(ats) La Session des jeunes et la Conférence des enfants ne pourront pas présenter leurs pétitions et propositions aux commissions compétentes du Parlement. Le National a rejeté mardi, par 98 voix contre 67, une motion de Katharina Prelicz-Huber (Vert-e-s/ZH).

La Session des jeunes et la Conférence des enfants sont de bons exemples de participation politique des enfants et des jeunes au niveau fédéral, a avancé la Zurichoise. Mais leurs pétitions et revendications ne sont pas suffisamment prises en considération.

Seules 15 pétitions ont été reprises sous forme de postulat ou traitées avec un autre objet par le Parlement jusqu'en 2017, soit moins d'un dixième des pétitions déposées, a abondé Aline Trede (Vert-e-s/BE). Accorder aux enfants et aux jeunes la possibilité de présenter eux-mêmes leurs propositions et pétitions donnerait davantage de poids à leurs revendications.

Cela permettrait aussi un échange direct et les enfants et les jeunes seraient associés aux débats plutôt que d'en être simplement l'objet. Mme Prelicz-Huber a encore rappelé que la Suisse s'est engagée, en ratifiant la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant, à favoriser la participation directe des enfants et des jeunes au niveau communal, cantonal mais aussi fédéral.

Donner ce droit à ces deux organisations les avantagerait par rapport à d'autres organisations comme la Session des femmes, a contré Edith Graf-Litscher (PS/TG) au nom du Bureau du Conseil national, tout en reconnaissant leur travail en faveur de la formation et de la participation politiques des jeunes. En outre, elles peuvent déjà être entendues en tant qu'experts externes.

Contraindre les commissions à inviter certains organes ou organisations constituerait une atteinte à leur liberté d'établir la planification et l'ordre du jour de leurs séances, a poursuivi la rapporteuse. Il serait alors nécessaire de prévoir des dispositions ad hoc au niveau de la loi ou du règlement.