(ats) Le National ne veut pas étendre la mission de l'armée dans le domaine médical. Il a enterré jeudi par 108 voix contre 70 une motion de Werner Salzmann (UDC/BE) qui voulait renforcer la formation pour mieux soutenir les services médicaux civils en cas de pandémie.

Lors de la crise du Covid-19, les hôpitaux ont atteint leurs limites pour la prise en charge des patients. Pour le sénateur bernois, l'armée devrait être habilitée à prendre en charge de manière autonome et à long terme des patients en temps de pandémie. Pour assurer cette nouvelle mission, il proposait d'introduire une formation en soins médicaux.

Mais la gauche et le Centre n'ont pas adhéré à la proposition. L'expérience de la pandémie a en effet mis en évidence un manque de personnel qualifié. Mais les capacités existantes de l'armée sont suffisantes pour faire face à des situations extraordinaires comme cela a été démontré durant la pandémie de coronavirus.

Il appartient d'abord au secteur de la santé, et non à l’armée, de régler le problème de pénurie de main-d'œuvre. L'armée ne doit pas faire de concurrence aux établissements civils.

La ministre de la défense Viola Amherd était aussi d'avis que les troupes sanitaires sont suffisantes en l'état. L'armée dispose de quatre bataillons d'hôpital aptes à décharger les établissements civils. Les soldats sanitaires répartis dans huit compagnies suivent également une formation ad hoc dans les soins.

Le Conseil des Etats avait soutenu cette motion par 26 voix contre 15 en mars. Le National avait remanié le texte en ne retenant que l'idée d'une formation en soins médicaux. Cette version allégée n'a pas plus convaincu.