Le Conseil fédéral devrait présenter un rapport sur les violences et les abus sexuels commis sur les enfants au sein de l'ensemble de l'Eglise catholique en Suisse, selon le texte du Genevois.
Le gouvernement avait été interpellé par le passé sur la nécessité d'une action. Avec une attitude proactive orientée vers la prévention et la recherche de la vérité, nombre de victimes récentes auraient pu être protégées et la destruction des documents évitée, a dit le socialiste. D'autres pays l'ont fait, comme l'Irlande ou l'Australie. "Il en va de la protection de notre jeunesse".
Le Conseil fédéral est très affecté par les abus, a répondu la ministre de la justice Elisabeth Baume-Schneider. "C'est vrai, le silence des institutions a été assourdissant." Le gouvernement attend de toutes les autorités cantonales, y compris les ministères publics, qu'elles prennent leurs responsabilités.
Mais cette motion n'est pas la bonne solution. La réglementation des rapports entre l'Eglise et l'Etat est de la compétence des cantons, a argumenté la conseillère fédérale. Ce constat vaut pour les cas présentés dans l’étude de l'Université de Zurich, comme pour un éventuel travail scientifique d'analyse.
Le Conseil fédéral est toutefois disposé à exposer dans un rapport les relations entre l'Eglise et l'Etat en se fondant sur une série de cantons.