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Curia Vista - Atti parlamentari

97.3630 – Postulat

Soins thérapeutiques pour les victimes de la torture. Soutien du DMF

Depositato da
Data del deposito
18.12.1997
Depositato in
Conseil national
Stato attuale
Transmis
 

Texte déposé

Le Conseil fédéral est invité à examiner la manière dont le Département militaire fédéral (DMF) peut participer au programme de soins thérapeutiques pour les victimes de la torture prises en charge par la Croix-Rouge suisse (CRS) et lui apporter son soutien. Il est également invité à fournir un rapport sur ce sujet.

Développement

Jusqu'à présent, on s'est attaqué au problème des 10 000 victimes de la torture qui vivent en Suisse avec beaucoup de précaution et de discrétion. Peu de gens connaissaient leur nombre.

Depuis avril 1997, la Croix Rouge Suisse mène une campagne d'information et de collecte de fonds au profit du centre de thérapie de la CRS pour les victimes de la torture (installé à l'Hôpital de l'Ile de Berne). La CRS essaie de faire prendre conscience à la population que de nombreuses personnes vivant dans notre pays souffrent pendant longtemps des suites des tortures qu'elles ont subies. Le mur du silence doit tomber.

Depuis sa création, le centre de thérapie a fourni un bon travail. Il a été démontré que son action était indispensable - et pas seulement pour les victimes de tortures. Les pouvoirs publics ont ainsi pu apprécier, lors d'événements dramatiques tels que l'attentat de Louxor, les connaissances techniques et l'expérience du centre.

Il faut s'attendre à ce que la psychotraumatologie prenne une place de plus en plus grande dans le domaine de la médecine de catastrophe, dans lequel de récentes découvertes montrent à quel point l'action thérapeutique est indispensable. Lorsqu'elle n'est pas soignée, la longue souffrance psychique entraîne aussi de nombreuses maladies somatiques réfractaires aux différents traitements qui poussent les patients à aller de consultation médicale en consultation médicale. C'est surtout en matière de traumatismes chroniques que l'expérience du centre de thérapie est irremplaçable.

Il y a un lien direct avec les nouvelles missions de l'armée: il faut que les autorités s'intéressent aux découvertes concrètes et aux possibilités de traitement dûment expérimentées afin de pouvoir, par exemple, traiter les blocages psychologiques des soldats et des civils après des événements graves.

Une collaboration entre le centre de thérapie et le DMF existe déjà, en effet le Dr Frey, directeur du centre, est membre de la Commission pour la psychiatrie de guerre et de catastrophe.

Pour les autorités fédérales, il importe que les connaissances en la matière soient transmises aux professionnels de la médecine.

C'est pourquoi il est essentiel que le centre de thérapie poursuive et développe ses activités en fonction des nécessités.

La Suisse a instamment besoin d'un tel centre: pour des raisons humanitaires, mais aussi dans l'optique de la prévoyance en cas de catastrophe.

Proposta del Consiglio federale del 11.02.1998

Le Conseil fédéral est prêt à accepter le postulat.

 
 

Cronologia / verbali

DataConsiglio 
20.03.1998 CN Adoption.
 
 

Soggetti (in tedesco):

Aiuto

Ergänzende Erschliessung:

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