Nationalrat - Frühjahrssession 2012 - Zehnte Sitzung - 08.03.12-08h00
Conseil national - Session de printemps 2012 - Dixième séance - 08.03.12-08h00

10.107
Epidemiengesetz.
Revision
Loi sur les épidémies.
Révision
Erstrat - Premier Conseil
Informationen CuriaVista
Informations CuriaVista
Informazioni CuriaVista
Botschaft des Bundesrates 03.12.10 (BBl 2011 311)
Message du Conseil fédéral 03.12.10 (FF 2011 291)
Nationalrat/Conseil national 08.03.12 (Erstrat - Premier Conseil)
Ständerat/Conseil des Etats 01.06.12 (Zweitrat - Deuxième Conseil)
Nationalrat/Conseil national 11.09.12 (Differenzen - Divergences)
Ständerat/Conseil des Etats 18.09.12 (Differenzen - Divergences)
Nationalrat/Conseil national 20.09.12 (Differenzen - Divergences)
Nationalrat/Conseil national 28.09.12 (Schlussabstimmung - Vote final)
Ständerat/Conseil des Etats 28.09.12 (Schlussabstimmung - Vote final)
Text des Erlasses (BBl 2012 8157)
Texte de l'acte législatif (FF 2012 7543)

Cassis Ignazio (RL, TI), pour la commission: La guerre entre les microbes et l'être humain se poursuit depuis la nuit des temps. Nous vivons parfois en symbiose pacifique, et parfois c'est une guerre véritable avec des pertes énormes, comme au XIVe siècle, lorsque la Mort noire, la peste bubonique décima le tiers de la population en Europe. Comme des

AB 2012 N 311 / BO 2012 N 311
vagues qui se brisent sur la côte, les microbes modèlent notre existence dans une interaction qui ne finit jamais.
Les fléaux ont toujours représenté une menace pour l'espèce humaine. Nous sommes aujourd'hui tentés de banaliser cette question. Pourtant le sida a frappé la planète, d'une manière forte et inattendue dès 1981, et il frappe toujours loin de chez nous. Il nous rappelle la fragilité de l'être humain, alors même que nous nous croyons à l'abri de tout risque d'épidémie, grâce à la toute-puissance de la médecine. Après le sida, le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), puis la pandémie de grippe aviaire sont autant de menaces avec lesquelles nous devons vivre.
Les épidémies ont été une préoccupation dès la naissance de notre Etat fédéral, si peu propice à centraliser quoi que ce soit. Pourtant, en l'an 1876, le médecin Robert Koch démontrait la relation de cause à effet entre le germe de l'anthrax et la maladie. A l'époque, l'idée la plus répandue était que les germes étaient la conséquence, et non pas la cause, des maladies. Pour la microbiologie, c'était le début d'une époque glorieuse, caractérisée par la montée en puissance de la méthode scientifique. C'est dans ce climat de découvertes scientifiques que notre jeune Parlement décida, le 2 juillet 1886, de prendre des mesures contre les épidémies présentant un danger général.
Il vota alors la première loi fédérale contre les épidémies. Les cantons avaient confié cette tâche à la Confédération, sachant que les microbes ne s'arrêtent pas aux frontières politiques. Il fallait disposer de moyens adéquats pour lutter contre les calamités, une évolution qui finalement mena à la naissance des médecins cantonaux.
Une grave épidémie de typhus survenue à Zermatt en 1963 et qui avait touché plus de 400 personnes conduisait en 1970 à la première révision totale de la loi de 1886. Le texte de 1970 prévoyait en particulier l'établissement d'un système de déclaration permettant de dépister et de surveiller les maladies transmissibles ainsi que l'information régulière des autorités, du corps médical et du public sur la situation relative aux maladies transmissibles par divers moyens. Cette loi, toujours en vigueur, donne aussi aux cantons le pouvoir de déclarer obligatoires les vaccinations.
Aujourd'hui, 136 ans après la première loi, nous sommes appelés à une deuxième mise à jour complète de la loi. Le but reste le même, protéger l'homme des microbes, mais le contexte de vie a passablement évolué depuis. La mobilité croissante, une urbanisation en constante progression, les mouvements migratoires, les changements climatiques notamment ont une répercussion directe ou indirecte sur les mesures aptes à circonscrire les maladies infectieuses. En raison de ces évolutions, la loi sur les épidémies en vigueur nécessite des adaptations tant du point de vue technique que juridique. En effet, elle ne contient pas de disposition régissant la préparation à des menaces nouvelles. Elle régit les urgences sanitaires de manière lacunaire et trop peu spécifique. De plus, elle ne constitue plus une base suffisante pour repérer et évaluer les dangers d'apparition et de propagation de maladies transmissibles suffisamment tôt.
Elle ne permet pas non plus de prévenir et de combattre efficacement ces maladies ni de coordonner les mesures requises au niveau international. La nouvelle loi définit mieux les compétences des autorités tant au niveau fédéral que cantonal et optimise la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons. Elle confère davantage de responsabilités à la Confédération en habilitant celle-ci à élaborer et à mettre en oeuvre des objectifs stratégiques nationaux.
Elle renforce aussi la fonction de coordination et de surveillance de la Confédération en temps normal et en situation particulière. Au niveau de l'exécution de la loi, par contre, elle ne modifie pas la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons. Ces derniers demeurent les principaux organes d'exécution.
Votre commission vous invite, par 19 voix contre 2 et 3 abstentions, à entrer en matière.

Gilli Yvonne (G, SG), für die Kommission: Die Kommission hat die Totalrevision des Epidemiengesetzes im Juni, September und Oktober 2011 beraten. Dabei hat sie zu Beginn ausführliche Expertenanhörungen durchgeführt, die auch die entsprechenden beratenden Kommissionen des Bundesrates - die Eidgenössische Kommission für Impffragen, die beratende Kommission für sexuelle Gesundheit -, die Kantonsärzte und Expertinnen aus dem Bereich der internationalen Zusammenarbeit zur Vorbeugung gegen die Ausbreitung infektiöser Krankheiten einschlossen.
Im Grundsatz ist der Revisionsbedarf beim Epidemiengesetz unbestritten, ist die jetzige Fassung doch bereits über vierzig Jahre alt. Das Gesetz muss der heutigen und der zukünftigen Realität angepasst werden, wobei die hohe Mobilität der Menschen und die daraus im Falle einer Pandemie folgende Möglichkeit einer schnellen und schweren Gefährdung des Gesundheitszustands berücksichtigt werden müssen. Der Wunsch nach einer solchen Revision ist im Übrigen vonseiten der Kantone vorgebracht worden.
In den jetzigen Gesetzentwurf konnten Gott sei Dank auch die in Zusammenhang mit der H1N1-Pandemie - besser bekannt unter dem Namen Schweinegrippe - gemachten Erfahrungen integriert werden. Um die Erfahrungen bezüglich dieser Pandemie im Sinne einer Verbesserung optimal zu nutzen, wurde auch eine externe Evaluation in Auftrag gegeben. Es zeigten sich verschiedene Mängel, sowohl was die Koordination der vorbereitenden Massnahmen im Hinblick auf eine Pandemie als auch was die Koordination der Massnahmen während einer Pandemie und die Ablaufplanung, beispielsweise die Versorgung mit Impfstoffen, betrifft. Es bestanden Probleme bei der Koordination zwischen Bund und Kantonen, aber auch bei der Koordination zwischen dem BAG, der Eidgenössischen Kommission für Impffragen sowie Swissmedic. Die Führungsrolle des Bundes wird deshalb mit dieser Revision gestärkt.
Die zentralen Inhalte des Gesetzes betreffen die Überwachung, die rasche Identifizierung, die Prävention und die Bekämpfung übertragbarer Krankheiten zum Schutz der öffentlichen Gesundheit. Es werden bessere Rahmenbedingungen geschaffen, sowohl für normale als auch für besondere und ausserordentliche Lagen. Die Aufgabenteilung zwischen Bund und Kantonen wird klarer umrissen, wobei dem Bund eine strategische Führungsrolle zukommt. Im Gesetzentwurf ist deshalb die Schaffung eines nationalen Koordinationsorgans vorgesehen.
Ausführlich und auch kontrovers diskutiert wurden bereits in der Eintretensdebatte Fragen zur Kompetenzerweiterung im Hinblick auf Impfobligatorien bis hin zur Möglichkeit eines allfälligen Impfzwangs sowie die Strafbarkeit im Zusammenhang mit der Übertragung von Infektionskrankheiten; die Schweiz ist ja durch die auch letztinstanzliche strafrechtliche Kriminalisierung im Zusammenhang mit Übertragungen von HIV/Aids international bekanntgeworden. Wir werden in der Detailberatung bei den entsprechenden Artikeln auf all diese Punkte eingehen können.
Die folgenden acht zentralen Regelungsaspekte des Gesetzentwurfes sind zusammengefasst hervorzuheben:
1. Es wird ein dreistufiges Modell eingeführt, das eine Adaption an normale Lagen, aber auch an besondere Lagen oder ausserordentliche Situationen im Fall einer schweren Pandemie erlaubt.
2. Bund und Kantone werden bei einer Gefährdung der öffentlichen Gesundheit gesetzlich verpflichtet, bestimmte Massnahmen zur Verhütung und frühzeitigen Begrenzung von Infektionskrankheiten zu treffen.
3. Die Verankerung der übergeordneten Steuerungs- und Koordinationsinstrumente unter der Führungsrolle des Bundes muss gestärkt werden; das hat gerade die Erfahrung mit H1N1 gezeigt.
4. Zur Förderung der Zusammenarbeit von Bund und Kantonen ist ein Koordinationsorgan vorgesehen.
5. Massnahmen gegenüber einzelnen Personen oder gegenüber der Bevölkerung und in Koordination mit dem internationalen Personen- und Warenverkehr werden der Zeit entsprechend präzisiert und ergänzt.
6. Zur Verhütung von übertragbaren Krankheiten enthält der Gesetzentwurf neue Bestimmungen.

AB 2012 N 312 / BO 2012 N 312

7. Das bestehende System zur Entschädigung bei unerwünschten Nebenwirkungen im Bereich von Impffolgen wird weiterentwickelt und präzisiert.
8. Als Letztes wird Artikel 231 des Strafgesetzbuches dahingehend geändert, dass gemäss dieser Bestimmung jemand, der eine gefährliche menschliche Krankheit auf eine einzelne Person übertragen hat, in Zukunft nicht mehr strafbar sein soll, wenn er diese Person vor der Übertragung über das konkrete Infektionsrisiko informiert hat.
Die Kommission ist mit 19 zu 2 Stimmen bei 3 Enthaltungen auf die Vorlage eingetreten.

van Singer Christian (G, VD): Le groupe des Verts est unanime pour considérer que cette révision de la loi sur les épidémies est nécessaire. Nous vivons dans un monde où la mobilité s'accroît sans cesse et où, en parallèle, les risques d'épidémie et de pandémie augmentent aussi. Cette loi n'a pas été adaptée depuis quarante ans et nécessite une révision.
L'opinion du groupe des Verts diverge toutefois sur l'obligation de vacciner, et c'est compréhensible. Certains touchés par leur propre expérience de vie, par l'image d'enfants poliomyélitiques ou par les conséquences que peut avoir, dans des pays éloignés, la tolérance qu'on a chez nous par rapport à la rougeole, considèrent qu'il est important, dans certaines circonstances, de décréter l'obligation de vacciner. D'autres mettent plutôt en évidence, et c'est une majorité du groupe des Verts, la nécessité de laisser l'individu responsable devant le choix de la vaccination.
En résumé, le groupe des Verts vous recommande d'entrer en matière et il prendra ensuite position sur les différentes minorités.

Schenker Silvia (S, BS): Das Erstaunlichste am Epidemiengesetz ist die Tatsache, dass dieses Gesetz im Grundsatz nicht bestritten wird. Im Gegenteil: Schon zweimal wurde das Gesetz, das aus dem Jahr 1882 stammt, revidiert. Heute liegt eine Vorlage auf dem Tisch, die eine Totalrevision darstellt. Wenn es um die übertragbaren Krankheiten geht, ist offenbar allen klar, dass es eine gesetzliche Grundlage braucht, welche die Kompetenzen von Bund und Kantonen regelt, dass es eine nationale Strategie braucht und dass definiert sein soll, wie die Zusammenarbeit mit der WHO und der EU im Falle von gesundheitlichen Bedrohungen geregelt werden soll. Diese Einmütigkeit ist erstaunlich, wenn man die eben geführte Debatte zum Präventionsgesetz gehört hat. Es ist aber tatsächlich so: Das Gesetz ist nicht umstritten. Weder wird Eintreten infrage gestellt, noch gibt es Rückweisungsanträge.
Lediglich in zwei Punkten gab es intensive und emotionale Diskussionen. Das Impfobligatorium war in der Kommission heftig umstritten, so wird es auch hier sein. Gibt es auf der einen Seite Leute, welche strikte gegen ein Impfobligatorium sind, gibt es auf der anderen Seite Leute, die diese Massnahme als vertretbar ansehen. Auch in unserer Fraktion wurde die Frage intensiv diskutiert. Um es vorwegzunehmen: Die SP-Fraktion hat eine differenzierte Haltung bei der Frage des Impfobligatoriums. Wir sind der Meinung, dass der Bund in ganz besonderen Lagen die Kompetenz erhalten soll, für bestimmte Personengruppen Impfungen für obligatorisch zu erklären. Gleichzeitig sehen wir nicht ein, warum die Kantone die Kompetenz haben sollen, das Gleiche zu tun; ich werde in der Detailberatung noch näher auf die Frage eingehen.
Der zweite umstrittene Punkt betrifft die Strafbarkeit der Verbreitung von ansteckenden Krankheiten, wie zum Beispiel HIV. Die SP-Fraktion begrüsst es, dass im Rahmen der Totalrevision versucht wird, die heute unbefriedigende Situation zu verändern. Das Resultat, wie es zurzeit vorliegt, vermag jedoch noch nicht zu befriedigen; auch darauf werde ich in der Detailberatung nochmals zurückkommen.
Es ist wichtig, dass das Epidemiengesetz den geänderten Gegebenheiten angepasst wird. Und es ist wichtig, dass wir das rechtzeitig tun und nicht erst dann, wenn eine Epidemie droht. Die ganze Debatte rund um den Virus H1N1 hat aufgezeigt, wie schwierig es ist, mit drohenden oder vermeintlich drohenden Epidemien umzugehen. Die Frage, wann welche Massnahmen ergriffen werden müssen, und die Frage, wer was zu tun hat, interessierten damals die breite Öffentlichkeit. Fast jeder hatte eine Meinung dazu. Es wurde viel Kritik am Vorgehen des Bundes geäussert, es gab auch - wie meist in solchen Situationen - unzählige Vorstösse dazu. Es ist klar: Es ist Aufgabe des Staates, die notwendigen Vorkehrungen für solche Situationen zu treffen, und in unserem föderalen System ist es wichtig, dass die Zusammenarbeit zwischen Bund und Kantonen vor dem Ernstfall geregelt ist.
Das Epidemiengesetz bildet die gesetzliche Grundlage für die wichtige und notwendige Bekämpfung der übertragbaren Krankheiten. Wir bitten Sie, auf die Vorlage einzutreten.

