Les Epf doivent multiplier au moins par trois le montant des taxes d'études pour les étudiantes et étudiants étrangers. Ces taxes resteraient encore basses en comparaison internationale, a argué Andrea Gmür-Schönenberger (Centre/LU). En des temps financiers difficiles, cette option est une manière simple d'agir sur les recettes, a-t-elle continué.
La proposition de triplement des taxes au moins, mais avec un plafond fixé à cinq fois, n'a cependant pas passé la rampe. Il faut un cadre clair, selon Jakob Stark (UDC/TG). En vain.
L'option de doubler au moins les taxes n'a pas eu plus de succès. Actuellement, les taxes des étudiants étrangers peuvent déjà être augmentées, mais avec un plafond déterminant qu'elles ne peuvent être supérieures au triple des taxes des étudiants suisses, a rappelé Isabelle Chassot (Centre/FR).
En fixant un doublement au moins, le Conseil des EPF garde son autonomie en la matière. Ayant exprimé le souhait de tripler les taxes, il pourra le faire "sans mettre la responsabilité sur la politique", a-t-elle relevé.
La gauche au contraire, comme le Conseil fédéral, voulait en rester au droit en vigueur. Il faut laisser aux EPF leur autonomie en la matière, a estimé Flavia Wasserfallen (PS/BE). En limitant les moyens publics mais en autorisant des taxes plus élevées pour les étudiants étrangers, on incite à recruter davantage d'étudiants étrangers, a soutenu Pierre-Yves Maillard (PS/VD). Sans succès.
Le débat se poursuit.