MétéoSuisse fournit ses services, dont certains sont particulièrement sensibles, 24 heures sur 24 dans toute la Suisse et à l'international. Toute défaillance du centre de calcul durant par exemple une tempête pourrait avoir des répercussions très graves sur la capacité d’alerte de l’institut météorologique, a rappelé Olivier Français (PLR/VD) pour la commission.
Les alertes météorologiques ou en cas de dangers naturels, comme les inondations, ou les informations sur la propagation de la radioactivité ne pourraient plus être diffusées. Ce serait grave pour la Confédération mais aussi dangereux pour la population. Actuellement, l'office ne dispose que d'un seul centre de calcul, à l'aéroport de Zurich.
Le crédit d'engagement doit permettre de combler une lacune et d'améliorer la sécurité. A long terme, MétéoSuisse n'exploitera plus aucune infrastructure de calcul propre. L'office utilisera en partie le réseau de centres de calcul de la Confédération et en partie différents fournisseurs de services informatiques. Il s'appuiera sur une infrastructure en nuage interne et externe à la Confédération.
Il s'agit d'une solution décentralisée avec des technologies disponibles aujourd'hui, a complété le chef du Département fédéral de l'intérieur Alain Berset. Elle permettra de gérer quelque 300 applications spécialisées dont 240 sont jugées critiques sans recourir à une infrastructure de serveur propre.
Le coût total du projet, qui doit s'étendre de 2022 à 2028, est évalué à 41,8 millions. MétéoSuisse fournira des prestations propres pour 7,5 millions. Une première tranche de 16,5 millions de francs devrait être libérée.