Stahl Jürg (V, ZH): Die SVP-Fraktion wird auf die Revision eintreten. In der Kommission gab es zwei Gegenstimmen aus unseren Kreisen und drei Enthaltungen. Aber da kein Nichteintretensantrag vorliegt, werden wir auf die Revision eintreten.
Die Anpassung des Epidemiengesetzes, das doch bereits einige Jahre auf dem Buckel hat, an neue Gegebenheiten scheint sinnvoll und nötig zu sein. Wir haben hier nicht besonders grosse Emotionen. Es ist uns wichtig, dass wir eine praxisorientierte Gesetzgebung haben, dass wir pragmatisch an diese Herausforderungen herangehen. Die Schweiz muss sich auf ausserordentliche und neue Situationen vorbereiten und bereit sein, wenn sie eintreffen. Was wir nicht brauchen können, sind Gegebenheiten, wie sie sich in den vergangenen Jahren beim Auftreten von neuen Viren ereignet haben. Da brach eine Hysterie über nahezu die ganze Schweiz herein, und das trägt nicht dazu bei, eine solche Herausforderung mit pragmatischen Lösungen meistern zu können. Die SVP-Fraktion fordert den Bundesrat und die Verwaltung auf, die Koordination und die Kommunikation zwischen Bund und Kantonen besser zu organisieren und abzustimmen. Ich glaube, wir schaffen mit dieser Revision des Epidemiengesetzes die nötigen Voraussetzungen.
Viren und Bakterien kennen keine Landesgrenzen, das wissen Sie. Zudem sind Epidemien zu Beginn kaum sichtbar - und wenn etwas nicht sichtbar ist, ist es für die Bevölkerung auch schwierig, dies anzunehmen und zu akzeptieren. Es sind auch Faktoren wie die gesteigerte Mobilität mit einzubeziehen; dies ist eine Tatsache, mit der wir umgehen müssen. Ausserdem gibt es eine Tendenz zu einem Glauben an eine uneingeschränkte Reparierbarkeit. Die Leute in unserem Land denken bei vielen auftretenden und auch möglichen Epidemien, diese Erkrankungen seien per se heilbar und hätten keine letalen Folgen. Diese Tendenz ist aus meiner Sicht gefährlich und muss in den Entscheidungsprozess mit einbezogen werden.
Die SVP-Fraktion wird sich in der Detailberatung äussern. Ihre Anliegen betreffen drei Punkte: den Bereich des Impfobligatoriums, die Kosten der Massnahmen, welche der Bund auferlegt, und die Übertragung von gefährlichen Krankheiten. Das sind aus unserer Sicht die wesentlichen Punkte, wir werden uns situativ dazu äussern. Ich kann Ihnen sagen, dass sich die SVP-Fraktion mit dem Thema Impfobligatorium schwergetan hat. Sie ist hier gespalten. Ich glaube, das ist auch weniger eine parteipolitische Entscheidung als eine persönliche Einschätzung dieser Situation. Ich werde darauf zurückkommen.
Für die SVP-Fraktion ist es wichtig, dass die Gesetzgebung zu praxistauglichen Lösungen führt und klare Regelungen enthält, wo es um die Finanzierung geht. Wenn der Bund legiferiert und Massnahmen beschliesst, ist es aus meiner Sicht unerlässlich, dass er sich folglich auch an der Finanzierung beteiligt.
Ich bitte Sie, auf dieses Geschäft einzutreten. Frau Schenker, vielleicht tut es auch gut, wenn wir uns beim Eintreten einmal einig sind. Ich würde das nicht als Problem bezeichnen. Vielleicht ist das ja gut, wenn es darum geht, mögliche Epidemien frühzeitig zu erkennen und mit geeigneten Massnahmen bekämpfen zu können.

AB 2012 N 313 / BO 2012 N 313

Weibel Thomas (GL, ZH): Wir Grünliberalen setzen auf ein Epidemiengesetz mit Augenmass. In besonderen Lagen, z. B. angesichts der Gefahr von Epidemien oder Pandemien, hat der Bund die Verantwortung, die Leitung zu übernehmen und die Information der Öffentlichkeit zu koordinieren. Die Notwendigkeit dazu lässt sich direkt aus der Erfahrung der Kantone mit Vogelgrippe, Schweinegrippe, Sars und anderen Epidemien oder Pandemien ableiten. Klare Zuständigkeiten sind zwingend notwendig. Der Bund soll zuständig sein für die Strategie, für die Ziele und für ihre Überwachung, aber für die Umsetzung sollen die Kantone zuständig sein. Allenfalls muss der Ständerat die Definition und die Abgrenzung der besonderen Lagen nochmals präzisieren. Es ist klar, dass eine normale Grippe nicht als Auslöser wirken kann, aber es sind auch die nicht nur positiven Erfahrungen, die beispielsweise im Umfeld der Schweinegrippe gemacht wurden, zu berücksichtigen und einzubinden.
Aus liberalen Überlegungen lehnen die Grünliberalen einen Impfzwang klar ab, dies insbesondere auch darum, weil die Wirksamkeit von neuen Impfstoffen erst nach Jahren eindeutig nachgewiesen werden kann; dasselbe gilt in noch grösserem Mass für allfällige Nebenwirkungen. Diese Unwägbarkeiten dürfen nicht gegen den Willen und zulasten der Betroffenen in Kauf genommen werden. Schon gar nicht sollen Kantone die Möglichkeit haben, einen Impfzwang auszusprechen. Im Einsatz gegen Epidemien braucht es einen Mix aus Solidarität und Eigenverantwortung. Spitäler und andere Institutionen können und sollen hausinterne Regeln treffen; das hat sich bisher bestens bewährt. Der Schutz des Pflegepersonals kann auch mit anderen Massnahmen als Impfungen, beispielsweise mit dem Arbeiten mit Handschuhen und Masken, erhöht werden. Impfskeptiker können ja nicht mit einem Berufsverbot belegt oder in eine Zwangsquarantäne gesteckt werden. Das Epidemiengesetz darf nicht gegen das Pflegepersonal ausgelegt werden. Es ist im Übrigen auch nicht sinnvoll, an jedem Ort von allen genau dasselbe zu verlangen.
Die Grünliberalen stehen für ein Epidemiengesetz mit Augenmass und werden deshalb für Eintreten auf die Vorlage stimmen.

Humbel Ruth (CE, AG): Seit Sars, Vogelgrippe und Schweinegrippe ist einige Zeit verstrichen. Rückblickend sind wir glimpflich durch diese Pandemien gekommen. In Erinnerung geblieben sind aber die Unsicherheit, die panikartige Stimmung, organisatorische Unzulänglichkeiten, unzureichende Impfstoffzugänglichkeit sowie mangelnde Führung und Koordination. Zuständigkeits-, Kompetenz- und Verantwortlichkeitsfragen in der Abgrenzung zwischen Bund und Kantonen erschwerten die Bewältigung der drohenden Pandemien. Es wurde allen klar, dass unser geltendes Epidemiengesetz von 1970 nicht mehr den heutigen Anforderungen entspricht. In den letzten Jahren hat sich das Umfeld, in dem Infektionskrankheiten auftreten und die öffentliche Gesundheit gefährden können, verändert. Das Ausmass und die Geschwindigkeit der Weiterverbreitung von übertragbaren Krankheiten haben zugenommen. Ungenügend sind daher die Grundlagen, um die Gefahren des Ausbruchs und der Verbreitung übertragbarer Krankheiten frühzeitig zu erkennen und zu beurteilen und damit eine effektive Verhütung zu ermöglichen.
Wir können mit einem Gesetz keine Pandemie, keine Epidemie verhindern, aber wir können sie besser managen; und dafür sieht das vorliegende Epidemiengesetz insbesondere folgende Massnahmen vor:
1. die klare Regelung der Aufgaben und Kompetenzen zwischen Bund und Kantonen mit einer stärkeren Steuerung durch den Bund;
2. die Einführung eines dreistufigen Modells mit normaler Lage, besonderer Lage und ausserordentlicher Lage mit entsprechenden Interventionsmöglichkeiten;
3. die Stärkung der internationalen Zusammenarbeit.
Die CVP/EVP-Fraktion wird auf das weitgehend unbestrittene Gesetz eintreten.
Auch in unserer Fraktion ist die Möglichkeit der Einführung eines Impfobligatoriums in besonderen Lagen für bestimmte Personenkategorien durch den Bund nach Absprache mit den Kantonen, gemäss Artikel 6 Absatz 2 Litera d, oder durch die Kantone, gemäss Artikel 22, umstritten. Jemanden zu verpflichten, sich impfen zu lassen, stellt einen Eingriff in die persönliche Freiheit dar und muss mit grosser Zurückhaltung verfügt werden. Aber in schwierigen Lagen, bei schweren, sich rasch verbreitenden Infektionskrankheiten, die tödlich enden können, kann ein Impfobligatorium für bestimmte Personengruppen notwendig sein. Leute, die sich nicht impfen, gefährden eben andere. Die Kompetenz der Kantone, Impfungen für obligatorisch zu erklären, ist im Übrigen nichts Neues: Gemäss Artikel 22 Absatz 3 des geltenden Gesetzes können Kantone Impfungen für obligatorisch erklären. Gewisse Kantone kennen denn auch immer noch ein Impfobligatorium.
In diesem Zusammenhang möchte ich auch auf die Ziele einer höheren Durchimpfungsrate bei Kindern gegen Masern hinweisen. In unserem hochstehenden Gesundheitswesen haben wir zwar die Möglichkeit, praktisch alle Krankheiten zu behandeln, aber wir exportieren solche Viren, solche Infektionskrankheiten mit unseren Reisen in medizinisch nicht so weit entwickelte Länder. Dort können solche Infektionskrankheiten ein verheerendes Ausmass annehmen; die Folgen sind nicht so leicht zu bewältigen. Gegenüber den Menschen in diesen Ländern stehen wir auch in der Verantwortung.
Die CVP/EVP-Fraktion unterstützt mehrheitlich den Minderheitsantrag zu Artikel 74, wonach die Kosten, welche bei den Unternehmen im Zusammenhang mit dem grenzüberschreitenden Personenverkehr für die Vorbereitung zur Mitwirkung bei der Umsetzung von Massnahmen anfallen, dem Bund zu übertragen sind. Es geht hier darum, den Schutz der Bevölkerung zu sichern. Die Kosten sollten nicht vollumfänglich den Unternehmen aufgebürdet, sondern durch den Bund getragen werden.
Bei den Änderungen des Strafgesetzbuchs betreffend die Frage der Übertragbarkeit ansteckender Krankheiten wird die CVP/EVP-Fraktion der Mehrheit folgen.

Hess Lorenz (BD, BE): Neue Verhältnisse erfordern neue Massnahmen, und dies gilt insbesondere bei übertragbaren Krankheiten und neuen medizinischen Phänomenen. Deshalb ist auch die BDP-Fraktion für Eintreten auf dieses revidierte Gesetz.
Der vorliegende Entwurf regelt die Kompetenzen der Behörden auf Bundes- und auf Kantonsebene und verbessert die Arbeitsaufteilung. Dem Bund wird in Normalzeiten, aber auch in besonderen Lagen eine stärkere Koordinations- und Aufsichtsfunktion übertragen, was wir unterstützen. Wichtig scheint uns, dass im Vollzug an der bestehenden Aufgabenteilung zwischen Bund und Kantonen festgehalten wird.
Das geltende Epidemiengesetz wird aus fachlicher und rechtlicher Sicht den veränderten Anforderungen nicht mehr gerecht, es fehlen Bestimmungen zur Vorbereitung auf neue Bedrohungen, und die Bestimmungen zur Bewältigung einer gesundheitlichen Notlage sind lückenhaft und vor allem auch nicht spezifisch. Es gibt auch eine Reihe von konkreten medizinischen Gründen und neuen medizinischen Phänomenen, die dafür sprechen, dieses Gesetz dringend zu revidieren: Sars ist ein Beispiel, aber auch die pandemische Grippe H1N1 oder die neuen Resistenzen gegen Medikamente; diese erfordern neue Bestimmungen und neue griffige Massnahmen. Dazu kommt, dass wir mit der steigenden Mobilität, mit der zunehmenden Urbanisierung, mit den Migrationsbewegungen und nicht zuletzt mit den klimatischen Veränderungen, die auch das Umfeld verändern, neue Verhältnisse haben.
In der Fraktion haben wir auch über die zwei Fragen diskutiert, in denen es hauptsächlich um das Impfen geht; da ist die BDP-Fraktion grundsätzlich und mehrheitlich für staatliche Kompetenzen, um den Impfzwang, wenn es erforderlich ist, verordnen zu können.

Berset Alain, conseiller fédéral: J'aimerais tout d'abord remercier l'ensemble des intervenants qui se sont exprimés

AB 2012 N 314 / BO 2012 N 314
pour les groupes d'être unanimement favorables à l'entrée en matière sur ce projet.
Il est vrai que les conditions de vie, en particulier l'augmentation de la mobilité des personnes et des marchandises, les attentes de la société envers les principaux acteurs du domaine de la santé publique et la manière qu'on a de lutter contre les maladies transmissibles, tout cela a considérablement évolué au cours de ces dernières décennies. De plus, nous avons vécu, ces dernières années, des épidémies - on peut penser à la maladie pulmonaire du syndrome respiratoire aigu sévère en 2003, à la pandémie de grippe H1N1 en 2009 - qui ont permis de mettre en lumière un certain nombre de lacunes de la législation actuelle. Cette législation date de 1970, elle a donc plus de quarante ans maintenant, et sa révision est devenue une nécessité.
Cette révision est d'ailleurs attendue par l'ensemble des acteurs concernés, en particulier par les cantons qui sont à l'origine de l'impulsion donnée à la révision. C'est une histoire qui dure déjà depuis un certain nombre d'années, puisque le mandat d'engager la révision donné au Département fédéral de l'intérieur date de juin 2006, il y a donc bientôt six ans. Suite aux événements liés à la pandémie de grippe H1N1, la révision de la loi a été retardée de manière à pouvoir prendre en compte dans le projet les résultats de l'évaluation de cette pandémie.
Ce projet vise essentiellement une répartition plus claire des rôles entre la Confédération et les cantons. La Confédération doit assumer un rôle de leader en définissant, avec le concours des cantons, des axes et des buts stratégiques; la Confédération conservera également la haute surveillance. De leur côté, les cantons resteront compétents pour l'exécution de la loi, ils conserveront également une grande partie des mesures de lutte pour intervenir en cas de besoin.
Au-delà de la répartition des compétences, il y a également la question de la gestion des crises qui se pose. Dans la gestion des crises, il s'agit d'éviter en particulier les conflits de compétence entre Confédération et cantons. Le projet de loi que vous avez entre les mains permet précisément de mieux définir la manière de travailler dans des situations extraordinaires. En cas de situation extraordinaire, le Conseil fédéral conservera la possibilité de prendre rapidement les mesures appropriées à chaque cas spécifique. Le pouvoir de conduite de la Confédération sera renforcé pour gérer ce type de situation. Une meilleure préparation sera ainsi possible lorsque cela est nécessaire ou lorsqu'on a l'occasion de préparer des choses. On pourra ainsi prévenir à temps et efficacement les atteintes à la santé publique et les dangers qui sont générés par des maladies transmissibles. On pourra revenir, je crois que c'est nécessaire, sur les événements que nous avons connus ces dernières années pour en tirer toutes les conséquences et pour prendre en compte les expériences acquises.
Sur le plan international, une meilleure collaboration est également nécessaire. En fait, la collaboration internationale est absolument essentielle et indispensable dans le cas des maladies transmissibles. Les dispositions sur la collaboration et sur la coordination des mesures, sur l'échange des données, en particulier avec l'OMS et avec l'Union européenne, et aussi sur la collaboration au-delà des frontières nationales, avec les pays qui nous entourent - tout cela doit être ancré dans la loi, car il s'agit de mesures très importantes pour pouvoir efficacement prévenir les pandémies et les maladies transmissibles et pour lutter contre elles.
Je reviendrai tout à l'heure au cours de la discussion par article sur les points qui ont fait discussion dans la commission, sur les points qui feront discussion également ici. J'aimerais en conclusion vous inviter, après être entrés en matière sur le projet de loi sur la prévention qui vise à donner des moyens à la Confédération pour mieux coordonner, mieux clarifier la répartition des compétences dans le domaine des maladies chroniques et des maladies non transmissibles, à le faire aussi maintenant pour les maladies transmissibles en donnant les moyens à la Confédération d'agir en accord avec notre temps.
Le Conseil fédéral, avec tous ces arguments, vous invite à entrer en matière sur le projet.

Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
L'entrée en matière est décidée sans opposition


Bundesgesetz über die Bekämpfung übertragbarer Krankheiten des Menschen
Loi fédérale sur la lutte contre les maladies transmissibles de l'homme

Detailberatung - Discussion par article

Titel und Ingress, Art. 1-5
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates

Titre et préambule, art. 1-5
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral

Angenommen - Adopté

Art. 6
Antrag der Mehrheit
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates

Antrag der Minderheit
(Baettig, Borer, Estermann, Frehner, Scherer)
Abs. 1 Bst. b
Streichen

Antrag der Minderheit I
(Gilli, Baettig, Estermann, Prelicz-Huber)
Abs. 2 Bst. d
d. in ausserordentlichen Situationen gemäss Artikel 7 Impfungen bei gefährdeten Bevölkerungsgruppen, bei ...

Antrag der Minderheit II
(Baettig, Estermann, Frehner, Gilli, Scherer)
Abs. 2 Bst. d
Streichen

Art. 6
Proposition de la majorité
Adhérer au projet du Conseil fédéral

Proposition de la minorité
(Baettig, Borer, Estermann, Frehner, Scherer)
Al. 1 let. b
Biffer

Proposition de la minorité I
(Gilli, Baettig, Estermann, Prelicz-Huber)
Al. 2 let. d
d. déclarer obligatoires, en cas de situation extraordinaire visée à l'article 7, des vaccinations pour les groupes ...

Proposition de la minorité II
(Baettig, Estermann, Frehner, Gilli, Scherer)
Al. 2 let. d
Biffer

Abs. 1 Bst. b - Al. 1 let. b

Estermann Yvette (V, LU): Ohne die Verdienste der Weltgesundheitsorganisation schmälern zu wollen, finde ich die Bestimmung von Artikel 6 Absatz 1 Buchstabe b des Epidemiengesetzes überflüssig. Warum? Es geht bei dieser Bestimmung um die Frage, wann und unter welchen Bedingungen in der Schweiz eine besondere Lage besteht. Laut Entwurf liegt eine besondere Lage dann vor, wenn die WHO festgestellt hat, dass eine gesundheitliche Notlage von

AB 2012 N 315 / BO 2012 N 315
internationaler Tragweite besteht und durch diese Notlage in der Schweiz eine Gefährdung der öffentlichen Gesundheit droht.
Wie war es doch 2009 mit der Schweinegrippe, der H1N1-Pandemie? Laut einigen unabhängigen Journalisten und Medien erhielten drei Seuchenexperten der WHO Geld von Pharmakonzernen. Am 11. Juni 2009 ging es bei der WHO um die Entscheidung, ob sie die Schweinegrippe zu einer Seuche der Stufe 6 erklären sollte oder nicht. Die WHO traf den Entscheid, dies zu tun: Sie erklärte die Schweinegrippe zu einer Pandemie der Stufe 6. Die WHO verteidigte sich gegen die Vorwürfe betreffend den Geldfluss, für Transparenz sorgte sie aber nicht. In der Schweiz berichtete übrigens die Fernsehsendung "Rundschau" über diese Vorfälle. Eine Information aus dem Vorfeld zeigt, was für Zusammenhänge bestehen: 2007 hatte sich Deutschland einem britischen Konzern gegenüber vertraglich verpflichtet, einen Pandemie-Impfstoff zu kaufen, wenn die Stufe 6 ausgerufen würde. Merken Sie etwas? Wie Sie wissen, kam es mit der Schweinegrippe-Pandemie dann ganz anders.
Ich bitte Sie, unserer Minderheit zu folgen und Artikel 6 Absatz 1 Buchstabe b zu streichen. Auch die Experten in der Schweiz sind nur Menschen, aber sie geniessen bei der Bevölkerung doch ein höheres Ansehen als die wenig transparente WHO.
Bitte entscheiden Sie für Ihre Wählerinnen und Wähler, und streichen Sie Artikel 6 Absatz 1 Buchstabe b.

Berset Alain, conseiller fédéral: J'aimerais vous inviter à adopter la proposition de la majorité de la commission dans ce cas et à maintenir la possibilité de considérer qu'il y a une situation particulière si l'OMS a constaté la présence d'une urgence sanitaire de portée internationale, menaçant la santé de la population en Suisse. J'aimerais le faire avec les arguments suivants.
Dans la constatation du fait qu'il y a une situation particulière, il n'y a encore aucune nécessité d'agir, il n'y a en aucune manière un suivi obligatoire pour la Suisse de ce qui serait ou non prescrit par l'OMS. Il y a simplement la définition de ce que sont les critères qui permettent de considérer qu'il y a une situation particulière. Le Conseil fédéral est d'avis que même si vous inscrivez dans le texte de loi que l'OMS déclare un état d'urgence en matière sanitaire, de portée internationale, qui menacerait la santé de la population en Suisse, un débat aura lieu dans notre pays, avec les médias, sur ce que cela pourrait signifier en termes de nécessité de prendre des mesures ou non. Dès le moment où de toute façon ce que dirait l'OMS aurait des répercussions dans notre pays, il faudrait considérer qu'il est bien aussi de l'indiquer dans la loi, par souci de transparence envers les citoyennes et les citoyens, car il s'agirait effectivement d'un élément qui pourrait permettre de définir ce qu'est une situation particulière.
Au nom du Conseil fédéral, je vous invite à adopter la proposition de la majorité de la commission.

Gilli Yvonne (G, SG), für die Kommission: Das Misstrauen gegenüber der WHO, das in diesem Antrag der Minderheit zum Ausdruck kommt, basiert vor allem auf den mitunter negativen Erfahrungen im Zusammenhang mit H1N1, mit der Schweinegrippe bzw. mit der Panikmache vonseiten der WHO durch die Aufstufung dieser Pandemie, obwohl die Erkrankung selbst kein erhebliches Gefahrenpotenzial zeigte. Wir wurden in der Kommission darüber informiert, dass die Stufe der Pandemie nicht vom Schweregrad der Erkrankung abhängt. In der öffentlichen Wahrnehmung wurden diese beiden Dinge aber immer wieder gekoppelt, was zu Missverständnissen geführt hat. Weiter wurde die Nähe der WHO zur Pharmaindustrie bemängelt.
Wie der Bundesrat ist aber auch die Kommissionsmehrheit klar der Meinung, dass Pandemien und die Bekämpfung von Pandemien zusammen mit internationalen Organisationen koordiniert werden müssen; nur dann können sie erfolgreich bewältigt werden. Es braucht möglichst einheitliche Bestimmungen. Es ist der Wunsch der Schweiz, autonom zu bleiben und da auch unabhängig von der WHO und von WHO-Empfehlungen Entscheide fällen zu können, die ihr angemessen erscheinen. Dieser Wunsch ist natürlich erfüllt, die Schweiz ist in ihren Entscheiden autonom.
Aus diesen Gründen hat die Kommission mit 16 zu 5 Stimmen bei 2 Enthaltungen klar der bundesrätlichen Version zugestimmt.

Cassis Ignazio (RL, TI), pour la commission: Il n'est guère imaginable de lutter contre les épidémies et les maladies transmissibles en se renfermant à l'intérieur de nos frontières. Les germes ne connaissent pas les frontières et les maladies transmissibles - dans une société qui est mobile partout dans le monde - doivent être aussi combattues au niveau mondial. L'agence responsable de ce combat, c'est l'Organisation mondiale de la santé qui, bien entendu, peut aussi commettre des erreurs. Cela ne doit pourtant pas nous rendre aveugles et nous amener à la conclusion de ne pas prendre en compte ce que dit l'OMS. Je vois mal comment le Conseil fédéral, dans la liberté de choix qui est la sienne, pourrait ne pas tenir compte des appréciations et des directives de l'OMS, ceci d'autant plus que la Suisse, en tant que membre des Nations Unies et de l'OMS, a aussi adopté le règlement sanitaire international de 2005.
Evidemment, la discussion au sein de la commission, avec la proposition de la minorité Baettig, était fortement caractérisée par le débat, qui était alors actuel, de l'évaluation de ce qui s'était passé dans le cadre de la grippe porcine. Nous sommes tous - peut-être pas tous, mais en grande partie - déçus par la manière dont cette affaire a été gérée. En même temps, l'OMS elle-même a fait une autocritique et des rapports ont été rédigés afin de clarifier les erreurs qui ont été commises. Je le rappelle, la possibilité de commettre des erreurs est humaine, et même à l'OMS on doit apprendre de ses erreurs. Mais il ne faut pas se renfermer à l'intérieur des frontières suisses.
C'est pour cette raison que la commission vous invite, par 16 voix contre 5 et 2 abstentions, à rejeter la proposition de la minorité Baettig. Je vous invite donc à adopter la proposition de la majorité.

Abstimmung - Vote
(namentlich - nominatif; Beilage - Annexe 10.107/7040)
Für den Antrag der Mehrheit ... 131 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 44 Stimmen

Abs. 2 Bst. d - Al. 2 let. d

Präsident (Walter Hansjörg, Präsident): Die beiden Minderheitsanträge zu Absatz 2 Buchstabe d werden von Frau Estermann vertreten.

Estermann Yvette (V, LU): Aus Artikel 6 zur besonderen Lage geht hervor, dass der Bundesrat in Absprache mit den Kantonen Impfungen bei gefährdeten Bevölkerungsgruppen, bei besonders exponierten Personen und bei Personen, die bestimmte Tätigkeiten ausüben, für obligatorisch erklären kann.
Die Minderheit II (Baettig) schlägt Ihnen vor, in Absatz 2 Buchstabe d zu streichen. Wir bitten Sie, diesen Artikel dahingehend zu ändern, dass die Informationen, die entsprechenden Vorschläge und Empfehlungen ausreichen. Ein Impfdiktat würde es dann in unserem Land nicht geben, und die Freiheit des Einzelnen bliebe gewahrt.
Es ist juristisch nicht ganz klar, ob das vom Bundesrat beabsichtigte Impfobligatorium überhaupt verfassungsmässig ist. Professor Markus Müller von der Universität Bern sagt in der "Schweizerischen Ärztezeitung", Band 75, Heft 10 vom 9. März 1994: "Ein faktisches Impfgebot greift in das Selbstbestimmungsrecht der Eltern und der Kinder- bzw. Familienärzte sowie in die körperliche und psychische Integrität der Kinder ein. An der Verfassungsmässigkeit dieser Grundrechtseinschränkungen sind aus verschiedenen Gründen ernsthafte Zweifel angebracht." Sie werden darüber entscheiden. Was mich betrifft, masse ich mir, nachdem ich 19 Jahre in diesem Land verbracht habe, nicht an, die

AB 2012 N 316 / BO 2012 N 316
Mentalität der Schweizerinnen und Schweizer ausreichend zu kennen. Ich erachte das geplante Impfobligatorium aber als unschweizerisch. Die Schweizerische Eidgenossenschaft gründet ihren Erfolg auf die Eigenverantwortung und die Freiheiten des Einzelnen. Sie wertet diese sogar höher als die - in diesem Falle trügerische - Sicherheit. Das Vertrauen in ihre Bürger hat die Schweiz stark gemacht, und so soll es auch bleiben.
Ich bitte Sie deshalb, die Minderheit II zu unterstützen. Zum Schluss ein Zitat von Benjamin Franklin, dem amerikanischen Staatsmann, Ökonom und Naturforscher: "Wer die Freiheit aufgibt, um Sicherheit zu gewinnen, wird am Ende beides verlieren."
Ich möchte noch kurz erklären, wie die Minderheit I und die Minderheit II zueinander stehen: Die Minderheit I (Gilli) möchte, dass das Impfobligatorium nur in ausserordentlichen Situationen genehmigt wird. Die beiden Minderheitsanträge gehen in die gleiche Richtung. Die Minderheit I ist etwas offener, die Minderheit II (Baettig) will Buchstabe d streichen; sie ist da etwas strenger.
Bitte entscheiden Sie weise, und stimmen Sie den Minderheitsanträgen zu.

Schenker Silvia (S, BS): Wenn wir jetzt über die Frage eines möglichen Impfobligatoriums diskutieren, sollten wir uns vielleicht nochmals in Erinnerung rufen, wofür das Epidemiengesetz da sein soll. Am besten wird dies ersichtlich, wenn wir den Zweckartikel lesen. Hier steht: "Dieses Gesetz bezweckt, den Ausbruch und die Verbreitung übertragbarer Krankheiten zu verhüten und zu bekämpfen." Damit der Bund zusammen mit den Kantonen diese Aufgabe wahrnehmen kann, braucht er respektive brauchen die Kantone die Kompetenz, notwendige und sinnvolle Massnahmen zu ergreifen. Im Gesetz ist umschrieben, welche Massnahmen wann möglich sind. Das Gesetz berücksichtigt auch, unter welchen Umständen dies geschehen kann.
Damit dies möglichst präzis beschrieben ist, sieht das neue Gesetz gegenüber dem bestehenden eine Änderung vor. Im heutigen Epidemiengesetz geht man von einer normalen und einer ausserordentlichen Lage aus. Neu soll ein dreistufiges Modell eingeführt werden: Neben der normalen Lage gibt es die besondere Lage und die ausserordentliche Lage. Je nach Situation greifen andere Massnahmen. Der Entwurf des Bundesrates sieht vor, dem Bund neu die Kompetenz zu geben, bei besonderen Lagen für gefährdete Bevölkerungsgruppen, besonders exponierte Personen und Personen, die bestimmte Tätigkeiten ausüben, Impfungen für obligatorisch zu erklären. Dass diese Bestimmung sehr umstritten ist, konnten Sie an der grossen Zahl und der Tonalität der Zuschriften erkennen, die Sie erhalten haben. Wichtig ist eines: In einigen der Zuschriften und Voten in diesem Zusammenhang - übrigens auch hier im Saal - wird der Begriff Impfzwang verwendet. Das ist falsch. Es geht nicht um Impfzwang. Kein Mensch wird gegen seinen Willen geimpft. Dies wäre eine Zwangsmedikation, und für diese sind die gesetzlichen Bestimmungen ausgesprochen restriktiv. Es geht, wie sich im Gesetzestext nachlesen lässt, um die Möglichkeit, Impfungen für obligatorisch zu erklären. Dies kann konkret zum Beispiel heissen, dass für Pflegende, die auf einer Neugeborenenstation arbeiten, eine Impfung gegen Pocken obligatorisch ist. Wenn sich jemand nicht gegen Pocken impfen lässt, kann ihm oder ihr in der Folge untersagt werden, auf dieser Abteilung zu arbeiten.
Da der Bund gemäss Entwurf des Bundesrates und gemäss Antrag der Mehrheit ein solches Obligatorium nur in Absprache mit den Kantonen erlassen kann, ist die Hürde dafür also recht hoch. Angesichts dieser enggefassten Bedingungen hat sich die Mehrheit der SP-Fraktion entschieden, dem Bund diese Kompetenz zu geben. Dagegen wollen wir die Kompetenz der Kantone streichen. Wir sind der Meinung, dass ein Impfobligatorium eine einschneidende Massnahme ist und deshalb nur sehr restriktiv angewendet werden soll. Das Gesundheitspersonal - diese Gruppe würde es mit grosser Wahrscheinlichkeit treffen - muss möglichst lange die Freiheit haben, sich nicht impfen zu lassen.
Noch ein Punkt: In Artikel 56 sind die Aufgaben der Eidgenössischen Kommission für Impffragen geregelt. In der Kommission haben wir auch darüber gesprochen, wie wichtig es ist, dass diese Kommission unabhängig von der Pharmaindustrie und der WHO zusammengesetzt ist. Es ist wichtig, dass der Ständerat diese Bestimmung noch einmal anschaut und dafür sorgt, dass die Unabhängigkeit der Kommission gewährleistet ist.
Wir haben als Gesetzgeberinnen und Gesetzgeber die Pflicht, die Schwächsten vor einer möglichen Ansteckung zu schützen. Aus diesem Grund sollten wir dem Bund die Kompetenz geben, in besonderen Lagen und unter restriktiven Bedingungen Impfungen für obligatorisch zu erklären. Die Mehrheit der SP-Fraktion lehnt sowohl den Minderheitsantrag Gilli als auch den Minderheitsantrag Baettig ab.

