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| Rapport de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS), du 4 février 1999 |
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| Proposition
de la Commission
La commission propose, par 17 voix contre 6 , et conformément à
l'article 21quater alinéa 5 LREC, de prolonger jusqu'à la session
d'hiver 2001 le délai qui lui a été imparti pour présenter un
projet de loi.
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Pour la Commission
Le président: Rechsteiner Paul |
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Le
21 mars 1997, M. Gysin Hans Rudolf, conseiller national, a déposé
une initiative parlementaire intitulée «Ouverture du marché
de l'assurance-maladie à la CNA». Cette initiative vise à
modifier la loi sur l'assurance-maladie de sorte que la Caisse
nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) soit
habilitée à pratiquer, elle aussi, l'assurance-maladie
obligatoire. Dans son développement, l'auteur de l'initiative
rappelle que la CNA gère ses coûts avec une compétence qui
permet de supposer, sur la base des chiffres comparatifs
disponibles, que ses primes seraient avantageuses aussi dans le
domaine de l'assurance-maladie. Le 14 août 1997, avant de se
prononcer, la commission a procédé à plusieurs auditions,
recueillant notamment l'avis du Concordat des assureurs-maladie
suisses, des assureurs privés, de la Conférence des directeurs
cantonaux des affaires sanitaires, de la Fédération des médecins
suisses, de la CNA et de l'Office fédéral des assurances
sociales. Lors de cette même séance, elle a également entendu
plusieurs experts issus des milieux universitaires. Après avoir
longuement délibéré, la commission a proposé à son Conseil,
par 15 voix contre 6 et avec 2 abstentions, de donner suite à
l'initiative.
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Se ralliant à la proposition de la commission, le Conseil
national a décidé, le 25 septembre 1997, de donner suite à
l'initiative susmentionnée, par 90 voix contre 50 et avec 20
abstentions. A la session suivante, l'initiative a à nouveau été
attribuée à la commission qui a été chargée de préparer un
projet dans les deux ans.
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Réunie
une première fois le 12 février 1998, la commission a procédé
à une seconde série d'auditions. Elle a, en outre, demandé à
l'Office fédéral des assurances sociales d'examiner de façon
plus approfondie les points suivants: principe de la
compensation des risques, conséquences d'une ouverture du marché
de l'assurance-maladie à la CNA (notamment en ce qui concerne
la désolidarisation et le jeu de la concurrence), suppression
du monopole de la CNA dans le domaine de l'assurance-accidents.
La commission a pris connaissance, au cours de l'année 1998,
des résultats de ces travaux. Cependant, plusieurs changements
sont intervenus au sein de la CNA au cours de cette période:
les personnes responsables de la réalisation du projet ayant
quitté la caisse, le conseil d'administration s'est vu en effet
contraint de réexaminer la situation. La commission n'est pas
revenue sur cet objet en 1998.
Le
4 février 1999, la commission s'est entretenue de la suite à
donner à ces travaux. Dans sa lettre du 22 janvier 1999, le
conseil d'administration de la CNA lui avait fait part de sa
volonté de continuer à s'investir dans ce projet, en précisant
cependant qu'elle souhaitait d'abord faire le point sur la
situation juridique pertinente. La CNA a annoncé, par ailleurs,
qu'elle allait lancer plusieurs projets dans le domaine de la
santé afin de déterminer les modalités d'une éventuelle
accession de la CNA au marché de l'assurance-maladie. Les résultats
de ces recherches ne sont pas encore disponibles à l'heure
actuelle. Pour que la commission puisse examiner l'initiative
parlementaire Gysin Hans Rudolf à la lumière de ces résultats,
il est indispensable de prolonger de deux ans le délai qui a été
imparti pour le traitement de ladite initiative.
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