La Suisse est une plaque tournante pour le commerce du cuir exotique. Des centaines de milliers de peaux d'alligator du Mississippi et des dizaines de milliers de peaux de python sont importées chaque année pour y être traitées afin de confectionner des articles de luxe. Les méthodes de production sont souvent cruelles, a indiqué la socialiste.
En introduisant une obligation de déclarer ces produits, à l'instar de ce qui se fait pour les fourrures, on sensibiliserait le consommateur. La provenance et le traitement des peaux devraient être indiqués. De son côté, l'industrie du luxe prendrait davantage conscience de la problématique et pourrait éviter un dégât de réputation.
Pour le Conseil fédéral, les peaux de reptile font déjà l'objet de mesures particulières. L’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a adopté des recommandations sur la mise à mort respectueuse des reptiles dans l’industrie du cuir.
En Suisse aussi les choses bougent. En septembre 2020, le Conseil fédéral a adopté le rapport visant à déclarer les modes de production de denrées alimentaires. Selon Alain Berset, les peaux de reptile devraient être incluses dans les mesures à prendre. Il aurait préféré attendre l'aboutissement de ce processus plutôt que de prévoir une nouvelle obligation ponctuelle.