Graf Maya (G, BL): Bei Artikel 6 Absatz 2 geht es um Massnahmen, die der Bund in besonderer Lage in Absprache mit den Kantonen anordnen kann. Gemäss Buchstabe d kann er - Sie haben es gelesen - "Impfungen bei gefährdeten Bevölkerungsgruppen, bei besonders exponierten Personen und bei Personen, die bestimmte Tätigkeiten ausüben, für obligatorisch erklären". Diese Möglichkeit des Obligatoriums hat in der grünen Fraktion zu kritischen Bemerkungen geführt.
Wie in der Botschaft des Bundesrates zu Recht hervorgehoben wird, stellen Impfungen grundsätzlich immer einen Eingriff in das Grundrecht der persönlichen Freiheit dar, sodass vorausgesetzt wird, dass die Einwilligung des Impflings bzw. seines gesetzlichen Vertreters oder seiner gesetzlichen Vertreterin vorliegt. Obligatorische Impfungen sind nach Artikel 36 der Bundesverfassung nur durch ein überwiegendes öffentliches Interesse und im Rahmen der Verhältnismässigkeit zulässig. Hierzu stellt sich die Frage, ob die Verhältnismässigkeit dieses Obligatoriums, wie es in dieser Bestimmung erwähnt wird, mit einer "besonderen Lage" gerechtfertigt werden kann. Es besteht demnach ein Interpretationsspielraum.
Die grüne Fraktion hat die Diskussion sehr sorgfältig geführt. Es gilt, zwischen dem öffentlichen Interesse, wie dem Schutz Dritter, und der persönlichen Freiheit abzuwägen. In der Vergangenheit, beispielsweise bei der letzten Grippepandemie, haben wir aber gerade die Erfahrung gemacht, dass das Gesundheitspersonal unter enormen Druck gekommen ist, sich auch gegen seinen Willen impfen zu lassen. Natürlich gibt es auch die epidemiologische Betrachtungsweise zu berücksichtigen, die eine solche Impfmassnahme rechtfertigen würde; dazumal ist sie aber nicht berücksichtigt worden. Wenn das aber der Fall wäre, müssten dann beispielsweise nicht auch die hospitalisierten Personen vor jeglichem Kontakt mit Besuchern geschützt werden, und müssten nicht auch sämtliche Besucherinnen und Besucher geimpft sein, damit sie Patienten besuchen können? Sie wissen es: Gerade hierzu ist damals eine grosse Kontroverse entstanden. Ein solches Impfobligatorium durchzusetzen dürfte also unserer Meinung nach auch rechtlich nicht so einfach sein. Zudem kann es unter Umständen auch ein Klima schaffen, das einer engagierten und wirksamen Prophylaxe gerade entgegenwirkt.
Wir Grünen sind nicht gegen das Impfen, das möchte ich hier festhalten. Wir sind aber für Selbstverantwortung und für Aufklärung. Die grüne Fraktion hat sich in ihrer sorgfältigen Abwägung je zur Hälfte für die Zustimmung zur Minderheit I und für die Zustimmung zur Minderheit II entschieden.
Wir bitten Sie, auf das Impfobligatorium zu verzichten.

Stahl Jürg (V, ZH): Die SVP-Fraktion hat sich an ihrer Sitzung mit der Frage eines möglichen Impfobligatoriums etwas schwergetan. Ich kann Ihnen aber mitteilen, dass sich die SVP-Fraktion für den Antrag der Mehrheit der Kommission ausgesprochen hat. Es gab verschiedene Überlegungen; die Überlegungen der Minderheit haben Sie von Kollegin Estermann bereits gehört. Die Mehrheit in der Fraktion hat sich nicht nur auf das Wort "Freiheit" berufen, sondern auch auf die hoheitliche Angelegenheit, wonach bei einer

AB 2012 N 317 / BO 2012 N 317
aussergewöhnlichen Situation eben durchaus Massnahmen getroffen werden können und das Gut der allgemeinen Gesundheit höher zu gewichten ist als die individuelle Freiheit allein.
Wir haben in der Schweiz - ich habe es bei meinem vorherigen Votum zu diesem Geschäft bereits gesagt - eine grosse Impftradition. Wir haben über Impfprogramme ganz schwere Krankheiten sehr gezielt ausmerzen können. Diese Impftradition dürfen wir in diesen Überlegungen nicht verneinen und ignorieren, sondern wir müssen diese Errungenschaft des medizinischen Fortschrittes in unsere Entscheidung mit einbeziehen. Bei näherem Hinsehen stellen Sie fest, dass mit der Beschränkung auf gefährdete Personen- bzw. Risikogruppen in dieser Totalrevision eigentlich eine Einschränkung gegenüber heute vorgeschlagen wird; die Hürden sind also doch relativ hoch. Ich muss Ihnen sagen, dass es auch falsch ist, aufgrund der H1N1-Geschichte oder aufgrund der Masernimpfung, zu welcher grosse Diskussionen in diesem Land stattfinden, zu entscheiden. Man muss sehen, dass es hier eben auch um wesentlich gravierendere Szenarien geht. Die Mehrheit der SVP-Fraktion ist deshalb der Meinung, dass man dem Bundesrat diese Kompetenz delegieren kann, denn wenn eine aussergewöhnliche Situation eintritt, muss schnell gehandelt werden, dann ist keine Zeit mehr für irgendwelche Spiele.
Die Diskussion über das Unwort "Impfzwang" wurde schon angesprochen. Es ist ein Impfobligatorium, eine Zwangsmedikation ist in der Schweiz nicht zulässig, das müssen Sie wissen.
Auch wenn diese Frage, die es jetzt zu beantworten gilt, vielleicht weniger eine parteipolitische als eine persönliche Frage ist, gibt es den Anspruch der Bevölkerung, sich in Krisensituationen gut aufgehoben zu fühlen. Schlussendlich ist es immer noch ein Akt der Freiheit, gezwungen wird niemand; aber eine Impfempfehlung ist halt weniger verbindlich als ein Impfobligatorium.
Ich bitte Sie im Namen der Mehrheit der SVP-Fraktion, die Mehrheit Ihrer Kommission zu unterstützen.

Berset Alain, conseiller fédéral: Avant de m'exprimer sur les propositions de minorité et sur la proposition de la majorité de la commission, j'aimerais vous rappeler que le droit en vigueur depuis plus de quarante ans autorise déjà les cantons à déclarer obligatoires certaines vaccinations. Il est arrivé dans le passé que les cantons fassent usage de cette possibilité. Le projet du Conseil fédéral auquel adhère la majorité, prévoit de limiter cette compétence aux groupes à risque, aux personnes particulièrement exposées et aux personnes exerçant certaines activités. Elle ne s'applique plus, comme c'est le cas dans la législation actuelle, à toute la population. Ce qui est nouveau dans le projet, c'est qu'en cas de situation particulière, la Confédération, en accord avec les cantons, pourra déclarer certaines vaccinations obligatoires pour les catégories de personnes mentionnées. C'est évidemment une mesure qui ne sera utilisée qu'en "ultima ratio", si toutes les autres mesures prévues par la loi se sont révélées insuffisantes.
L'autre élément important: il s'agit de distinguer clairement l'obligation de la contrainte, donc de distinguer la "obligatorische Impfung" de la "Zwangsimpfung". Ce qui est prévu ici est une obligation, mais non pas une contrainte de vaccination pour le personnel qui travaille en contact avec des catégories particulières de la population, par exemple des nouveau-nés, des enfants en bas âge. Cela signifie que si dans ces services-là des personnes ne souhaitent pas, malgré l'obligation, se faire vacciner, cela est évidemment possible, on peut refuser une vaccination. Dans ce cas, il ne serait cependant plus possible de travailler avec des nouveau-nés, avec la catégorie de la population qu'il est prévu de protéger, pendant la période déterminée. Evidemment, la déclaration d'une vaccination obligatoire doit toujours être proportionnée, elle doit toujours être justifiable, parce que cela constitue une atteinte importante à la liberté personnelle. Le projet du Conseil fédéral qui est suivi par la majorité prévoit que dans des situations particulières, s'il est jugé nécessaire, proportionné et justifiable, il est possible de déclarer obligatoires certaines vaccinations.
Les propositions de la minorité I et de la minorité II reviennent en fait à la même chose. Elles reviennent à la suppression de la possibilité de vaccination obligatoire dans des situations particulières - étant entendu que selon l'article 7 cela restera de toute façon possible dans des situations extraordinaires. Je le répète: il s'agit ici d'une limitation de ce qui est possible aujourd'hui avec la loi en vigueur.
Le Conseil fédéral vous propose avec cet argument de suivre la majorité de votre commission.

Gilli Yvonne (G, SG), für die Kommission: In der Kommissionsdiskussion wurde insbesondere nachgefragt, welche konkreten Beispiele es für besondere Situationen gebe. Dabei wurden als besondere Situationen die Sars-Epidemie und die H1N1-Epidemie angesehen. Wenn die Stufe der Gefahr dann noch zu einer ausserordentlichen Situation erhöht wird, kann als Beispiel eine schlimme Pandemie mit hoher gesundheitlicher Gefährdung bis hin zur Todesgefahr genannt werden. Als konkretes Beispiel wurde die Spanische Grippe von 1918 erwähnt.
Die Minderheit II will kein Impfobligatorium, weil sie grundsätzlich am Nutzen und an der Effektivität der Impfungen zweifelt. Sie führt mögliche kurz- und langfristige Nebenwirkungen ins Feld und findet, dass eine Rechtfertigung für ein Impfobligatorium in keinem Fall besteht, sondern dass die Frage der Impfung immer der Eigenverantwortung überlassen werden soll.
Die Minderheit I geht weniger weit. Sie will das Impfobligatorium auf ausserordentliche Situationen beschränken. Die Mehrheit der Kommission folgt der Argumentation des Bundesrates. Es gibt eben nicht zufällig ein dreistufiges Modell, bestehend aus normalen, besonderen und ausserordentlichen Lagen. In Artikel 6 sprechen wir von einer besonderen Lage. Eine besondere Gefährdung der öffentlichen Gesundheit oder eine gesundheitliche Notlage von internationaler Tragweite erfordern besondere und auch besonders koordinierte Massnahmen, die mit einem erweiterten Instrumentarium in diesem Gesetz zur Verfügung gestellt werden sollen.
Die Mehrheit der Kommission ist der Meinung, dass der Bundesrat in Koordination mit den Kantonen nicht unverhältnismässig handeln und auch keinen Impfzwang aussprechen soll. Der Bundesrat hat nochmals betont, dass es zwischen Impfobligatorium und Impfzwang zu unterscheiden gilt. Für Personen, die sich dem Impfobligatorium nicht unterziehen, sind keine Bestrafungen, jedoch arbeitsrechtliche Massnahmen vorgesehen, wie der Bundesrat in Beispielen aufgezeigt hat.
Es wurde weiter vom Bundesrat gesagt - die Mehrheit der Kommission schliesst sich dem an -, dass die Kantone aufgrund der heutigen Gesetzgebung individuell befugt seien, Impfobligatorien zu erlassen. Das ist in einigen wenigen Kantonen auch tatsächlich der Fall und hat die Mehrheit der Bevölkerung bis jetzt nicht gestört, eben wegen der Verhältnismässigkeit bei der Umsetzung. Dazu gilt es zu beachten, dass in besonderen Lagen, nicht nur im Zusammenhang mit Epidemien und Pandemien, nicht nur Individualrechte geltend gemacht werden können, sondern auch die Rechte der Gemeinschaft wichtig sind, sprich die Erhaltung der öffentlichen Gesundheit. Es gilt natürlich, im Zusammenhang mit einem Impfobligatorium und seiner Umsetzung diese beiden Rechte gegeneinander abzuwägen, was in Zukunft Bund und Kantone zusammen machen werden.
Die Kommission hat beide Anträge abgelehnt: Der Antrag der Minderheit I (Gilli) wurde mit 17 zu 5 Stimmen bei 2 Enthaltungen abgelehnt, der Antrag der Minderheit II (Baettig) mit 15 zu 8 Stimmen bei 1 Enthaltung. Die Kommissionsmehrheit beantragt Ihnen, der Fassung des bundesrätlichen Entwurfes zuzustimmen.

Cassis Ignazio (RL, TI), pour la commission: Cette loi prévoit trois situations: la situation normale, qui est celle d'aujourd'hui, par exemple à Berne ou en Suisse; la situation particulière qui est définie à l'article 6 alinéa 1, c'est-à-dire une

AB 2012 N 318 / BO 2012 N 318
situation où l'état d'alerte est augmenté, où il y a des dangers et où il faut agir; la situation extraordinaire qui est la situation catastrophique face à laquelle le Conseil fédéral a pleins pouvoirs pour toutes les mesures d'urgence nécessaires.
De quoi s'agit-il? Il s'agit de savoir si, pour la situation particulière, nous voulons reconnaître comme arme à disposition de la Confédération et des cantons la possibilité d'instaurer une obligation de vaccination pour des publics cibles précis pour des dangers précis. En effet, la restriction de la liberté personnelle, si on veut imposer une obligation, doit s'appuyer sur trois aspects: une base légale, et c'est ce que nous sommes en train de faire; le principe de proportionnalité et l'intérêt collectif. Le fait que le Conseil fédéral avec les cantons et l'organe de coordination qui est prévu à l'article 54 doivent ensemble arriver à cette décision nous montre bien qu'il s'agit d'une décision qui sera prise après avoir examiné si la mesure est proportionnée et si elle est dans l'intérêt collectif. On a cette arme à disposition pour cettea situation particulière et le Conseil fédéral en fera bon usage d'autant plus qu'il ne peut agir seul, mais avec les cantons.
Dans le débat qu'on a eu jusqu'ici, le cas de figure ou le film qui est dans la tête de ceux qui ont parlé est celui de l'EMS, des personnes âgées, de la néonatologie et des infirmiers et de l'introduction d'une vaccination obligatoire contre la grippe. Mais oubliez un instant le monde médical, le monde sanitaire. Il n'y a pas que ça. Imaginez par exemple une vague migratoire de personnes qui sont touchées par un virus hémorragique important et qui se présentent à la frontière. Nous envoyons nos corps de police cantonaux à la frontière alors que cette maladie hémorragique est transmissible. Dans une telle situation particulière, on pourrait dire que seuls les policiers vaccinés peuvent intervenir. La vaccination est alors obligatoire pour les policiers qui participent à ce genre de mesures.
Donc il faut aussi sortir du film de la grippe aviaire qui nous a tous et toutes un peu déçus et penser à des situations plus importantes qui ne sont pas décrites dans la loi puisque la loi ne dit que de manière abstraite ce qu'est une situation particulière.
Est-ce que le Parlement doit reconnaître au Conseil fédéral et aux cantons la possibilité de déclarer obligatoires des vaccinations? A cette question, la commission a répondu favorablement. Elle vous invite, par 15 voix contre 8 et 1 abstention, à rejeter la proposition de la minorité II (Baettig) et, par 17 voix contre 5 et 2 abstentions, à rejeter la proposition de la minorité I (Gilli). La proposition de la minorité I est d'autant plus inutile - je la prie de m'excuser - car elle prévoit la possibilité d'une obligation dans la situation extraordinaire. Mais la situation extraordinaire reconnaît de toute manière cette possibilité au Conseil fédéral. Il s'agirait donc d'une redondance dans la loi qui, aux yeux de la majorité de la commission, est inutile.
Je vous prie de soutenir la proposition de la majorité de la commission.

