahmen in Richtung Energieeffizienz. Sie ist aber auch bereit, das Gesetz über die KEV in modifizierter Form mitzutragen; dort braucht es Modifikationen. Insbesondere machen wir auf unsere Motion 11.3418 aufmerksam, welche die Einsetzung einer Energieexpertenkommission nach dem Modell der Expertenkommission zu "Too big to fail" verlangt; das hat sich sehr bewährt.
Jetzt muss das Ganze auf die Fachebene gehen, zu den Playern, die das Ganze umsetzen müssen, damit Grundlagen erarbeitet werden können, die dann wieder hier von der Politik beraten werden. Die Frage nach der zukünftigen Energieversorgung der Schweiz dürfte volkswirtschaftlich mindestens so bedeutend sein wie die Fragestellung rund um "Too big to fail". Es ist deshalb sinnvoll, auch hier das Gespräch mit Fachleuten zu suchen, damit sich letztlich auch die Politik an Empfehlungen orientieren kann, die breit abgestützt sind.

de Buman Dominique (CEg, FR): Même si les décisions que nous allons prendre ce matin n'auront pas d'effet juridique définitif, elles marqueront à n'en pas douter un tournant de civilisation pour notre société helvétique et pour une partie de la société mondiale.
Cependant, je ne suis pas sûr que tous les milieux aient entendu retentir la sonnette d'alarme, qu'ils aient compris la véritable leçon donnée par la catastrophe de Fukushima. En effet, certains osent encore ériger en paradigme absolu la

AB 2011 N 1004 / BO 2011 N 1004
sécurité de l'approvisionnement en énergie sans se soucier de la question de savoir si la sécurité totale de l'espèce humaine - qui est véritablement prioritaire - est, elle, garantie.
Ces mêmes personnes ne semblent pas avoir compris - ou avoir voulu comprendre - qu'on avait pour le moins reçu la preuve que l'homme ne maîtrisait pas tous les éléments de la nature. Ces mêmes milieux ont encore le culot - permettez-moi l'expression - de parler de "prix futurs raisonnables de l'énergie" sans avoir le courage de dire à la population qu'on avait jusqu'à présent vécu à crédit en ne payant pas, dans le prix de l'énergie nucléaire, la véritable prime d'assurance liée aux risques que la caisse publique - la société - doit aujourd'hui payer au Japon.
Il ne s'agit certainement pas d'abuser du caractère émotionnel de ce débat, mais de mieux respecter dans le futur le facteur temps et les processus de vie complets. On ne peut plus continuer indéfiniment ainsi, on ne peut pas "griller" en quelques centaines d'années ce que la nature a mis des millions d'années à fabriquer et continuer de créer des déchets dont l'effet nocif est à comparer, également pendant des millions d'années, à une épée de Damoclès. Et cette réflexion vaut pour de nombreuses composantes et comportements de vie.
En tant que président de Biomasse Suisse, je vous fais part de ma conviction qu'il faut nous battre, sans aucun atermoiement, pour toutes les formes d'énergies renouvelables, qui ne se trouvent pas en situation de concurrence mais de complémentarité. Et chaque énergie renouvelable apporte sa contribution à l'édifice commun, qu'il s'agisse de biomasse, d'éolien, de photovoltaïque, d'hydraulique, de géothermie ou d'autres techniques encore, chaque progression dans la production d'électricité n'étant qu'une preuve supplémentaire de la faisabilité de l'objectif.
Dès aujourd'hui, je demande au Conseil fédéral de préaviser nos interventions en matière d'énergie en conformité avec l'esprit des décisions qui ont été prises tout à l'heure. Il s'agira aussi de favoriser l'importation du biogaz - c'est l'objet du postulat 11.3441, "Supprimer les entraves administratives et fiscales à l'importation de biogaz", qui sera traité dans notre enceinte d'ici quelques mois.
Ce qui compte ce matin, c'est la direction que nous choisissons. Peu importe la notion du délai de mise en oeuvre, qui peut varier en fonction des étapes à franchir pour atteindre l'objectif sans mettre en péril l'approvisionnement du pays. Le pire serait de ne pas mettre l'accent là-dessus, notamment aussi pour des raisons économiques liées à la nécessité de mettre en confiance les investisseurs. En effet, le prix du nucléaire ne cessera d'augmenter, alors que le prix des énergies renouvelables ne cessera de diminuer.
D'autres appréciations pourraient être faites, mais les prochains mois nous en donneront encore l'occasion.

Jans Beat (S, BS): Wir haben soeben einen historischen Entscheid gefällt. Das ist ein Meilenstein für die Schweiz, aber es ist bis jetzt nicht mehr als ein Signal. Aber es ist - das ist mir als Sprecher der SP-Fraktion ganz wichtig zu sagen - ein ausgesprochen positives Signal, denn der Atomausstieg, die Energiewende, ist ein wirtschaftliches Erfolgsrezept. Seit Deutschland im Jahre 2000 den Atomausstieg beschlossen und konsequent vorzubereiten begonnen hat, sind in Deutschland 300 000 zusätzliche Arbeitsplätze geschaffen worden. Und die deutsche Regierung sagt, dass es bis 2020 sogar 500 000 Arbeitsplätze sein werden. Die Schweiz kann das auch. Aber Sie müssen jetzt den hehren Zielen, die Sie mit sage und schreibe Zweidrittelmehrheiten gesetzt haben, Taten, konkrete Massnahmen folgen lassen. Die SP präsentiert solche Massnahmen seit Jahrzehnten. Und wenn es jetzt Leute gibt zur Rechten, die sagen, es gebe keine entsprechenden Rezepte und Vorschläge, dann hat das wahrscheinlich vor allem damit zu tun, dass sie uns jahrzehntelang nicht zugehört haben, genauso wenig, wie sie es jetzt tun. Wir haben in unserer Roadmap aufgezeigt, wie sich der Atomausstieg bis 2025 - das ist unser Ziel - verwirklichen lässt.
1. Wir brauchen Investitionssicherheit für die Solarenergie, wie in Deutschland. In Bayern werden bereits 5 Prozent des Stroms über Fotovoltaik hergestellt, und man will diesen Wert in wenigen Jahren auf 10 Prozent steigern. In der Schweiz gibt es so etwas praktisch nicht, aber wir können das auch, wenn wir eben den Deckel bei der KEV endlich anheben und die Projekte der Warteliste aus dem Wartesaal befreien.
2. Wir brauchen eine Wärme-Kraft-Kopplungs-Strategie. Wenn wir künftig unsere Grossfeuerungen für die Stromproduktion umrüsten, dann können wir mehrere AKW in diesem Land ersetzen. Das Gute an dieser Strategie ist, dass sie eben im Winter wirkt. Wir können dann dezentral Strom produzieren, wenn er am meisten gebraucht wird.
3. Wir müssen die Elektroheizungen endlich vom Netz nehmen und ersetzen. Auch damit lässt sich eben genau dann ein AKW ersetzen, wenn es am wichtigsten ist, nämlich im Winter.
4. Wir müssen etwas für die Energieeffizienz tun. Das ist ganz entscheidend. Die Agentur für erneuerbare Energien und Energieeffizienz schätzt das Potenzial der Einsparungen durch Effizienzmassnahmen auf 25 Terawattstunden. Das ist sage und schreibe die Menge Strom, die von unseren AKW zurzeit produziert wird. Das Potenzial ist enorm, und deshalb ist es ganz wichtig, dass wir in diesem Bereich Massnahmen treffen, um wenigstens einen Teil dieses Potenzials ausschöpfen zu können. Es gibt verschiedene Möglichkeiten. Wenn Ihnen die Lenkungsabgaben nicht genehm sind, können wir auch Einsparquoten oder einen Förderfonds beschliessen. Wichtig ist, dass wir Massnahmen beschliessen - wie es die SP schon lange fordert.
5. Schliesslich müssen wir - das ist allen klar - das Schweizer Stromnetz ausbauen und in das europäische integrieren.
Wir von der SP haben verschiedene Vorstösse eingereicht. Nehmen Sie diese bitte an. Es gibt erfreulicherweise aber auch viele Vorstösse von bürgerlicher Seite, die genau in diese Stossrichtung gehen. Das freut uns.
An der Atomkraft verdienen heute wenige Stromkonzerne. Vom Umstieg auf Effizienz und erneuerbare Energien werden künftig viele profitieren: Es werden die Bauern sein, es werden Planer, Sanitäre, Elektriker sein. Der konsequente Umstieg auf erneuerbare Energien und Effizienz dient eben allen und nicht nur wenigen. Das Einzige, was es für eine erfolgreiche Energiewende braucht, sind verantwortungsvolle und entschlussfreudige Politiker.

