(ats) Les travailleurs et travailleuses domestiques n'auront pas droit à une meilleure reconnaissance dans la loi sur le travail. Le Conseil des Etats a refusé jeudi par 21 voix contre 20 et une abstention de donner suite à une pétition de la Session des femmes.

Le texte, soutenu par la gauche et plusieurs sénatrices du Centre, demandait que le personnel domestique dans les ménages privés soit soumis à la législation sur le travail. Ces hommes et ces femmes bénéficieraient ainsi des mêmes droits et de la même protection que les autres groupes professionnels, notamment en matière de protection de la santé et de dispositions sur le temps de travail et de repos.

La droite reconnaît la précarité de ces travailleurs. Mais elle estime que les contrôles sur le respect des prescriptions sur la durée du travail seraient trop difficiles à réaliser. Un grand nombre de travailleurs et travailleuses domestiques ont en effet plusieurs employeurs.

La gauche estime elle que ce personnel a une position faible sur le marché du travail et peu de moyens de se défendre contre l'exploitation. Elle plaidait pour donner suite au texte et l'envoyer en commission afin que celle-ci reprenne la question sous forme d'une intervention parlementaire.