Es gilt das gesprochene Wort.
Monsieur le Conseiller fédéral,
Mesdames et Messieurs les Conseillers d’Etat,
Chère Famille Comte,
Chers collègues des Chambres fédérales,
Chers invités,
et bien sûr …
Monsieur le Président du Conseil des Etats,
Cher Raphaël,
Permettez-moi avant toute chose de vous remercier, en mon propre nom et en celui de mes collègues du Conseil des Etats, pour votre aimable invitation. C’est un grand plaisir pour nous d’être associés aux festivités marquant l’élection de notre collègue et ami Raphaël Comte à la présidence de la Chambre haute du Parlement fédéral. Pour ma part, cette venue en terre neuchâteloise est l’occasion de me remémorer la première visite officielle que j’y ai effectuée, il y a plus de vingt ans, en tant que président du tribunal cantonal d’Appenzell Rhodes-Intérieures. J’avais alors particulièrement goûté l’accueil cordial et chaleureux de la population ainsi que les quelques heures inoubliables passées au bord du lac.
En vous regardant, tous ici réunis, je ne peux pas m’empêcher de penser à la Landsgemeinde telle qu’elle existe dans mon canton. Là-bas comme ici, citoyens et élus se retrouvent dans une proximité privilégiée.
Und wenn wir über jemanden, der zur Wahl steht oder die dann Gewählten spezielle Auskünfte erhalten wollen, fragen wir bei sogenannten “Gewährspersonen“ nach.
Was also - geschätzter Herr Ständeratspräsident, lieber Raphaël – lag für mich näher, als bei meinem Innerrhoder Kollegen Karl Dobler um Rat und Auskunft zu fragen, welcher 1996 von der Neuenburger Zeitung ‘L’Express‘ für seine Verdienste als kantonaler Wirtschaftsförderer hier mit dem “Prix L’Express“ ausgezeichnet wurde?
Sein weites, aber äusserst engmaschiges Beziehungsnetz förderte sodann weitere Persönlichkeiten zu Tage, welche mir Gewähr boten, etwas Spezielles, ja Einzigartiges über den neuen Ständeratspräsidenten zu wissen…
Und wenn ich nun die mir zu treuen Handen überlassenen Informationen zusammenfasse, so liest sich das Ganze als “Eine märchenhafte Politkarriere mit amüsanten Eigenheiten“:
Une carrière politique – comme dans un conte de fées – marquée par quelques particularités amusantes.
Après un baccalauréat latin-grec obtenu à Neuchâtel, Raphaël Comte a entamé des études de droit aux universités de Neuchâtel, Berne et Zurich.
Sur le plan politique, il a été élu député au Grand Conseil neuchâtelois en 2001. Ainsi il est devenu le plus jeune député au Grand-Conseil de l’histoire du canton.
Raphaël Comte a été aussi le plus jeune président du parti radical neuchâtelois et c’est, alors qu’il était président, sur sa proposition et grâce à sa volonté que la fusion du parti radical avec le parti libéral est intervenue.
C’est aussi, grâce à lui, qui a accepté à ce moment-là de quitter la présidence du parti, que cette fusion, - la première en Suisse - s’est passée paisiblement et qu’aujourd’hui, il est, à Neuchâtel, quasiment impossible de savoir qui était un ancien radical et qui était un ancien libéral.
Raphaël Comte est un homme de dossier. C’est un grand travailleur qui démontre chaque jour qu’il est possible de faire de la politique tout en réfléchissant. C’est quelqu’un qui est pétri de convictions libérales-radicales, qui défend des valeurs et qui cherche des solutions. C’est un homme consensuel, pour autant toutefois que le consensus se rapproche de sa vision des choses…
Am 17. Januar 2010 wählte ihn die Neuenburger Bevölkerung in den Ständerat. Und so kam der knapp 30 Jahre junge Raphaël Comte in der Frühjahressession in unsern Rat und hat auf dem Stuhl seines prominenten – stets hell wachen und nimmer müden – Vorgängers Platz genommen: Herr Bundesrat Didier Burkhalter war im Herbst 2009 glanzvoll in unsere Landesregierung gewählt worden.
Der stets proper gekleidete Jung-Ständerat sorgte denn auch für viel Aufsehen und entsprechend waren vom Westschweizer Le Matin über den Zürcher Tagesanzeiger bis zum Appenzeller Volksfreund Portraits von ihm zu lesen. Und dies immer unter der Überschrift “Raphaël Comte - Der Benjamin im Ständeratssaal“. Auf seine Jugendlichkeit angesprochen, entgegnete er jeweils aber kurz und vielsagend: „Mein politisches Programm beschränkt sich keineswegs nur auf mein jugendliches Alter¨“
Doch im Ratssaal hielt sich Raphaël dann aber vornehm zurück… wie es sich für einen Neuling ziemt. Ja, früh morgens zuweilen war er gar so ruhig, dass man glaubte das märchenhafte “Sandmännchen“ hätte ihn übermannt. Ja, sehr geehrter Herr Bundesrat, geschätzte Damen und Herren, seine Nachbarin im Stöckli – Frau Kollegin Christine Egerszegi-Obrist – machte sich zuweilen ernsthafte Sorgen. Verschiedentlich versuchte sie, ihren jungen Fraktionskollegen – wie seinen Vorgänger - stets hell wach und bei guter Laune zu halten.