Rutschmann Hans (V, ZH): Der Entscheid des Bundesrates, die bisherigen Kernkraftwerke am Ende ihrer Betriebsdauer nicht zu ersetzen, ist übereilt. Er wurde ohne glaubwürdige Alternativen und wohl im Hinblick auf die kommenden Wahlen gefällt. Damit besteht die Gefahr, dass die Wirtschaft und die privaten Haushalte in den nächsten Jahren mit massiv höheren Energiepreisen rechnen müssen. Die Wahrscheinlichkeit, dass es zu Engpässen in der Stromversorgung kommen wird, die steigt.
Der Bundesrat will seine bisherige, breitabgestützte Viersäulenstrategie in der Energiepolitik praktisch über Nacht aufgeben, ohne dass die Fakten geändert haben. Geändert hat nur das politische Umfeld. Die Kernkraftwerke decken ungefähr 40 Prozent unseres Strombedarfes. Die erneuerbaren Energien werden, bei aller Sympathie und trotz Milliarden von Fördergeldern, diese Lücke nicht rechtzeitig füllen können, im Gegenteil: Der Strombedarf wird auch wegen des Bevölkerungs- und Wirtschaftswachstums allen Sparmassnahmen und Lenkungsabgaben zum Trotz zunehmen.
Sodann sind die bundesrätlichen Zielvorstellungen bezüglich der erneuerbaren Energien unrealistisch. Beim Ausbau der Wasserkraft werden Zielkonflikte mit dem Natur-, Heimat- und Gewässerschutz entstehen. Frau Teuscher hat übrigens heute Morgen ganz klar gesagt, dass die Umweltverbände hier keine Kompromisse machen werden. Bei der Sonnen- und der Windenergie haben wir einen sehr, sehr tiefen Wirkungsgrad.
Als Rückfallposition plant der Bundesrat Gaskombikraftwerke, welche sich bekanntlich durch einen sehr grossen

AB 2011 N 1005 / BO 2011 N 1005
CO2-Ausstoss auszeichnen. Damit wird auch die bisherige Klimapolitik zu Makulatur, was offenbar weder den Bundesrat noch die rot-grüne Ratsseite stört, welche bisher die Klimaerwärmung als Thema Nummer eins erfolgreich bewirtschaftet hat. Wir würden also nicht nur unsere heute nahezu CO2-freie Stromversorgung aufgeben, sondern würden auch noch vermehrt vom Ausland abhängig.
Die Schweiz braucht auch in Zukunft genügend, sicheren und kostengünstigen Strom. Ein Ausstieg aus der Kernenergie ohne ein glaubwürdiges Konzept ist nicht im Interesse unseres Landes.

van Singer Christian (G, VD): Encore hier, l'Agence de sûreté nucléaire japonaise a révélé qu'elle doublait l'évaluation de la quantité de matières radioactives rejetées dans l'air pendant les premiers jours de la catastrophe de Fukushima Daiichi.
Nous savons tous aujourd'hui ce que signifie "risque résiduel" lorsqu'il concerne le nucléaire: au moins une centrale sur cent "se crashe"! Seriez-vous prêts à partir en voyage en avion si vous saviez qu'un avion sur cent s'écrase? Sûrement pas.
Nos votes de ce matin pour ne plus admettre la construction de nouvelles centrales nucléaires en Suisse se justifient donc entièrement, mais il faut maintenant prendre des décisions pour pouvoir se passer de l'électricité d'origine nucléaire dans des délais raisonnables. Il ne faut surtout pas attendre; il n'y a pas besoin de demander des études complémentaires. De nombreuses études et les réalisations chez nous et dans d'autres pays nous montrent déjà qu'en investissant les dizaines de milliards de francs - qui étaient prévus pour construire de nouvelles centrales nucléaires - dans l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables nous disposerions de toute l'électricité nécessaire; en limitant les gaspillages et en améliorant l'efficacité énergétique, on peut réaliser des économies équivalant à la production des centrales nucléaires suisses. Le potentiel d'augmentation de l'électricité renouvelable équivaut lui aussi à la production de nos centrales nucléaires.
En particulier, je vous demande de voter: pour ôter le couvercle qui bloque la réalisation d'installations pour produire du courant vert, les motions Häberli-Koller, Bäumle, van Singer; ou pour améliorer l'efficacité énergétique, les motions Teuscher, Noser, Müller Geri, Nordmann; pour remplacer les chauffages électriques, la motion Grunder; pour simplifier les procédures d'autorisation, la motion Cathomas; ou encore pour renforcer la recherche énergétique, les motions Maire et Riklin Kathy.
Les trois minutes dont je dispose ne suffiraient pas à simplement énumérer toutes les excellentes propositions qui nous sont soumises. Je vous invite donc simplement à dépasser les clivages partisans dans les votes qui suivront et à accepter les bonnes propositions indépendamment de leur provenance. Le Conseil des Etats pourra toujours corriger si nécessaire certaines de nos décisions en fonction du projet que le Conseil fédéral présentera.

Rime Jean-François (V, FR): Tout d'abord, je vous communique mes liens d'intérêts. Je suis propriétaire d'une scierie relativement grosse consommatrice d'électricité et partenaire d'un réseau de chauffage à distance qui a permis l'année passée d'économiser environ 4 millions de litres de mazout. A ce sujet, je dirai à Monsieur de Buman, qui est président depuis très peu de temps d'une organisation qui s'occupe de biomasse, qu'il se rendra très rapidement compte des limites de la biomasse en ce qui concerne la production d'électricité.
Le 14 mars 2011, Madame la conseillère fédérale, vous avez suspendu l'étude pour la construction de nouvelles centrales. Cette décision était parfaitement justifiée, et j'ai eu l'occasion de vous le dire. Par contre, la décision du 25 mai 2011 de sortir du nucléaire est irréfléchie et irresponsable. Elle est irréfléchie parce que les chiffres concernant les potentiels d'économie, d'augmentation de l'efficacité énergétique et de la production d'énergies renouvelables demandent à être confirmés. Vous avez toujours choisi la variante optimiste pour prendre votre décision.
Elle est irresponsable pour notre économie. Celle-ci a besoin d'un approvisionnement énergétique et électrique suffisant, de qualité, comme on l'a aujourd'hui, et à un prix compétitif; je n'ai pas dit "bon marché", j'ai dit "à un prix concurrentiel". Les pays qui nous concurrencent sur le marché, à part l'Allemagne, continuent à construire des réacteurs. Monsieur van Singer, vous savez aussi bien que moi qu'il y a 60 réacteurs en construction. Jusqu'à aujourd'hui, je n'ai pas entendu dire qu'un de ces chantiers avait été bloqué.
On a aussi parlé d'industries gourmandes en énergie. Je vous rappelle que trois usines de carton et de papier ont fermé ou vont fermer ces prochains temps et que parmi les collègues de gauche, il y en a qui sont intervenus en faveur de ces entreprises. Je vous cite un autre exemple. Des gens qui sont très actifs dans les cleantech, comme Pavatex qui fait des panneaux d'isolation en bois, étudient une nouvelle production et vont probablement délocaliser l'entreprise dans les Vosges parce que les coûts de production, notamment à cause de l'électricité, sont 20 pour cent plus bas que chez nous.
La gauche et les Verts veulent diriger la consommation et, pour diriger la consommation, ils veulent des interdictions et des taxes. Cela, nous ne l'accepterons pas. Comme ancienne ministre de l'économie, Madame la conseillère fédérale, vous devez savoir quels sont les problèmes auxquels nous sommes confrontés actuellement, le principal étant bien sûr le cours du franc suisse, sur lequel nous n'avons aucun moyen d'action.
En conclusion, je suis convaincu que la décision du Conseil fédéral a été davantage influencée par les élections du 23 octobre et du 14 décembre prochains. Il suffit pour s'en convaincre d'entendre les déclarations de Monsieur Grunder, président du PBD, et il suffit aussi pour s'en convaincre de voir les résultats des votes sur les interventions du bloc 1, sur lesquelles nous venons de nous prononcer.

Wasserfallen Christian (RL, BE): Ich lege meine Interessenbindungen offen: Ich bin bei der "Aktion für vernünftige Energiepolitik Schweiz" und beim "Nuklearforum Schweiz" tätig. Für die beiden Ämter, die ich dort habe, verdiene ich keinen einzigen Franken - damit das auch gesagt ist.
Die Diskussion, die wir hier führen, ist falsch. Warum ist sie falsch? Der halbleere Saal zeigt es. Wir haben vorhin zuerst den Atomausstieg beschlossen, und jetzt diskutieren wir die Alternativen. Das Zusammenspiel von Grosskraftwerken, erneuerbaren Energien und Effizienzmassnahmen ist offenbar nicht mehr in einer Gesamtsicht zu beraten, diese Diskussion geht ganz klar an der Viersäulenpolitik vorbei. Das strategische Ziel des Bundesrates, die Energieversorgung sicherzustellen, wird darunter bestimmt leiden.
Zu den Alternativen kommen beim Bundesrat nur schwammige Berichte zustande; ein munteres Zahlenbeigen findet statt. Auch bei den erneuerbaren Energien ist eine Art Basar im Gang. Studien werden produziert, aber kein Strom. Potenziale, Kosten und Zeitrahmen von erneuerbaren Energien werden in einer Art orientalischem Basar feilgeboten. Wer bietet mehr Potenzial, ist die Frage, und wer die höchsten Stromsparraten?
Noch immer wird steif und fest behauptet, man könne locker einen Drittel Strom sparen. Aber 2010 hat die Schweiz in einem einzigen Jahr 4 Prozent mehr Strom verbraucht. Man könne auch locker 40 Prozent des Stroms mit Windrädern usw. herstellen. Ich darf daran erinnern: Nur um das kleine Kernkraftwerk Mühleberg zu ersetzen, braucht es etwa 740 Windräder mittlerer Grösse. Wo wollen Sie die hinstellen? In Basel-Stadt, im Emmental, im Oberland, auf dem Gurten? Es gibt beinahe keine Standorte, wo das möglich ist.
Fakt ist, dass der Stromverbrauch steigt und dass die Produktion abnimmt. Es öffnet sich in Bezug auf die Versorgungssicherheit eine Schere. Man ist zwar für den Strom, aber gegen dessen Produktion. Wir von den FDP-Liberalen wehren uns nicht gegen den Ausbau des

AB 2011 N 1006 / BO 2011 N 1006
Grimselkraftwerkes, wir wehren uns nicht gegen bewilligungsfreie Solaranlagen, wir wehren uns nicht gegen Windparkanlagen, und wir setzen uns auch nicht für restriktive Bestimmungen bei den Restwassermengen ein. Wie sieht es bei Ihnen aus, liebe Kolleginnen und Kollegen zur linken und grünen Seite? "Ds Füfi u ds Weggli" gibt es definitiv nicht.
Dieser politische Ausstieg, den Sie soeben beschlossen haben, wird der Eintritt in die Versorgung mit Gaskraftwerken sein. Dieser Eintritt, zu dem Frau Bundesrätin Leuthard schon einige Signale ausgesendet hat, ist ein klarer Rückzug aus der Klimapolitik. Diese Gaskraftwerke werden in den nächsten Jahren Millionen von Tonnen CO2 ausstossen. Ob das kompensiert wird oder nicht, ist eigentlich egal, denn das CO2 wird draussen in der Luft sein.
Wir brauchen auch keine neue Subventions-, Verbots- und Umerziehungspolitik. Wir müssen uns endlich von den utopischen Ideen verabschieden. Ich bin nur überrascht, dass diese utopischen Ideen so schnell, über Nacht, zum Regierungsprogramm geworden sind.

