Roger Nordmann est entré au Conseil national le 30 novembre 2004. Il succédait à Pierre-Yves Maillard, élu au Conseil d'Etat vaudois. Depuis, il a assisté à 82 sessions et voté 22'600 fois.
Il a notamment siégé dans la commission de l'énergie et de l'environnement. Il a également présidé le groupe socialiste de 2015 à 2023, puis été membre de la commission d'enquête parlementaire sur Credit Suisse.
Parmi les projets qu'il a contribué à faire aboutir, Mme Riniker a mentionné le Solar express, la sortie du nucléaire ou le soutien pour le remplacement des chauffages. Et de relever l'aisance linguistique du Vaudois et sa capacité à bâtir des compromis.
Dans une interview avec Keystone-ATS, le Vaudois relève aussi son engagement pour l'environnement parmi ses succès sous la Coupole. Il donne en exemple le développement solaire. "On était à 0,03% d'électricité solaire quand je suis arrivé au Parlement, on est maintenant à 12%", a-t-il déclaré.
Retour pas exclu
M. Nordmann a aussi évoqué certains échecs. "J'aurais par exemple voulu des réformes institutionnelles. Je n'ai rien réussi à faire", a-t-il dit tout en restant philosophe. "A la fin, il faut aussi avoir la modestie d'accepter qu'on n'a pas pu tout faire."
Questionné sur son avenir, le désormais ancien député a indiqué ne pas avoir eu le temps d'y réfléchir. "Je n'exclus pas de revenir en politique, mais je ne promets pas de revenir en politique", a-t-il glissé tout en déclarant avoir plutôt un oeil qui rit qu'un oeil qui pleure à l'idée de quitter le Parlement, malgré la nostalgie.
Roger Nordmann sera remplacé sur les bancs du National par le Lausannois Benoît Gaillard, porte-parole de l'Union syndicale suisse.