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Curia Vista - Atti parlamentari

99.3249 – Interpellation

Vins suisses. Promotion de l'exportation

Depositato da
Data del deposito
10.06.1999
Depositato in
Conseil national
Stato attuale
Liquidato
 

Texte déposé

Je pose les questions suivantes au Conseil fédéral:

1. Quels sont les objectifs du Conseil fédéral concernant l'avenir de la viticulture suisse?

2. Le Conseil fédéral est-il disposé à utiliser le fonds viticole pour favoriser une réforme structurelle de l'économie vitivinicole suisse?

3. Quelles sont les mesures complémentaires que le Conseil fédéral est disposé à prendre afin de soutenir une politique plus agressive d'exportation des vins suisses, notamment au niveau de l'Union européenne?

4. Le Conseil fédéral est-il prêt à demander à nos ambassades dans le monde entier de promouvoir les vins suisses et les produits agricoles de notre pays?

Développement

L'économie vitivinicole suisse se trouve dans une situation très difficile.

1. Le soutien de la Confédération en faveur de la viticulture et des autres cultures spéciales est dérisoire. Comparativement aux autres cultures, la question se pose de savoir si la viticulture et les autres cultures spéciales font encore partie de l'agriculture au même titre que le lait, le fromage et la viande, qui bénéficient pleinement de la manne fédérale.

2. L'ouverture des frontières dès 1995, en relation avec les accords de l'Uruguay Round et sous la pression interne (doublement des contingents dès 1996 et globalisation des contingents de vins rouges et blancs dès le 1er janvier 2001), fait que la viticulture suisse vit une mutation douloureuse.

3. La viticulture suisse a déjà consenti à de nombreux efforts. Par exemple, elle fait partie des pionniers de la lutte intégrée. En outre, c'est la seule branche agricole qui subit effectivement une limitation de la production (cadastre viticole et limitation à l'unité de surface).

4. Certes, la viticulture suisse peut et doit encore faire des efforts. Toutefois, elle est soumise à certaines contraintes qui ne peuvent changer du jour au lendemain. Il s'agit en premier lieu des frais de production élevés et en second lieu de la durée de plantation d'une vigne, qui gravite autour des trente ans et plus. Des mesures structurelles s'avèrent donc indispensables pour l'assainissement de cette importante branche économique.

5. La Confédération dépense beaucoup d'argent pour diminuer la consommation d'alcool, sans tenir compte des effets bénéfiques d'une consommation modérée de vin sur la santé des individus. Des recherches effectuées sur le plan international le prouvent.

6. La nécessité de promouvoir plus activement l'exportation des vins suisses est démontrée.

En ce qui concerne la promotion des vins suisses à l'étranger, la Confédération pourrait, outre les aides déjà octroyées à la Société des exportateurs de vins suisses (SWEA), soutenir de manière plus efficace les vins suisses par le truchement de ses ambassades et dans le cadre des diverses réceptions officielles. Une meilleure coordination pourrait être développée entre la SWEA et les ambassades suisses à l'étranger. Par exemple, la Confédération devrait décider que, pour toute réception officielle suisse à l'étranger ou à l'intérieur du pays, les produits suisses soient mis en évidence.

Il est inadmissible que, lors d'un dîner officiel organisé par un ambassadeur, seuls des vins étrangers aient été servis. De même, il est inacceptable qu'un office fédéral n'offre que des vins et des plats "exotiques" à ses hôtes! Les représentants de la Suisse ne devraient pas avoir peur de nos propres produits et de l'image positive qu'ils donnent de notre pays.

Risposta del Consiglio federale del 20.09.1999

1. Le Conseil fédéral tient à ce que l'agriculture suisse soit compétitive, dans le pays comme à l'étranger. La nouvelle loi sur l'agriculture et les ordonnances d'exécution y relatives constituent la base nécessaire à cet effet; elles ont été élaborées dans le respect des engagements pris par la Suisse au plan international.

Les stratégies de marketing, la planification de la production et des ventes ainsi que les projets portant sur l'exportation des produits incombent à la branche et aux entreprises. La Confédération ne peut offrir son aide qu'à titre subsidiaire, dans la mesure où les instruments et les fonds mis à sa disposition le permettent. C'est à la lumière de cette limitation qu'il faut considérer les mesures destinées à la promotion des ventes et les paiements directs, notamment ceux qui sont versés pour les vignobles plantés sur des terrains en pente et en forte pente et aménagés en terrasses.

Il est dans l'intérêt de l'économie suisse tout entière que les branches et les entreprises agricoles s'organisent, voire se réorganisent, pour augmenter leur productivité et pour tirer une valeur ajoutée maximale de leur activité.

2. Conformément à l'article 66 alinéa 1er de la loi sur l'agriculture, le fonds viticole sert uniquement "à financer des mesures visant au maintien du vignoble et à favoriser l'écoulement de produits vitivinicoles de qualité". L'ordonnance sur le vin définit les mesures pouvant bénéficier de contributions prélevées sur ce fonds. Un soutien de projets extraordinaires allant au-delà des mesures précitées est exclu. N'oublions pas que le fonds viticole figure dans le compte d'Etat et qu'il est par conséquent soumis à la souveraineté budgétaire du Parlement. La Confédération peut, en outre, allouer des aides financières en vertu de l'ordonnance sur les améliorations structurelles (RS 913.1), pour des mesures telles que les remaniements de terrains viticoles, la desserte de vignobles ou l'assainissement d'installations d'irrigation par aspersion. Ces mesures contribuent largement à réduire les frais de production et à améliorer la qualité des produits. Toutefois, il appartient aux milieux concernés de prendre l'initiative. Ils doivent élaborer des projets, les défendre en collaboration avec les services cantonaux compétents et en assumer la responsabilité. Les instruments ne sont pas limités en soi. Les seules limites sont imposées par les moyens financiers disponibles et par les acteurs eux-mêmes. La Confédération apporte son aide sous forme de contributions et de prêts sans intérêt. Ce sont les cantons qui décident de soutenir ou de rejeter un projet particulier; ils sont tenus de participer au financement.

3. Le Conseil fédéral n'envisage pas de prendre des mesures supplémentaires. Le soutien de l'exportation de vins est régi par l'ordonnance sur l'aide à la promotion des ventes de produits agricoles. Celle-ci prévoit une contribution pouvant aller jusqu'à 50 pour cent pour les projets de communication liée au marketing. Le solde est à la charge des acteurs concernés. Dans le plan financier 2000-2003, des montants annuels pouvant atteindre 5,5 millions de francs sont prévus pour le soutien de l'économie vitivinicole. Pour des raisons relevant de la santé publique, l'ordonnance sur le vin stipule que l'aide à la promotion des ventes ne peut être accordée que pour des projets réalisés à l'étranger.

Quant à une politique plus agressive en matière d'exportation des vins suisses, c'est une tâche incombant aux milieux concernés. Dans ce domaine, la Confédération soutient subsidiairement des projets à concurrence de 50 pour cent au maximum.

4. Les ambassades ont pour mandat général de promouvoir les produits suisses et de les offrir lors de manifestations officielles. Il se peut toutefois que, dans certains pays, ces produits ne puissent être obtenus en temps utile ou ne soient pas importés pour une raison ou une autre. C'est parfois le cas des produits alcooliques. Les ambassades sont alors obligées d'utiliser des produits de substitution.

 
 

Cronologia / verbali

DataConsiglio 
08.10.1999 CN La discussion est reportée.
22.12.1999 CN L'intervention est classée, l'auteur ayant quitté le conseil.
 
 
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