Müller Geri (G, AG): Kollege Wasserfallen, besten Dank für Ihre Lehrveranstaltung. Ist Ihnen bewusst, dass das Wasser in Speicherkraftwerken mit Energie hochgepumpt wird, die aus Kohle und Gas kommt?

Wasserfallen Christian (RL, BE): Herr Müller, Sie sollten der Erste sein, der für den Ausbau von sämtlichen Speichermöglichkeiten ist. Frau Bundesrätin Leuthard wird mit ihren Leuten vom Bundesamt für Energie bei der Europäischen Union für ein neues Stromhandelsabkommen mit dem Etikett der Schweiz "Wir sind der Speicher Europas" werben. Eine Voraussetzung dafür, dass man auch Strom von erneuerbaren Energien in die Schweiz importieren kann, ist, dass man diesen Import mit den Speichermöglichkeiten ausgleichen kann. Das heisst, in Zukunft wird Strom aus erneuerbaren Energien importiert, vor allem Strom aus Sonnen- und Windenergie. Dabei besteht eine extreme Volatilität: Immer dann, wenn es windet, gehen die Produktionsmengen hoch, wenn es nicht windet, sind sie am Boden. Das müssen Sie ausgleichen können, Herr Müller. Wenn Sie dieses Prinzip nicht begriffen haben und mir diese Frage stellen, dann tun Sie mir leid.

Jans Beat (S, BS): Ich bedaure sehr, dass Sie nicht zuhören. Wer, Herr Wasserfallen, hat behauptet, man könne 40 Prozent des Stroms durch Windräder und so ersetzen?

Wasserfallen Christian (RL, BE): Ich kann nichts dafür, wenn ich das in Ihren Energieperspektive-Papieren von 2006 und den kürzlich erschienenen Unterlagen lese, wo man jetzt plötzlich noch die Fotovoltaik dazunehmen will, um die gegenwärtigen Kapazitäten zu ersetzen. Sie müssen halt auch einmal schauen, was Sie in Ihren Papieren so veröffentlichen.
Ich habe ja gesagt, dass es widerlich ist, was in diesem orientalischen Basar zu den Potenzialen der erneuerbaren Energien abgeht. Sie können doch nicht einfach so mit der Versorgungssicherheit spielen: "Ja, man könnte dann noch 30 Terawattstunden Windenergie und dann vielleicht noch 10 Terawattstunden Fotovoltaik dazunehmen; das Ganze soll dann vielleicht 10 Milliarden Franken kosten." Andere Berichte von Swisscleantech sagen, das Ganze werde nur halb so viel bringen, aber doppelt so viel kosten und das realisierte Potenzial werde erst 2040 im Netz sein usw. Es ist einfach ein Basar, und ich möchte Ihnen raten: Kommen Sie auf den Boden der Realität zurück; sie sieht anders aus.

van Singer Christian (G, VD): Où avez-vous lu que nous voulons remplacer les centrales nucléaires par des centrales à gaz? Toutes les études montrent clairement que le potentiel des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique représentent deux fois la production des centrales nucléaires. Nous ne demandons donc pas des centrales à gaz! C'est vous qui les demandez!

Wasserfallen Christian (RL, BE): Wenn Sie den hochgelobten Bericht und die hochgelobten Energieperspektiven des Bundesrates richtig lesen, stellen Sie fest, dass von Gaskombikraftwerken nur in zweiter Priorität die Rede ist. Aber, Herr van Singer, ich komme aus der Stadt Bern, die kürzlich den Ausstieg aus der Atomenergie beschlossen hat. Und was ist bei der Autobahn hinten im Bremgartenwald im Bau, Herr van Singer? Eine rot-grüne Stadtregierung sagt der Bevölkerung, sie wolle aus der Atomenergie aussteigen, und gleichzeitig wird beim Forsthaus klammheimlich ein Gaskombikraftwerk gebaut. Und Sie wollen mir sagen, dass dies keine Alternative sei! Ihre links-grünen Kolleginnen und Kollegen, insbesondere jene aus der Stadt Bern, haben das doch längst beschlossen.

Bruderer Wyss Pascale (S, AG): Die wichtigste und auch motivierendste Botschaft am heutigen Tag ist doch: Der Ausstieg muss ein Umstieg sein!
Wir haben uns mit deutlicher Mehrheit und aus guten Gründen für einen geordneten, schrittweisen Ausstieg aus der Atomkraft entschieden. Nun gilt es, nach A eben auch B zu sagen und den nötigen Umstieg einzuleiten: den Umstieg in das Cleantech-Zeitalter, in welchem konsequent auf Produkte, Dienstleistungen und Prozesse gesetzt wird, die einen effizienten, einen schonenden Ressourceneinsatz ermöglichen; den Umstieg in eine Gesellschaft, die sich an den besten heute verfügbaren Technologien beim Bau von Gebäuden, beim Einsatz von Fahrzeugen und beim Gebrauch von Geräten orientiert. Das ist ein Weg, der zeigen kann und zeigen wird, dass Ökologie und Ökonomie miteinander vereinbar sind. Dafür braucht es zweifellos die entsprechenden Rahmenbedingungen. Ich denke da zuallererst an eine Internalisierung von externen Kosten - ein eigentlich marktwirtschaftlicher Ansatz, der eben zu Kostenwahrheit führen kann.
Die vorliegenden Vorstösse zeigen viele verschiedene mögliche Wege auf. Persönlich bin ich der Meinung, dass wir nun alle zusammen in der Pflicht stehen, ohne Vorurteile und Tabus zu prüfen, welche Massnahmen die richtigen sind, um die Energiewende einzuleiten und die nötige Dynamik - die braucht es jetzt eben - auch auszulösen. Die Good News dabei sind: Die Schweiz verfügt über fantastische Voraussetzungen, um nicht nur den Umstieg zu meistern, sondern mit einer konsequenten Cleantech-Strategie auch international Boden gutzumachen und den Spitzenplatz, den wir einst innehatten, auch wieder anzuvisieren.
Ich nenne drei Beispiele für diese hervorragenden Voraussetzungen:
Zum Ersten die Innovationsstärke in der Schweiz: Darauf werden wir in dieser Session bei der weiteren Behandlung der BFI-Botschaft zu sprechen kommen, aber auch heute stimmen wir zu Teilen darüber ab, zum Beispiel beim Postulat Chopard-Acklin, mit welchem die Forschung und der Technologietransfer im Bereich der Fotovoltaik gestärkt werden sollen.
Zum Zweiten die natürlichen Gegebenheiten: Denken wir beispielsweise an die Wasserkraft, die in der Schweiz zwar bereits heute - das ist wahr - auf hohem Niveau genutzt wird und bei der es deshalb kein unbegrenztes Potenzial mehr gibt. Aber es gibt noch Potenzial, vor allem bei Projekten, die eben die Wirtschaftlichkeit, die Umwelt und das Soziale im Gleichgewicht halten. Vorbildlich sind da Wasserwirbelkraftwerke. Hier könnte die Schweiz eine weltweit führende Rolle einnehmen. Als Fan einer solchen Pilotanlage in Schöftland lade ich Sie gerne ein, einmal in den Aargau zu kommen und einen Augenschein zu nehmen. Und wenn ich schon bei den Interessenbindungen bin, möchte ich hier auch meine offenlegen: Ich bin Mitglied im politischen Beirat des Wirtschaftsverbands Swisscleantech.
Zu guter Letzt - und das hat eben einen engen Zusammenhang mit der Wirtschaft - gilt es als dritte und ganz zentrale Bedingung zu erwähnen: die Bereitschaft der Märkte, die Bereitschaft der Wirtschaft, auch die Bereitschaft der Gesellschaft in unserem Land. Das ist das A und O. Und ja, die Bevölkerung ist über die Generationengrenzen hinweg dazu

AB 2011 N 1007 / BO 2011 N 1007
bereit, auch in jenen Regionen der Schweiz, in welchen, wie in meiner eigenen Heimat, die Energiewende einer speziell grossen Herausforderung entspricht. Die Bevölkerung sieht die grosse Chance, die in der Herausforderung steckt. Ich würde sogar meinen: Sie ist froh, dass sich nach vielen ideologischen Grabenkämpfen nun endlich ein gemeinsamer, verbindlicher Weg in die richtige Richtung abzeichnet.
Sagen wir nach A auch B, stellen wir heute die Weichen in Richtung Zukunft!

