La situation est particulièrement dramatique, car la mortalité des insectes affecte directement les bases de notre subsistance. Sans la contribution indispensable des insectes à la pollinisation, l’agriculture ne sera plus à même de nourrir la population, a souligné Martin Schmid (PLR/GR).
Le déclin de la biodiversité menace la qualité des milieux naturels des insectes. Les mesures qui ont déjà été prises n’ont malheureusement pas livré les résultats espérés. C’est pourquoi le Parlement attend du Conseil fédéral qu’il agisse rapidement et efficacement.
Pas enrayé
En dépit des mesures déjà prises, le déclin des insectes n’a pas encore pu être enrayé, reconnaît la ministre de l'environnement Simonetta Sommaruga. Ses principales causes sont pourtant connues: mitage du territoire et uniformisation des paysages, agriculture intensive, mauvaise qualité des habitats des insectes et émissions lumineuses croissantes.
Les populations sont en recul pour près de 60% des espèces d'insectes étudiées dans le cadre des listes rouges. Les deux tiers sont menacés d'extinction et le reste est sur le point de le devenir, a précisé M. Schmid. La qualité des habitats, que ce soit les milieux naturels spécifiques ou les surfaces agricoles et les zones habitées de grande taille, suit également une tendance négative.
L'Office fédéral de l'environnement doit présenter un rapport sur les causes détaillées du déclin des insectes ainsi que les mesures actuelles de conservation, les mesures à prioriser et les lacunes à combler. Ce rapport définira les moyens financiers nécessaires ainsi que les modalités de collaboration avec les cantons. Ces bases permettront de déterminer les domaines dans lesquels il est nécessaire d'agir.