Nationalrat - Frühjahrssession 2012 - Zweite Sitzung - 28.02.12-08h00
Conseil national - Session de printemps 2012 - Deuxième séance - 28.02.12-08h00

10.475
Parlamentarische Initiative
Hodgers Antonio.
Fremdsprachenunterricht.
Vorrang der Landessprachen
Initiative parlementaire
Hodgers Antonio.
Enseignement des langues à l'école.
Priorité aux langues nationales
Vorprüfung - Examen préalable
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Nationalrat/Conseil national 28.02.12 (Vorprüfung - Examen préalable)

Hodgers Antonio (G, GE): La question posée par cette initiative parlementaire est simple: est-il plus important de parler avec ses compatriotes ou avec l'étranger? Les deux sont bien évidement nécessaires, mais quelle priorité doit-on donner aux langues dans la formation?
Depuis quelques années, des cantons alémaniques ont donné la priorité à l'enseignement de l'anglais au détriment du français dans le cursus scolaire des enfants. L'idée est qu'en commençant par l'anglais les jeunes apprennent par la suite plus facilement le français, une langue jugée plus complexe. Dans les faits, ça ne marche pas ainsi. Cette décision rétrograde le français dans l'esprit des jeunes Alémaniques: le niveau du français baisse en Suisse alémanique. En effet, elle donne le signal qu'il est plus important de comprendre l'idiome du commerce international que celui de ses compatriotes. Il ne s'agit pas d'une question de pédagogie, mais bien d'une question de citoyenneté et de cohésion nationale. Notre pays s'est construit sur une cohésion politique malgré ses grandes différences culturelles. Il est indispensable que toutes les autorités cantonales jouent le jeu et donnent aux enfants les moyens d'acquérir non seulement la langue, mais aussi la curiosité et l'intérêt culturel pour les autres régions du pays.
Sans cela, nous risquons peu à peu d'arriver à une rupture linguistique, comme l'a connue la Belgique. Les cantons romands pourraient en effet également décider de rétrograder l'allemand dans le cursus de formation. Et finalement, les Suisses se parleront en anglais entre eux, ce qui est déjà trop souvent le cas.
C'est pourquoi il faut revenir sur une décision certes récente qu'a prise notre Parlement, et rétablir la priorité de l'apprentissage d'une deuxième langue nationale avant l'apprentissage de l'anglais.

Müri Felix (V, LU), für die Kommission: Ich kann es kurz machen. Mit dieser parlamentarischen Initiative fordert Herr Nationalrat Hodgers eine Änderung von Artikel 15 Absatz 3 des Sprachengesetzes, wonach als erste Fremdsprache eine Landessprache zu unterrichten sei.
Die WBK-NR hat sich erst kürzlich mit dem Sprachengesetz und intensiv mit dieser Frage befasst. Im Parlament konnte sich jedoch die Idee nicht durchsetzen, dass als erste Fremdsprache eine Landessprache unterrichtet werden müsse. Inzwischen haben diverse Kantone das Harmos-Konkordat erarbeitet und in Kraft gesetzt. Unter diesen Umständen möchte die Mehrheit der Kommission darauf verzichten, diese Frage erneut zu lancieren. Es sind auch keine anderen Mehrheitsverhältnisse zu erwarten.
Die Kommission beantragt mit 15 zu 6 Stimmen bei 4 Enthaltungen, der Initiative keine Folge zu geben.

Aubert Josiane (S, VD), pour la commission: Lors de l'examen de cette initiative parlementaire, les membres de la commission ont souligné à nouveau le signal malheureux qu'a représenté la décision de certains cantons de privilégier l'anglais comme première langue au détriment d'une des langues nationales. Mais la commission a aussi majoritairement reconnu que ce long débat avait largement eu lieu lors de la discussion de la loi sur les langues, discussion au cours de laquelle les deux conseils s'étaient mis d'accord sur la formulation de l'article 15 de ladite loi.
Cet article 15 stipule que "la Confédération et les cantons s'engagent, dans le cadre de leurs attributions, en faveur d'un enseignement des langues étrangères qui, au terme de la scolarité obligatoire, assure des compétences dans une deuxième langue nationale au moins, ainsi que dans une autre langue étrangère".
Les articles constitutionnels sur la formation clarifient les responsabilités respectives de la Confédération et des cantons. L'article 62 en particulier consacre l'autonomie des cantons concernant l'instruction publique, et les enjoint à aboutir à une harmonisation. Cette harmonisation est en marche avec le concordat Harmos qui, sur la thématique soulevée par l'initiative Hodgers, prend en compte l'article 15 de la loi sur les langues.
Vu ces différents éléments, il a paru plus constructif à la majorité de la commission d'encourager la mise en application d'Harmos et des deux plans d'étude qui y sont liés - le Plan d'études romand et le Lehrplan 21 - que de rouvrir une guerre sur les langues.
C'est dans cet esprit, et tout en rappelant aux autorités cantonales qu'elles portent une lourde responsabilité face à la cohésion nationale dans les choix qu'elles font, que la commission vous recommande, par 15 voix contre 6 et 4 abstentions, de ne pas donner suite à l'initiative parlementaire Hodgers. Ce résultat est un appel à peine voilé à soutenir avec vigueur Harmos et sa mise en application, si nous ne voulons pas reprendre le débat sur les langues dans un proche avenir!

Abstimmung - Vote
(namentlich - nominatif; Beilage - Annexe 10.475/6899)
Für Folgegeben ... 66 Stimmen
Dagegen ... 99 Stimmen

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