Après le net rejet de l'initiative populaire sur le tirage au sort des juges fédéraux en novembre dernier, beaucoup estimaient qu'il fallait quand même revoir le système pour éliminer tout soupçon de dépendance des juges envers les partis. C'est notamment le but visé par l'initiative du Zurichois.
Bien que ces contributions ou dons soient "volontaires", ils éveillent l'impression qu'il existe un lien de dépendance entre les juges et les partis politiques, ce qui est contraire au principe de l'indépendance des juges inscrit dans la Constitution, selon Beat Walti. Pour lui, ces dons sont en outre très opaques, ce qui va à l'encontre du principe de transparence exigé aujourd'hui.
L'apparence est extrêmement importante, a appuyé Christian Lüscher (PLR/GE). "Même si je sais que ce n'est pas vrai, le peuple considère les juges comme des représentants des partis."
Les députés ne les ont pas entendus. Ils ont suivi notamment la gauche et le centre. L'initiative sur les juges a été balayée en votation populaire, ce qui montre la confiance dans le système judiciaire, a rappelé Vincent Maitre (Centre/GE).
Il a encore avancé que les partis ont besoin de ressources financières pour exprimer leurs idées. Si on restreint leur recherche libre de fonds, il faudra trouver une solution étatique, a jugé M. Maitre.