La motion 14.3151 «Coexistence du loup et de la population de montagne», déposée par le conseiller aux Etats Stefan Engler (PDC, GR) et adoptée en 2015 par le Parlement, demande une révision partielle de la loi sur la chasse (LChP) afin de créer les bases légales permettant de réguler les futurs effectifs de loups avant la survenance de sérieux conflits. Ces interventions doivent par ailleurs être réalisées dans le respect de la Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe (Convention de Berne).
Le 23 août 2017, le Conseil fédéral a adopté le message correspondant (17.052 Loi sur la chasse. Modification). Entre autres modifications, les interventions régulatrices seront désormais permises pour les loups, ainsi que pour les populations de certaines espèces protégées qui sont source de conflits – pour autant qu’elles présentent un risque de dommages ou de danger pour l’homme malgré l’application de mesures de prévention. Le bouquetin et le cygne tuberculé comptent parmi ces espèces et d’autres, comme le castor ou le lynx, pourront être ajoutées à la liste en fonction des débats parlementaires.
Marina Lutz est née en 1988 à Rabius, dans les Grisons, et elle y a grandi. Elle a obtenu un bachelor en illustration de la Haute école de Lucerne et travaille depuis 2009 comme artiste indépendante et auteur de bandes dessinée. Ses dessins sont publiés régulièrement dans divers médias suisses
Lors de sa séance du 25.04.2018, la commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie du Conseil des Etats (CEATE-E) s'est ralliée dans une large mesure au projet du Conseil fédéral, en apportant quelques précisions à la régulation des populations de grands prédateurs.
Ainsi, une majorité de la commission veut aller plus loin que le gouvernement dans sa mise en œuvre de la motion 14.3151 «Coexistence du loup et de la population de montagne»: elle propose, par 6 voix contre 5, d'assouplir légèrement les conditions de régulation en supprimant la condition de dommages «considérables» à l'al. 2, ainsi que l'obligation stricte de prendre des mesures de protection.
En outre, la commission propose, par 7 voix contre 4, d'ajouter le castor à la liste des animaux pouvant faire l'objet d'une régulation des populations et de créer les conditions nécessaires pour que la Confédération puisse contribuer au financement de mesures visant à protéger les infrastructures d'intérêt public et aux indemnités pour les dégâts causés.
Source: communiqués de presse du Conseil fédéral et de la CEATE-E
D'autres articles