Le projet contient quatre crédits-cadres. Une augmentation de 147 millions est prévue par rapport à la période précédente. Le plus gros des fonds, soit 8,783 milliards, ira au financement de la coopération au développement et de l'aide humanitaire.
Une enveloppe de 258 millions est prévue pour la paix et la sécurité humaine. Les Etats d'Europe de l'Est obtiendront 1,025 milliard de francs. Un crédit de 1,186 milliard reviendra au financement de la coopération économique au développement. Pour le Conseil fédéral, la coopération internationale est un investissement dans la liberté, la prospérité et la sécurité de la Suisse et du monde entier.
La crise du coronavirus a été omniprésente lors des débats parlementaires. Les uns considérant qu'elle est la preuve de l'importance cruciale de la coopération internationale, les autres craignant qu'elle ne mette l'économie suisse en danger.
Le National s'est rallié au Conseil des Etats en refusant de tenir compte de la situation économique pour fixer les contributions annuelles. Un tel mécanisme de frein à l'endettement conduirait à une diminution des ressources pour la coopération internationale, a expliqué Christine Bulliard (PDC/FR) au nom de la commission.
La croissance économique va fortement reculer cette année en raison de la crise du Covid-19, a fait valoir Roland Rino Bücher (UDC/SG). La Suisse ne peut pas se permettre de tels investissements à l'étranger alors que la pandémie a montré que les besoins dans le pays sont importants. La requête a été rejetée par 113 voix contre 56. Elle avait été introduite par la Chambre du peuple, à l'initiative du PLR dont une partie a préféré s'abstenir.