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Curia Vista - Objets parlementaires

04.3539 – Interpellation

EPF de Zurich. Chaire d'ergonomie à repourvoir

Déposé par
Date de dépôt
07.10.2004
Déposé au
Conseil national
Etat des délibérations
Liquidé
 

Texte déposé

1. Que pense le Conseil fédéral de l'opportunité de maintenir la chaire d'ergonomie à l'Ecole polytechnique de Zurich (EPFZ)?

2. Comment évalue-t-il les inconvénients qui résulteraient de la suppression de cette chaire?

Développement

L'enseignement de l'ergonomie et la recherche dans ce domaine à l'Institut d'hygiène et de physiologie du travail (IHA) de l'EPFZ jouissent d'une excellente réputation attestée en Suisse et à l'étranger. Or, la direction de l'EPFZ n'a pas l'intention de repourvoir la chaire d'ergonomie devenue vacante et compte même fermer l'IHA malgré les nombreuses lettres que des sociétés spécialisées, des entreprises et des institutions (p. ex. la CNA et le SECO) suisses et étrangères lui ont adressées à elle et au Conseil des EPF, pour exiger le maintien, à l'EPFZ, d'un centre de compétence scientifique et ingénieurial en matière d'ergonomie.

Il est attesté que la productivité et la qualité du travail sont des facteurs économiques qui dépendent de l'ergonomie. L'ergonomie n'a pas seulement une importance éthique, elle influe aussi sur les coûts de la santé au travail. La mutation constante des conditions de travail en Suisse exige une recherche efficace dans le domaine de l'ergonomie, qui tienne compte des spécificités culturelles du pays et garantisse le niveau de formation des ergonomes. Les travaux de recherche de l'IHA ont à maintes reprises servi de bases scientifiques pour l'adoption de mesures légales. L'interdisciplinarité marquée de l'enseignement et de la recherche dans les domaines du travail, de la santé et de l'environnement requiert une coordination à haut niveau des disciplines concernées telles que les sciences techniques, les sciences naturelles, la médecine, mais aussi les sciences humaines, l'économie et l'écologie. Dans ce réseau pluridisciplinaire, l'ergonomie et les facteurs humains doivent permettre d'élaborer produits et systèmes de travail. Il faut que le plus possible d'universitaires spécialisés participent à cette tâche et que l'économie et l'administration y soient aussi très largement associées. Ces activités ne peuvent être accomplies que par le titulaire d'une chaire d'ergonomie à part entière qui, fort de ses compétences en ingénierie et en sciences naturelles, est à même d'opérer au sein du réseau précité.

Plus que les autres départements de l'EPFZ, l'IHA a su drainer des fonds de tiers, favoriser la création de nouvelles entreprises (spin-off) et s'avérer un interlocuteur de poids dans les questions d'ergonomie et d'hygiène environnementale.

Réponse du Conseil fédéral du 24.11.2004

Dans l'intention de soutenir le domaine des EPF dans son développement et dans la défense de sa compétitivité internationale, le Conseil fédéral et le Parlement ont choisi, par la révision de la loi sur les EPF qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2004 (RO 2003 4265), de renforcer l'autonomie du domaine des EPF et de limiter délibérément l'influence des autorités fédérales dans la gestion opérationnelle du domaine des EPF. Le Conseil des EPF définit les grandes lignes de l'organisation des deux EPF et des établissements de recherche. Les six institutions décident d'une manière largement autonome de la création ou suppression d'unités d'enseignement et de recherche.

1. En vertu du principe énoncé ci-dessus, le choix de maintenir la chaire ordinaire d'ergonomie à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) appartenait à l'EPFZ. C'est pourquoi il est renvoyé ici à la prise de position du président de l'EPFZ du 8 septembre 2004. Cette prise de position relève que l'ergonomie n'est pas abandonnée à l'EPFZ, même si l'Institut d'hygiène et de physiologie du travail n'est pas maintenu sous sa forme actuelle. Une partie substantielle de cet institut sera intégrée dans un futur centre de sciences du travail, dont le volet relevant des sciences sociales est constitué par l'actuel Institut de psychologie du travail. En dépit de recherches actives, l'EPFZ n'a pas réussi à repourvoir la chaire d'ergonomie, faute de candidatures appropriées. La direction du volet sciences naturelles et médecine de l'ancien institut n'est pas encore désignée, l'option de nommer un professeur titulaire étant actuellement privilégiée. Dans la mesure du possible, une nomination devrait intervenir en lien avec l'Institut de médecine sociale et préventive de l'Université de Zurich. Le président de l'EPFZ considère que cette démarche permettrait de maintenir l'actuelle fonction d'expert tout en assurant l'enseignement et le cadre institutionnel du programme postgrade Travail et Santé.

2. Puisque l'EPFZ n'a pas l'intention d'abandonner ce domaine spécialisé, le Conseil fédéral pense que les éventuels inconvénients liés aux difficultés à repourvoir la chaire d'ergonomie sont tout au plus de nature passagère.

Sur le plan de la politique scientifique, il convient d'étudier à moyen terme la mise en place d'un centre de compétences national en physiologie du travail et en médecine de la santé. La Confédération assume une responsabilité particulière dans ce domaine. Pour l'heure, il reste à définir comment accomplir ces tâches nationales. Il s'agit aussi de déterminer comment intégrer les institutions responsables et concernées et les groupes d'intérêts. L'étude de ces questions est possible dans le cadre de la préparation du message FRT 2008-2011.

 
 

Chronologie / procès-verbaux

DateConseil 
17.12.2004 CN Liquidée.
 
 

Descripteurs (en allemand):

Aide

Indexation complémentaire:

15;36;2841

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