Le gouvernement a demandé 1,7 milliard de francs pour les allocations pour perte de gain, 900 millions pour la participation fédérale aux aides pour les cas de rigueur et 800 millions pour financer les indemnités en cas de réduction de l'horaire de travail.
Ces trois crédits ont été acceptés tacitement. Ils doivent financer la prolongation des mesures de lutte contre la pandémie décidées en décembre dernier par le Parlement, a expliqué Johanna Gapany (PLR/FR) au nom de la commission.
Au vu de l'évolution actuelle de la situation pandémique et à la suite de la levée de la plupart des mesures par le Conseil fédéral, il est probable que ces crédits ne seront pas totalement épuisés, ce qui serait le signe d'une reprise solide, a-t-elle souligné, mais ce n'est pas totalement acquis.
Le Conseil national avait refusé mardi une proposition de l'UDC de réduire les deux premiers crédits de moitié.
Personnes immunosupprimées
Dans la foulée, les sénateurs ont accepté par 36 voix contre 5 de mettre à disposition du Conseil fédéral de manière préventive les fonds nécessaires à la conclusion des accords de garantie d'achat avec les fabricants de médicaments pour les personnes immunosupprimées, ainsi que pour l'achat de ces médicaments.
Cent millions de francs sont prévus pour 2022. Si les Chambres fédérales valident cette proposition, les fonds ne pourront être débloqués que si les bases légales idoines existent, a précisé Mme Gapany.
Loup et EPFZ
Le Conseil des Etats a par ailleurs accepté sans opposition d'allouer des moyens supplémentaires pour assurer une protection d'urgence contre le loup. La demande, approuvée mardi par le National contre l'avis du gouvernement, portait sur une enveloppe de 5,7 millions de francs.
En raison de la multiplication des attaques, de nombreux paysans se demandent s'il vaut encore la peine d'amener leurs troupeaux sur l'alpage cet été, a argumenté Stefan Engler (Centre/GR). Il s'agit d'une "question existentielle" pour eux.
Charles Juillard (Centre/JU) a quant à lui plaidé pour trouver des solutions qui permettent la cohabitation entre le loup et l'habitat existant. "Les mesures de protection coûtent énormément d'argent", a-t-il insisté. Le ministre des finances Ueli Maurer a dit comprendre que l'on veuille donner un signal politique aux paysans. Mais l'enveloppe proposée est trop élevée, selon lui.
Les sénateurs ont enfin accepté l'augmentation de 11 millions du crédit pour achever la construction d'un bâtiment de l'Ecole polytechnique de Zurich.
Le projet retourne au Conseil national.