Lors de la pandémie de Covid-19, les cantons ont commencé beaucoup trop tard à tracer les contacts et n'ont pas suffisamment exploité les possibilités offertes par les applications de traçage. Le fédéralisme a éparpillé le développement de solutions pour la collecte et le traitement des données.
La Confédération doit donc disposer de compétences plus étendues: elle doit pouvoir édicter rapidement des prescriptions valables pour tout le pays. Elle doit aussi pouvoir recourir sans formalité à l'aide de l'économie privée. Cette approche est plus efficace, uniforme et moins chère.
Le département de la santé va intégrer cette réflexion dans la révision de la loi sur les épidémies, a indiqué le ministre de la santé Alain Berset. On sera en mesure de mettre en consultation un projet à la mi-2023, a-t-il précisé.
La Chambre des cantons a en revanche enterré par 35 voix contre 8 une motion de commission du National demandant une stratégie cohérente de littératie des données ("data literacy") dans le cadre des démarches de numérisation. De nombreuses mesures ont déjà été approuvées par le Conseil fédéral dans ce domaine et sont en cours de réalisation.