Bigger Elmar (V, SG): Über Kernkraft oder erneuerbare Energie wird diskutiert wie über die Landwirtschaft: Weil die Energie aus der Steckdose kommt, will jeder mitreden, ohne etwas von Wirtschaftlichkeit und Sicherheit zu verstehen. Der Strom als Energie ist einer der wenigen Rohstoffe der Schweiz. Es gibt ihn aus verschiedenen Produktionsarten: Wasserkraft, Kernkraft, Windkraft, Solarenergie usw.
Wasserkraft ist die solideste und leistungsfähigste Energie, die produziert wird. Wegen grossem Widerstand von Grünen und Anverwandten konnte die Wasserkraft bisher nicht optimal genutzt werden. Kernkraft ist die am meisten kritisierte Energie, obwohl sie CO2-frei ist. Windkraft ist, wie auch die viel zu teure Solarenergie, kein solider Stromlieferant, und auch der Strom aus Biogasanlagen kann in Sachen Preis nicht mithalten.
Für die Landwirtschaft ist es wichtig, dass die Strompreise nicht zu hoch sind und dass zu jeder Zeit genügend Strom eingespiesen wird. Ich bezahle jetzt schon für 12 000 Franken Stromrechnungen im Jahr. Die Landwirtschaft steht in Konkurrenz zum Ausland, wie die KMU und die Industrie.
Ob man aus der Kernenergie aussteigen soll, sollte erst entschieden werden, wenn sicher ist, dass zu jeder Zeit genügend Energie bereitgestellt werden kann. Ich bedaure den heutigen Entscheid. Es kann nicht sein, dass im Hochpreisland Schweiz der einzige Rohstoff, der in unserem Land noch zu konkurrenzfähigen Preisen produziert werden kann, verschwinden muss, bevor er durch andere bezahlbare Energie ersetzt werden kann.
Was in Japan passiert ist, ist nicht nur ein Unfall. Es ist etwas, das man sich sicher gar nicht vorstellen konnte. Aus diesem Unfall müssen Lehren gezogen werden, und diese müssen tatkräftig umgesetzt werden. Ich bin enttäuscht, dass die Kernkraftgegner nur noch den Kernkraftunfall sehen und den grossen Verlust an Menschen durch den Tod in der Wasserflut vernachlässigen.
Noch eine Bemerkung: Bezüglich der Landwirtschaft wird immer gesagt, es dürfe wegen der WTO nicht quersubventioniert werden. Was wollen wir mit der erneuerbaren Energie anderes als Quersubventionierung? Wenn wir einen weiter gehenden Entscheid für die Zukunft wollen, dann müssen wir zumindest das Verbandsbeschwerderecht einmal einschränken, dann könnten wir vielleicht Lösungen finden.

Girod Bastien (G, ZH): Was nützen uns unsere Heimat und unsere Liebe zur Schweiz, wenn diese nicht mehr bewohnbar ist? Heute geht es darum, die Bevölkerung der Schweiz vor einem unverantwortbaren und untragbaren Risiko zu schützen. Der heutige Entscheid, keine neuen AKW zu bauen, ist ein wichtiger, richtiger und historischer Schritt. Der Bevölkerung ist jedoch wenig geholfen, wenn wir zwar keine neuen AKW bauen, die alten aber ewig weiterlaufen lassen. Unsere ältesten AKW sind auch die gefährlichsten; sie müssen deshalb vorzeitig stillgelegt werden. Ich hoffe, dass hier der Erkenntnisprozess von heute Morgen noch etwas weitergeht.
Damit wir nicht untragbare nukleare Risiken einfach durch Risiken der Klimaerwärmung ersetzen, dürfen wir die AKW nicht durch Gaskraftwerke ersetzen - nein, der Ausstieg aus der Atomenergie muss ein Einstieg in eine nachhaltige Stromversorgung sein. Dazu müssen wir in erster Linie den Stromverbrauch reduzieren und erneuerbare Energien voranbringen. Es bringt nichts, hier verschiedene Massnahmen gegeneinander auszuspielen, es gibt kein Patentrezept, vielmehr müssen wir verschiedene Massnahmen ergreifen und evaluieren, wie diese wirken; wir müssen sodann justieren und so langsam die Alternativen voranbringen. Der Fahrplan des Bundesrates reicht leider nicht aus, weil da nicht inbegriffen ist, dass die älteren Anlagen - hier können auch neue Erkenntnisse eingehen - frühzeitig abgestellt werden.
Schliesslich noch zu den genannten Kosten der Alternativen: Diese sind natürlich zu berücksichtigen, aber dabei sind drei Punkte nicht zu vergessen.
1. Wenn der Strompreis steigt, heisst das noch nicht, dass die Stromkosten im gleichen Mass steigen werden, weil wir mit Stromsparen und Energieeffizienz den Stromverbrauch reduzieren können.
2. Zudem lassen sich die heutigen Kosten langfristig in Gewinne umwandeln. Mit dem Umbau der Stromversorgung ermöglichen wir unserer Wirtschaft, in den Bereichen Stromeffizienz und grüner Wirtschaft wettbewerbsfähig zu sein, und dies wird ein wichtiger Absatzmarkt für die Zukunft sein.
3. Entscheidend ist sodann eine Frage. Wenn Sie für Ihre Familie ein Haus bauen, und Sie können wählen zwischen einem Gebäude, das mit einer Wahrscheinlichkeit von eins zu hundert einstürzt, und einem völlig sicheren Gebäude, das etwas teurer ist: Welches wählen Sie?
Ich bitte Sie daher, unterstützen Sie den raschen Ausstieg aus der Atomenergie, und legen Sie das Fundament für eine sichere und nachhaltige Stromversorgung.

Spuhler Peter (V, TG): Zuerst meine Interessenbindungen: Ich bin an einer Unternehmung beteiligt, die Getriebe für Windkraftwerke baut. Ich bin auch bei der Geothermie Thurgau im Vorstand dabei. Aber in erster Linie spreche ich heute als besorgter Unternehmer eines Betriebes mit knapp 3000 Arbeitsplätzen zu Ihnen.
Ich bin für erneuerbare Energie. Aber was wir vorher beschlossen haben, dieser überhastete Ausstieg, wird uns in der Schweiz, speziell den Werkplatz Schweiz, noch sehr viel kosten. Schauen Sie mal das letzte Jahr an: 4 Prozent höherer Stromverbrauch! In drei Jahren seit 2005 haben wir mehr Strom verbraucht, als wir in diesen Jahren produziert haben. Wenn Sie die Wintermonate dazunehmen, stellen Sie fest, dass wir seit zehn Jahren auf Stromimporte angewiesen sind. Und nun steigen wir überhastet aus, ohne entsprechende Alternativen.
Was ist das Rezept? Wir haben gehört, dass man reduzieren will, um 30 Prozent. Das ist illusorisch, das werden wir nie hinkriegen. Das wird zu Arbeitsplatzvernichtung und Arbeitsplatzverlagerung führen, dies umso eher, wenn Sie noch einbeziehen, was an zusätzlichem Energiebedarf - sei das für Elektroautos, sei das für Elektrofahrräder usw. - dazukommt. Schauen Sie den Werkplatz Schweiz an! Wir haben im internationalen Vergleich heute schon die höchsten Lohnkosten. Wir haben seit einem Jahr ein Wechselkursproblem, das unsere Produkte international um 20 Prozent verteuert. Und jetzt haben wir beschlossen, dass wir bei der Energie noch einen draufsetzen und die Energie unnötigerweise verteuern.
Die Frau Bundesrätin hat es vorhin in ihrem Votum erwähnt: Die Schweiz liegt in Europa bei den Energiekosten im Mittelfeld. Ja, das stimmt. Aber es kann ja nicht sein, dass es unser Ziel ist, möglichst in die Spitzengruppe vorzustossen. Wir sollten schauen, dass wir diese Position als Wettbewerbsvorteil für unsere Wirtschaft erhalten können.
Ein kleines Beispiel: Ich habe 2004 ein Stahlgusswerk in Biel gerettet. Bei 30 Millionen Franken Umsatz haben wir dort Energiekosten von etwa 6 bis 7 Prozent, und wir weisen knapp eine schwarze Null aus. Wenn wir hier auch nur ein bisschen an der Stellschraube "Energiekosten" drehen, dann sind die Arbeitsplätze gefährdet.
Roberto Schmidt, das Beispiel Alcan in Chippis, im Wallis: Wir kaufen da 3500 Tonnen Aluminiumprofile. Die Produktion dieser Profile ist sehr energieintensiv. Wenn Sie hier mit den Energiekosten spielen, werden Sie solche Arbeitsplätze in der Schweiz gefährden.
Was wollen wir von der Wirtschaft?
1. Wir wollen Versorgungssicherheit. Erinnern Sie sich an New York: drei Tage Stromausfall. Ich bin zurzeit in Indien an einer grösseren Ausschreibung beteiligt. Jede Firma hat da

AB 2011 N 1008 / BO 2011 N 1008
einen Dieselgenerator, weil die Firmen manchmal während zwei, drei Tagen keinen Strom mehr kriegen. Wollen wir diese Risiken eingehen?
2. Ein weiterer Punkt ist die Auslandabhängigkeit. Schauen Sie Deutschland an: Ein überhasteter Atomausstieg ist beschlossen. Was geschieht? In Polen werden die alten Kohlekraftwerke wieder angeworfen, die grossen Dreckschleudern. Das ist doch Augenwischerei, das geht nicht.
3. Denken Sie an die Klimaziele. Wir brauchen zehn Gasturbinenkraftwerke; ein Gasturbinenkraftwerk produziert eine Million Tonnen CO2 pro Jahr.
4. Was die Wettbewerbsfähigkeit beim Strompreis betrifft: Sie haben heute Morgen ein Technologieverbot beschlossen; die Nutzung der Kernfusion ist nicht mehr möglich.
Als Unternehmer bin ich besorgt. Ich hoffe, dass wir den Weg zurück zu einer vernünftigen Energiepolitik finden. Das, was wir heute gemacht haben, gefährdet Arbeitsplätze.