Erste Abstimmung - Premier vote
(namentlich - nominatif; Beilage - Annexe 10.107/7041)
Für den Antrag der Mehrheit ... 94 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit I ... 69 Stimmen

Zweite Abstimmung - Deuxième vote
(namentlich - nominatif; Beilage - Annexe 10.107/7042)
Für den Antrag der Mehrheit ... 104 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit II ... 51 Stimmen

Übrige Bestimmungen angenommen
Les autres dispositions sont adoptées

Art. 7-20
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral

Angenommen - Adopté

Art. 21
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates

Antrag Estermann
Abs. 1 Bst. c
Streichen

Art. 21
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral

Proposition Estermann
Al. 1 let. c
Biffer

Gilli Yvonne (G, SG), für die Kommission: Hier geht es um die Förderung der Impfungen in der Schweiz. Gemäss dem Einzelantrag Estermann, welcher der Kommission nicht vorlag, soll die Bestimmung von Buchstabe c, wonach die Kantone dafür sorgen, dass die Personen vollständig geimpft sind, gestrichen werden.
Wir haben in der Kommission nicht über diesen Antrag diskutiert. Wir haben aber darüber diskutiert, was es gemäss dieser Bestimmung von Buchstabe c konkret bedeutet, vollständig geimpft zu sein. Wir haben insbesondere über das Beispiel der Masernimpfung diskutiert: Was heisst es, wenn eine Person nur einmal geimpft ist, wenn die offizielle Empfehlung zwei Impfungen vorsieht? Auch eine nur einmal geimpfte Person kann nämlich nachweislich gegen diese Krankheit immun sein. Vonseiten der Fachleute und der Verwaltung wurde explizit die Auskunft gegeben, dass eine solche nur einmal geimpfte Person als vollständig geimpft gilt, wenn die Immunität gewährleistet ist. Das betrifft vor allem jene Bevölkerungsgruppen, die sich impfkritisch, aber nicht grundsätzlich impfabweisend verhalten und die offiziellen Impfempfehlungen teilweise individualisieren.
Zusätzlich wurden wir anlässlich des Hearings sehr ausführlich über die Notwendigkeit gerade dieses von der Revision betroffenen Teils des Epidemiengesetzes hingewiesen, auch im Zusammenhang mit den wiederholten Masernepidemien, die sowohl in der Schweiz wie auch im Ausland Menschen zu Schaden gebracht haben. Vonseiten der Impfkommission wurde erwähnt, dass dieses revidierte Gesetz jetzt auch eine Rahmengesetzgebung erlaubt, die der in den verschiedenen Kantonen sehr unterschiedlichen Durchimpfungsrate einen Fokus geben kann, ohne dass damit ein genereller Impfzwang vorgesehen ist. Ein Impfzwang wird aber, wie bereits beim vorhergehenden Artikel, auch von der Impfkommission nur als Ultima Ratio erwähnt und könnte nur in sehr spezifischen Situationen zum Schutz von vulnerablen Gruppen angewendet werden. Ein Beispiel dafür sind Säuglinge und Kinder, die noch nicht wirksam geimpft sind, vor allem wenn sie in Kinderkrippen betreut werden.
Bereits in der Eintretensdebatte in der Kommission wurde eine Kontroverse entfacht, wie sie hier jetzt mit den Anträgen der Minderheiten zum Ausdruck kommt, die den Impfprogrammen und einem Impfzwang kritisch gegenüberstehen. Sie tun dies nicht zuletzt aufgrund der Aussagen eines impfkritischen Experten, der auf Studien hinwies, wonach mit der Anzahl der Impfungen im Säuglingsalter auch die Säuglingssterblichkeit ansteigt und wonach bei Kindern, die später oder weniger geimpft sind, weniger chronische Krankheiten wie Allergien oder Autoimmunerkrankungen auftreten. Der Kommission wurde dargelegt, dass es auch Kontroversen aus wissenschaftlicher Sicht gibt, die zu berücksichtigen sind, wenn man diese Rahmengesetzgebung in Zukunft umsetzen muss.

Cassis Ignazio (RL, TI), pour la commission: Nous sommes ici à la section 2, "Vaccinations", la partie la plus délicate de cette loi. Dans cette section 2, à l'article 20 alinéa 1, il est question d'un plan national de vaccination. Les médecins le savent, c'est depuis des décennies le cas: tous les enfants en Suisse sont vaccinés de la même manière, selon un plan

AB 2012 N 319 / BO 2012 N 319
qui est préparé par des médecins spécialistes, par des techniciens. A l'article 21, le rôle des cantons est spécifié: les cantons encouragent la vaccination, informent, contrôlent la couverture vaccinale - c'est ce que je faisais il y a quelques années quand j'étais médecin cantonal au Tessin - et veillent à ce que les personnes visées par les recommandations reçoivent une vaccination complète. C'est justement cette dernière phrase, que je viens de mentionner, que Madame Estermann aimerait biffer avec sa proposition individuelle. Cette question n'a pas été discutée en commission, mais le sens de la mesure d'encouragement de la vaccination est évidemment de permettre aux cantons de faire leur travail qui est un travail d'information, de mise à disposition de la vaccination et aussi de surveiller que le calendrier vaccinal soit complété.
Que se passe-t-il si des enfants sont vaccinés contre la rougeole de manière insuffisante, c'est-à-dire trois fois au lieu de quatre, quatre fois au lieu de cinq, etc.? Leur immunité personnelle est moins bonne, et le risque d'une épidémie est plus grand. La Suisse occupe actuellement en Europe une mauvaise place dans le score des pays à risque pour la rougeole. La rougeole est une maladie infantile avec beaucoup de petits boutons rouges, comme on l'a vu tout à l'heure sur le tableau de vote lors de la votation au Parlement. Cette maladie n'est pas inoffensive, car elle peut amener à l'hospitalisation des enfants atteints et laisser des séquelles importantes, voire même conduire à la mort. Il est donc normal que les cantons fassent des efforts pour que les enfants soient vaccinés de manière complète et correcte. Ceci fait partie tout simplement de leurs tâches.
La commission n'a pas discuté de la proposition Estermann, mais la grande majorité de ses membres était de l'avis que les cantons ont un rôle à jouer et qu'ils doivent le faire correctement.
Je vous invite donc à rejeter la proposition Estermann.

Abstimmung - Vote
(namentlich - nominatif; Beilage - Annexe 10.107/7046)
Für den Antrag der Kommission ... 132 Stimmen
Für den Antrag Estermann ... 28 Stimmen

Art. 22
Antrag der Mehrheit
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates

Antrag der Minderheit I
(Baettig, Estermann, Frehner, Gilli, Prelicz-Huber, Schenker Silvia, Weber-Gobet)
... bestimmte Tätigkeiten ausüben, vorschlagen und empfehlen.

Antrag der Minderheit II
(Schenker Silvia, Baettig, Estermann, Fehr Jacqueline, Frehner, Gilli, Goll, Prelicz-Huber, Weber-Gobet, Weibel)
Streichen

Art. 22
Proposition de la majorité
Adhérer au projet du Conseil fédéral

Proposition de la minorité I
(Baettig, Estermann, Frehner, Gilli, Prelicz-Huber, Schenker Silvia, Weber-Gobet)
Les cantons peuvent proposer et recommander des vaccinations ...

Proposition de la minorité II
(Schenker Silvia, Baettig, Estermann, Fehr Jacqueline, Frehner, Gilli, Goll, Prelicz-Huber, Weber-Gobet, Weibel)
Biffer

Estermann Yvette (V, LU): Laut der Vorlage können die Kantone Impfungen von gefährdeten Bevölkerungsgruppen, von besonders exponierten Personen und von Menschen, die bestimmte Tätigkeiten ausüben, für obligatorisch erklären.
Die Minderheit I (Baettig) beantragt Ihnen, diesen Artikel so zu ändern, dass die Kantone die Impfungen vorschlagen und empfehlen können. Die Kantone sollen sie aber nicht mehr für obligatorisch erklären können. Mit dieser Bestimmung wird es auch in den Kantonen kein Impfdiktat geben, und die Freiheit des Einzelnen bleibt gewahrt.
Ich bitte Sie um Unterstützung unseres Minderheitsantrages. Ich danke Ihnen.
Da ich noch etwas Zeit habe, nütze ich die Gelegenheit, Herrn Bundesrat Berset eine Frage zu stellen. Es geht um Artikel 65, in dem eine Genugtuung für impfgeschädigte Personen vorgeschlagen wird, welche bis zu 70 000 Franken betragen kann. Das bedeutet, dass durch die behördliche Anordnung einer Impfung die Verpflichtung entsteht, für die bei den Personen entstehenden Impfschäden geradezustehen. Ich habe sehr viele Anfragen betreffend Artikel 67 erhalten, wo vorgesehen ist, dass das EDI diese Genugtuung herabsetzen oder gänzlich von ihr absehen kann, wenn die oder der Geschädigte den Schaden wesentlich mitverschuldet hat. Die Patientenorganisationen und die Konsumentenschutzorganisationen sind, wie gesagt, sehr daran interessiert, vom Bundesrat zu erfahren, wie eine impfgeschädigte Person wesentlich einen solchen Schaden mitverschuldet haben kann. Es geht ums Geld; die Kantone müssen sich ja auch an diesen Genugtuungskosten beteiligen. Wir wissen allerdings nicht, um welche Kosten es sich genau handelt, wie das bei solchen Vorlagen oft der Fall ist.
Am Schluss möchte ich Sie noch einmal bitten, bei Artikel 22 den Antrag der Minderheit I (Baettig) zu unterstützen.

Schenker Silvia (S, BS): Ich kann es sehr kurz machen: Wie ich in meinem ersten Votum zur Frage des Impfobligatoriums gesagt habe, vertritt die SP-Fraktion in dieser Frage die Haltung, dass in besonderen Lagen eine Kompetenz auf Bundesebene richtig und sinnvoll ist, und zwar in Zusammenarbeit mit den Kantonen. Nicht sinnvoll hingegen finden wir, dass jetzt, wo wir auf Bundesebene die Kompetenz zu einem Obligatorium haben, auch noch die Kantone die Kompetenz erhalten sollen, Impfungen für obligatorisch zu erklären. Wir anerkennen zwar, dass der Bundesrat in seiner Formulierung etwas restriktiver sein will als die bisherige Gesetzgebung, indem Impfungen nur für gefährdete Bevölkerungsgruppen, für besonders exponierte Personen oder für Personen, die bestimmte Tätigkeiten ausüben, obligatorisch erklärt werden können. Man konnte uns in der Kommission aber keine Argumente liefern, die unsere Delegation dazu bewogen hätten, den einzelnen Kantonen die Kompetenz zu geben, Impfungen für obligatorisch zu erklären.
Ich bitte Sie daher, hier meiner Minderheit II zu folgen und die Kantonskompetenz für ein Impfobligatorium zu streichen.

Präsident (Walter Hansjörg, Präsident): Die FDP-Liberale Fraktion und die SVP-Fraktion unterstützen den Antrag der Mehrheit.

Berset Alain, conseiller fédéral: Je vous invite, à l'article 22, à suivre la majorité de la commission. Vous savez que la possibilité pour les cantons de déclarer obligatoires des vaccinations pour certains groupes de la population existe déjà. Je l'ai dit tout à l'heure dans la discussion qui portait sur les vaccinations obligatoires qui seraient décrétées par la Confédération. Je ne vais pas me répéter ici, mais c'est quelque chose qui existe déjà et qui a été, suite à la consultation, maintenu.
Je vous invite, au nom du Conseil fédéral, à soutenir la majorité de la commission.
Pour les questions posées par Madame Estermann, le laps de temps entre le dépôt de sa question et maintenant a été très court, je suis en train d'élaborer la réponse. Je me permettrai donc de revenir tout à l'heure sur l'article 67 pour apporter une réponse à ses questions.

Gilli Yvonne (G, SG), für die Kommission: Warum sollen die Kantone die Möglichkeit haben, Impfungen für obligatorisch zu erklären, nachdem wir die Kompetenzen betreffend

AB 2012 N 320 / BO 2012 N 320
Obligatorium bereits auf Bundesseite erweitert haben? Zum Antrag der Minderheit Schenker Silvia, die diese Kantonskompetenz streichen möchte, ist in der Kommission argumentiert worden, es sei heute durchaus noch so, dass in der Durchimpfungs- und Erkrankungsrate bezüglich Infektionskrankheiten regionale Unterschiede bestünden und dass es deswegen durchaus Sinn machen könnte, in einzelnen Kantonen - beispielsweise wenn in einem Kanton wiederholt Masernepidemien auftreten - ein Impfobligatorium für diese Krankheit zu erlassen. Dieser Minderheitsantrag ist in der Kommission relativ knapp abgelehnt worden: mit 11 zu 10 Stimmen bei 0 Enthaltungen.
Die Minderheit Baettig möchte den Kantonen die Kompetenz geben, Impfungen vorzuschlagen und zu empfehlen, also eine aktive Promotion zu betreiben, nicht aber die Kompetenz für das Obligatorium. Auch dieser Minderheitsantrag ist in der Kommission mit 12 zu 10 Stimmen bei 0 Enthaltungen relativ knapp abgelehnt worden.

Cassis Ignazio (RL, TI), pour la commission: La seule différence entre cette loi et celle de 1970 par rapport à cette mesure, c'est le numéro de l'article. Dans le présent projet, l'article porte le numéro 22 et, dans la loi en vigueur, il porte le numéro 23. Autrement la situation est identique.
La loi en vigueur stipule que les cantons déterminent si ces vaccinations sont facultatives ou obligatoires. C'est la raison principale pour laquelle votre commission a décidé de maintenir tout simplement cette disposition dans la loi. Elle y est depuis quarante ans et elle a fait ses preuves. Les cantons ont fait un usage intelligent et prudent de l'obligation de vacciner.
Jusqu'à il y a peu de temps, il n'y avait que trois ou quatre cantons qui avaient une obligation pour la vaccination contre la diphtérie. Quand j'étais médecin cantonal au Tessin, il y a environ dix ans, j'avais proposé d'abolir cette vaccination qui n'était plus justifiée d'un point de vue épidémiologique. Cependant, le fait que la loi la permette, est toujours un instrument important à maintenir, car il pourrait arriver quelque chose dans l'une ou l'autre des régions de Suisse. Dans notre Etat fédéraliste, on doit quand même reconnaître aux cantons la possibilité de déclarer une obligation vaccinale le cas échéant.
Dans les cantons, le Conseil d'Etat et le Grand Conseil subissent aussi la pression populaire. Ils doivent aussi respecter les trois conditions dont j'ai parlé avant pour pouvoir restreindre la liberté personnelle. Le fait de maintenir cette mesure dans la révision de cette loi est une reconnaissance tout simplement que les cantons ont un rôle important à jouer dans son application et qu'ils ont une certaine autonomie décisionnelle en fonction de la région, des habitudes, de la mentalité et de la psychologie locale.
C'est pour cette raison que la majorité de votre commission vous invite à rejeter les deux propositions de minorité I (Baettig) et II (Schenker Silvia); la minorité II tout simplement parce qu'on veut laisser cette possibilité aux cantons et la minorité I parce qu'elle est identique à la proposition de la minorité II. Les cantons sont déjà appelés à promouvoir et à recommander des vaccinations dans d'autres articles. Donc, le fait de choisir la formulation de la proposition de la minorité I n'aurait aucun sens du point de vue de la rédaction de la loi.
Je vous invite à soutenir la proposition de la majorité de la commission et à rejeter les propositions des minorités I et II.

