Malgré l'importante baisse de la demande, jusqu'à 80% des transports publics roulent encore, a souligné Martin Candinas (PDC/GR) au nom de la commission. Les pertes financières se comptent en centaines de millions de francs. Et même après une reprise totale de l'offre, le redémarrage sera faible et les pertes financières du secteur continueront d’augmenter.
Le gouvernement doit fournir une vue d’ensemble des conséquences liées à la crise, notamment sur les liquidités, le chômage partiel et les pertes de recettes. Il doit aussi envisager des mesures de financement pour y faire face.
La solution devra être équitable et équilibrée. Tant la Confédération, les entreprises de transports que les cantons doivent assumer une part des pertes, a poursuivi Bruno Storni (PS/TI) également pour la commission.
Opposition de la droite
Une partie de la droite s'est opposée à la motion. Benjamin Giezendanner (UDC/AG) s'est notamment insurgé contre l'octroi de subventions fédérales à des entreprises proches de la Confédération. "Nous ne ferions ainsi que transférer l'argent de la poche droite à la poche gauche d'un pantalon."
Le Conseil fédéral a déjà prévu d'analyser les coûts non couverts en 2020 en raison de la perte de recettes, a avancé de son côté la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga, appelant sans succès au rejet de la motion. Il en dressera une vue d'ensemble sur laquelle il se basera pour élaborer des propositions de solutions et présentera une éventuelle clé de répartition entre Confédération, cantons et entreprises de transport.
Les sénateurs doivent encore empoigner le dossier.