Weber-Gobet Marie-Thérèse (G, FR): Herr Kollege Spuhler, sind Sie darüber informiert, wie es der Wirtschaft in Japan geht? Wissen Sie, dass das BIP Japans im letzten Quartal um 0,9 Prozent zurückgegangen ist?

Spuhler Peter (V, TG): Ja, ich bin darüber informiert, wie es in Japan steht. Ich meine, das Ereignis in Japan ist ein GAU. Entscheidend ist aber doch: Technologie beinhaltet immer ein Restrisiko. Wir müssen in die Sicherheit investieren und nicht überhastet einen Ausstieg beschliessen.

Favre Laurent (RL, NE): Tout d'abord, je déclare mes liens d'intérêts: je préside l'association pour la promotion de l'énergie éolienne Suisse Eole.
La stratégie du groupe libéral-radical consiste en une offensive en matière de technologie propre, tout d'abord par la production électrique grâce aux énergies renouvelables: hydraulique, biomasse, éolien, solaire, géothermie. A noter que la géothermie profonde mérite que l'on investisse plus dans la recherche et dans le lancement de projets pilotes. Pour ce faire, nous déposons deux motions comme manifestation de notre volonté. En plus d'investir dans la production indigène d'électricité ou de chaleur, il est capital pour notre place d'innovation technologique d'investir plus dans la recherche sur les cleantech, qui offre des opportunités très importantes pour notre industrie. Nombreux sont aujourd'hui les ingénieurs travaillant avec succès dans le photovoltaïque, la géothermie, les piles à combustible, les motorisations hybrides et les autres technologies. Ce secteur économique mérite donc notre engagement en matière de recherche et de formation professionnelle.
Notre volonté de substituer les productions de Mühleberg et de Beznau à l'horizon 2020, cumulée à l'expiration des contrats de livraison d'énergie nucléaire français, impose le défi de produire et d'économiser une part de 17 térawattheures de courant. Voici un premier objectif ambitieux qu'il s'agira de ne pas sous-estimer vu les difficultés évidentes à réaliser des projets sur le terrain. Ainsi, nous constatons trop régulièrement des oppositions multiples et téméraires aux investissements dans l'hydraulique, dans les projets éoliens également, puisque les projets concernant 100 turbines sont actuellement stoppés par des oppositions de toutes natures, notamment de la part d'organisations de protection de la nature, justement. Et ces 100 turbines qui ne fonctionnent pas, c'est 0,4 térawattheure de production qui manque, soit l'équivalent de la consommation de 100 000 ménages environ.
Au niveau du photovoltaïque, les potentiels sont bien existants, mais les procédures d'autorisation restent effectivement trop lourdes. Il faut ainsi supprimer les demandes de permis pour l'installation de panneaux solaires sur les toits des immeubles possédés par des particuliers et pour l'assainissement des bâtiments.
De manière générale, il est indispensable d'accélérer les procédures d'autorisation imposées à la construction d'installations de production et de distribution d'électricité. Notre fédéralisme à trois niveaux provoque des situations kafkaïennes pour les investisseurs. Un guichet unique et des procédures uniformes permettraient un gain éminent en efficacité.
Finalement, il faut se rappeler que la production d'énergie indigène, même renouvelable, provoque des impacts locaux sur la nature et sur notre paysage, qui ne doivent pas être sous-estimés. Nous vivons dans un écrin naturel extraordinaire. Dès lors, seule une production d'énergie renouvelable qualitative et durable sera acceptée par nos citoyens qui aujourd'hui, il faut bien le constater, ont une attitude paradoxale dans leur refus politique de l'atome, du gaz, de l'éolien, de l'hydraulique, tout en profitant de la qualité de vie offerte par une société à 5000 watts. A bien des égards, ce défi relève de la quadrature du cercle.
Ainsi, même avec un engagement sans faille de notre part, un premier bilan technique, politique et populaire devra être réalisé de manière très pragmatique à l'horizon 2025.

Reymond André (V, GE): Nos brillants magistrats fédéraux connaissent-ils la distinction entre l'optimisme et l'utopie? L'optimisme, c'est de croire que, dans le développement des énergies durables, notre pays peut tout faire pour s'assurer un avenir durable et respecter les engagements du Protocole de Kyoto. Le chemin sera long avant que la Suisse atteigne ces objectifs et sans doute devrons-nous changer certaines de nos habitudes.
L'utopie, c'est de penser que l'on peut d'un simple trait de plume signifier l'arrêt à courte échéance de notre production d'électricité d'origine nucléaire, sans avoir prévu la manière de la remplacer. L'équation est fort simple: où pourrait-on trouver les 26 milliards de kilowattheures que produisent nos cinq centrales nucléaires? On arrive à peine à trouver l'énergie nécessaire à notre consommation actuelle!
Avec l'évolution future de notre démographie et la croissance économique qui ne faiblit pas, nous serons contraints d'accroître nos importations de courant provenant de l'étranger. Mais cela ne suffira pas, d'autant plus que le marché de l'électricité est déjà tendu et qu'il ne va pas s'améliorer dans les années à venir. L'énergie est une ressource qui se fait rare et qui devient de ce fait un bien de plus en plus cher. Mais sous la Coupole fédérale, l'utopie continue! Croit-on sérieusement compenser ce déficit énergétique en relevant le niveau des barrages? Cela peut être un palliatif à court terme, mais c'est loin d'être une solution majeure; le résultat ne serait que quelques millions de kilowattheures supplémentaires, sans aucun impact notable sur notre production d'énergie.
Ceci étant, il est du devoir de la Confédération et des sociétés productrices d'électricité d'anticiper la hausse prochaine des besoins nationaux en procédant rapidement au rehaussement de nos ouvrages hydroélectriques. Tout apport d'énergie supplémentaire sera le bienvenu, mais cela restera insuffisant. Il en va de même pour les énergies renouvelables solaires et éoliennes. Mais ne nous leurrons pas: cette énergie propre et gratuite manque de constance et de disponibilité.
A quoi bon produire de l'énergie écologique si on ne peut pas la stocker quand elle abonde pour la redistribuer quand elle manque? Va-t-on devoir restreindre notre consommation électrique de novembre à mars, sous prétexte que les nuits sont longues ou qu'il n'y a pas suffisamment de vent? Je rappelle que l'énergie solaire pose encore un autre problème: avec un coût de 8000 francs pour 15 mètres carrés, qui pourra payer cette somme?

Cathomas Sep (CEg, GR): Die AKW-Katastrophe in Japan hat der Energiepolitik neue Impulse gegeben. Zum ersten Mal halten wir heute eine Energiedebatte ab, die im Hinblick auf die Schweizer Energiezukunft neue Akzente setzen wird. Angesichts der schweren Schäden, die durch die AKW-Unfälle von Tschernobyl und Fukushima angerichtet worden sind, ist weder der Neubau noch der Ersatz von Kernkraftwerken in der Schweiz mehrheitsfähig. Aufgrund dieser neuen Fakten ist eine neue und klare Ausrichtung der zukünftigen Energie- und Stromversorgungsstrategie unseres Landes vordringlich, nicht zuletzt auch darum, weil unser Land über keine eigenen

