(ats) La Suisse doit à nouveau pouvoir participer aux projets de recherches européens. Le Conseil des Etats a validé mardi une enveloppe de plus de 600 millions de francs pour financer ce retour, possible depuis la fin des négociations sur les accords Suisse-UE en décembre.

Pas moins de 666 millions de francs supplémentaires sont prévus dans le budget 2025 de la Confédération pour faciliter l'implication de la Suisse dans les projets de recherches européens.

Cet argent doit financer la participation des chercheurs aux appels à projets de l'UE. Les programmes Horizon Europe, Euratom et Europe numérique leur sont ouverts depuis le début de l'année grâce à la finalisation des négociations sur les accords Suisse-UE en décembre.

Quelques sénateurs se sont opposés à ce budget. La solution transitoire trouvée après l'exclusion de la Suisse des programmes européens en 2018 est déjà assez efficace, a déclaré Esther Friedli (UDC/SG). Ce n'est pas l'avis de la majorité du Conseil des Etats, qui a adopté l'enveloppe par 36 voix contre 7.

D'autres budgets ont passé la rampe. Pas moins de 8,9 millions supplémentaires vont aux départements des affaires étrangères et de l'économie de la formation et de la recherche.

Incompréhension de la gauche

Les sénateurs ont aussi accepté, par 42 voix contre 1, le compte 2024 de la Confédération, bouclé sous de meilleurs augures que prévu. Un excédent de 1,3 milliard a été enregistré.

La gauche n'a pas manqué de rappeler son incompréhension face aux larges coupes voulues par le gouvernement. "Pourquoi prévoir un programme d'économie à la hache alors que tous les indicateurs sont au vert?", a rétorqué Baptiste Hurni (PS/NE).

Les comptes ne vont pas s'améliorer au vu des dépenses qui attendent la Suisse, a répondu la ministre des finances Karin Keller-Sutter. La St-Galloise a été soutenue par plusieurs parlementaires, ayant souligné le défi financier que représentera la gestion de la catastrophe survenue la semaine dernière à Blatten.

Le National doit se prononcer mercredi.