Actuellement, l'admission dans les HEP requiert une maturité gymnasiale. Les titulaires d'une maturité spécialisée en pédagogie sont aussi admis sans examen. Ceux ayant une maturité professionnelle ne le sont qu'après un an de cours préparatoires. Il s'agit d'une inégalité de traitement, a dénoncé Valentine Python (Vert-e-s/VD) pour la commission.
Et de citer des arguments d'attractivité de la filière de la maturité professionnelle, d'injustices liées à la culture générale, de redondance de cours et de perte de temps. Il est important de rendre les HEP attractives et de garantir une certaine mixité dans les parcours des enseignants, a poursuivi la Vaudoise.
La Confédération doit prendre toutes les mesures pour contrer la pénurie d'enseignants, a ajouté son co-rapporteur Simon Stadler (Centre/UR). Le problème ne sera pas résolu du jour au lendemain, avec d'une part "la génération baby boom qui part à la retraite" et d'autre part l'immigration qui amène davantage d'écoliers.
Compétence des cantons
Simone de Montmollin (PLR/GE) a reconnu le problème mais n'a pas adhéré au fait "d'imposer depuis le haut" des normes alors que la formation des enseignants relève du domaine des cantons. Ceux-ci "montrent une volonté de coopération, il ne faut pas brusquer la répartition des compétences", a appuyé le ministre de la formation Guy Parmelin.
"Les critères non homogènes entre les différentes hautes écoles sont peut-être regrettables", mais la motion n'est pas la bonne solution selon Mme de Montmollin. Et de proposer par exemple une maturité professionnelle à orientation pédagogique. Une telle voie doit être justement analysée. Les députés ont dans la foulée tacitement adopté un postulat en ce sens.
Le Conseil des Etats doit encore se prononcer. A ce sujet, seules quelques voix dispersées au sein de l'UDC, du PLR, du PVL et de la gauche ont suivi la Genevoise et le conseiller fédéral. Une partie de la gauche et du PLR se sont abstenus.