Erste Abstimmung - Premier vote
(namentlich - nominatif; Beilage - Annexe 10.107/7043)
Für den Antrag der Minderheit I ... 103 Stimmen
Für den Antrag der Mehrheit ... 62 Stimmen

Zweite Abstimmung - Deuxième vote
(namentlich - nominatif; Beilage - Annexe 10.107/7044)
Für den Antrag der Minderheit I ... 93 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit II ... 78 Stimmen

Präsident (Walter Hansjörg, Präsident): Ich gebe nun Herrn Bundesrat Berset das Wort zur Beantwortung der Fragen von Frau Estermann bezüglich der Artikel 65 und 67.

Berset Alain, conseiller fédéral: Madame Estermann se référant à l'article 67 du projet de loi a demandé un exemple pour savoir ce qu'on entend par une personne qui contribuerait de manière importante à causer l'atteinte, si j'ai bien compris la question posée. Je peux vous donner l'exemple suivant. Je précise d'abord que la loi actuelle sur les épidémies contient déjà une disposition qui vise à réduire l'indemnité dans certains cas. L'exemple auquel on pourrait penser là, c'est le cas d'une personne qui aurait caché intentionnellement qu'une vaccination antérieure contre la grippe aurait provoqué chez elle une violente réaction allergique. Le fait de cacher cette information intentionnellement pourrait avoir contribué à causer l'atteinte et pourrait représenter une raison de l'application de l'article 67. J'espère ainsi avoir répondu à la question de Madame Estermann.

Art. 23-73
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral

Angenommen - Adopté

Art. 74
Antrag der Mehrheit
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates

Antrag der Minderheit
(Stahl, Baettig, Borer, Bortoluzzi, Glur, Parmelin, Ruey, Scherer, Triponez)
Abs. 1
... im internationalen Verkehr sowie die Kosten für die Vorbereitungen nach Artikel 42 und für die Ausübung der Mitwirkungspflicht nach Artikel 43.
Abs. 2
Streichen

Art. 74
Proposition de la majorité
Adhérer au projet du Conseil fédéral

Proposition de la minorité
(Stahl, Baettig, Borer, Bortoluzzi, Glur, Parmelin, Ruey, Scherer, Triponez)
Al. 1
... ordonnées par ses organes, ainsi que les coûts engendrés par l'application des dispositions visées à l'article 42 et par le respect de l'obligation de collaborer visée à l'article 43.
Al. 2
Biffer

Stahl Jürg (V, ZH): In Artikel 74 haben wir eine grundlegende Änderung in dieser Revision. Es handelt sich um die Verpflichtung zur Kostenübernahme der jeweiligen Unternehmen des internationalen Personenverkehrs. Das ist ein einschneidender Punkt für die betroffenen Unternehmen und folglich, weil es den grenzüberschreitenden Personenverkehr betrifft, auch für die Volkswirtschaft. Die drastischen Kostenfolgen, die bei ausserordentlichen Situationen, wie sie das Epidemiengesetz umschreibt, schwer abschätzbar sind, könnten für die betroffenen Unternehmen zu ernsthaften Folgen führen.
Ich bitte Sie, dem Antrag der Minderheit zuzustimmen. Bedenken Sie, auch wenn Sie verschiedene Zuschriften bekommen haben, die eher die Position der Flughäfen und der Flugunternehmen in der Schweiz betreffen, dass dieser Artikel eben auch die anderen grenzüberschreitenden Transportmittel wie die Eisenbahn, die Schifffahrt und den Busverkehr einschliesst. Wenn der Bund Auflagen macht, wenn er

AB 2012 N 321 / BO 2012 N 321
Massnahmen anordnen kann, dann bin ich dezidiert der Meinung, dass er sich zumindest zwingend an den zu erwartenden Kosten beteiligen muss.
Der Bundesrat und die Mehrheit der Kommission schlagen hier eine Kann-Formulierung vor. Ich bin der Meinung, dass das ein falsches Signal ist. Es geht um ausserordentliche Situationen, die schwer abschätzbar sind. Wenn der Bund zum Teil halt auch unpopuläre Massnahmen beschliesst, dann sollte er sich auch verantwortlich fühlen, sich an den Kosten zu beteiligen. Es geht nicht darum, sämtliche Kosten abzuwälzen. Es gibt auch Versicherungslösungen. Der Bund sollte sich hier subsidiär beteiligen. Für den Fall einer Epidemie scheint es mir aus volkswirtschaftlicher Sicht wichtig, dass wir für diese Unternehmen - es geht ja nicht nur um ein Unternehmen, sondern von solchen Massnahmen können viele Unternehmen betroffen sein - die zwingende Formulierung mit ins Gesetz nehmen. Die Gesundheit ist eine hoheitliche Aufgabe. Wenn es dann eine aussergewöhnliche Situation gibt, die uns zum Handeln und zu Massnahmen zwingt, sollte hier partnerschaftlich eine Lösung gesucht werden, dann sollten nicht einseitig die Unternehmen und damit der Standort Schweiz geschwächt werden.
Es geht auch um den internationalen Vergleich. Wenn wir von den internationalen Flughäfen in der Schweiz sprechen - von Basel, Genf und Zürich -, dann müssen wir uns im Klaren sein, dass wir in einem sehr harten Konkurrenzkampf mit den benachbarten Staaten sind. Wir sind in Konkurrenz mit den grossen Flughäfen in Deutschland, insbesondere in München und auch weiter nördlich, in Frankfurt; wir stehen aber auch in Konkurrenz mit Flughäfen im Süden, denken Sie z. B. an Mailand. Denken Sie auch an die Situation mit der Frankenstärke. Das sind alles Dinge, die den Standort Schweiz und die Konkurrenzfähigkeit unserer wichtigen Drehscheiben im internationalen Personenverkehr schwächen. Ich glaube, es ist weniger eine Frage, wie man sich für ein Unternehmen einsetzt, als eine Frage der volkswirtschaftlichen Bedeutung unserer Eintrittspforten und der Unternehmen, die den internationalen, grenzüberschreitenden Personenverkehr abwickeln. Wenn wir weitere Gebühren und Auflagen machen, gibt es kaum Spielraum für diese Unternehmen, damit sie im internationalen Vergleich konkurrieren können.
Weitere Gebühren im grenzüberschreitenden Personenverkehr schaden also insgesamt dem Standort Schweiz. Es wird auch schwierig sein, im Detail zu klären, wo der grenzüberschreitende Verkehr beginnt; es gibt im Detail noch ganz viele Dinge zu klären.
Ich schliesse mit einer Bemerkung: Eine Epidemie in einem Ausmass, das die Anordnung dieser Massnahmen erfordert, ist und bleibt ein Sonderfall. Ich bitte Sie, meinem Minderheitsantrag zuzustimmen.

Rossini Stéphane (S, VS): Il s'agit ici de la répartition des coûts des mesures appliquées au transport international de personnes. Cet article répartit la compétence financière entre, d'une part, la Confédération et, d'autre part, les entreprises. Cet article est aussi à lire, et la minorité défendue par monsieur Stahl est très claire à ce sujet, au regard des articles 42 et 43. Aux articles 42 et 43, nous avons en fait accepté des dispositions qui concernent les entreprises, l'article 42 précisant les dispositions à prendre par les entreprises et l'article 43 précisant leur obligation de collaborer. Selon ces articles, les entreprises doivent mettre à disposition les infrastructures et le personnel nécessaires pour atteindre les objectifs de cette loi.
Une majorité importante de la commission estime qu'il faut garder cette répartition. D'une part, certains coûts, qui concernent l'examen, la surveillance, la quarantaine, l'isolement etc., sont à la charge de la Confédération. C'est l'intérêt public prépondérant qui implique, dans ces cas, l'acteur Confédération. D'autre part, il y a aussi un intérêt pour les entreprises de transport et donc une responsabilité de leur part. Pour cette raison, je vous invite, au nom du groupe socialiste et comme le Conseil fédéral, à soutenir cette répartition des tâches: la Confédération assume certains coûts, les entreprises assument d'autres coûts, et ces coûts sont très clairement précisés.
Il faut aussi dire que dans cette recherche d'équilibre, l'article 74 alinéa 2, ne ferme pas complètement la porte à l'intervention financière de la Confédération, puisqu'il y est très clairement écrit: "La Confédération peut participer aux frais ou dépenses extraordinaires si cela contribue notablement à réduire les risques sanitaires." La porte n'est donc pas complètement fermée, notamment en ce qui concerne ces dépenses extraordinaires, mais il y a ici véritablement un partage des obligations, un partage des responsabilités et un partage des risques.
Je vous invite, par conséquent, au nom du groupe socialiste, à soutenir la majorité de la commission pour obtenir un véritable équilibre dans la prise en charge des coûts.

Schneeberger Daniela (RL, BL): Die FDP-Liberale Fraktion beantragt Ihnen mehrheitlich, den Minderheitsantrag Stahl zu unterstützen. Die Vorsorge- und Mitwirkungsmassnahmen bei der Bekämpfung von Epidemien respektive die Massnahmen zur Eindämmung von Epidemien erfolgen zum Schutz der Allgemeinheit, das heisst der noch nicht betroffenen, also noch gesunden Bevölkerung der Schweiz. Es geht dabei in keiner Weise um Handlungen und Massnahmen, die ausschliesslich zum Schutz der Passagiere getroffen werden. Beim Ausbruch einer Epidemie kommt die Reisetätigkeit praktisch zum Erliegen; der Fall Sars hat dies zum Beispiel deutlich genug gezeigt. Auf die Reisebranche kommen in solchen ausserordentlichen, letztlich nicht von ihr verursachten Situationen zum Teil massive Einnahmeneinbrüche zu. Bei der Bewältigung solcher Krisensituationen entstehen zwangsläufig Mehrausgaben im Personal- und Infrastrukturbereich. Es ist schlicht nicht zumutbar, den betroffenen Unternehmen in einer solch kritischen Phase noch weitere Mehrbelastungen und zusätzliche Kosten aufzubürden. Die Reisebranche würde damit in einer für sie ohnehin sehr schwierigen Phase zusätzlich geschwächt, und dem Standort Schweiz bzw. unserer Wettbewerbsfähigkeit entstünde ein unverhältnismässiger Schaden.
Wohlgemerkt, es geht nicht um ordentliche Risiken, gegen die sich die Unternehmen natürlich selber absichern müssen und bei welchen der Staat zweifellos nicht einspringen muss. Nein, es geht um eine aussergewöhnliche, ausserordentliche Krisensituation, wo quasi eine höhere Gewalt im Spiel ist. Der Schutz der Bevölkerung vor ansteckenden Krankheiten und die Verhinderung respektive die wirksame Eindämmung einer Epidemie sind ganz klar hoheitliche Aufgaben, die unmissverständlich in der Verantwortung und Handlungshoheit des Bundes liegen. Die im Gesetzentwurf vorgesehene Kann-Formulierung ist deshalb ungenügend und gibt keine ausreichende Rechtssicherheit. Es ist aber unsere Aufgabe, genau diese Rechtssicherheit ohne Wenn und Aber einzuräumen.
Darum unterstützen wir mehrheitlich den Minderheitsantrag Stahl.

Frehner Sebastian (V, BS): Ich beantrage Ihnen namens der SVP-Fraktion, Artikel 74 Absatz 1 gemäss der Minderheit Stahl zu ergänzen. Zudem soll Artikel 74 Absatz 2 gestrichen werden.
Von den Massnahmen im internationalen Personenverkehr sind gemäss Entwurf sowohl die Flughäfen als auch die Flugunternehmen betroffen. Dies gilt insbesondere für den hier angesprochenen Artikel 74 Absatz 1, der die Kostentragung bei Massnahmen im internationalen Personenverkehr regelt. Absatz 2 schreibt vor, dass Unternehmen, die im Eisenbahn-, Bus-, Schiffs- oder Flugverkehr grenzüberschreitend Personen befördern, Flughafenhalter, Betreiber von Hafenanlagen, Bahnhöfen und Busstationen und Reiseveranstalter die Kosten tragen, die aus der Vorbereitung nach Artikel 42 und der Mitwirkungspflicht nach Artikel 43 entstehen. Schon heute unterstützen die Flughäfen den Bund bei der Vorsorge und im Fall einer Epidemie. Die Flughafenbetreiber sind für die Erstellung und den Betrieb von Verkehrsinfrastrukturen verantwortlich und finanzieren diese auch. Im Fall

AB 2012 N 322 / BO 2012 N 322
einer Epidemie unterhalten die Flughafenbetreiber eine tragfähige Organisation für Notfall- und Reisemedizin. Bereits heute leisten die Flughafenbetreiber also einen wesentlichen Beitrag für die Allgemeinheit.
Es ist unbestritten, dass der Schutz der Bevölkerung vor ansteckenden Krankheiten eine hoheitliche Aufgabe ist; dies wird auch in Artikel 118 der Bundesverfassung festgehalten. Die Vorsorge- und die Mitwirkungsmassnahmen der Flughäfen bei der Bekämpfung von Epidemien erfolgen zum Schutz der Bevölkerung in der Schweiz. Die Kosten der Leistungen, die durch die Flughäfen erbracht werden müssen, sind demnach vom Bund zu tragen. Es handelt sich dabei, wie eingangs erwähnt, um Kosten und Aufwendungen im Rahmen der Mitwirkungspflichten und der direkt vom Bund angeordneten Massnahmen.
Schon seit Jahren steht die Aviatik mit dem Bund betreffend die hoheitlichen Sicherheitsmassnahmen und die anfallenden Kosten im Clinch. Das Gleiche droht nun auch im Zusammenhang mit den Kosten für die hoheitlichen Gesundheitsmassnahmen. Airlines und Flughäfen befinden sich in einem harten Konkurrenzkampf, auch deshalb dürfen ihnen die Kosten von hoheitlichen Aufgaben nicht aufgebürdet werden. Die Formulierung im Gesetzentwurf, wonach sich der Bund an den ausserordentlichen Kosten beteiligen kann, gibt keine ausreichende Rechtssicherheit.
Als Vertreter der Nordwestschweiz möchte ich Ihnen darlegen, weshalb dieser Antrag für meine Region sehr wichtig ist. Der Euro-Airport Basel ist seit Jahren ein Flughafen für kleine und mittlere Fluggesellschaften und für die zwei grossen Player Swiss und Easyjet. Die Swiss, die ihren Hauptsitz in Basel hat, fokussiert sich auf den Hub in Zürich. Einige von Basel aus angeflogene Destinationen wurden im Zusammenhang mit einer Veränderung in der Gesamtkonzernstrategie der Lufthansa gestrichen. Der zweite grosse Player, Easyjet, ist bekannt für seine Kostensorgfalt. Easyjet wäre wohl kaum bereit, diese zusätzlichen Kosten zu tragen, und würde sich vielleicht nach einem anderen geeigneten Standort im Dreiländereck Schweiz-Frankreich-Deutschland umschauen. Dies wäre für unseren Flughafen verheerend und würde dem Luftfahrtstandort Basel schaden. Das Gleiche gilt natürlich auch für die anderen Flughafenstandorte.
Tragen wir also Sorge zu unserem Luftfahrtstandort, und belasten wir die Flugunternehmen und Flughäfen nicht mit Ausgaben, welche sie aus ordnungspolitischer Sicht nicht tragen sollten. Sagen Sie deshalb Ja zum Antrag der Minderheit Stahl!

