Avant l'élection, M. Pfister a régulièrement fait référence à son expérience gouvernementale dans le canton de Zoug et à son grade militaire de colonel, a déclaré le professeur à l'Université de Berne à la télévision alémanique SRF.
Martin Pfister a également répété dans son discours de remerciement après l'élection mieux connaître la caserne que le Palais fédéral. "Ce n'était donc pas seulement une élection anti-Ritter, le Parlement a aussi reconnu ses points forts", a déclaré Adrian Vatter.
En tant que "centriste" au sein du Centre, Pfister déplacera le Conseil fédéral un peu plus vers la droite. Il est notamment plus attentif aux économies que sa prédécesseure Viola Amherd, qui se situe plutôt à l'aile gauche du parti. En matière de politique étrangère et de sécurité, Martin Pfister est cependant tout aussi ouvert que la Valaisanne, notamment en ce qui concerne les relations avec l'Union européenne.
Selon le politologue, le Zougois a gagné l'élection parce que le camp rouge-vert a voté en bloc pour lui. A ces voix se sont ajoutées au moins la moitié de celles du Centre et la moitié ou les deux tiers de celles du camp libéral-radical.