(ats) Le Conseil fédéral devra prendre des mesures pour éviter que la nouvelle classification des médicaments n'entraîne des coûts supplémentaires pour le système de santé. Le Conseil des Etats a transmis par 21 voix contre 18 une motion du National en ce sens.

Avec la révision de la loi sur les produits thérapeutiques, 92 médicaments pourront être remis aux patients par les pharmaciens et droguistes sans nécessiter de prescription médicale. Ce reclassement de la catégorie C à la catégorie B entraîne la hausse des prix de 19 médicaments.

Selon un rapport de l'Office fédéral de la santé publique sur l'évaluation des coûts de la révision ordinaire de la loi sur les produits thérapeutiques, les surcoûts concernent principalement la reclassification de la catégorie C vers la catégorie B. Ils sont estimés entre 4 à 6 millions pour l'assurance obligatoire (sur un coût des médicaments annuel de 7,5 milliards), et entre 3 à 4,5 millions pour le public.

Ces surcoûts sont relativement limités, a rappelé Hans Stöckli (PS/BE) au nom de la commission. Il n'est donc pas nécessaire d'agir. Et de rappeler que seul un nouveau changement de classification permettrait d'éviter l'augmentation des prix liée à la modification de la part de distribution, ce qui n'est pas souhaitable.

Peter Hegglin (Centre/ZG) a quant à lui rappelé que certains médicaments qui étaient jusqu'à présent en vente libre nécessitent maintenant une ordonnance et donc une consultation médicale. C'est le cas notamment pour des sirops contre la toux qui sont sur le marché depuis des années. Cela entraîne des coûts supplémentaires d'environ 100 millions de francs, a-t-il avancé.

Le ministre de la santé lui a rétorqué que ces sirops contiennent de la codéine et peuvent être utilisés comme drogue récréative. Un accompagnement par le médecin ou le pharmacien est donc nécessaire. Son argument n'a pas fait mouche.