Präsident (Walter Hansjörg, Präsident): Die CVP/EVP-Fraktion unterstützt den Antrag der Minderheit.

Berset Alain, conseiller fédéral: Le Conseil fédéral vous propose de suivre la majorité de la commission sur cette question.
Il est clair qu'il peut s'avérer nécessaire en cas d'épidémie de portée internationale, de prendre des mesures dans les ports et dans les aéroports internationaux situés sur le territoire suisse. La principale mesure à prévoir dans de pareils cas est l'information aux voyageurs qui arrivent en Suisse et à ceux qui quittent la Suisse, sur les risques de maladies transmissibles. Il y a quelques autres mesures mentionnées par la loi, notamment le fait de fournir la liste des passagers, de distribuer et collecter des questionnaires qui permettent d'identifier les voyageurs malades, et d'autres mesures encore. Le projet de loi que vous avez sous les yeux contraint les exploitants de ports ou d'aéroports à mettre à disposition les infrastructures et le personnel nécessaires à l'application de ces mesures, pour autant que ceux-ci soient disponibles.
J'aimerais souligner que la loi en vigueur prévoit exactement les mêmes obligations. Il y a déjà eu des cas dans le passé où cela a été mis en oeuvre, où des mesures ont dû être prises dans les ports et dans les aéroports. Comme cela est appliqué aujourd'hui et prévu dans le projet du Conseil fédéral, ces mesures sont à la charge des exploitants. Je voudrais souligner que ces mesures ont été rarement appliquées jusqu'ici et qu'elles ont conduit à des coûts très peu élevés.
Le Conseil fédéral tient compte dans la mesure appropriée des remarques qui ont été formulées par les ports et les aéroports. Vous avez vu à l'article 74 qu'il est possible pour la Confédération de participer aux frais et dépenses extraordinaires liés aux dispositions qui seraient prises dans les ports et les aéroports. Je crois donc que les remarques qui ont été formulées par les ports et les aéroports ont été prises en compte. Il y a la flexibilité nécessaire dans le projet qui vous est proposé, pour soutenir les mesures aussi financièrement si c'est important. Par contre, avec le projet du Conseil fédéral on ne souhaite pas, comme c'est le cas de la minorité, tout transférer à l'Etat. On ne veut pas faire en sorte qu'à l'avenir l'Etat soit responsable de tout et doive prendre en charge tous les coûts. Avec la minorité il y aurait en cas d'épidémies la prise en compte de l'ensemble des coûts par la Confédération en matière d'information. Mais on peut alors se poser une autre question: les mesures de sécurités qui sont nécessaires dans les ports et les aéroports ne devraient-elles pas aussi être mises à la charge de l'Etat? C'est une question qui va plus loin que la proposition de la minorité. Les arguments évoqués par les personnes qui ont soutenu la minorité sont pour l'essentiel aussi soutenus par le Conseil fédéral. C'est la raison pour laquelle il y a à l'article 74 alinéa 2 la possibilité pour la Confédération de participer aux frais et dépenses extraordinaires si cela contribue notablement à réduire les risques sanitaires. C'est ce que prévoit l'alinéa 2.
J'aimerais vous inciter avec cela à soutenir la majorité en vous redisant que les préoccupations qui ont été évoquées par les ports et les aéroports sont prises en compte également par le Conseil fédéral. Il y a possibilité de financer les mesures quand c'est nécessaire, mais il n'y a pas obligation de le faire, et il n'y a pas, comme le souhaiterait la minorité, un transfert global à la Confédération de la responsabilité et de la prise en charge des coûts.
Je vous invite, au nom du Conseil fédéral, à suivre la majorité de la commission.

Gilli Yvonne (G, SG), für die Kommission: Die Kommissionsmehrheit und der Bundesrat - es war damals noch ein freisinniger Bundesrat - haben bei diesem Artikel klar anerkannt, dass es eine hoheitliche Aufgabe ist, die öffentliche Gesundheit zu schützen und dafür auch die Kosten zu übernehmen. Das ist in Absatz 1 von Artikel 74 ja auch ganz klar so festgehalten: "Der Bund trägt die Kosten für die von seinen Organen angeordnete Untersuchung, Überwachung, Quarantäne, Absonderung und Behandlung von Reisenden im internationalen Verkehr." Es ist aber auch so, dass es bisher eine gewisse verhältnismässige Mitverantwortung - im Sinne eines gemeinschaftlichen Ansatzes - der Transportunternehmen gab. Was das bedeutete, hat Bundesrat Burkhalter der Kommission so erläutert: Es geht darum, dass Transportunternehmen in gewissen Pandemiesituationen oder in gewissen besonderen Situationen Plakate aufhängen, die vom Bund zur Verfügung gestellt werden, und dass sie für das Aufhängen dieser Plakate nicht separat Rechnung stellen sollen. Es geht beispielsweise auch um die immer wieder vorkommende Situation, dass eine Person mit einer offenen Tuberkulose eine Flugreise unternimmt und an der Grenze als infektiös erkannt und behandelt wird. Das Bundesamt fordert nachher die Passagierliste an, damit die Kontaktpersonen eruiert, die entsprechenden Regierungen kontaktiert und die betreffenden Personen vor einer Ansteckung geschützt werden können. Dafür wurde in der Vergangenheit von den Transportunternehmen keine Rechnung gestellt.
Das ist genau das, was der Antrag der Minderheit Stahl meint: Der Bund soll in Zukunft auch die Kosten für die Ausübung der Mitwirkungspflicht nach Artikel 43 tragen. Der freisinnige Bundesrat Burkhalter sagte zu diesem Ansinnen und zu diesem Antrag: "Dieses Anliegen ist für mich unbegreiflich." Ein Mitglied der Kommission hat dann noch nachgefragt, ob der Antrag auf eine Ausdehnung der staatlichen

AB 2012 N 323 / BO 2012 N 323
Finanzierung abziele. Herr Bundesrat Burkhalter hat dazu gesagt: "Das ist vollkommen klar!"
Auf der Basis dieses Wissensstands hat die Kommission mit 11 zu 8 Stimmen bei 1 Enthaltung dem Entwurf des Bundesrates den Vorzug gegeben.

Cassis Ignazio (RL, TI), pour la commission: Les ports et les aéroports sont obligés de collaborer. La question est: "Qui paie pour cette collaboration?" Mais, avant de poser cette question, il faut savoir ce qu'ils doivent faire. Ils doivent faire cinq choses:
- mettre à disposition des moyens et des infrastructures techniques pour informer les voyageurs des risques de maladies transmissibles;
- collecter les informations nécessaires à l'identification d'une personne ou à la détection précoce de personnes malades;
- fournir les listes de passagers ou de marchandises aux autorités compétentes;
- faciliter l'examen médical des voyageurs;
- faciliter le transport de personnes vers un hôpital.
La question est de savoir si ces cinq mesures préparatoires doivent être payées entièrement par l'Etat, donc par le contribuable, qu'il voyage ou non, ou si elles doivent être payées par les ports et les aéroports, donc par l'entreprise de transport, finalement par les clients, par ceux qui voyagent.
La majorité de votre commission considère que ces obligations relèvent de la responsabilité de ces entreprises. Ensuite, il s'agit de déterminer si elles doivent être totalement dédommagées pour ce faire. La loi prévoit qu'il est possible que la Confédération intervienne. Dans les faits, des aéroports comme ceux de Zurich et Genève disposent déjà des installations et des moyens nécessaires. Il n'y a donc pas de dépenses supplémentaires justifiables en cas de situation normale. Par contre, en cas de situation particulière ou extraordinaire, il y a un droit d'urgence qui de toute manière permet à l'Etat d'intervenir.
Donc, la majorité de votre commission estime qu'il est bon que cette question de responsabilité soit présente dans la loi. En effet, une entreprise de transport ne peut pas être totalement libérée de toute responsabilité en la matière pour la faire porter à l'Etat. C'est la raison pour laquelle, par 11 voix contre 8 et 1 abstention, votre commission vous invite à soutenir une répartition équitable des coûts entre l'Etat et les entreprises, donc à soutenir la proposition de la majorité qui correspond au projet du Conseil fédéral.

Abstimmung - Vote
(namentlich - nominatif; Beilage - Annexe 10.107/7045)
Für den Antrag der Minderheit ... 100 Stimmen
Für den Antrag der Mehrheit ... 71 Stimmen

Art. 75-85
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral

Angenommen - Adopté

Art. 86 Ziff. 1
Antrag der Mehrheit
Art. 231 Ziff. 1
1. Wer böswillig, skrupellos oder aus selbstsüchtigen Beweggründen eine gefährliche übertragbare menschliche Krankheit ... bestraft. (Rest streichen)
Art. 231 Ziff. 2
2. Handelt der Täter fahrlässig, so ist die Strafe Freiheitsstrafe bis zu drei Jahren oder Geldstrafe.

Antrag der Minderheit
(Gilli, Fehr Jacqueline, Goll, Heim, Prelicz-Huber, Rielle, Rossini, Schenker Silvia)
Art. 231 Ziff. 2
Streichen

Antrag von Graffenried
Art. 231
Wer vorsätzlich aus gemeiner Gesinnung eine gefährliche übertragbare menschliche Krankheit verbreitet, wird mit Freiheitsstrafe von bis zu fünf Jahren bestraft.
Schriftliche Begründung
Die Fassung der Mehrheit der Kommission entspricht logisch, systematisch und terminologisch nicht dem StGB. Eine fahrlässige Begehung des qualifizierten Tatbestandes ist nicht möglich. Diese Bedenken werden mit meinem Einzelantrag aufgenommen. Die Regelung richtet sich nur noch gegen die willentliche Verbreitung von Seuchen (Bioterrorismus).

Antrag Vischer Daniel
Art. 231
Unverändert
Schriftliche Begründung
Die Neufassung führt nur zu Konfusion. Die geltende Regelung genügt. Die Fälle von Bioterrorismus können hinreichend über das geltende Recht geahndet werden.

Art. 86 ch. 1
Proposition de la majorité
Art. 231 ch. 1
1. Celui qui, par malveillance, sans scrupules ou poussé par un mobile égoïste aura propagé une maladie ... au moins. (Biffer le reste)
Art. 231 ch. 2
Adhérer au projet du Conseil fédéral
(la modification ne concerne que le texte allemand)

Proposition de la minorité
(Gilli, Fehr Jacqueline, Goll, Heim, Prelicz-Huber, Rielle, Rossini, Schenker Silvia)
Art. 231 ch. 2
Biffer

Proposition von Graffenried
Art. 231
Celui qui, intentionnellement et par bassesse de caractère, aura propagé une maladie de l'homme dangereuse et transmissible sera puni d'une peine privative de liberté de cinq ans au plus.

Proposition Vischer Daniel
Art. 231
Inchangé

Präsident (Walter Hansjörg, Präsident): Der Antrag Vischer Daniel zu Artikel 231 des Strafgesetzbuches wurde zurückgezogen.
Die Diskussion und die Abstimmung gelten auch für Artikel 167 des Militärstrafgesetzes.
Die Anträge der Minderheit werden durch Frau Silvia Schenker vertreten.

Schenker Silvia (S, BS): Bei diesem Artikel mit dem Titel "Verbreiten menschlicher Krankheiten" geht es darum, unter welchen Bedingungen sich jemand strafbar macht, der eine andere Person mit einer gefährlichen übertragbaren menschlichen Krankheit ansteckt. In der heutigen Gerichtspraxis wird diese Bestimmung praktisch ausschliesslich auf Personen mit HIV angewendet, und sie wird auch bei sogenannt einvernehmlichem Sex angewendet, wenn ein HIV-Positiver den Sexualpartner oder die Sexualpartnerin über seinen Serostatus informiert hat.
Die Revision des Epidemiengesetzes sollte dazu benutzt werden, diese Gesetzesbestimmung so zu ändern, dass sie bei einvernehmlichem Sex mit informierten Partnern keine Anwendung findet. Der Bundesrat hat einen Vorschlag gemacht, Sie finden ihn auf der Fahne. Dieser Vorschlag soll diesem Anliegen gerecht werden. Nur ist dieser Vorschlag nach Meinung von Fachleuten nicht geeignet. Gemäss Bundesrat soll die Übertragung nicht mehr strafbar sein, wenn

AB 2012 N 324 / BO 2012 N 324
der "Täter" die andere Person über das konkrete Infektionsrisiko informiert hat.
Die Eidgenössische Kommission für Aids-Fragen hat einen anderen Vorschlag gemacht, den Frau Gilli und ich mit einem Antrag in der Kommission eingebracht haben. Dieser Vorschlag hätte beinhaltet, dass das Wort "vorsätzlich" in Ziffer 1 durch das Wort "böswillig" ersetzt und Ziffer 2, welche eine fahrlässige Übertragung zum Inhalt hat, gestrichen worden wäre. In der Debatte zu dieser Bestimmung wurde angeführt, dass mit diesem Artikel auch die Frage des Bioterrorismus behandelt werden soll. Aus dieser Diskussion ergab sich dann die nun vorliegende Formulierung. Aus Sicht der Fachkreise, welche sich seit langer Zeit intensiv mit diesem Thema befassen, ist diese Bestimmung problematisch, weil der Begriff "selbstsüchtige Beweggründe" zu viel Interpretationsspielraum offenlässt.
Wir haben in der SGK-NR die wirklich gute Lösung also noch nicht gefunden. Ich bitte namens der Minderheit den Ständerat, sich noch einmal gründlich mit dieser Frage zu beschäftigen, und ich ziehe den Minderheitsantrag zurück. Hingegen scheint mir der Antrag von Graffenried in die richtige Richtung zu zeigen. Ich empfehle Ihnen also, diesen Antrag anzunehmen. Wie gesagt, ist der Minderheitsantrag Gilli zurückgezogen.

