(ats) Le 5 décembre, le Parlement devra élire les personnes qui succéderont à Doris Leuthard et Johann Schneider-Ammann au Conseil fédéral. Puis il désignera le nouveau président de la Confédération pour 2019. Ces élections suivent une procédure bien précise.

La séance de l'Assemblée fédérale débute avec la lecture des lettres de démission des deux ministres partants. La présidente du Conseil national leur rend hommage et les démissionnaires prononcent leur discours d'adieu. Les conseillers fédéraux sortent alors de la salle pour que les 246 parlementaires procèdent aux élections.

Dans l'ordre

Les sièges laissés libres sont repourvus par ordre d'ancienneté des ministres au gouvernement. Le Parlement est ainsi appelé à élire d'abord la personne qui succédera à la démocrate-chrétienne Doris Leuthard puis celle qui reprendra le flambeau du PLR Johann Schneider-Ammann.

Les groupes peuvent encore se prononcer avant chaque scrutin. Une fois élue, la personne concernée vient dire si elle accepte son nouveau mandat. L'assermentation a lieu conjointement à la fin des deux élections.

Tours de scrutin

Pour chaque élection, les deux premiers tours sont libres. Toute personne recueillant moins de dix voix au 2e tour est écartée. Cette règle s'applique aussi pour les tours suivants. Dès le 3e tour, aucune nouvelle candidature n'est acceptée et celui qui obtient le moins de voix est éliminé.

Lorsqu'il ne reste plus que deux personnes en lice et qu'elles obtiennent le même nombre de suffrages, le scrutin se poursuit jusqu'à ce qu'une des deux l'emporte. Le recours au tirage au sort pour les départager a été aboli.

La machine s'enraye

Si la machine s'enraye, notamment avec l'élection d'un candidat non officiel, le groupe PDC ou PLR pourrait demander un délai de réflexion. D'autres demandes d'interruption ou de levée de séance pourraient faire l'objet de motions d'ordre. L'Assemblée fédérale devrait voter sur de telles propositions.

S'il ne s'agit que d'une courte pause servant, par exemple, à régler la suite de l'élection avec les services du Parlement, la décision peut en principe être prise par la présidente de l'Assemblée fédérale. L'élection pourrait aussi être reportée à un autre jour. Au lendemain ou au 12 décembre, le Parlement étant appelé à siéger ce jour-là pour la nomination de juges.

Le président

Le même mode d'élection s'applique à l'élection du président de la Confédération puis de la vice-présidente du Conseil fédéral. Le suspense est nettement moindre. Ueli Maurer puis Simonetta Sommaruga devraient être élus au premier tour. Le président fait ensuite une allocution.