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02.038 |
Taux
d'alcoolémie limites admis en matière de circulation routière. Ordonnance |
Message
du 22 mai 2002 relatif à une ordonnance de l'Assemblée fédérale concernant les
taux d'alcoolémie limites admis en matière de circulation routière (FF 2002
3669)
Situation
initiale
En dépit de la
baisse du nombre des accidents de la circulation routière enregistrée au cours
des dernières années, la proportion des accidents dus à la consommation de
boissons alcoolisées n’a pas diminué. Les conducteurs sous l’influence de
l’alcool ne sont plus en mesure de satisfaire aux exigences de la sécurité
routière. Même des taux d’alcoolémie peu élevés exercent une influence
défavorable aussi bien sur les capacités physiques que sur l’attitude du
conducteur.
Lors de la
dernière révision de la loi sur la circulation routière (99.036), les Chambres fédérales
ont décidé de transférer à l’Assemblée fédérale la compétence de fixer le taux
d’alcoolémie limite, compétence qui
appartenait jusqu’alors au Conseil fédéral. La distinction instaurée lors de
cette révision entre le taux d’alcoolémie non qualifié et le taux d’alcoolémie
qualifié – avec les conséquences pénales et administratives qui en découlent –
requiert la fixation de deux taux limites. Estimant qu’un abaissement du taux
d’alcoolémie limite est nécessaire pour répondre aux impératifs de la sécurité
routière, le Conseil fédéral propose au Parlement de décider qu’un taux
d’alcoolémie compris entre 0,50 et 0,79 gramme pour mille soit réputé non
qualifié et qu’un taux d’alcoolémie de 0,8 gramme pour mille et plus soit réputé
qualifié.
Délibérations
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24-09-2002 |
CE |
Décision
conforme au projet du Conseil fédéral. |
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06-03-2003 |
CN |
Adhésion. |
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21-03-2003 |
CE |
L'ordonnance de l'Assemblée fédérale est
adoptée en votation finale. (29:5) |
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21-03-2003 |
CN |
L'ordonnance de l'Assemblée fédérale est
adoptée en votation finale. (111:74) |
Le Conseil des États a décidé de baisser
de 0,8 à 0,5 pour mille le taux d’alcoolémie à partir duquel un conducteur
est réputé incapable de conduire (état d’ébriété). À partir de 0,8 pour mille,
le taux d’alcoolémie caractérisera désormais un état d’ébriété qualifié. Une
minorité de la Commission des transports souhaitait réduire la limite du taux
d’ébriété simple, non pas à 0,5 pour mille mais à 0,7 pour mille. Le
conseil s’est toutefois rallié à l’avis de la majorité et a rejeté cette
proposition par 29 voix contre 13. Les représentants de la minorité se
sont montrés sceptiques à l’égard des prévisions faites concernant le recul du
nombre de victimes d’accidents de la route ; une grande discussion a alors
eu lieu au sujet de la fiabilité des chiffres et statistiques ainsi que des
répercussions du taux maximal autorisé.
Le Conseil national a pour sa part rejeté
différentes propositions déposées à titre individuel pour des taux d’alcoolémie
inférieurs ou supérieurs à 0,5 pour mille. Une proposition de non entrée
en matière de Peter Föhn (V, SZ) a été repoussée par 110 voix contre
63, malgré le soutien de la majorité du groupe UDC et des radicaux, ainsi que
de quelques démocrates-chrétiens et de certains libéraux. À l’issue d’un débat
émotionnel et houleux, le Conseil national a approuvé la réduction du taux
d’alcoolémie autorisé par 101 voix contre 74. Le projet a été défendu par
tous les députés de gauche et par tous les verts, par une majorité du groupe
PDC ainsi que par certains radicaux, tandis qu’une écrasante majorité du groupe
UDC a voté contre la réduction.