La Suisse peut en tout temps demander à devenir partie à l'EEE. Cette possibilité doit être examinée avec soin, estimait Eric Nussbaumer dans son texte. Le Conseil national y était favorable. Le Conseil fédéral aurait dû définir les grands axes d'éventuelles négociations.
La priorité doit être donnée à la poursuite de la voie bilatérale, défendue par le Parlement, et au soutien du mandat de négociations avec la commission européenne approuvé par le Conseil fédéral en mars 2024, a dit au nom de la commission Matthias Michel (PLR/ZG).
L'adoption de la motion enverrait un signal contradictoire et ambigu, qui aurait pour effet de créer de la confusion aussi bien en Suisse que dans l'UE. La Suisse perdrait non seulement en crédibilité mais également en force de négociation vis-à-vis de l'UE, selon le Zougois.
Le Conseil fédéral a clairement démontré les faiblesses d'une adhésion à l'EEE. Celle-ci signifierait la reprise intégrale du droit du marché intérieur de l'UE, et l'impossibilité d'obtenir des solutions spécifiques sur mesure pour la Suisse, a aussi rappelé le ministre de l'économie Guy Parmelin.