La communauté scientifique a défini neuf limites planétaires pour préserver un espace de développement sûr et juste pour l'humanité. Cette approche rappelle que le réchauffement climatique ne représente qu'un des neuf seuils auxquels le monde est confronté.
Six sont déjà franchis: changement climatique, perte de diversité génétique de la biodiversité, perturbation du cycle de l'azote, changement d'utilisation des sols, pollution chimique et usage immodéré de l'eau douce. En outre, il existe une incertitude concernant l'augmentation des aérosols dans l'atmosphère.
"Nous avons une compréhension trop faible de la durabilité", a déclaré la climatologue vaudoise. Elle a donc plaidé pour un "système qui envisage les enjeux de manière globale et transversale".
Pour la commission, Priska Wismer-Felder (Centre/LU) a concédé la solidité de ces conclusions scientifiques. Mais elle ne voyait pas l'utilité d'inscrire ces neuf limites planétaires dans la Constitution.
Celle-ci contient déjà des principes inclus dans l'initiative, a-t-elle poursuivi. Il serait plus efficace de modifier la loi sur l'environnement par des mesures concrètes. Elle a été entendue par l'UDC, le PLR et une majorité du Centre.