von Graffenried Alec (G, BE): Ich spreche für die grüne Fraktion, aber natürlich teilweise auch zu meinem Einzelantrag. Es geht ja um die Strafbestimmungen, wir sprechen hier über die Änderung von Artikel 231 des Strafgesetzbuches. Bei der Lektüre der Fahne begreift man eigentlich nicht richtig, worum es der Kommission gegangen ist. Ich habe daher gestutzt und dann versucht, mit einem Antrag etwas Klarheit zu schaffen. Frau Schenker hat ja vorhin ausgeführt, dass nach der Kommissionsberatung durchaus noch Fragen offengeblieben sind.
Das Problem ist, dass wir bei der Übertragung von Krankheiten immer zwei Ebenen haben. Einerseits haben wir die individuelle Ebene, die individuelle Gesundheit des Geschädigten. Die Gesundheit und die körperliche Unversehrtheit werden durch die Artikel 111ff. zu den Delikten geschützt, die ganz am Anfang des Besonderen Teils des Strafgesetzbuches stehen. Auf der anderen Seite haben wir den seuchenpolizeilichen Teil. Das ist der Teil, der eigentlich von Artikel 231 betroffen ist; davon soll Artikel 231 handeln. Das war, wie ich aus Gesprächen mit Kommissionsmitgliedern erfahren habe, eigentlich auch das Anliegen der Kommission. Der bisherige Artikel 231 hat diese beiden Ebenen vermischt. Dadurch machte sich beispielsweise ein HIV-Infizierter bisher sowohl der Körperverletzung nach Artikel 123 als auch der Verbreitung menschlicher Krankheiten nach Artikel 231 schuldig.
Der Bundesrat hat in seiner Vorlage Artikel 231 vollständig überarbeitet. Er hat dazu einen Grundtatbestand, einen qualifizierten Tatbestand, einen privilegierten Tatbestand und einen fahrlässigen Tatbestand eingefügt. Er hat aber weiterhin daran festgehalten, dass Artikel 231 sowohl die individuelle Gesundheit schützt als auch seuchenpolizeilich wirkt. Das wollte die Kommission offensichtlich nicht. Daher hat sie diesen Artikel zusammengestrichen. Offensichtlich wollte die Kommission das Konzept nicht übernehmen und nur den qualifizierten Tatbestand, also den hochkriminellen, wenn nicht gar terroristischen Tatbestand, übernehmen. Dabei geht es um die kollektive Gesundheit, also eben um die Verbreitung von Epidemien.
Das habe ich in meinem Antrag übernommen. Eine allfällige vorsätzliche oder fahrlässige Körperverletzung oder gar eine Tötung wird von den Bestimmungen in den Artikeln 111ff. StGB erfasst. Dabei geht es um die individuelle Gesundheit. Die Strafbarkeit erfolgt also nur noch über diese Bestimmungen, aber nicht mehr über Artikel 231 StGB über die Verbreitung menschlicher Krankheiten.
Die Kommission hat dann den Fahrlässigkeitstatbestand trotzdem übernommen. Das muss ich jetzt trotz fortgeschrittener Redezeit noch ausführen. Die fahrlässige Begehung ist nämlich bereits im Verwaltungsstrafrecht geregelt. Ein Artikel im Strafgesetzbuch ist nicht nötig, da diese Bestimmung ja bereits in den Artikeln 82ff. des Epidemiengesetzes, die Sie soeben ohne Diskussion beschlossen haben, enthalten ist; dort ist die fahrlässige Begehung schon drin. Die Fassung der Kommission ist aber auch gar nicht möglich, weil die Kommission ja den Grundtatbestand gestrichen hat. Man kann nicht fahrlässig "böswillig und skrupellos" sein, das ist einfach unlogisch. Ziffer 2 bliebe damit toter Buchstabe, aber sie würde dann gleichzeitig auch verhindern, dass das Verwaltungsstrafrecht zur Anwendung käme, weil diese Anwendung in Artikel 82 Absatz 1 nämlich ausgeschlossen wird, weil das Strafgesetzbuch eben eine Bestimmung enthält.
Ich bitte Sie daher im Namen der grünen Fraktion, meinen Einzelantrag anzunehmen und damit eine Klärung der Strafbestimmungen zu ermöglichen.

Berset Alain, conseiller fédéral: Il existe évidemment un certain risque, compte tenu du déroulement de la discussion en commission, qu'en fait, un autre débat de commission ait lieu maintenant. Je vais renoncer à maintenir la position du Conseil fédéral sur ces questions et vous proposer de suivre, pour l'instant, la proposition de la majorité, et j'insiste sur le fait que la situation telle qu'elle résulte de la commission semble poser un certain nombre de problèmes. Elle n'est pas satisfaisante et va nécessiter, au deuxième conseil, un examen vraiment approfondi. Nous ne pouvons pas, je crois, refaire ici un travail entier de commission. Je suis conscient du fait qu'au deuxième conseil, il y aura vraiment nécessité encore de se pencher sur ces questions en détail. Pour moi, ce n'est pas réglé ainsi, et je renonce à demander un vote en faveur du projet du Conseil fédéral à ce sujet. Laissez sortir les choses de votre conseil comme cela vous semble juste. Par contre, je souhaite que le deuxième conseil puisse analyser ces questions en détail. Cela paraît vraiment nécessaire pour les questions de ce type.

Vischer Daniel (G, ZH): Herr Bundesrat Berset, ich möchte Ihnen eine Frage stellen. Herr von Graffenried hat vorhin gesagt, Artikel 231 StGB komme nur bei der Massenverbreitung einer Krankheit oder Epidemie zur Anwendung, nicht jedoch im Individualverhältnis. Damit hängt die Problematik der ganzen HIV/Aids-Frage zusammen. Die Gerichtspraxis ist ja heute unklar, weil sowohl die Artikel 111ff. StGB, namentlich schwere Körperverletzung, als auch, in Konkurrenz dazu, zum Teil Artikel 231 angewendet werden. Sie haben jetzt mit Ihrer Formulierung im dritten Absatz von Artikel 231 Ziffer 1 dieser Auslegung zusätzlich Nahrung verschafft, indem Sie ja im Grunde genommen in diesem Absatz spezifisch die HIV/Aids-Problematik regeln wollen, nämlich dann, wenn die Übertragung gewissermassen im gegenseitigen Wissen um das Übertragungspotenzial stattfindet.
Sind Sie auch der Meinung, dass eigentlich im Sinne der Ausführungen von Herrn von Graffenried eine klarere Abgrenzung zwischen Artikel 231 StGB, auf den das Epidemiengesetz verweist, und den Bestimmungen der Artikel 111ff. StGB erfolgen sollte und dass die ganze HIV/Aids-Problematik nur über die Bestimmungen der Artikel 111ff. geregelt werden sollte?

Berset Alain, conseiller fédéral: La discussion qui pourrait s'engager maintenant vient confirmer qu'il existe un risque ici de mener précisément une discussion de commission. Les questions que vous avez posées doivent être éclaircies. Il est certainement là encore nécessaire de prendre le temps dans un débat de commission pour éclaircir toutes ces questions. C'est la raison pour laquelle j'avais déjà auparavant exprimé le souhait que cette question soit encore une fois analysée en détail par le deuxième conseil, parce que je crois qu'il n'est pas possible de trouver ce matin la bonne solution qui sera la solution définitive.
Encore une fois, toutes ces questions vont être clarifiées et j'aimerais ne pas préjuger ici de ce qui sera fait dans les travaux qui sont encore à mener. Et j'aimerais vous demander

AB 2012 N 325 / BO 2012 N 325
d'avoir la patience d'attendre ce qui sera décidé par le deuxième conseil en sachant qu'il y aura certainement encore la possibilité pour votre commission et votre de conseil de s'exprimer à nouveau aussi sur cette question.

Gilli Yvonne (G, SG), für die Kommission: Das ist in der Tat eine etwas komplizierte Ausgangssituation, die auch in der Kommission zu ausführlichen und teilweise etwas verwirrlichen Diskussionen Anlass gegeben hat und die sicher in der Beratung im Zweitrat auch bezüglich juristischer Termini nochmals einer Überprüfung und einer Klärung bedarf.
Herr Bundesrat Berset hat gesagt, es sei die Folge einer Entgleisung bei der Anwendung von Artikel 231 StGB, wie er vor dieser Gesetzesrevision formuliert gewesen sei, dass wir jetzt überhaupt über die Version der Kommissionsmehrheit und über die bundesrätliche Version diskutieren würden, die sich beide von der aktuellen Gesetzgebung unterschieden. Ich spreche insofern von "Entgleisung", als mit diesem Gesetzesartikel allein die Intention verfolgt wurde, den Bioterrorismus und auch den angekündigten oder angedrohten Bioterrorismus bekämpfen und strafrechtlich ahnden zu können. In der Entwicklung der Rechtspraxis wurde dieser Artikel dann fast ausschliesslich im Zusammenhang mit der Übertragung von HIV/Aids angewandt, und zwar indem seropositive Personen, die ihre Partner über ihren Serostatus informiert hatten und im gemeinsamen Willen mit ihnen Sexualverkehr hatten, nachher bis hin zur letzten Instanz verurteilt worden sind - wegen der Möglichkeit, ihren Partner mit HIV/Aids angesteckt zu haben.
Die Debatte, die daraus resultierte, begann mit dem Diskurs über die bundesrätliche Version. Die bundesrätliche Revision wurde von einem externen Juristen, der von der beratenden Kommission des Bundesrates, von der Eidgenössischen Kommission für Aids-Fragen, beigezogen worden war, im Vergleich zur jetzigen Situation als Verbesserung eingestuft. Sie beinhaltet aber nach wie vor die Möglichkeit, einen einvernehmlichen Sexualkontakt mit HIV-Positiven strafrechtlich zu ahnden, auch wenn der Partner informiert war und die Entscheidung gemeinsam getroffen wurde. Der Grund dafür, dass das so ist, ist nach Einschätzung dieser Rechtsexperten, dass es sich eben hier um "public health" handelt. Es geht nicht um individuelle Rechte, sondern es geht um "public health", und das ist ein kollektives Rechtsgut. Problematisch an der bundesrätlichen Fassung ist deswegen eben, dass im Kernstrafrecht auf eine Klage gar nicht verzichtet werden kann, wenn es um den Schutz der öffentlichen Gesundheit geht.
Die zweite Problematik liegt darin, dass nach wie vor der Begriff der Fahrlässigkeit vorkommt, welcher im grundsätzlichen Zusammenhang mit der Übertragung von infektiösen Krankheiten nicht ganz unproblematisch ist. In der Kommission wurde das Problem anhand eines Beispiels ausgedeutscht. Es wurde gefragt, ob sich beispielsweise die Mutter eines nicht gegen Masern geimpften, infizierten Kindes grundsätzlich strafbar mache, wenn andere Kinder von ihrem Kind angesteckt würden. Im Grundsatz wird diese Frage bejaht, solange eben die Fahrlässigkeit in dieser Form in diesem Gesetzesartikel aufrechterhalten wird.
Die Kommission und der Bundesrat waren sich in zwei Fragen einig: Es braucht diesen Gesetzesartikel zur Bekämpfung des angedrohten Bioterrorismus, und es braucht ihn praktisch ausschliesslich dafür. Von der Strafbarkeit ausgenommen werden sollten wirklich diejenigen sexuellen Kontakte, die im gegenseitigen Einvernehmen und in voller Informiertheit stattgefunden haben. Die entsprechenden Paare sollten im Zusammenhang mit der Übertragung von sexuell übertragbaren Krankheiten - meist eben HIV/Aids - nicht mehr der Strafjustiz unterstellt werden. Die Kommission hat dann auf Anregung der Verwaltung den Ihnen vorliegenden Mehrheitsantrag beschlossen, der von der Terminologie her im Zweitrat noch einmal genauer diskutiert werden muss.
Der Einzelantrag von Graffenried lag in dieser Form nicht vor. Er ist aber in enger Anlehnung an den Gesetzesvorschlag entstanden, den die Eidgenössische Kommission für Aids-Fragen der Kommission vorlegte. Der Antrag wurde in der Kommissionsdebatte eingereicht, wurde aber von der Verwaltung falsch übersetzt, und somit konnte in der Kommission gar nicht darüber abgestimmt werden.
Wir bitten Sie, der Kommissionsmehrheit zuzustimmen, respektieren aber - wie auch bereits in der Kommissionsdebatte - den zusätzlichen Klärungsbedarf für den Zweitrat, unter nochmaliger Berücksichtigung des Gesetzesvorschlags der beratenden Kommission und der Einwände der juristischen Experten, welche die Kommission für das Hearing herangezogen hat.

Cassis Ignazio (RL, TI), pour la commission: Malveillance, égoïsme, négligence, bassesse de caractère: ce sont toutes sortes de mots dont je ne comprends pas grand-chose en tant que médecin. J'ai compris cependant que chaque mot a une quantité de significations dans le droit pénal et qu'il faut laisser ce débat se faire au Conseil des Etats parce que notre commission n'a pas été en mesure d'éclaircir suffisamment cette question.
Je vous invite donc tout simplement à en rester à la version de la majorité. De toute façon, la minorité Gilli a été retirée.
La proposition individuelle von Graffenried va dans la bonne direction, mais je crois qu'on est totalement incapable de dire quels sont les mots à choisir et à inscrire dans le droit pénal. La commission veut une norme pénale dure contre le bioterrorisme, et elle ne veut plus punir les personnes qui transmettent par exemple le VIH à un partenaire sexuel qui est informé et conscient d'avoir un rapport sexuel à risque. Voilà ce que la commission veut. Maintenant, ce sera à la deuxième chambre de trouver les bonnes formulations.

Präsident (Walter Hansjörg, Präsident): Der Antrag der Minderheit wurde zurückgezogen. Der Bundesrat verzichtet auf eine Abstimmung zu seinem Antrag. Die nachfolgende Abstimmung zu Artikel 231 des Strafgesetzbuches gilt auch für Artikel 167 des Militärstrafgesetzes.

Abstimmung - Vote
(namentlich - nominatif; Beilage - Annexe 10.107/7047)
Für den Antrag von Graffenried ... 116 Stimmen
Für den Antrag der Mehrheit ... 40 Stimmen

Art. 86 Ziff. 2
Antrag der Mehrheit
Art. 167 Ziff. 1
1. Wer böswillig, skrupellos oder aus selbstsüchtigen Beweggründen eine gefährliche übertragbare menschliche Krankheit ... bestraft. (Rest streichen)
Art. 167 Ziff. 2
2. Handelt der Täter fahrlässig, so ist die Strafe Freiheitsstrafe bis zu drei Jahren oder Geldstrafe.

Antrag der Minderheit
(Gilli, Fehr Jacqueline, Goll, Heim, Prelicz-Huber, Rielle, Rossini, Schenker Silvia)
Art. 167 Ziff. 2
Streichen

Antrag von Graffenried
Art. 167
Wer vorsätzlich aus gemeiner Gesinnung eine gefährliche übertragbare menschliche Krankheit verbreitet, wird mit Freiheitsstrafe von bis zu fünf Jahren bestraft.
Schriftliche Begründung
Die Fassung der Mehrheit der Kommission entspricht logisch, systematisch und terminologisch nicht dem StGB. Eine fahrlässige Begehung des qualifizierten Tatbestandes ist nicht möglich. Diese Bedenken werden mit meinem Einzelantrag aufgenommen. Die Regelung richtet sich nur noch gegen die willentliche Verbreitung von Seuchen (Bioterrorismus).

AB 2012 N 326 / BO 2012 N 326

Art. 86 ch. 2
Proposition de la majorité
Art. 167 ch. 1
1. Celui qui, par malveillance, sans scrupules ou poussé par un mobile égoïste aura propagé une maladie ... au moins. (Biffer le reste)
Art. 167 ch. 2
Adhérer au projet du Conseil fédéral
(la modification ne concerne que le texte allemand)

Proposition de la minorité
(Gilli, Fehr Jacqueline, Goll, Heim, Prelicz-Huber, Rielle, Rossini, Schenker Silvia)
Art. 167 ch. 2
Biffer

Proposition von Graffenried
Art. 167
Celui qui, intentionnellement et par bassesse de caractère, aura propagé une maladie de l'homme dangereuse et transmissible sera puni d'une peine privative de liberté de cinq ans au plus.

Angenommen gemäss Antrag von Graffenried
Adopté selon la proposition von Graffenried

Art. 86 Ziff. 3, Art. 87, 88
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates

Art. 86 ch. 3, art. 87, 88
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral

Angenommen - Adopté

Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
(namentlich - nominatif; Beilage - Annexe 10.107/7051)
Für Annahme des Entwurfes ... 152 Stimmen
Dagegen ... 4 Stimmen

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