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98.3543 e Mo. Conseil des Etats (Plattner). Elaboration d'une loi concernant la recherche médicale sur l'homme

deutsch

Rapport de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du 11 novembre 1999

Réunie le 11 novembre 1999, la commission a examiné la motion du Conseil des Etats (Plattner).

La motion vise à ce que les bases légales soient créées pour permettre la recherche médicale sur l’homme.

Proposition de la Commission

La commission propose, à l'unanimité, de transmettre la motion.

Pour la Commission

La présidente: Gadient
Contenu:
1 Texte déposé
1.1 Développement
2 Décision du Conseil des Etats
3 Considérations de la Commission et conclusions
 

 

1 Texte déposé

Le Conseil fédéral est chargé de mettre en consultation, d'ici la fin 2001, un projet de loi fédérale concernant la recherche médicale sur l'homme, qui devra être soumis au Parlement en 2002. Ce projet de loi fixera les principes et limites à respecter dans ce domaine sur le plan de l'éthique et du droit; il garantira, d'une part et autant que possible, le respect des droits de l'homme et fera, d'autre part, en sorte que la recherche médicale sur l'homme - quand elle est utile - soit possible.

1.1 Développement

Le motionnaire renvoie au développement de la motion Dormann (97.3623) qui, abstraction faite des indications sur le calendrier à respecter, a la même teneur. Cette motion est depuis une année en suspens au Conseil national; étant cependant contesté, l’objet risque d'être rayé de la liste des affaires en cours. En ce qui concerne les délais, le motionnaire ajoute:

  • que la Suisse est, en matière de législation dans ce domaine, en retard par rapport à la plupart des pays d'Europe occidentale, tant et si bien que nos chercheurs doivent aujourd'hui encore se référer à des directives et autres recommandations à caractère relativement peu contraignant et émanant de leur milieu professionnel;
     
  • que la ratification de la Convention de bioéthique du Conseil de l'Europe, que le Conseil fédéral soutient et a déjà mise en consultation, nécessite de toute façon la création d'une loi en la matière; et
     
  • qu'au moment d'élaborer cette loi, il serait judicieux de s'inspirer du projet complet et détaillé de loi sur la recherche sur l'homme en biomédecine, du 22 septembre 1998, élaboré par le canton de Bâle-Ville, loi que le Grand Conseil dudit canton, dans l'attente de la création d'une loi fédérale, n'a cependant pas adoptée; l’existence de ce projet, dont le contenu correspond à l’objet de la motion, permettrait que les délais soient respectés.

2 Décision du Conseil des Etats

Après que le Conseil fédéral se soit déclaré disposé, dans sa déclaration écrite du 3 février 1999, à accepter la motion, le Conseil des Etats a décidé, le 16 mars 1999, sans discussion et sans opposition, de transmettre l’intervention.

3 Considérations de la Commission et conclusions

En matière de recherche médicale sur l’homme, la Suisse fait partie du peloton de tête dans le monde et occupe une bonne position tant dans la recherche fondamentale que dans la recherche médicale. Or, les textes qui régissent le domaine de la recherche médicale sur l’homme sont éparpillés, incohérents et incomplets. Cette forte fragmentation, ajoutée à l’existence de règles aussi bien cantonales que régionales, complique le travail des chercheurs tout en entravant les efforts de contrôle du respect des principes éthiques.

Si la loi sur les produits thérapeutiques, actuellement examinée au Parlement, comprend bien des aspects relevant spécialement de la recherche clinique, elle n’englobe pas tous les domaines: une série d’expériences sur l’homme à des fins de recherche (interventions chirurgicales, recherches menées sans médicaments et sans produits médicaux) nécessite la mise au point d’un dispositif global uniforme. Il reste notamment à édicter des règles afin de protéger les personnes servant de cobayes et pour assurer un contrôle efficace. Le Conseil fédéral est également d’avis qu’une loi dans ce domaine se justifie; en outre, plusieurs cantons sont également à l’oeuvre mais ont ajourné la mise au point de leur propres textes en attendant qu’une réglementation soit décidée au niveau fédéral.

Une raison non négligeable pour laquelle les bases légales doivent être rapidement complétées est l’importante position de leader que la Suisse doit maintenir en tant que site de recherche médicale.

Pour l’ensemble des motifs énoncés, la commission préconise une solide loi-cadre en la matière. Elle constate avec satisfaction que l’administration est confiante quant aux chances qui existent de respecter les délais énoncés.

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