AB 2011 N 1009 / BO 2011 N 1009
fossilen Energiequellen, wie z. B. Erdöl, Erdgas, Kohle, oder über Uran usw. verfügt. Darum haben wir heute zu Recht einen wegweisenden Entscheid gefällt.
Die heutige Diskussion darf nicht nur den Bereich der zukünftigen Stromversorgung behandeln. Das Thema Energie betrifft den gesamten zukünftigen Energiebedarf und die Gesamtenergieversorgung unseres Landes. Der Anteil der Elektrizität am Schweizer Endenergieverbrauch beträgt gerade 25 Prozent. Durch die vorgesehene oder beschlossene mittelfristige Stilllegung der Atomkraftwerke muss ein Anteil von heute 10 Prozent des Gesamtenergiebedarfs durch neue Energiequellen gedeckt werden. Rund 40 Prozent des Gesamtenergieverbrauchs betreffen den Einsatz von hochwertigem Erdöl, Erdgas und Elektrizität für die Erzeugung von Raumwärme und Warmwasser. Weitere 25 Prozent des Gesamtenergievolumens werden für die Mobilität im Verkehrsbereich verbraucht.
Wenn wir diese Zahlen zur Kenntnis nehmen, wird uns erst recht ersichtlich, wie stark die Energieversorgung der Schweiz vom Ausland abhängig ist. Die weltweit rapid steigende Nachfrage nach Energie und die zunehmende Verknappung der fossilen Energieressourcen werden mittelfristig die von uns nicht beeinflussbaren Energiepreise wesentlich ansteigen lassen. Eine weitsichtige Energiestrategie muss demzufolge der Nutzung unserer eigenen Energieressourcen eine wesentlich grössere Bedeutung beimessen und die erneuerbaren Energien entsprechend stärker fördern.
Mindestens ein Drittel der importierten fossilen Energie und ein ebenso grosser Anteil des CO2-Ausstosses lassen sich durch neue Technologien und Entwicklungen im Bereich Effizienz und erneuerbare Energien allein im Wärmebereich und im Verkehr einsparen, und dies ohne Verzicht auf Qualität und Komfort. Dafür braucht es aber eine klare und längerfristige Zielvorgabe. Die vom Bundesrat erarbeitete und von unserem Rat heute beschlossene Energiestrategie zeigt den Weg auf und setzt der bis heute teilweise ungewissen Stop-and-go-Politik ein Ende. Die Schweiz ist bereit für den Energie-Umstieg.
Darum bitte ich Sie, die notwendigen Begleitmassnahmen zu ermöglichen - durch die Annahme der entsprechenden Vorstösse zu den Themen Steigerung der Effizienz im Gebäude-, Mobilitäts- und Gerätebereich, Ausbau und Optimierung des Stromsystems, Vereinfachung des Bewilligungsverfahrens für Anlagen der erneuerbaren Energien und nicht zuletzt auch Erhöhung der KEV-Fördermittel für die Startphase der Projekte, damit baureife KEV-Projekte gemäss verschiedenen Motionen, insbesondere auch gemäss der Motion Häberli-Koller 11.3331, ohne unnötige Wartezeiten umgesetzt werden können.

Maire Jacques-André (S, NE): Suite à la décision courageuse du Conseil fédéral d'il y a deux semaines, soutenue très clairement ce matin par notre conseil, nous sommes bien conscients que nous devons maintenant nous montrer pleinement responsables pour garantir l'approvisionnement futur en électricité de notre pays. Pour ce faire, de très gros efforts sont à entreprendre, et sans attendre! Ils doivent bien évidemment porter sur des économies drastiques, et, dans ce domaine, le succès du programme d'assainissement des bâtiments est un encouragement très clair. D'autre part, il faut bien sûr développer l'exploitation des énergies renouvelables.
J'aimerais m'arrêter quelques instants sur ce point pour rappeler que notre pays abrite dans ce domaine des centres de recherche parmi les plus performants du monde, en particulier dans le photovoltaïque ou dans la géothermie. C'est un atout extraordinaire que nous devons maintenant valoriser dans notre pays. Trop souvent ces dernières années, ces savoirs, ces savoir-faire de très haut niveau sont partis à l'étranger pour la phase de production industrielle. Nous devons soutenir le transfert de technologie dans notre pays. Nous allons ainsi pouvoir créer de très nombreux emplois de proximité. Donc, en plus d'un soutien à la recherche, nous pouvons réaliser une véritable promotion économique au plan national.
Pour bien montrer qu'il ne s'agit pas d'utopie, j'aimerais souligner à l'intention d'un des préopinants qu'actuellement 8000 projets sont prêts à être réalisés, moyennant le rachat du courant électrique au prix coûtant. Dans ce sens, il est urgent de lever le plafonnement de la rétribution à prix coûtant du courant injecté pour que ces nombreux projets puissent être réalisés. Juste un petit rappel: la réalisation de tous ces projets permettra une production d'électricité comparable à trois petites centrales nucléaires du type de celle de Mühleberg.
En conclusion - au-delà des clivages partisans, je vous en prie! -, nous vous invitons à apporter votre soutien aux nombreuses interventions parlementaires qui visent à améliorer l'efficience énergétique et bien sûr à favoriser la recherche dans le domaine des énergies renouvelables et la production d'électricité au moyen de celles-ci.

Brunner Toni (V, SG): Heute wissen wir, Sie sind ein Parlament von Aussteigern. Sie verhalten sich ein bisschen wie grüne Aussteiger im wahren Leben: Es ist Ihnen verleidet, und heute trifft es die Kernenergie. Ökofanatiker, Sozialisten und von den Wahlen Getriebene haben heute Hochkonjunktur und glauben wohl, hier drin Geschichte schreiben zu können; das Wort "historisch" ist schon gefallen. Aber dieser heutige Ausstiegsentscheid hat weitreichende Konsequenzen, über die Sie heute hier drin nicht offen gesprochen haben. Sie tragen darum für die Beschlüsse, die Sie heute gefasst haben, auch die Verantwortung.
Was sind nämlich die Konsequenzen? Gerade für grüne und linke Kreise sind sie schon noch eindrücklich. Wir alle hier drin wissen, dass wir nach dem Prinzip Hoffnung nicht mit neuen erneuerbaren Energien die ganze künftige Stromversorgung für die Schweiz sicherstellen können. So müssen wir konstatieren, dass mit dem heutigen Entscheid Tür und Tor für möglicherweise acht neue Gaskombikraftwerke geöffnet wird. Bei einem Gaskombikraftwerk ist mit einem CO2-Ausstoss von bis zu 1 Million Tonnen pro Jahr zu rechnen. Das heisst also, es ist möglich, dass 8 Millionen Tonnen CO2 pro Jahr für die Schweiz dazukommen. Dies entspricht ungefähr der Hälfte der heutigen schweizerischen Strassenverkehrsemissionen.
Mit dem heutigen Ausstiegsentscheid werden wir nicht um eine neue, spezielle Gesetzgebung für energieintensive Branchen herumkommen. Denn eine eigentliche Industrie- und Standortgesetzgebung wird sich aufdrängen, wenn wir die werterhaltenden Arbeitsplätze in unserem Land halten wollen. Denken Sie nur an die Papier- und die Stahlindustrie, denken Sie nur an all die Recycling-Betriebe in unserem Land, also Betriebe, die Schrott, Altpapier, Kunststoff und weitere Rohstoffe wiederaufbereiten. Das sind nämlich diejenigen Betriebe, die auf kostengünstigen Strom angewiesen sind. Ausgerechnet jene Betriebe, die im Umweltbereich vorzügliche Arbeit leisten, sind damit als Erstes gefährdet.
Damit sind wir bei den Strompreisen, und hier gibt es ja abenteuerliche Berechnungen; man hat heute von ganz verschiedenen Zahlen gehört. Aber auch wenn die Zielgenauigkeit all dieser Zahlen zu hinterfragen ist, so ist sicherlich klar, dass die Strompreise massiv steigen werden: Eine Verdreifachung der Strompreise ist absehbar. Bereits haben mich erste Anfragen erreicht, ob man die künftigen Stromrechnungen dem Parlament schicken dürfe. Es ist nämlich zu befürchten, dass Sie heute hier drin in der Euphorie der Ausstiegsdebatte mit Lenkungsabgaben und höheren Steuern eine massive Umverteilungsmaschinerie in Gang setzen. Das wollen wir von der SVP-Fraktion nicht. Die SVP-Fraktion will auch nicht, dass unser Land wegen des Ausstiegs aus der Kernenergie vom Ausland abhängig wird. Das dümmste Szenario für die Zukunft wäre nämlich das, dass wir selber keine Kernkraftwerke mehr betreiben, dafür aber Atomstrom aus dem Ausland importieren würden, und das erst noch zu Preisen, die man uns von dort diktiert. Aber es wird vielleicht gar nicht dazu kommen, weil die umliegenden Staaten, vorab Deutschland, in Zukunft mit sich selber beschäftigt sind; sie sind selber auf ihren Strom angewiesen, denn sie weisen bereits jetzt selber Lücken auf.

AB 2011 N 1010 / BO 2011 N 1010

Ich bitte Sie im Namen der SVP-Fraktion, heute nicht eine riesige Umverteilungsmaschinerie mit neuen Subventionen anzuwerfen, die die Schweizerinnen und Schweizer letztlich zu teuer zu stehen kommen wird.

Heim Bea (S, SO): Wir haben heute die Weichen in eine neue Energiezukunft gestellt; jetzt beginnt die Arbeit. Der schrittweise Atomausstieg ist keine Hexerei. Aber er verlangt Konsequenz in der Politik, Pioniergeist in der Wirtschaft, eine intelligente Netzstrategie und dazu die Forcierung der Energieeffizienz mit klaren Vorgaben und Zielen sowie die Forcierung des Zubaus erneuerbarer Energien.
Die kostendeckende Einspeisevergütung ist mit Wirkungszielen auszubauen. Der Deckel muss unter dieser Bedingung weg, die Bauhemmnisse müssen ebenfalls weg. Ein Riesenpotenzial an erneuerbaren Energien, Tausende von Quadratmetern an möglichen Flächen zur Erzeugung von Solarenergie liegen in der Schweiz brach. Ich bin überzeugt: Setzt die Politik jetzt nicht klare Signale für eine Energiewende, dann verbarrikadiert sie der Wirtschaft den Weg in einen boomenden Wachstumsmarkt, dann verbarrikadiert sie dem Gewerbe die Chance auf ein starkes Wachstum, und dann verbaut sie dem Arbeitsmarkt enorme Chancen.
Ich sage daher erstens: Setzen wir lieber auf Technologieförderung als auf eine alte Technologie, deren Restrisiko und Abfälle für die kommenden Generationen nicht zu verantworten sind. Und zweitens: Was Deutschland tun kann, kann auch die Schweiz tun. Vor allem darf sie die rasante Entwicklung der erneuerbaren Energien nicht verpassen.
Wir haben jetzt den Einstieg in die Zukunft geschafft. Allerdings geben mir die Stimmenthaltungen zu denken, um nicht zu sagen, dass mir dieses Verhalten durchsichtig zu sein scheint. Bitte belehren Sie mich eines Besseren: Stimmen Sie den Vorstössen zu, die auf Energieeffizienz, auf die Förderung erneuerbarer Energien, aber auch auf eine Wärme-Kraft-Kopplungs-Strategie setzen, und widerstehen Sie nach den Wahlen den drohenden millionenschweren Kampagnen, die das Rad wieder zurückdrehen wollen, statt vorwärts in die Energiezukunft zu gehen.
Fakt ist: ohne Ausstieg kein Einstieg in die Zukunft. Im Interesse der Wirtschaft und im Interesse von uns allen bitte ich Sie, alles zu unterstützen, was in Richtung Forcierung der Energieeffizienz und der erneuerbaren Energien geht. Es sind intelligente Vorstösse. Sagen Sie darum Ja zur neuen Energiezukunft.

