(ats) Les entrepreneurs qui versent des cotisations à l'assurance-chômage doivent être mieux assurés contre ce risque. Le National est entré en matière jeudi, par 126 voix contre 63, sur un projet de commission en ce sens.

Actuellement, les personnes occupant une position assimilable à celle d'un employeur, par exemple comme associé ou participant financier, ainsi que les conjoints qui travaillent dans l'entreprise sont tenues de cotiser à l'assurance-chômage. Mais pour toucher des indemnités, elles doivent définitivement renoncer à leur position.

Or il existe des cas où il n'est pas aisé de se libérer soi-même de cette fonction rapidement, par exemple lorsqu'une faillite est en cours ou en cas de divorce, a expliqué Andri Silberschmidt (PLR/ZH) pour la commission. Qui cotise à une assurance doit pouvoir bénéficier des prestations de cette assurance, a complété Léonore Porchet (Vert-e-s/VD), également pour la commission. Et de préciser que des garde-fous contre les abus ont été intégrés dans la loi.

L'udc était opposée au projet. Les règles actuelles sont conformes au principe de l'assurance, a estimé Thomas Aeschi (UDC/ZG). Ces personnes peuvent influencer les décisions de l'employeur et du fait de cette possibilité, il y a un risque d'abus, a-t-il ajouté. La mise en oeuvre augmentera la bureaucratie, a encore fait valoir Thomas de Courten (UDC/BL), en vain.

Le Conseil fédéral était aussi opposé au projet. La règlementation actuelle constitue un bon compromis entre la position de ces personnes et le risque d'abus, a indiqué le ministre de l'économie Guy Parmelin. De plus, l'objectif de l'assurance-chômage n'est pas de couvrir les risques entrepreneuriaux.

Les débats se poursuivent sur le détail du projet.