(ats) Les échanges linguistiques nationaux, notamment pendant la scolarité, doivent être encouragés et développés. Le National a accepté mercredi, par 116 voix contre 71, une motion de Lukas Reimann (UDC/SG) en ce sens. Le Centre et le PLR étaient divisés.

Les Suisses, bien que fiers de leurs quatre langues nationales, ne les utilisent pas assez, selon M. Reimann. Ils restent dans la zone de confort de leur langue maternelle et n'osent pas dépasser le "Röstigraben".

Il demande donc de promouvoir les échanges scolaires en la matière, à l'interne plutôt qu'à l'étranger. Cela renforcera la cohésion nationale en permettant une meilleure compréhension des autres régions et des autres cultures. "Sans se comprendre, on a du mal à co-habiter de manière harmonieuse", a-t-il déclaré.

Et de relever qu'une personne ayant des compétences linguistiques est aussi plus attrayante sur le marché du travail. En plus d'être un atout pour la jeunesse, la mesure demandée est un avantage aussi pour l'économie. Le St-Gallois a cité l'exemple réussi "Italiando", soutenu par l'Office fédéral de la culture. Il est pour un tel programme en Suisse romande et dans les vallées romanches.

Déjà en cours

Le Conseil fédéral s'est montré persuadé aussi que les échanges scolaires contribuent de manière importante à la compréhension entre les communautés culturelles et linguistiques. Cependant, la motion est inutile.

La promotion des échanges scolaires nationaux est déjà un pilier important de la politique de la Confédération. Au terme de l'actuelle période de financement, les moyens affectés à la promotion des échanges scolaires nationaux auront progressé de 2,4 millions (2020) à 6,8 millions de francs (2024).

L'agence Movetia est chargée par la Confédération de soutenir différentes formes d'échanges à tous les niveaux scolaires, y compris la formation professionnelle initiale (échanges individuels, échanges de classes, échanges d'enseignants). Elle n'est pas orientée que sur les échanges à l'international, a noté la ministre de l'intérieur Elisabeth Baume-Schneider.

Elle a aussi relevé qu'une mise en oeuvre en ce sens est déjà prévue dans le message culture 2025-2028. Sans succès.

Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.