Leuthard Doris, Bundesrätin: Wie gesagt wurde, geht es jetzt vor allem um die Frage, wie wir dieses ambitiöse Ziel erreichen können, innert rund dreissig Jahren die 38 oder 39 Prozent, die uns heute die Kernenergie an Strom liefert, zu ersetzen oder auch einen Teil davon einzusparen. Ich habe gesagt, das ist ein langer Weg - Energiepolitik muss man auch langfristig planen -, er ist anspruchsvoll, und vor allem brauchen wir hier ein ausgewogenes, wirkungsvolles Massnahmenpaket. Dazu brauchen wir den Einbezug aller Akteure des Energiemarktes, von den Produzenten über die Kantone bis zum Handel und zu uns als Verbrauchern. Wir haben Ihnen in einem Aktionsplan aufgezeigt, was alles denkbar ist und wie wir uns das vorstellen. Jetzt beginnt effektiv die Feinarbeit, es beginnen die Arbeitsgruppen und die Diskussionen mit diesen Akteuren, damit wir dann im nächsten Jahr eine entsprechende Vernehmlassungsvorlage präsentieren können.
Sie haben in den Unterlagen gesehen, dass der Bundesrat verschiedene Linien verfolgt. Erstens ist für uns klar, der Ausbau der Wasserkraft ist möglich, wenn auch beschränkt. Aber das ist ein Potenzial, das wir auf jeden Fall realisieren können. Daneben ist die Pumpspeicherung vorgesehen. Das ist, wie richtig gesagt wurde, nicht eine eigentliche zusätzliche Stromproduktion, aber sie ist wichtig für die Netzsicherheit, sie ist wichtig für die Wintermonate und sie ist vor allem auch wichtig in der Zusammenarbeit mit dem europäischen Umfeld, um hier eben auch einen Vorteil der Schweiz im Markt realisieren zu können.
Die weiteren erneuerbaren Energien sind heute in der Schweiz marginal. Die Produktion von Strom aus diesen erneuerbaren Energien beträgt bei uns nicht einmal 1 Prozent. Wir sind hier im internationalen Kontext ein Entwicklungsland. Hier liegt ein grosses Potenzial vor uns. Wir haben heute mit der KEV ein Instrument, das Sie selber bereits auf 2013 ausbauen wollen, indem Sie den Beitrag auf 0,9 Rappen pro Kilowattstunde erhöhen. Hier geht es darum zu überlegen, ob dieses Instrument anzupassen ist, ob es Kinderkrankheiten hat, ob wir zu einem Quotenmodell übergehen müssen, ob wir es kombinieren können. Da sind wir noch nicht am Ende der Diskussion angelangt. Aber zweifelsfrei wird dieses Förderinstrument, das wir heute haben, im Mittelpunkt der zukünftigen Förderung von erneuerbaren Energien stehen.
Das Potenzial bei den neuen Erneuerbaren ist begrenzt. Wir sind nicht ein ausgesprochenes Wind- und Sonnenland. Das muss man korrekterweise eingestehen. Aber auch renommierte Fachkräfte - das möchte ich immer den notorischen Zweiflern entgegenhalten - gehen von einem Ausbaupotenzial bei den Erneuerbaren von über 24 Terawattstunden bis 2050 aus, wie von der ETH-Forschung unterstützte Organisationen, z. B. der Energie-Trialog Schweiz zeigen. Da sind Leute dabei wie Herr Eichler von der ETH, Herr Karrer von der Axpo, also Personen, die sicher mit gutem Realitätssinn diese Potenziale einschätzen können.
Ich habe viele Studien gelesen. Die einen setzen auf Biomasse oder auf Wasser, die anderen sehen vor allem im Bereich der Geothermie ein grosses Potenzial, wieder andere setzen auf Solarstrom. Es ist heute tatsächlich schwierig zu sagen, was sich in den kommenden zwanzig Jahren zu welchen Preisen durchsetzen wird. Der Bundesrat hat nicht vor, im Gesetz festzuschreiben, was es denn jetzt sein soll oder welches die Fördermengen sein müssen. Der Bund investiert ja selber nichts. Es ist immer die Wirtschaft, es sind immer die Unternehmen, die investieren und Stromproduktion zubauen. Wir setzen die Rahmenbedingungen, wir entscheiden über die Förderinstrumente, über die Fördermengen, aber alles andere muss der Markt, muss die Technologie, muss die Wissenschaft erledigen. Es wird sich in den nächsten zehn, fünfzehn Jahren zweifellos zeigen, was uns Forschung und Entwicklung Neues und am Markt Realisierbares bringen können. Die Energieforschung ist ein wichtiger Teil des Konzepts des Bundesrates. Es ist deshalb auch eine wichtige und noch im Detail zu klärende Frage, wie wir das finanzieren werden.
Es wurde von Ihnen richtig gesagt, dass auch die heutigen Stromproduzenten immer wieder betont haben, dass sie im Bereich der erneuerbaren Energien gern mehr tun würden. Es ist aber leider so, dass viele gute Projekte durch Einspracheverfahren, wie sie in unserem Rechtsstaat halt möglich sind, gestoppt sind. Wir sind überzeugt, dass es hier ein Aufeinander-Zugehen braucht, dass es einen gesellschaftlichen Konsens braucht, damit man nicht wegen jeder möglichen störenden Einwirkung alle Projekte im Bereich Windkraft, Kleinwasserkraft oder Solarenergie verunmöglicht. Hier braucht es von allen ein Aufeinander-Zugehen.
Ich werde natürlich Sie auffordern, dann auch B zu sagen. Wir werden versuchen, mit den Kantonen besser zu koordinieren und das Potenzial durch beschleunigte Verfahren besser auszuschöpfen. Der Weg bis zu einer Baubewilligung ist heute oft sehr kosten- und zeitintensiv, deshalb werden wir Ihnen Vorschläge dafür unterbreiten, wie man bei Bund und Kantonen bezüglich Nutzungsplanung und Beurteilungskriterien für neue Anlagen für erneuerbare Energien vorwärtskommen kann.
Von einigen von Ihnen wurde eingeworfen, wenn man dann nur Gas, fossile Energien zubaue, werde uns das bei den Klimazielen generell zurückwerfen. Der Bundesrat hat ausdrücklich festgehalten, dass er am Klimaziel, das wir uns gesetzt haben, nämlich unsere CO2-Emissionen bis 2020 um 20 Prozent zu reduzieren, festhalten will. Das erreichen wir auch. Sie haben bisher in den Debatten zum CO2-Gesetz an einem reinen Inlandziel festgehalten, und Sie werden im Rahmen des CO2-Gesetzes auch nochmals über die