Und wir anderen? Wir wollten Frau Egerszegi selbstverständlich unterstützen und suchten nach Interna, suchten nach möglichen Ursachen, welche unseren jungen Ratskollegen so stark forderten:
- Est-ce que c’étaient les trajets quotidiens au volant de sa voiture qui l’éreintaient de pareille façon? Non, puisque Raphaël emprunte autant que possible les transports publics pour se rendre à Berne. D’ailleurs, il ne conduit pas et, si nécessaire, il dispose d’un chauffeur dévoué et extrêmement fidèle – merci, papa ! –, un peu comme un conseiller fédéral: faut-il y voir un signe prémonitoire?
- Ou est-ce qu’on doit supposer que ce passionné de culture et d’art passait ses week-ends à fréquenter les musées, les théâtres et les opéras des quatre coins de l’Europe, ce qui lui imposait d’éreintantes heures de vol?
Là aussi, nous avions tout faux : Raphaël n’est – de loin pas – un adepte des voyages en avion. Mais il sait faire passer son devoir avant tout : c’est ainsi qu’il a accompagné son prédécesseur, Claude Hêche, en Chine et qu’il prévoit même de se rendre au Japon durant son année présidentielle!
- Ou enfin, est-ce qu’il faut se demander si notre collègue a conservé son âme d’étudiant et, en fervent disciple de la dive bouteille, avait l’habitude de faire la fête dans les estaminets jusqu’à une heure avancée de la nuit ?
Nullement ! Sachez d’ailleurs que notre nouveau président du Conseil des Etats a beau venir d’un canton viticole, il a décidé à l’âge de seize ans – oui, vous avez bien entendu: à seize ans ! – de ne jamais boire la moindre goutte d’alcool!
Geschätzte Damen und Herren. Wenn ich mir vorstelle, was mit mir geschehen wäre, wenn ich in diesem Alter beschlossen hätte, in Zukunft keinen Tropfen Appenzeller Alpenbitter zu trinken? Ich wäre wohl ausgebürgert worden!
Gemäss einer äusserst verlässlichen Quelle aus der Bundesversammlung respektive unseres Rates fasste Raphaël diesen Entscheid bewusst. Nämlich aus der tiefen Überzeugung, dass dies seiner Gesundheit förderlich sei.
Geschätzter Herr Bundesrat, sehr geehrte Damen und Herren, liebe Kolleginnen und Kollegen.
Als humanistisch gebildeter junger Mann orientierte er sich wohl am römischen Dichter Juvenal, welcher in seinen berühmten Satiren die Maxime formulierte: „Mens sana in corpore sano“! Hierin liegt wohl das Geheimnis unseres geschätzten Raphaël Comte: Ein gesunder Geist in einem gesunden Körper.
Raphaël Comte est une personne qui suit une stratégie de vie claire et qui sait tracer sa propre voie en toute connaissance de cause. Sa personnalité affirmée ne transparaît pas seulement dans ses habitudes quotidiennes, mais aussi et surtout dans diverses interventions qu’il a prononcées jusqu’ici au conseil. En voici un petit florilège:
- «Qui trop embrasse, mal étreint !»: cette expression classique de la langue française est devenue un peu la devise de Raphaël; il en a notamment fait usage à la session d’automne 2014, lorsqu’il a plaidé pour un recentrage du débat sur le projet d’économie verte.
- Une autre intervention remarquable de Raphaël est celle qu’il a prononcée à la dernière session de printemps en réponse au président du conseil, Claude Hêche, qui lui demandait s’il souhaitait encore s’exprimer au sujet d’une intervention qu’il avait déposée: «Mon développement écrit est clair; la proposition du Conseil fédéral est claire; le rapport du Conseil fédéral sera clair. J’en suis persuadé. Je remercie donc le Conseil fédéral et je renonce à prolonger ici les discussions.»
- Enfin, lors du débat relatif aux dispositions pénales sur la corruption, notre collègue s’est distingué en citant notre cher ancien conseiller fédéral Jean-Pascal Delamuraz «Les Suisses se lèvent tôt… mais ils se réveillent tard.»
Pour notre cadet, mieux vaut se lever un peu plus tard mais avoir tous ses sens en éveil!
Monsieur le Président du Conseil des Etats, cher Raphaël. C’est de tout cœur que je te félicite, également au nom de tous tes collègues, pour ta brillante élection. Nous nous réjouissons de travailler sous ta houlette et nous t’adressons nos meilleurs vœux pour cette année qui s’annonce palpitante. Nous te souhaitons plein succès, santé et énergie pour relever les défis qui t’attendent et – surtout – beaucoup de doigté lorsqu’il s’agira pour toi de devoir réveiller – politiquement voire même physiquement ! – un membre du conseil.
Monsieur le Président du Conseil des Etats, comme vous serez désormais appelé à mener les débats sous l’égide de Chronos – et, ainsi, à agir comme le «maître du temps» – je me permets de vous remettre un petit cadeau symbolique!
Oberegg, 03. Dezember 2015
Ivo Bischofberger
Ständerat App. I.Rh.