AB 2011 N 1011 / BO 2011 N 1011
Bedingungen für Gaskraftwerke diskutieren müssen. Ich habe mehrfach betont: Wir haben heute kein Verbot für Gaskraftwerke. Ein Investor kann heute eine Baubewilligung einholen. Der Bund hat nicht einmal etwas dazu zu sagen, das ist eine kantonale Baubewilligung. Vom Bund her, von unserer Energiepolitik her, möchten wir Gas nicht fördern. Es ist für uns wirklich eine Rückfallposition, eine sekundäre Quelle, aber sie ist auch nicht nur schlecht. Sie liefert uns Bandenergie, sie kann gerade in den Wintermonaten eine Alternative darstellen, bis wir genügend Erneuerbare aufgebaut und genügend Effizienzmassnahmen umgesetzt haben. Es braucht hier also vernünftige Rahmenbedingungen, damit wir eben auch die Klimaziele einhalten können.
Schlussendlich, Herr Nationalrat Brunner: Sie haben ja gesagt, das Schlimme wäre, wenn wir vom Ausland abhängig würden. Als Mitglied der UREK wissen Sie ja, wie sehr wir heute vom Ausland abhängig sind: Bei den Energieimporten sind wir es fast zu 80 Prozent. Wir sind also massiv auslandabhängig. Mit der bisherigen Energiepolitik will der Bundesrat ja bereits jetzt vor allem die Importe von Erdöl durch Erneuerbare ersetzen. Das ist weiterhin Strategie des Bundesrates, und diese Strompolitik - Strom macht ja nur gerade 24 Prozent der in der Schweiz verbrauchten Energie aus - ist absolut auf dieser Linie. Schon heute macht Gas 12 Prozent unseres Energieimports aus; das ist also keine Novität. Deshalb ist auch hier eine Versorgung durch Importe, wie wir sie heute schon haben, auch inskünftig eine Möglichkeit. Es gibt viele Energieversorgungsunternehmen von Gemeinden und Städten, die sich heute an Grosskraftwerken oder Anlagen zur Erzeugung von Strom aus Erneuerbaren im Ausland engagieren; das ist heute Realität. Das hilft uns grundsätzlich bei der Versorgungssicherheit, obwohl man feststellen muss, dass es im europäischen Energiebinnenmarkt nicht wie heute bevorzugte Konditionen geben wird, dass man dann nicht mit besonderen Bezugsrechten ausgestattet ist, sondern dass die Wirtschaftsfreiheit gilt. Importe sind aber auch hier durchaus sinnvoll, gerade wenn die Windenergie, die Deutschland sehr bald in Überkapazität produzieren will, auch in die Schweiz importiert werden soll.
Erlauben Sie mir noch ein Wort zur Energieeffizienz. Es ist ganz entscheidend für den Bundesrat, dass wir im Bereich der Effizienz Fortschritte machen. Herr Nationalrat Spuhler, ich weiss nicht, woher Sie diese Zahl haben, wenn Sie sagen, dass wir 30 Prozent einsparen wollen. Der Bundesrat hat diese 30 Prozent in keinem Szenario drin. Aber es gibt ein Potenzial. Ich habe es schon gesagt: Der Stromkonsum pro Kopf ist in der Schweiz überdurchschnittlich hoch, weil er nicht sehr viel kostet und weil das Thema im Moment nicht unbedingt auf der politischen Agenda eines öffentlichen Haushaltes steht. Herr Spuhler, Sie produzieren und verkaufen Bahnzüge mit dem Argument, dass sie leichter sind und deshalb weniger Strom brauchen. Ich weiss kein besseres Argument, das sie für Ihr Unternehmen weiterhin verwenden können, als Leichtbauzüge, die weniger stromintensiv sind. Eigentlich müssten Sie mir eine Prämie bezahlen für diese Politik.
So ist es in vielen Bereichen. Energieeffizienzpotenziale kennen Sie alle, in jedem Gebäude. Von den Isolationen bis zur Haus- und Gebäudetechnik haben wir schon grosse Fortschritte gemacht, und das ist vor allem eine Chance für das Gewerbe. Ich bin froh, dass Herr Nationalrat Zuppiger als Präsident des Gewerbeverbandes das heute erwähnt hat, weil es ganz viele Gewerbeunternehmen gibt, die mit sehr vielen Technologien bereitstehen. Das sind dann eben Potenziale, nicht nur für den Schweizer Markt, sondern auch für den Export.
Hier möchte ich aber auch noch die Vorstösse im Bereich Smart Metering und Smart Grids ansprechen. Intelligente Netze und intelligente Stromzähler spielen in der Strategie der Zukunft eine wichtige Rolle. Die Mitgliedstaaten der EU müssen bis 2020 für mindestens 80 Prozent ihrer Endkunden intelligente Stromzähler bereitstellen. Man verspricht sich davon einen optimierten Betrieb des Stromsystems und eben ein Kostensenkungspotenzial bei der Produktion, bei der Übertragung und beim Verbrauch. Jedes Unternehmen hat ein Interesse daran, ebenso jeder Haushalt.
Herr Nationalrat Noser hat entsprechende Motionen eingereicht. Wir mussten sie seinerzeit ablehnen - nicht deshalb, weil wir gegen Smart Metering und Smart Grids sind, sondern weil im Moment das Bundesamt für Energie gemeinsam mit den schweizerischen Interessenvertretern ein Impact Assessment durchführt. Dieses Assessment soll zeigen, unter welchen Bedingungen die Einführung von Smart Metering im Kontext von Smart Grids volkswirtschaftlichen Nutzen bringt. Dieses Impact Assessment wird uns aufzeigen, wie gross der Durchdringungsgrad bei welchen Kundengruppen sein muss und welche Funktionalitäten diese Smart Meters brauchen. Wir unterstützen diese Linie aber sehr und sind auch überzeugt, dass dies zusammen mit den Ergebnissen der Forschungsanstrengungen den Stromverbrauch pro Kopf senken und damit bei steigenden Preisen auch eine gute Situation für unsere Industrie bringen wird.
Die Umbauten, die wir vor uns haben, bedingen tatsächlich viel Detailarbeit. Die Elektrizitätsunternehmen vor Ort spielen eine wichtige Rolle, denn mehr erneuerbare Energien bedeuten mehr dezentrale Einspeisepunkte. Das sind Chancen für die Regionen, für die Bauern, für Gewerbebetriebe, für die Industrie; es bedingt aber ein Umdenken und eine neue Planung, auch bei den Netzen. In den nächsten Monaten brauche ich Sie deshalb, Herrn Theiler als Chef der Geothermie, Herrn Favre als Chef der Windenergie, Herrn Zuppiger als Chef der Gewerbler, Herrn Walter als Chef der Bauern, Herrn Nordmann als Chef der Solarindustrie; Sie alle haben wichtige Funktionen. Wir werden uns mit Ihnen zusammensetzen, bringen Sie Ihre Interessen ein. Wir werden die Kantone einbinden und natürlich auch die heutigen Stromproduzenten.
Ich rufe Sie hier auf: Seien Sie konstruktiv! Wir schaffen das, der Plan ist im Ansatz da. Jetzt geht es um das Feintuning, damit Sie dann im nächsten Jahr die konkreten Pläne in der Vernehmlassung haben werden. Wir haben Zeit, dreissig Jahre. Alle zehn Jahre brauchen wir 9 Terawattstunden an Strom, den wir neu zubauen müssen. Wir können das, wir schaffen das; aber wir müssen uns jetzt auf den Weg machen.

Killer Hans (V, AG): Frau Bundesrätin, Sie haben ausgeführt, dass wir allenfalls Gefahr laufen, die CO2-Gesetzgebung, die das Parlament beschlossen hat - minus 20 Prozent im Inland bis 2020 -, nicht einhalten zu können. Ich gehe davon aus, dass sich der Bundesrat an die Beschlüsse des Parlamentes halten soll. Meine Frage: Ist davon auszugehen, dass der Bundesrat eine Vorlage präsentiert, die diese Parlamentsbeschlüsse zum CO2 infrage stellt?

Leuthard Doris, Bundesrätin: Herr Nationalrat Killer, ich habe gesagt, der Bundesrat hält daran fest, dass wir diese 20 Prozent Einsparungen erreichen. Das ist auch mit diesem neuen Konzept nach wie vor möglich. Sie haben auch den Direktor des Bafu dazu gehört. Das ist nicht infrage gestellt. Die UREK-NR hat schon beschlossen, dass das Parlament die Detailfragen - wie viel Kompensation beim Gas im Ausland, wie viel im Inland? - noch einmal anschauen will. Dafür bin ich sehr dankbar. Der Bundesrat hat dafür eine 50/50-Regelung vorgeschlagen, und diese Diskussion nochmals zu führen ist sinnvoll.
Zudem haben wir im Lichte der Verhandlungen mit der EU die Anbindung ans europäische Zertifikatesystem beschlossen. So wäre das, was auf dem europäischen Markt kompensiert werden kann, beim Inlandziel erfasst, und somit ist das Inlandziel erreichbar.

Wasserfallen Christian (RL, BE): Frau Bundesrätin, bei Ziel 12 der Jahresziele des Bundesrates wird das strategische Ziel formuliert, die Energieversorgung sei sicherzustellen. Jetzt sagen Sie, wir hätten einfach Jahrzehnte Zeit, um irgendwie die Stromversorgungssicherheit herzustellen. Jetzt möchte ich wirklich mal ein paar Zahlen hören: Wie wollen Sie konkret die grosse Energiemenge aus den

AB 2011 N 1012 / BO 2011 N 1012
bestehenden Kernkraftwerken Mühleberg und Beznau, die etwa in neun Jahren vom Netz gehen sollen, und den Strom aus den Lieferverträgen mit Frankreich, die auch in neun Jahren wegfallen werden, ersetzen?

Leuthard Doris, Bundesrätin: Herr Wasserfallen, wenn Sie das Communiqué und die Aktionspläne gelesen haben, kennen Sie die Zahlen. Wir sehen drei Etappen vor, habe ich gesagt, alle zehn Jahre müssen 9 Terawattstunden ersetzt respektive zugebaut werden - einverstanden? Also: Wir haben Wasser, mindestens 4 Terawattstunden; wir haben bei den Erneuerbaren, von allen Fachkreisen unbestritten, etwa 24 Terawattstunden - damit haben wir, ohne die Anstrengungen für eine erhöhte Effizienz zu berücksichtigen, den Ersatz bereits bewerkstelligt.
Bezüglich der Lieferverträge mit Frankreich haben Sie Recht, diese fallen bis 2024 weg. Aber das heisst ja nur, dass die Importe wegfallen, die wir heute aus Frankreich notabene zu günstigeren Konditionen beziehen, als sie der Markt bietet. Wir werden aber selbstverständlich auch inskünftig importieren können, so, wie wir das jetzt tun, dann aber einfach zu EU-Marktpreisen und nicht zu irgendwo vertraglich fixierten günstigeren Preisen. Deshalb sagen wir ja auch, dass der Import wie heute ein Bestandteil des Strommix bleibt. Aber der Strompreis wird sicher höher sein als der aktuelle, der sich aus den sehr günstigen Konditionen aufgrund der französischen Beteiligungsverträge ergibt.

Rückkehr zum SeitenbeginnRemonter

Home